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 Mieux choisir ce qu'on mange et qu'on consomme, et réflexions diverses

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MessageSujet: Re: Mieux choisir ce qu'on mange et qu'on consomme, et réflexions diverses   Dim 20 Mar 2016 - 23:20



source http://www.cosmetiquemag.fr/Reperes/Poster-des-Marques/
A QUI APPARTIENNENT LES MARQUES
Marques.........................................Groupes..................................................Circuit de distribution
Académie Scientifique de Beauté ......Aucun .....................................................institut/Spa
Acqua di Parma ..............................LVMH .....................................................sélectif
A-Derma ......................................Pierre Fabre.............................................pharmacie
Adidas............................................Coty Beauty.............................................GMS
Adriana Karembeu............................Aucun.....................................................institut/Spa
Airness ......................................L’Oréal Produits grand public (LaScad)...... GMS
Annick Goutal ..............................Amore Pacific .......................................marque enseigne, sélectif
Atelier Cologne ..............................B Comme Beauty.......................................sélectif
Aveeno ......................................Johnson & Johnson ................................pharmacie
Avène.............................................Pierre Fabre...............................................pharmacie

suite sur le site



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MessageSujet: Re: Mieux choisir ce qu'on mange et qu'on consomme, et réflexions diverses   Sam 25 Mar 2017 - 15:58



source http://www.thierrysouccar.com/nutrition/info/petit-guide-pour-manger-moins-pollue-2387
PETIT GUIDE POUR MANGER MOINS POLLUÉ
Chaque jour un déluge de produits toxiques, nichés dans nos assiettes, colonise notre corps avec des conséquences encore inconnues sur la santé et le vieillissement. Quels sont les dangers de ces polluants alimentaires ? Comment en absorber moins ?
Quelques conseils pratiques d'Elyane Lèbre, auteure de La diététique anti-âge.
http://www.thierrysouccar.com/nutrition/livre/la-dietetique-anti-age-2394

Nous absorbons avec appétit en une année à peu près 5 à 6 kg de polluants alimentaires sous forme d’additifs, de colorants et de produits chimiques censés « améliorer » tant la saveur et les couleurs que la durée limite de consommation de nos aliments. S’il est séduisant pour les agriculteurs de récolter vite et beaucoup et pour l’industrie alimentaire de produire à moindre coût, les résultats sur notre santé de ce type de production se révèlent lourds de conséquences. En principe, nous sommes équipés pour éliminer ces polluants extérieurs (appelés xénobiotiques) qui noyautent nos cellules. Pour cela, notre corps appelle à la rescousse ses propres détoxificateurs : l’intestin, le foie et les reins. Mais l’accumulation est telle que parfois nos organes ne suffisent plus. Le cocktail de xénobiotiques s’amoncelle alors et peut devenir cancérigène. On constate, en effet, depuis les années 1960 une augmentation des cancers de 62 % et 30 % d’entre eux seraient dus à une nourriture polluée.

ZOOM SUR LES POLLUANTS ALIMENTAIRES
Les polluants qui se comportent comme des hormones

Ce sont essentiellement les métaux lourds (mercure, plomb, aluminium, arsenic…).

-Pourquoi ils sont dangereux : ils se comportent comme des estrogènes (hormones féminines) ce qui favorise le surpoids et certains cancers hormono-dépendants. Ils s’accumulent aussi aux autres contaminants.

-Où on les trouve : essentiellement dans l’eau, les amalgames dentaires, les poulets élevés industriellement et les poissons.

-Pour les éviter : consommer de l’eau pure, des viandes et des poissons bio et faire retirer les amalgames dentaires anciens.

La dioxine
http://www.thierrysouccar.com/sante/info/les-dioxines-quest-ce-que-cest-2413
La dioxine est une substance cancérigène issue de la famille des composés aromatiques tricycliques chlorés.

Pourquoi elle est dangereuse : elle se comporte comme un agent hormonal qui interagit avec l’ADN et cause toxicité, troubles du système nerveux, de l’immunité, de fertilité et cancer.
Où on la trouve : dans les produits animaux riches en graisse, les poissons d’élevage et ceux des mers polluées, le lait.
Pour l’éviter : manger moins de protéines animales.

Les PCB
http://www.thierrysouccar.com/sante/info/les-pcb-quest-ce-que-cest-674
Les polychlorobiphényls sont des dérivés chimiques chlorés. Ce sont des polluants persistants, dits bio-accumulables.

Pourquoi ils sont dangereux : ils se cumulent avec la dioxine pour déclencher des cancers et s’accumulent dans les graisses.
Où on les trouve : dans les poissons de l’océan, les graisses animales.
Pour les éviter : éviter les graisses animales et manger du poisson bio.

Les pesticides
Insecticides, herbicides, fongicides… ce sont des composés chimiques dotés de propriétés toxicologiques.

Pourquoi ils sont dangereux : ils sont à l’origine de cancers, de perturbations du système hormonal et de problèmes de reproduction.
Où on les trouve : bien que les pesticides persistants (comme le DDT) aient été bannis depuis une trentaine d’années, on les retrouve encore dans l’environnement ainsi que dans les gras des animaux et les poissons d’élevage. La peau des végétaux, spécialement les espèces racine, contient également un taux important de pesticides.
Pour les éviter : manger bio.

Les antibiotiques
Pourquoi ils sont dangereux : ils peuvent provoquer des allergies chez les personnes sensibles ainsi qu’une résistance aux microbes.
Où on les trouve : surtout dans les aliments d’origine bovine.
Pour les éviter : manger bio.

Les nitrates
Polluants, ce sont des résidus de vie végétale, animale et humaine qui entrent dans la composition des engrais chimiques et naturels.

Pourquoi ils sont dangereux : transformés en nitrosamines dans le corps, ils sont liés au cancer et modifient, même à faible dose, l’ADN des cellules.
Où on les trouve : dans les résidus de lisiers (les engrais se retrouvent dans les eaux fluviales et dans les eaux en bouteille). Mais aussi en additif dans les charcuteries pour changer leur couleur et augmenter la conservation, dans les viandes en conserve, les salaisons, les poissons fumés, les laitages et les produits lyophilisés.
Pour les éviter : diminuer les charcuteries et éviter tout produit fumé.

Les mycotoxines
Ce sont des toxines élaborées par diverses espèces de champignons microscopiques.

Pourquoi elles sont dangereuses : selon le dosage, elles peuvent être toxiques pour le foie, les reins et aussi le cerveau
Où on les trouve : ce sont des moisissures qui colonisent les céréales et les produits alimentaires, y compris les bio. La plus connue est l’aflatoxine qui envahit les cacahuètes.
Pour les éviter : difficile.

QUELQUES CONSEILS POUR MANGER MOINS POLLUÉ
Après cette lecture, on peut sentir son estomac serré et se demander comment et quoi manger… Pas de panique, on trouve encore des aliments dont la contamination reste faible : les protéines animales sans gras ont une contamination basse en dioxine, pesticides et hormones. Au choix : volailles bien élevées (en plein air a minima), œufs, jambon, protéines végétales (céréales + légumineuses) et certains poissons. Diminuer la consommation de produits et de graisses animales (laitages, viande bovine) permet donc de réduire l’accumulation de toxiques.

Les bons poissons
Les poissons ont d’importants bénéfices nutritionnels et il serait dommage de s’en passer.
- Les moins contaminés à consommer sans problème : le haddock, la morue, la sole, la sardine, la truite, le hareng, la perche, le tilapia et les coquillages.
- À consommer plus rarement : le saumon d’élevage, le thon, le requin, l’espadon, le carrelet, le King mackerel.
Lire aussi : combien de poisson manger par semaine, et lesquels ?
http://www.thierrysouccar.com/nutrition/info/combien-de-poisson-manger-par-semaine-et-lesquels-2303

-Le bio, bien que non exempt de polluants inéluctables (voisinage avec les cultures non bio), demeure la seule réelle alternative, en particulier dans le cas des protéines animales.

-Essayez d’éliminer les arômes, conservateurs et additifs de vos menus, tout ce qui est censé donner du « goût »
http://www.thierrysouccar.com/sante/info/cancer-14-additifs-eviter-943

-Conduisez-vous dans votre boutique d’alimentation comme dans une bibliothèque : lisez, lisez – même avec une loupe – les étiquettes afin d’y déceler tous les additifs.

-Enfin, boire de l’eau pure dépourvue de métaux lourds, phosphates et nitrates vendues dans des bouteilles de verre de préférence.

Petit guide conso des végétaux
Les légumes et fruits les moins contaminés par l’environnement sont ceux issus de l’agriculture biologique. Ils sont certes chers mais plus les acheteurs seront nombreux, plus le prix baissera. En attendant définissons les priorités.

Les végétaux les moins contaminés qu’il est possible d’acheter dans un circuit courant : asperge, banane, avocat, petits pois, mangue, kiwi, oignon, brocoli, chou-fleur, papaye, ananas.
Les plus contaminés, à acheter bio en priorité : pomme, céleri, poivron, cerise, raisin, pêche et nectarine, poire, pommes de terre, épinards, fraises et framboises, tomates, laitue, endive.
Épluchez les légumes, en particulier les racines : radis, navets, carottes… Lavez et brossez soigneusement les légumes bio (on lave toujours les légumes).

À lire aussi : 4 règles à suivre pour réduire sa charge toxique
http://www.thierrysouccar.com/sante/info/reduire-sa-charge-toxique-4-regles-suivre-827

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source https://theconversation.com/pesticides-et-sante-ne-pas-ignorer-ce-que-lon-sait-56405
Pesticides et santé : ne pas ignorer ce que l’on sait
18 mars 2016


Diffusé au début du mois de février sur France 2, le magazine Cash Investigation, consacré aux effets des pesticides sur la santé humaine, n’en finit pas de faire parler de lui. Il met en scène des éléments inquiétants : présence de substances toxiques interdites depuis longtemps dans les cours d’eau, pollution de l’air par des molécules fortement suspectées d’avoir un impact sur le développement infantile (même à faible dose), difficulté d’accès aux informations sur les ventes et l’utilisation des produits.

L’intérêt du documentaire provient moins de la révélation d’informations nouvelles que de l’effet de sidération que crée la mise en série de tous ces éléments. Ce faisant, l’émission contribue à la prise de conscience publique des enjeux sanitaires liés aux pesticides au-delà des cercles les plus spécialisés.

Entretenir le doute
Le reportage attire notamment l’attention sur certaines pratiques développées par les firmes qui commercialisent les pesticides pour dissimuler le plus longtemps possibles les dangers de ces produits. Il met en avant les piliers principaux de cette stratégie de « production du doute ». Il s’agit de contester la validité des études scientifiques qui mettent en cause les risques associés à un produit en attaquant la robustesse de leurs protocoles ou l’indépendance de leurs auteurs, en finançant des études qui produisent des résultats contradictoires ou qui mettent en avant des facteurs de confusion et en faisant la promotion des contraintes réglementaires dans le champ de l’évaluation de risque, de façon à en exclure les données produites par les communautés académiques.

Depuis quelques années, plusieurs travaux de sciences sociales ont exploré le recours à ces stratégies du doute par des industriels dans de multiples dossiers : effets nocifs du tabac, réchauffement climatique, amiante… Ces travaux ont bénéficié d’une large audience et sont aujourd’hui bien connus des associations environnementales et, dans une certaine mesure, du grand public, qui a pu y être sensibilisé via des investigations journalistiques dans le prolongement desquelles s’inscrit le documentaire de Cash Investigation.

La mise au jour des stratégies du doute soulève des enjeux importants pour les gestionnaires du risque, ministères ou agences d’expertise en charge d’évaluer et de réglementer les produits chimiques qui nous environnent. Elle les pousse ainsi à réfléchir à des critères de sélection des connaissances scientifiques devant être prises en compte dans les processus d’expertise qui ne soient ni trop restrictifs, ni trop extensifs, et qui permettent de « décider en incertitude ». Elle pose avec acuité la question des éventuels conflits d’intérêt qui traversent ces processus.

Des faits bien connus mais marginalisés
Cet intérêt des sciences sociales, des journalistes et des associations environnementales pour les stratégies de production volontaire de doute dans le champ de l’environnement et de la santé ne doit toutefois pas faire perdre de vue ce qu’on sait des risques induits par les produits toxiques. Sur les pesticides, en particulier, il existe de nombreuses données préoccupantes du point de vue de la santé publique, qui ne font l’objet d’aucune controverse, et qui demeurent pourtant marginalement prises en compte par les pouvoirs publics.

Voici un exemple : depuis bientôt dix ans, les autorités en charge de l’évaluation et de la gestion des risques liés aux pesticides (l’Agence nationale de sécurité sanitaire et le ministère de l’Agriculture) se posent des questions sur l’efficacité des équipements de protection que doivent porter les agriculteurs lors de l’épandage des pesticides les plus dangereux. Cette inquiétude trouve son origine dans des données produites au milieu des années 2000 par une équipe d’épidémiologistes menant des campagnes de mesures d’exposition des travailleurs viticoles dans le Bordelais.

Ces données indiquaient notamment que les opérateurs portant une combinaison étaient davantage contaminés que ceux qui n’en portaient pas. Elles ont donné lieu à une succession d’expertises destinées à mesurer l’efficacité des « équipements de protection individuels » (EPI) dont le port est recommandé sur l’étiquette des produits phytopharmaceutiques commercialisés, et de réflexions collectives (groupes de travail nationaux, engagement d’un processus de normalisation, etc.) visant à proposer des EPI réellement protecteurs.

Sans remettre en cause l’utilité de toutes ces initiatives, notons qu’elles ont contribué à occulter une donnée préoccupante et bien connue : efficaces ou non, les EPI ne sont que rarement portés par les agriculteurs suivant les prescriptions portées sur l’étiquette des produits. Les explications de ce phénomène sont nombreuses : faible lisibilité des étiquettes, inconfort des équipements, inadaptation des EPI au travail agricole, coût, manque de formation… Elles ouvrent des pistes pour imaginer que les EPI soient mieux portés. Toutefois, alors que l’horizon d’une protection efficace des travailleurs agricoles grâce aux EPI reste lointain, ces équipements demeurent un pivot de l’autorisation de mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques.

Cet exemple donne à voir une forme assez classique d’hypocrisie organisationnelle par laquelle des autorités et – in fine – des industriels affichent des valeurs et des objectifs tout en faisant reposer leur effectivité sur des règles qui sont peu applicables et rarement contrôlées. La sociologie et la science politique ont bien montré qu’une telle situation peut se maintenir durablement sur la seule base du respect de routines, de procédures en place, et de phénomènes de diffusion de responsabilité.

Les incertitudes relatives aux effets des pesticides sur la santé des populations exposées sont nombreuses et elles sont parfois volontairement entretenues par des stratégies de fabrique du doute. Mais il existe aussi beaucoup de certitudes – parfois assez triviales – dont la prise en compte permettrait de mieux protéger la santé humaine des effets délétères de ces produits.

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source https://theconversation.com/moins-de-phytosanitaires-dans-les-vignes-cest-possible-57989
Moins de phytosanitaires dans les vignes, c’est possible
25 avril 2016


Les cultures sont victimes des bioagresseurs – adventices, insectes, champignons, virus – partout dans le monde. La lutte contre ces ravageurs est aussi ancienne que l’agriculture elle-même : la Grèce antique recourt au soufre (1 000 ans avant J.-C.), l’arsenic est recommandé comme insecticide par le naturaliste romain Pline dès le début de notre ère et l’aconit est employé au Moyen-Âge contre les rongeurs.

En France, après la Seconde Guerre mondiale, les progrès dans la protection des plantes liés au développement de la chimie organique de synthèse ont largement contribué à l’augmentation des rendements et à la régularité de la production. Faciles d’accès et d’emploi, relativement peu chers, les produits phytosanitaires de synthèse se sont révélés très efficaces et fiables dans un nombre important de cas sur de grandes surfaces.

Une agriculture française dépendante
L’agriculture française a développé des systèmes de production fondés sur l’utilisation de ces produits dont elle apparaît aujourd’hui très dépendante. Selon les données Eurostat 2013 relatives aux quantités de substances actives vendues annuellement, la France occupe le deuxième rang européen avec 66 659 tonnes, après l’Espagne (69 587 tonnes) et devant l’Italie (49 011 tonnes). En termes d’utilisation, la France apparaît au 9e rang européen, selon le nombre de kilogrammes de substances actives vendues rapporté à l’hectare avec 2,3 kg/ha.

À noter que l’Hexagone est au premier rang européen au regard de la surface agricole utile (SAU), elle compte 28,98 millions d’hectares, devant l’Espagne (23,65 millions d’hectares) et l’Allemagne (16,70 millions d’hectares), elle est ainsi 4e consommateur au niveau mondial derrière les États-Unis, le Brésil et le Japon pour le tonnage de substances actives vendues.

Aujourd’hui, l’utilisation systématique de ces produits est remise en question ; on a pris conscience des impacts qu’ils génèrent sur l’environnement et la santé de l’homme.

Des contaminations multiples
Ces produits affectent en effet la qualité des eaux (souterraines, de surface, littorale…) : selon Eau France, la présence des pesticides a été détectée pour l’année 2011 sur 93 % des 2 360 stations de surveillance de la qualité des cours d’eau. Si 70 % ont une concentration totale en pesticides inférieure à 0,5µg/l, 30 % ont une concentration comprise entre 0,5µg/L et 5µg/l.

Les eaux souterraines sont également contaminées : sur les 1 922 points de surveillance de la qualité de l’eau dans les eaux souterraines, 21,2 % présentent une concentration totale en pesticides comprise entre 0,1 et 0,5µg/l et 4,9 % présentent une concentration totale comprise entre 0,5µg/l et 5µg/l.

Les substances les plus quantifiées dans les eaux sont les herbicides ou leurs dérivés (glyphosate, AMPA, atrazine desethyl…), mais des fongicides et certains insecticides sont également identifiés. Des produits phytosanitaires ont également été retrouvés dans l’air (extérieur, intérieur et poussières).

Depuis 2001, les associations agrées de surveillance de la qualité de l’air (AASQA) réalisent des suivis à l’échelle régionale. L’ensemble de leurs travaux établit clairement l’existence d’une contamination, sinon généralisée du moins récurrente de l’air par les produits phytosanitaires. Elle porte de façon très nette l’empreinte des usages agricoles tant par la nature des molécules retrouvées que par l’allure des variations géographiques et saisonnières des teneurs. Les sols sont également contaminés.

La biodiversité menacée
Les produits phytosanitaires ont également un impact très important sur la biodiversité, car ils ont un effet sur les organismes cibles et non cibles et sont responsables du déclin de la biodiversité dans les espaces agricoles. Concrètement, l’usage des insecticides est particulièrement invoqué comme facteur du déclin constaté de l’abondance et de la diversité des populations d’insectes et d’oiseaux. Ils détruisent notamment les insectes auxiliaires qui peuvent permettre de combattre les insectes nuisibles.

Qu’en est-il pour la santé humaine ? Les risques sanitaires peuvent être directs, essentiellement pour les « opérateurs » (personnes qui appliquent les produits phytosanitaires) ou indirecte, via l’environnement (alimentation, eau, air) pour le reste de la population. Une expertise collective a été menée par l’Inserm en 2013 concernant les risques de maladies pour les personnes exposées professionnellement aux pesticides.

Face à ce constat et pour répondre à l’enjeu majeur de nourrir 9 milliards de personnes en 2050, soit 2 milliards de plus qu’aujourd’hui, tout en réduisant son impact environnemental, l’agriculture doit repenser ses pratiques. En France, l’objectif du plan Ecophyto est de réduire de 50 % l’utilisation des produits phytosanitaires à l’horizon 2025 avec un premier objectif de 25 % en 2020. Pour y parvenir il convient de combiner plusieurs moyens, dont certains nécessitent encore des travaux de recherche et développement.

On peut citer en particulier l’utilisation de variétés résistantes aux bioagresseurs, le biocontrôle, les méthodes permettant de faire évoluer les cultures vers des systèmes économes en pesticides, les agroéquipements innovants ou encore les capteurs et outils d’aide à la décision. Les chercheurs d’Irstea contribuent très activement à ce dernier volet par des développements méthodologiques et technologiques tout en intégrant la question de l’accompagnement nécessaire au changement des pratiques.

Des essais encourageants en viticulture
Des chercheurs de Montpellier ont ainsi mené des expérimentations, de 2007 à 2009, pour mesurer les pertes de produits phytosanitaires dans l’environnement lors des applications avec des pulvérisateurs utilisés couramment dans le vignoble. Les résultats sont éloquents : en début de végétation, lorsque la vigne est très peu développée les pertes environnementales (sol et air) s’élèvent à 80 % (seulement 20 % du produit pulvérisé atteint le végétal) et sont encore de 40 % lorsque la vigne est pleinement développée.

L’optimisation des technologies de pulvérisations et des pratiques d’utilisation (réglages, modes de passages dans les parcelles…) constitue l’un des leviers majeurs en viticulture pour réduire l’utilisation de produits phytosanitaires. Les équipes d’Irstea ont collaboré dans ce cadre avec l’Institut français de la vigne et du vin (IFV) pour développer une vigne artificielle (EvaSprayViti) qui permet de mesurer les quantités de produits déposées sur les feuilles et les pertes environnementales lors des applications pour évaluer les performances agroenvironnementales des pulvérisateurs actuellement disponibles sur le marché.

Les résultats de ces mesures laissent entrevoir des perspectives très intéressantes en termes de réduction d’usage des produits phytosanitaires grâce à l’utilisation de pulvérisateurs innovants et performants. Autre exemple, le développement de Picore – un système connecté intégrant un logiciel et des capteurs embarqués sur le tracteur qui analyse les données de pulvérisation en temps réel. En guidant l’agriculteur via son smartphone dans les réglages du pulvérisateur, le dispositif permet de réduire les quantités utilisées. Les principales initiatives et avancées dans le domaine de la réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires sont consultables sur le portail EcophytoTopic.
http://ecophytopic.fr/Portail

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source https://theconversation.com/les-perturbateurs-endocriniens-une-menace-pour-notre-intelligence-74216
Les perturbateurs endocriniens, une menace pour notre intelligence
19 mars 2017


L’expérience a été menée sur le cerveau de grenouilles. De têtards même, pour être précis. Elle a consisté à exposer des embryons de l’espèce Xenopus laevis à un mélange de produits chimiques comparable à celui trouvé dans le liquide amniotique de la plupart des femmes enceintes. Parmi lesquels le plus connu est le bisphénol A présent, par exemple, dans les tickets de caisse. Le résultat, publié le 7 mars dans le journal Scientific Reports, montre que les neurones, chez ces têtards, sont plus petits.

Réalisée dans notre laboratoire du Muséum d’histoire naturelle, à Paris, cette expérimentation pourrait paraître bien éloignée de nos préoccupations d’humains, nous qui ressemblons si peu à des batraciens. Mais contrairement aux apparences, nous avons un important point commun : l’hormone produite par la thyroïde, cette glande du cou située au-dessus du sternum. L’hormone thyroïdienne est identique, à l’atome près, chez les humains, les grenouilles, ou encore les requins, les oiseaux, les souris. Et elle joue un rôle clé dans le développement du cerveau.

Ainsi, nos travaux permettent d’établir, scientifiquement, le fait suivant : quand des substances interfèrent avec l’hormone thyroïdienne chez les têtards, elles font planer également une menace sur l’intelligence chez les humains.
Par quel raisonnement notre équipe a-t-elle conçu cette expérience, et dans quel but exactement ? On observe aujourd’hui plusieurs signes inquiétants, à travers le monde, d’effets néfastes touchant le cerveau. La progression des troubles du spectre autistique (TSA), pour commencer. Ils affectent, aux États-Unis, un garçon sur quarante-deux, avec une nette augmentation de l’incidence depuis le début des années 2000. Ce phénomène coïncide avec une augmentation d’un autre trouble neurodéveloppemental, celui du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH). Or les facteurs génétiques et l’élargissement des critères de diagnostic du TSA et du TDAH n’expliquent qu’en partie la progression. L’impact de facteurs environnementaux, qui sans doute exacerbent dans bien des cas des prédispositions génétiques, doit être examiné.

Une baisse des QI à travers le monde
Au même moment, on constate une baisse significative des QI dans plusieurs populations suivies de longue date par les chercheurs, comme des conscrits finlandais, des écoliers britanniques ou des adultes français. La publication régulière de données issues de ces différents pays en atteste.

De nombreux scientifiques cherchent aujourd’hui l’explication de ces changements dans l’exposition des individus, tôt dans la vie, aux produits chimiques en général, et aux « perturbateurs endocriniens » en particulier. Le terme désigne les molécules de synthèse qui peuvent interférer avec notre système endocrinien, c’est-à-dire brouiller le message des hormones voyageant par la circulation sanguine pour contrôler le fonctionnement de l’organisme.

Tandis que le fœtus devient un enfant puis un adolescent, les hormones adressent des signaux clés qui contribuent au bon développement de son cerveau. L’hormone thyroïdienne est l’une des plus importantes à jouer ce rôle.

Sans hormone thyroïdienne, l’enfant devient « crétin »
Si cette hormone n’est pas sécrétée au bon moment – surtout dans la période périnatale, avant et après la naissance –, l’enfant devient « crétin », au sens médical du terme. Peu de gens ont entendu parler de la pathologie qui se cache derrière ce terme utilisé couramment comme une injure. Le crétinisme se caractérise par un retard mental sévère, avec un QI inférieur à 35 – sachant qu’il se situe chez la plupart des gens entre 85 et 115. Seules quelques personnes âgées se souviennent avoir côtoyé des individus souffrant de cette terrible maladie, dont les causes sont connues depuis plus d’un siècle. Aujourd’hui, nous veillons à ce que chaque nouveau-né sécrète ou reçoive suffisamment d’hormone thyroïdienne.

Il n’est pas rare d’entendre que le cerveau humain est la structure la plus complexe sculptée par l’évolution. En effet, il a fallu 450 millions d’années depuis la première apparition des vertébrés – des poissons cartilagineux tels les requins et les raies – pour arriver à l’homme avec ses capacités de raisonnement uniques. Et dès les premiers vertébrés, l’hormone thyroïdienne – toujours elle ! – jouait déjà un rôle majeur dans plusieurs processus de la formation du cerveau.

Pour n’en retenir qu’un, citons la myélination, cette formation d’une couche de lipides autour des nerfs qui, à la façon d’une gaine sur un fil électrique, permet d’accélérer la transmission du signal nerveux. La glande thyroïde et la myélination sont apparues simultanément dans l’évolution des vertébrés. Et il faut savoir que l’hormone thyroïdienne n’a pas changé d’un iota sa structure au cours de ces 450 millions d’années. Elle est demeurée la même chez l’homme… et chez la grenouille.

Des produits chimiques dans le liquide amniotique
Or la signalisation induite par l’hormone thyroïdienne est la plus vulnérable, parmi toutes, aux produits chimiques présents dans l’environnement. Ceci est particulièrement inquiétant pour trois raisons. Premièrement, la production mondiale de l’industrie chimique a été multipliée par 300 en volume depuis 1970, selon le Fonds environnement des Nations unies. Des pesticides, des plastifiants et autres produits sont retrouvés en quantité non négligeable dans l’organisme de la plupart des enfants à travers la planète. Et dans celui des femmes enceintes. Une grande proportion de ces molécules passe la barrière du placenta, se retrouve dans le liquide amniotique et peut donc interférer, chez le fœtus, avec l’action des hormones thyroïdiennes.

Deuxièmement, l’étude d’une équipe néerlandaise publiée en 2016 a montré que les taux maternels d’hormones thyroïdiennes pendant les trois premiers mois de grossesse affectent le QI de l’enfant à venir. Pas assez d’hormones, ou trop d’hormones, ont également des effets néfastes, soulignant l’importance de la bonne quantité d’hormones au bon moment. Ces taux agissent même sur la structure du cerveau, diminuant la quantité de matière grise – les neurones – au profit de celle de la matière blanche – le tissu de soutien des neurones.

Il existe une troisième source d’inquiétude. Une équipe américaine a observé que les enfants nés de mères fortement exposées à des substances chimiques tels les PCBs (un liquide huileux longtemps utilisé dans les transformateurs électriques), connues pour interférer avec l’action des hormones thyroïdiennes, perdent en moyenne 6 points de QI par rapport à ceux dont les mères sont faiblement exposées.

Un effet « cocktail » tout sauf festif
Aujourd’hui, nous sommes tous contaminés par un mélange de produits chimiques produisant un effet « cocktail » qui, contrairement à ce que son nom suggère, n’a rien de festif. Déjà, les effets sur l’organisme de chaque molécule prise isolément ont généralement été peu évalués. Alors s’agissant des effets produits par leurs interactions… le problème est plus complexe encore.

C’est pourquoi le biologiste Jean-Baptiste Fini et moi-même, avec les étudiants de notre équipe spécialisée dans l’évolution des régulations endocriniennes, avons conçu l’expérience impliquant des têtards.

Le « cocktail » auquel nous avons exposé ces futures grenouilles se compose de 15 produits chimiques courants dans notre quotidien, notamment le bisphenol A, le triclosan, le benzophénone-3 et le perchlorate de sodium, à des concentrations mesurées fréquemment dans le liquide amniotique humain.

Les têtards ont été exposés pendant seulement trois jours à ce mélange. Nous avons montré que cela a affecté non seulement le fonctionnement des hormones thyroïdiennes mais aussi l’expression de plusieurs gènes de leur cerveau. Au final, cette exposition a réduit le volume de leurs neurones et inhibé leurs mouvements.

L’urgence d’une révision de la réglementation
Ces résultats suggèrent que l’exposition à ces produits chimiques courants peut nuire au développement du cerveau des fœtus humains. Ils plaident pour une révision urgente de leur réglementation.

Pour conclure, un constat ironique. On conseille aux femmes enceintes de ne prendre aucun médicament, sauf en cas d’absolue nécessité. Or, chaque femme enceinte, à la ville comme à la campagne, quel que soit son mode de vie, est exposée dans son quotidien à des centaines de produits chimiques, sans rien y pouvoir. Qu’attend-on pour agir ?



Bonjour lectrices et lecteurs assidus

Je m'efforce de ne pas réagir à beaucoup de sujets que je partage ici avec vous, mais après la lecture du message ci dessous, j'ai une nouvelle fois, la moutarde qui me monte au nez.

Vive l'Europe et les députés européens qu'on payent grassement pour débattre de sujets débiles, oui je confirme débiles!
N'y a t il pas mieux à faire avec notre argent????  What a Face
Qu'ils travaillent sur des sujets plus importants et qu'ils nous laissent
-choisir des bananes tordues pour éviter le gaspillage
-utiliser le pommeau de douche qu'on veut, ou même ne pas se laver du tout
-manger des pruneaux parce qu'ils nous font aller aux toilettes
-choisir des pizzas garnies ou dégarnies..
-et boire de l'eau parce que c'est meilleur moyen et le plus sain de s'hydrater.

Mais ou allons nous si ces énergumènes bien pensants dictent chacun de nos gestes?
Les européens se tiennent suffisamment au courant pour qu'on ne leur impose pas de vivre par rapport aux intérêts des lobbyings ou de la lubie de certains députés.
Qu'ils redescendent sur terre pour prendre conscience que la VRAIE VIE n'est pas celle qu'ils veulent nous imposer.

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source https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/les-directives-europ%C3%A9ennes-les-plus-ubuesques/ar-BByHJb3
Les directives européennes les plus ubuesques
Au niveau supranational, c'est la Commission européenne qui est chargée de proposer les lois et de les faire appliquer. Mais harmoniser des normes commerciales pour 28 pays à la fois demande un peu d'imagination. Florilège des directives les plus tordues.


La banane de Boris Johnson
C'est une des directives qui a le plus énervé les détracteurs de l'UE. Le ministres des Affaires étrangères de Grande-Bretagne et pro-Brexit Boris Johnson, en premier. La réglementation bruxelloise n°2257/94 précise qu'en Europe, les bananes doivent être «exemptes de malformations et de courbure anormale».

Le pommeau de douche écolo
Lorsqu'il était candidat à la présidence de la commission européenne, Jean-Claude Juncker l'avait expliqué en ces termes: «S'occuper des pommeaux de douche, ce n'est pas l'enjeu». Pourtant le 31 mai 2013, l'instance européenne s'est bien penchée sur ce cas.

Désormais, seuls les pommeaux de douches promettant un débit inférieur à huit litres d'eau par minute peuvent accéder à l'éco-label européen. La mesure vise à réduire la consommation d'eau des Européens.

La Pizza de la discorde
Se réclamer «pizzeria», cela se mérite pour un restaurant. Selon le règlement n° 97/2010 de la Commission en date du 4 février 2010, la «Pizza Napoletana» STG doit être de forme arrondie, avoir les bords surélevés, ne pas dépasser 35 cm et avoir sa partie centrale garnie.

Les textes européens précisent également le type de farine, de levure, de tomate et d'huile à utiliser. Et attention à la cuisson: «La pizza dans son ensemble est tendre, élastique, facilement pliable en quatre».

Haro sur les pruneaux
Selon la légende populaire, les pruneaux participent à une bonne digestion. Mais la Commission européenne ne croit pas aux fables. Elle a donc réuni en 2011 un comité d'experts chargés de vérifier les allégations sur des dizaines de produits, dont les pruneaux.

Résultat de l'enquête, manger des pruneaux n'aide pas au «maintien de fonctions digestives normales» car il n'existe pas à proprement parler de fonctionnement «sain» ou «normal» des intestins. Mais, en 2013, suite à la colère des producteurs de pruneaux, la Commission a fait volte-face avec la réglementation N°536/2013 qui les autorise finalement à vendre leur fruit avec la mention: «Les pruneaux contribuent à une fonction intestinale normale».

L'eau qui ne réduisait pas le risque de déshydratation
En 2011, dans son règlement 1170/2011, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), rattachée à la Commission européenne, a estimé que l'eau ne permettait pas forcément de réduire le risque de déshydratation. L'instance souhaitait vérifier l'ensemble des «bénéfices pour la santé» dont se vantent beaucoup de marques dans l'agroalimentaire.

Elle en a conclu que boire de l'eau, même très régulièrement, ne met pas à l'abri d'une déshydratation ponctuelle. L'UE est allé au bout de son idée: le 16 novembre 2011, elle a sorti une réglementation interdisant aux fabricants d'eau minérale d'indiquer la motion suivante: «La consommation régulière de quantités significatives d'eau peut réduire le risque de déshydratation et une diminution concomitante des performances»... Une décision particulièrement tatillonne.

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Prenez quelques minutes pour lire ce texte et réfléchir à la solidarité que vous pouvez avoir envers les malades qui souffrent, car demain cela pourrait être vous.



source https://www.pure-sante.info/pesticides-quils-vraiment-corps-nouvelles-preuves/#comment
Pesticides : ce qu’ils font vraiment dans votre corps (nouvelles preuves…)
Par Gabriel Combris/22 avril 2017


Le maire de Ruelle-sur-Touvre, en Charente, voulait interdire l’épandage de pesticides à proximité des habitations [1].

Le 17 mars dernier, il a donc pris un arrêté interdisant l’utilisation de « produits phytosanitaires » à moins de cinquante mètres des habitations.

Fin de l’histoire, bravo monsieur le Maire !? Vous vous doutez bien que ça n’allait pas se passer comme ça…

La FNSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles) a hurlé.

La chambre d’agriculture de Charente a hurlé.

« Les agriculteurs, ont-ils dit, sont particulièrement attentifs à l’utilisation adaptée et limitée des produits phytosanitaires sur leurs exploitations, et aux risques de disséminations éventuelles. »

« Les doses sont ajustées aux besoins, les matériels performants évitent la dérive et permettent des pulvérisations très précises, à des concentrations minimes. »
Et le préfet leur a donné raison.
De quoi se mêle-t-il, ce maire, après tout ? Ce n’est quand même pas lui qui va décider de ce qui est bon ou pas pour la santé de ses concitoyens. On utilisera donc des pesticides à Ruelle-sur-Touvre, comme d’ailleurs à peu près partout en France.

Décidément…

Dans une lettre précédente (vous pouvez la retrouver ici), j’évoquais le sévère constat effectué il y a déjà plus de quarante ans sur ces poisons chimiques « follement déversés dans la nature », et leurs conséquences terrifiantes sur l’ensemble du vivant.

Depuis cette époque, on ne cesse de « tirer la sonnette d’alarme », on organise des tables rondes, on publie des rapports d’experts, des déclarations d’intention.

Mais lorsque quelqu’un agit, comme le maire de Ruelle-sur-Touvre, c’est « houlala, pas si vite… »

Pourtant, la nocivité des pesticides sur la santé est démontrée par un nombre toujours plus grand d’études scientifiques. Le journal Alternatif Bien-Être en a publié une liste récemment. Je ne peux pas la reproduire intégralement, car ce serait beaucoup trop long, mais en voici un petit échantillon :

Pesticides et cancer
C’est le lien le mieux documenté : plus de 260 études incriminent les deux-tiers des pesticides les plus utilisés. Les enfants sont particulièrement touchés [2] : l’exposition aux insecticides domestiques contenant des organophosphorés augmenterait chez eux le risque de cancer du cerveau [3] et les parents qui utilisent des solvants chlorés présents dans les pesticides mais aussi des encens, de la peinture en spray, des teintures et des pigments exposent leurs enfants à un risque de leucémie infantile [4].

Chez les adultes, une étude menée sur des femmes vivant à Long Island, à New York, montre un lien entre l’exposition aux pesticides domestiques et le cancer du sein [5].

Une autre étude [6] sur les agriculteurs montre une augmentation du cancer de la prostate de 40 % chez les hommes exposés au DDT et aux pesticides organochlorés.

Pesticides et asthme
En Californie, des chercheurs [7] ont étudié le lien entre l’asthme et l’exposition des enfants à différents facteurs de risques comme les pesticides, la fumée, les cultures ou encore les animaux : les enfants exposés aux pesticides dans leur première année auraient deux fois plus de risques d’avoir de l’asthme avant 5 ans.

Pesticides et développement mental
Tous les étés à New York, pour éliminer les moustiques porteurs du virus de l’encéphalite équine qui peut causer des hémorragies cérébrales et de la moelle épinière, les autorités pulvérisent par voies aériennes du pyréthroïde, un insecticide.

Dans les zones traitées, les chercheurs ont noté une augmentation de 25 % du nombre d’enfants autistes ou souffrant d’un retard de développement mental [8].

Lorsque les femmes étaient exposées au pyréthroïde juste avant la conception ou au 3e trimestre de leur grossesse, leurs enfants avaient 70 % à 100 % de risques en plus d’avoir un problème de développement mental.

Par ailleurs, une autre étude montre que les enfants de 8 à 15 ans dont les urines contiennent le plus d’organophosphorés ont plus de risques de souffrir d’un déficit de l’attention et d’hyperactivité [9].

Pesticides et fertilité
En 2014, l’Institut de veille sanitaire a cartographié la qualité du sperme en France [10], montrant une nette diminution depuis 1989.

Les régions agricoles étant les plus touchées, une équipe scientifique a voulu étudier le lien entre la qualité du sperme et l’exposition aux pesticides [11]. Pour cela, les chercheurs ont suivi 155 hommes venus consulter pour des problèmes de fertilité : ceux qui consommaient les fruits et légumes contenant le plus de résidus de pesticides avaient 49 % de spermatozoïdes en moins et 32 % de malformés en plus.

Pesticides et diabète
D’après une étude menée sur des agriculteurs [12], ceux qui répandent des insecticides organochlorés au moins 100 jours par an auraient entre 50 % et 100 % de risques en plus d’avoir du diabète selon le produit utilisé.
Etc. Etc. Etc.

Alors quoi ? On continue à « tirer la sonnette d’alarme », comme disent les journalistes ?

Je crois que ça va bien…

La sonnette est cassée depuis longtemps, fatiguée d’avoir trop servi pour rien.

Aujourd’hui est venu le temps de l’action. Sans concession.

Vous avez sans doute déjà entendu parler de notre grande pétition nationale « Non au sabotage chimique de nos vies ! ». Vous pouvez la retrouver en cliquant sur le lien ci-dessous :
À l’heure où je vous écris, elle a déjà recueilli plus de 120 000 signatures !

C’est un premier pas immense et je veux remercier chaque personne qui a déjà associé son nom à cette initiative citoyenne.

Mais nous devons aller plus loin.

Pour montrer notre nombre et notre détermination, il est indispensable de faire monter le compteur de pétitions au maximum, pour opposer un véritable barrage démocratique aux pesticides qui ruinent notre santé, abîment la terre et menacent l’héritage que nous laisserons à nos enfants.

Nous savons que des millions de signatures sont nécessaires.

La bonne nouvelle est que nous avons EN CE MOMENT MÊME une « fenêtre de tir » exceptionnelle :
Les élections présidentielles.

Il faut profiter de ce scrutin pour mettre les candidats qui seront présents au second tour devant leurs responsabilités.

Plus le compteur de signatures sera élevé, moins ils oseront esquiver cette question essentielle.

Si nous sommes un million à signer – et c’est tout à fait possible si vous transférez ce message à vos proches – ils devront prendre des engagements pour limiter le sabotage chimique de notre santé.

Et surtout, ils devront respecter ces engagements.

Ne nous laissons pas faire !!!
MOBILISONS TOUT NOTRE ENTOURAGE.

TRANSFÉREZ CET APPEL PARTOUT AUTOUR DE VOUS.

C’EST NOTRE DERNIÈRE CHANCE !!!
Je signe la pétition
ICI
Un grand merci.

Sources :
[1] http://www.lefigaro.fr/sciences/2017/03/31/01008-20170331ARTFIG00179-charente-un-maire-perd-sa-bataille-contre-les-pesticides.php

[2] Leiss, J., et al. 1995. Home pesticide use and childhood cancer: A case-control study. American Journal of Public Health 85:249-252

[3] Nielsen, S.S., et al. 2010. Childhood brain tumors, residential insecticide exposure, and pesticide metabolism genes. Environmental Health Perspectives 118(1):144-149.

[4] Lowengart, R., et al. 1987. Childhood leukemia and parent’s occupational and home exposures. Journal of the National Cancer Institute 79(1):39-46.

[5] Teitelbaum, S.L., et al. 2007. Reported residential pesticide use and breast cancer risk on Long Island, New York. American Journal of Epidemiology 165(6):643-65

[6] Settimi, L., et al. 2003. Prostate cancer and exposure to pesticides in agricultural settings. Int J Cancer 104(4):458-461

[7] Salam, MT, YF Li, B Langholz, and fd Gilliland. May 2004. Early-life environmental risk factors for asthma: Findings from the children’s health study. Environmental Health Perspectives 112 (6): 760-765.

[8] Hicks, S, Doraiswamy V, Fry K, et al. Aerial Pesticide Exposure Increases the Risk of Developmental Delay and Autism Spectrum Disorder. Pediatric Academic Societies Meeting 2016. 2016.

[9] Bouchard, M. et al. 2009. Attention-Deficit/Hyperactivity Disorder and Urinary Metabolites of Organophosphate Pesticides. Pediatrics DOI:10.1542/peds.2009-3058.

[10] Le Moal J, Rolland M, Goria S and al. Semen quality trends in French regions are consistent with a global change in environmental exposure. Reproduction. 2014 Mar 8;147(4):567-74.

[11] Chiu YH, Afeiche MC, Gaskins AJ and al. Fruit and vegetable intake and their pesticide residues in relation to semen quality among men from a fertility clinic. Hum Reprod. 2015 Jun;30(6):1342-51.

[12] Montgomery et al. 2008. Incident Diabetes and Pesticide Exposure among Licensed Pesticide Applicators: Agricultural Health Study, 1993–2003. American Journal of Epidemiology. 167(10):1235-1246



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MessageSujet: Re: Mieux choisir ce qu'on mange et qu'on consomme, et réflexions diverses   Mer 29 Mar 2017 - 16:29



Jean Marc Dupuis n'a pas tout à fait tort dans son raisonnement

source https://www.santenatureinnovation.com/

La Lettre Santé Nature Innovation par Jean-Marc Dupuis est un service d'information gratuit sur la santé, la nutrition et le bien-être.

Ces 9 choses que vous ne pourrez plus faire en 2017
Chère lectrice, cher lecteur,

Chaque début d’année s’accompagne de nouvelles interdictions pour les citoyens français. Pour notre bien soi-disant.

Cette année, nous n’aurons :
-plus le droit d’aller en scooter à la plage sans gants homologués CE (d’énormes gants de sécurité), sous peine de 45 euros d’amende et d’un point de permis [1]. Ce règlement s’applique à toutes les motos de plus de 50 cm3 ;

-plus le droit de faire faire du vélo au parc à nos enfants sans casque : dès le 22 mars, les parents qui laisseront leur enfant de moins de 12 ans faire de la bicyclette sans casque seront sanctionnés de 135 euros d’amende [2] ;

-plus le droit d’acheter des herbicides, fongicides et insecticides au rayon libre-service : ces produits sont désormais sous clef et ne seront vendus qu’avec les conseils d’un professionnel. En janvier 2019, leur vente sera définitivement prohibée en magasin [3] ;

-plus le droit de garder des vitres latérales teintées à l’avant de votre voiture : 135 euros d’amende et 3 points sur le permis depuis le 1er janvier, si le « taux de transparence » est inférieur à 70 % [4] ;

-plus le droit d’acheter des « cigarillos » : le 1er février 2017, le gouvernement a annoncé qu’il allait imposer aux cigarillos de changer de nom. Les marques Café crème, Paradiso et Punch sont visées et devront choisir d’autres appellations si elles veulent continuer à vendre leur produit [5] ;

-plus le droit de ravaler notre façade ou de refaire notre toiture sans mettre l’isolation thermique aux nouvelles normes [6] ;

-plus le droit de mal nous garer avec notre voiture d’entreprise : votre patron devra désormais obligatoirement communiquer aux services de police les noms de leurs employés qui ont commis une infraction au Code de la route à bord d’un véhicule de fonction [7].

À cela, il faut ajouter la probabilité de plus en plus grande que de nouveaux vaccins deviennent obligatoires. Vendredi 10 février, le principal syndicat de médecins a appelé le gouvernement à rendre de nouveaux vaccins obligatoires [8]. Il rejoint en cela la conclusion du rapport Fischer de novembre 2016, qui recommandait d’imposer huit nouveaux vaccins à la population [9].

D’autres interdictions nouvelles vont dans le bon sens : je pense à l’interdiction des vieilles voitures polluantes dans le centre de Paris et de Lyon, et à l’interdiction des sacs plastiques fins dans les commerces.

Mais en ce qui concerne les autres, j’ai peur que ces interdictions soient bien illusoires.

Pourquoi je n’aime pas ces interdictions
Je suis moi-même jardinier biologique. Mais l’interdiction de traiter avec tout produit phytosanitaire, en toutes circonstances, est une lubie qui n’a pu qu’être votée par des parlementaires qui ne jardinent pas, ou qui ont agi sous la pression de « militants » citadins qui ne sauraient distinguer l’oïdium du mildiou.

Tout véritable jardinier sait qu’il est possible de réduire et, ultimement, de supprimer tout fongicide ou pesticide. Mais cela n’est pas facile. On ne peut pas imposer à tous, du jour au lendemain, d’intégrer toute la complexité d’un jardin en permaculture avec toute la flore et la faune adventices permettant de recréer les équilibres naturels.

Interdire d’emblée tout produit phytosanitaire, c’est condamner les jardiniers en herbe à voir leurs récoltes ravagées par un champignon, un insecte, contre lesquels ils ne pourront rien faire. Cela relève de l’intégrisme. Cela ne fera, j’en suis certain, que décourager les bonnes volontés, conduire un nombre encore plus grand de personnes à renoncer à toute activité saine de jardinage, à toute joie de manger les produits de leur potager. Bref, c’est garantir aux hypermarchés et à l’agro-industrie une clientèle captive encore plus grande parmi les nouvelles générations. À tel point qu’on peut se demander qui est vraiment à l’origine de cette loi…

De même, au sujet du tabac.
Je suis profondément conscient des dangers des cigarettes bourrées d’additifs, surtout celles sur lesquelles on « tire » à longueur de journée pour passer son stress et ses angoisses. Et je suis le premier à œuvrer contre la cigarette, à faire tout mon possible pour convaincre mes lecteurs de ne pas s’y mettre, ou d’arrêter.

Mais de là à vouloir bannir l’appellation « cigarillos » pour ces innocents petits cigares qu’on fume trois fois par an, à l’occasion d’une fête, d’un dîner, d’une première communion, et dont on n’avale même pas la fumée, c’est une mesure mesquine et inutilement agressive.

Vouloir dégrader les jolies boîtes de « Café crème », c’est évidemment supprimer une grande partie de la joie de cette innocente tradition familiale qui amuse les petits et les grands. Je me souviens de mon émerveillement, étant petit, de voir mon père fumer un petit cigare, à Noël, le nuage de fumée blanche dans sa bouche, et nos rires quand il faisait des ronds. Estimer que les gens sont si stupides et irresponsables qu’ils deviendront forcément des fumeurs invétérés et quotidiens de Marlboro si on les laisse fumer un cigare de temps en temps est insultant.

De même les nouvelles taxes sur le tabac à pipe, présentées comme des mesures de « santé publique », ne sont pour moi qu’un prétexte supplémentaire d’augmenter les impôts.

Faut-il le rappeler, aucune étude n’a jamais démontré que le cigare, les cigarillos ni la pipe, une fois par semaine, ne sont associés à la moindre maladie. L’usage occasionnel du tabac, en revanche, exerce, depuis les Indiens d’Amérique et leur fameux « calumet de la paix », un rôle social bienfaisant qui n’a rien à voir avec la consommation frénétique et compulsive de cigarettes qui donnent le cancer du poumon ou de la gorge. Le tabac naturel fait partie des plaisirs de la civilisation humaine. C’est aussi un intéressant stimulant intellectuel, avec un effet légèrement euphorisant qui est bien préférable à tous les paradis artificiels qui, pour le coup, bénéficient d’une bienveillance des autorités que j’ai peine à comprendre.

Continuons dans le domaine de notre fameuse « sécurité », qui intéresse tant les pouvoirs publics, et parlons du casque à vélo.
J’ai des enfants et je n’ai pas envie qu’ils se fassent de fracture du crâne. Mais je tiens aussi à leur responsabilité et à leur sens des réalités. Je me suis toujours méfié de la surprotection, surtout depuis qu’une étude a montré qu’il y avait plus de morts au ski avec le casque [10], car les gens prennent beaucoup plus de risques, se croyant protégés, comme les motards, alors que le casque ne protège plus rien du tout au-delà d’un choc à 30 km/h.

Nous faisons régulièrement du vélo en famille. Souvent, nous nous faisons haranguer par des cyclistes en tenue professionnelle qui nous reprochent de ne pas porter de casque, sur un air de vive condamnation morale.

J’évite de leur répondre. Mais si j’avais l’occasion d’échanger calmement avec eux, je leur expliquerais que, contrairement à eux, nous ne sommes que des cyclistes « du dimanche ». Nous ne faisons pas de courses, pas de chronomètre, pas de performances et encore moins de « figures » à VTT. Quand je les vois aller à 50 km/h sur des routes de campagne ou à 30 km/h sur des chemins de forêt, je comprends qu’ils portent des casques. De plus, le fait qu’ils enchaînent les centaines de kilomètres augmente fortement leur risque d’accident. Mais nous : laissez-nous vivre ! Nous faisons de petits tours, 5 km par-ci par-là. Un tour dans un parc. Un petit bout de descente. Les jours où il fait beau uniquement. Nous ne sommes pas des héros. Nous sommes des vacanciers. Nous voulons seulement sentir le vent sur notre visage, le soleil sur notre peau, entendre l’air siffler dans nos oreilles, quelques instants. La « sécurité » que les pros du vélo voudraient nous imposer n’aurait qu’une conséquence : nous priver de ce que nous recherchons avec le vélo. Le sentiment de liberté, d’exaltation d’être au grand air. Et je crains que, si j’interdis à mes enfants d’aller faire un petit tour à vélo sans avoir mis leur casque, ils choisissent plus souvent de renoncer, de faire autre chose, de rester à la maison pour faire des jeux vidéo.

Est-ce vraiment ça que l’on cherche ?
Car, au fond, c’est là la principale conséquence que vont avoir toutes ces mesures sécuritaires et prétendument écologiques.

Chaque fois qu’on complique la vie des gens, ne serait-ce qu’en leur imposant un nouvel équipement à vélo, à scooter, en voiture, pour leur maison, le principal résultat est de décourager l’initiative, encore un peu plus. Petit à petit, tout devient plus compliqué et plus coûteux, jusqu’au moment où, imperceptiblement, on s’aperçoit qu’on a renoncé à maintes activités et entreprises qui auraient paru simples autrefois.

Prenez enfin l’isolation des façades et des toitures. Beaucoup de maisons en France sont mal entretenues. Ce sont donc des catastrophes en termes de perte énergétique. Mais imposer des nouvelles normes qui renchérissent fortement les rénovations va dissuader encore plus les investissements, décourager encore plus les propriétaires de se lancer dans des travaux dont ils n’ont pas les moyens. On va donc obtenir l’inverse de ce qu’on espérait. Des maisons de plus en plus dégradées, qui gaspilleront de plus en plus d’énergie. Cela me fait penser à ces pipelines en Union soviétique qui gouttaient tellement qu’il fallait mettre mille litres de pétrole d’un côté pour en récupérer un à l’autre bout. Bravo l’écologie.

Au sujet de la loi contre la fessée
C’est un tout autre sujet mais, comme chacun sait, il est désormais aussi interdit de mettre une fessée à son enfant (c’était la 9e interdiction, en comptant les 7 premières plus les nouveaux vaccins qui nous pendent au nez). Depuis le 22 décembre dernier, toutes les formes de « violence éducative ordinaire » sont interdites, ce qui inclut les gifles, fessées, tirage d’oreille et privation de nourriture [11].

Notre époque ne manque pas d’enfants martyrs, comme on le voit dans les journaux. Enfants mis tout nus dans le froid de l’hiver, enfants forcés à manger leurs excréments, enfants tués à coups de ceinture, enfants noyés et torturés dans une machine à laver, enfants violés par une mère indigne et un beau-père de passage.

Mais les personnes qui ont voté cette loi contre la « violence éducative ordinaire » oublient, ou font semblant d’oublier, que les crimes contre les enfants cités ci-dessus n’ont justement rien « d’éducatif ». Ils sont au contraire commis par des adultes sadiques qui ont perdu tout sens de leur responsabilité éducative. Des adultes qui font le contraire de l’éducation, et qui apprennent à leurs enfants l’injustice, la haine, la violence gratuite contre des innocents qui ne peuvent pas se défendre !!!

Se servir de ces cas abominables pour pointer du doigt les autres parents, ceux qui cherchent à faire en sorte d’avoir des enfants bien élevés, polis, respectueux des règles de la vie en société, et qui dans ce but font des efforts pour corriger leurs mauvais penchants en les punissant de façon juste quand c’est nécessaire, c’est une inversion complète du bon sens.

La plupart du temps, quand on est parent, il suffit d’être attentif, présent, compréhensif. Quand on a instauré son autorité, on n’a pas besoin de lever la main sur son enfant. Il suffit de hausser la voix ; dans le meilleur des cas, il suffit de hausser les sourcils et de regarder l’enfant d’un air désapprobateur.

C’est ce que je fais avec mes enfants, et ça marche très bien. Mais cette approche qui fonctionne dans 95 % des cas ne fonctionne pas dans 100 % des cas. Il peut arriver, dans certaines circonstances, qu’un enfant particulièrement énervé dépasse les bornes. On lui a demandé dix fois, sur tous les tons, d’arrêter d’embêter sa sœur et il continue. Si l’on ne peut pas, à ce moment-là, agir d’une autre façon que par les supplications, si c’est interdit par la loi, que l’enfant le sait, qu’il menace de dénoncer ses parents en appelant le numéro de SOS Enfants Battus qu’on lui a donné à l’école « au cas où ses parents le menaceraient d’une fessée », je ne sais pas comment on peut raisonnablement et humainement restaurer la concorde et la bonne humeur dans la famille.

Je ne parle pas de faire mal à l’enfant. Mais l’attraper par le col, le secouer un bon coup en lui intimant d’une voix forte d’arrêter, tout en le menaçant d’une façon crédible d’une sanction plus ferme (une fessée, une gifle) s’il continue, cela me paraît absolument indispensable de temps en temps, du moins avec certains enfants plus remuants que les autres.

Parce que nous ne sommes pas des anges, de purs esprits, et nos enfants non plus. Parce que, au contraire, c’est une forme de violence psychologique et une contrainte malsaine pour l’ambiance familiale et la bonne entente entre les frères et sœurs, que de priver les parents de leurs moyens naturels d’exercer leur autorité. Les petits enfants ne sont pas toujours et en toutes circonstances sensibles aux explications orales, ils ont parfois aussi besoin de ressentir physiquement la force de l’autorité structurante de leurs parents.

Ils n’en sont d’ailleurs pas surpris, et n’en éprouvent aucune rancune. Au contraire ! Sur le coup, ils crient plus fort, se calment puis, miraculeusement, ils sont à nouveau gais comme des pinsons et de bien meilleure humeur ! Je l’ai maintes et maintes fois constaté, les enfants aiment des parents autoritaires et justes. Ils sont reconnaissants qu’on intervienne pour les « remettre à leur place », y compris physiquement, car ils mesurent aussi de cette façon qu’ils existent, qu’on fait attention à eux, que leur présence et leurs actions sont importantes pour leur entourage. Cela les valorise, tandis qu’un « laisser-faire » excessif de la part des adultes est vécu par eux comme une forme de démission et, pire encore, une marque d’indifférence et donc d’absence d’amour : « Quoique je fasse, j’ai beau crier, casser, frapper, on ne me fait rien, c’est que tout le monde s’en fiche de moi. »

Ils apprécient d’autant plus les caresses, les compliments, qu’ils savent qu’ils sont mérités, et qu’un autre comportement de leur part leur aurait valu une autre réaction des parents.

Attention, je parle uniquement des petits enfants, jusqu’à l’âge de sept ou huit ans grand maximum. Au-delà, il est tout à fait vain, inutile et mauvais de chercher à instaurer l’autorité paternelle ou maternelle par la fessée, ou tout autre acte physique.

Car c’est trop tard. À cet âge-là, l’enfant est parfaitement conscient et responsable de ses actes et, s’il a décidé de mal faire, ce n’est plus la menace d’une fessée qui l’en dissuadera. Les coups plus violents sont encore pires, ils le rendront encore plus mauvais. Il faut que la relation de respect ait été solidement instaurée auparavant, impérativement avant l’âge de six ans, disent les spécialistes [12]. Si à dix ans l’enfant n’obéit pas à ses parents quand ils lui demandent quelque chose avec autorité, c’est que l’enfant ne les respecte pas et alors il y a un gros problème que la confrontation physique ne pourra qu’aggraver.

La seule solution alors est l’intervention d’un adulte extérieur qui serait capable d’inspirer l’admiration et le respect de l’enfant, en espérant bien sûr que son influence soit bienfaisante.

Conclusion
Avec les lois, il y a toujours ce qu’on voit… et ce qu’on ne voit pas.

Ce qu’on voit, ce sont les bonnes intentions : « Chouette, grâce à ces nouvelles obligations ou interdictions, il va y avoir moins de maladies (vaccins, tabac), moins d’accidents (casque, gants, ceinture), moins de pesticides dans la nature, moins d’enfants battus, plus de maisons isolées, moins de voitures mal garées… »

Ce qu’on ne voit pas, c’est l’effet décourageant, démoralisant pour les hommes et les femmes de vivre dans un système qui devient de plus en plus compliqué, intrusif, contraignant, par l’amoncellement de réglementations tatillonnes.

Pour des problèmes réglementaires, des problèmes d’assurance, des problèmes de normes, la moindre initiative devient une montagne. Arrive le moment où la peur du gendarme est omniprésente : on roule sur une nationale vide les yeux rivés sur son compteur de vitesse, de crainte de se faire flasher. On se sent « coupable » de faire une chose aussi anodine que de mettre son enfant sur une bicyclette. On a peur d’une inspection, d’une amende, alors qu’on n’a véritablement causé de tort à personne…

Ce sujet paraît éloigné de la santé mais il ne l’est pas. La consommation d’antidépresseurs, de somnifères, d’anxiolytiques, a explosé depuis les années 1970, comme d’ailleurs celle de la cigarette (chez les femmes) et de la malbouffe, qui toutes sont des sources de malaise, de mal-être.

Les personnes qui voyagent en Afrique ou en Inde sont toujours surprises de voir des foules de gens rigolards accrochés à des camions, à des trains, dans des « conditions de sécurité » à donner des crises cardiaques à un bureaucrate de Bruxelles.
Photo d'un bus en Afrique
http://image-photos.linternaute.com/image_photo/750/photo-afrique-un-bus-charge-1176898376-1306186.jpg

L’explication est pourtant simple : ils n’ont pas la sécurité, les protections, les assurances. Mais ils ont l’initiative, la liberté, l’insouciance.

Et manifestement, c’est cela que préfèrent les gens !

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis

Sources :
[1] Deux-roues motorisés : gants obligatoires à partir de dimanche
http://www.lefigaro.fr/automobile/2016/09/21/30002-20160921ARTFIG00143-deux-roues-motorises-gants-obligatoires.php

[2] Le casque de vélo sera obligatoire pour les enfants de moins de 12 ans à partir de mars 2017
http://www.lemonde.fr/securite-routiere/article/2016/12/22/le-casque-de-velo-sera-obligatoire-pour-les-enfants-de-moins-de-12-ans-a-partir-de-mars-2017_5052930_1655513.html

[3] Interdiction totale des pesticides dans les jardins en 2019
http://www.gerbeaud.com/nature-environnement/interdiction-pesticides-2019,1114.html

[4] Vitres teintées - La réglementation routière
http://droit-finances.commentcamarche.net/faq/30793-vitres-teintees-la-reglementation-routiere

[5] Marisol Touraine annonce l'interdiction de certaines marques de cigarettes trop "attractives"et MARLBORO GOLD, VOGUE, CIGARILLOS CAFÉ CRÈME: CERTAINES MARQUES DE CIGARETTES BIENTÔT INTERDITES
http://www.huffingtonpost.fr/2017/01/31/marisol-touraine-annonce-linterdiction-de-certaines-marques-de/

[6] Rénovation : une obligation d'isolation à partir du 1er janvier 2017
https://www.actu-environnement.com/ae/news/renovation-obligation-isolation-janvier-2017-26913.php4

[7] L’obligation de l’employeur de dénoncer les infractions routières de ses employés
http://www.village-justice.com/articles/obligation-employeur-denoncer-les-infractions-routieres-ses-employes,23360.html

[8] Vaccination : la CSMF interpelle la ministre de la Santé
http://www.csmf.org/actualites/2017-02-10-000000/vaccination-la-csmf-interpelle-la-ministre-de-la-sante

[9] Vaccination: un rapport suggère d’obliger… pour mieux convaincre
http://sante.lefigaro.fr/article/vaccination-un-rapport-suggere-d-obliger-pour-mieux-convaincre

[10] https://www.santenatureinnovation.com/ski-plus-de-morts-avec-le-casque/

[11] A partir de 2017, on ne fesse plus
http://www.liberation.fr/france/2016/12/30/a-partir-de-2017-on-ne-fesse-plus_1538187

[12] Tout se joue avant 6 ans
http://livre.fnac.com/a4914715/Fitzhugh-Dodson-Tout-se-joue-avant-6-ans



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Je fais remonter régulièrement cette info importante

source https://www.santenatureinnovation.com/les-dangers-du-pamplemousse/
Les dangers du pamplemousse
Régulièrement, les médias mettent en garde les populations contre les interactions du pamplemousse avec certains médicaments.

De nombreux lecteurs m’écrivent pour me demander si vraiment, un fruit aussi sain que le pamplemousse peut être dangereux pour la santé.  

Ma réponse est un grand OUI !
Les risques du pamplemousse sont majeurs, avec de nombreux médicaments. Les effets indésirables de ces médicaments peuvent être multipliés par 20 par un simple verre de jus de pamplemousse, avec des conséquences potentiellement fatales.

Voici pourquoi, et voici comment vous protéger :

Le pamplemousse bloque la métabolisation de certains médicaments
Lorsque vous avalez un médicament, celui-ci passe dans votre sang puis il est utilisé par votre organisme : des enzymes vont « digérer » le médicament pour le transformer en substances utilisables par vos cellules, qui vont l’absorber, le « consommer », puis rejeter des déchets par les urines.

Le problème est que le pamplemousse contient des produits actifs appelés furanocoumarines, qui bloquent de façon irréversible un de nos enzymes, le CYP3A4.

Or, cet enzyme CYP3A4 est précisément celui qui sert à assimiler de nombreux médicaments contre le cancer, l’hypertension, les problèmes cardiovasculaires, les problèmes urinaires, ainsi que des médicaments immunodépresseurs (qui affaiblissent le système immunitaire) et des anti-infectieux, des analgésiques (antidouleur) et des tranquillisants (la liste de ces médicaments est à la fin du message).

Voici donc ce qui arrive aux personnes qui prennent du pamplemousse en même temps que ces médicaments :

Leurs médicaments passent dans leur sang et ne sont pas « consommés » comme ils devraient l’être, (en langage médical, on dit « métabolisés »), parce que l’enzyme est bloqué. La concentration sanguine en médicament s’élève, jusqu’à atteindre l’overdose, avec des effets graves incluant « mort subite, blocage rénal aigu, arrêt de la respiration, saignements gastro-intestinaux, destruction de la moelle osseuse chez les personnes ayant un système immunitaire affaibli. » (1)

« Prendre un comprimé avec un verre de jus de pamplemousse est comme prendre 20 comprimés avec un verre d’eau », explique David Bailey, le pharmacologue canadien qui a découvert ce phénomène il y a 20 ans, et qui s’est spécialisé dans l’étude des interactions entre médicaments et pamplemousse. « Il s’agit d’overdose accidentelle. » (2) Des études avaient en effet déjà indiqué que boire un verre de 200 mL de pamplemousse par jour, trois jours de suite, provoque une hausse de 330 % de la concentration sanguine de simvastatine, un médicament très couramment prescrit contre le cholestérol, par rapport à un verre d’eau.

85 médicaments concernés
Malheureusement, il existe de plus en plus de médicaments qui sont métabolisés par l’enzyme CYP3A4 – et dont la métabolisation est donc bloquée par la consommation de pamplemousse.

La liste est passée de 17 médicaments en 2008 à 43 en quelques années !

Le risque d’accident s’est donc considérablement élevé, et justifie aujourd’hui que chacun veille à ce que les médicaments qu’il prend ne soient pas incompatibles avec le pamplemousse.

Ceci est d’autant plus important que l’effet se produit même avec des petites doses, que le pamplemousse soit consommé tel quel ou sous forme de jus.

Les personnes de plus de 45 ans compensent moins bien les concentrations excessives de médicaments dans le sang, et sont donc particulièrement vulnérables, surtout que ce sont elles qui consomment en général le plus de pamplemousses.

Comment vous prémunir

Si vous ne prenez aucun médicament, pas de problème, vous pouvez continuer à vous régaler de ce fruit délicieux.

Si vous prenez des médicaments, vous n’êtes pas forcément obligé d’arrêter le pamplemousse.

Vous devez savoir que le risque ne concerne que :
-les médicaments pris oralement (par la bouche) ;

-qui ne sont que faiblement ou moyennement absorbés par l’organisme ;

-et qui sont métabolisés par l’enzyme CYP3A4, ou cytochrome P450 3A4, ce que vous pouvez vérifier sur la notice.

Lorsque c’est nécessaire, la notice des médicaments concernés comprend toujours l’avertissement de ne PAS consommer de pamplemousse simultanément, donc c’est une raison de plus de toujours lire les notices.

Vous trouverez ci-dessous la liste des médicaments principaux concernés : je vous donne les noms des molécules (génériques), et pour certains le nom commercial.

Bien à vous,

Jean-Marc Dupuis



Liste des médicaments contre-indiqués avec le pamplemousse (attention, cette liste n’est pas forcément exhaustive : vérifiez toujours la notice de vos médicaments, et demandez conseil à votre médecin ou votre pharmacien.

1. Certaines statines (médicaments pour faire baisser le cholestérol)
Nom de la molécule : Simvastatine. Nom commercial : Zocor et génériques

Nom de la molécule : Atorvastatine. Nom commercial : Tahor et génériques

Nom de la molécule : Lovastatine

2. Certains médicaments contre l’hypertension
Nom de la molécule : Félodipine. Nom commerciaux : Logimax, Flodine et génériques

Nom de la molécule : Nicardipine. Nom commercial : Loden

3. Certains médicaments immunodépresseurs (contre le rejet de greffe d’organe)
Nom de la molécule : Ciclosporine. Nom commercial : Néoral

Nom de la molécule : tacrolimus. Nom commercial : Tacrolimus

Nom de la molécule : Sirolimus. Nom commercial : Rapamune

Nom de la molécule : Everolimus. Nom commercial : Afinitor

4. Certains médicaments contre le cancer
Nom de la molécule : Crizotinib

Nom de la molécule : Dasatinib

Nom de la molécule : Erlotinib

Nom de la molécule : Everolimus

Nom de la molécule : Lapatinib

Nom de la molécule : Nilotinib

Nom de la molécule : Pazopanib

Nom de la molécule : Sunitinib

Nom de la molécule : Vandetanib

Nom de la molécule : Venurafenib

5. Certains médicaments contre les infections
Nom de la molécule : Erythromycine

Nom de la molécule : Halofantrine

Nom de la molécule : Maraviroc

Nom de la molécule : Primaquine

Nom de la molécule : Quinine

Nom de la molécule : Rilpivirine

6. Certains médicaments contre les problèmes cardiovasculaires
Nom de la molécule : Amiodarone

Nom de la molécule : Apixaban

Nom de la molécule : Clopidogrel

Nom de la molécule : Dronedarone

Nom de la molécule : Eplerenone

Nom de la molécule : Felodipine

Nom de la molécule : Nifedipine

Nom de la molécule : Quinidine

Nom de la molécule : Rivaroxaban

Nom de la molécule : Ticagrelor

7. Certains médicaments contre les problèmes nerveux et psychiques
Nom de la molécule : Alfentanil (oral)

Nom de la molécule : Buspirone

Nom de la molécule : Dextromethorphan

Nom de la molécule : Fentanyl (oral)

Nom de la molécule : Ketamine (oral)

Nom de la molécule : Lurasidone

Nom de la molécule : Oxycodone

Nom de la molécule : Pimozide

Nom de la molécule : Quetiapine

Nom de la molécule : Triazolam

Nom de la molécule : Ziprasidone

8. Certains médicaments contre les problèmes gastrointestinaux
Nom de la molécule : Domperidone

9. Certains médicaments contre les problèmes urinaires
Nom de la molécule : Darifenacine

Nom de la molécule : Fesoterodine

Nom de la molécule : Solifenacine

Nom de la molécule : Silodosine

Nom de la molécule : Tamsulosine

Sources :
(1) Étude menée par l’Université Western à London, en Ontario, publiée dans le Journal de l’Association médicale canadienne

(2) David Bailey, pharmacologue au Lawson Health Research Institute à London (Canada), cité par CBSnews Health, Grapefruit juice interaction with drugs can be deadly



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MessageSujet: Re: Mieux choisir ce qu'on mange et qu'on consomme, et réflexions diverses   Sam 15 Avr 2017 - 9:51



source http://www.agirpourlenvironnement.org/campagne/stop-aux-nanos/pourquoi/988
Pourquoi cette campagne ?
Vous ne les verrez jamais et pourtant elles sont déjà partout: dans les cosmétiques, les crèmes solaires,  l’alimentation, les textiles, les jouets, les dentifrices, les articles de sport, les pneus, les vitres, les peintures et peut être même déjà dans notre corps.  Il s’agit des … nanoparticules !

Découvrez l'enquête inédite d'Agir pour l'Environnement ICI
révélant la présence de nanoparticules dans quatre produits de consommation courants (télécharger le rapport d'analyse] ICI

En une dizaine d’années, des substances aussi minuscules qu’extrêmement réactives, ont envahi notre quotidien : les nanoparticules de dioxyde de titane, de dioxyde de silice, nanotubes de carbone, nanoargent... Difficile de quantifier leur présence car la transparence est loin de régner dans ce domaine...

La miniaturisation de ces particules leur confère des propriétés inquiétantes. C’est ce changement d’échelle qui leur permet de se disséminer et de s’accumuler partout, engendrant des risques nouveaux. Bien que leur toxicité pour la santé et l’environnement soit de mieux en mieux documentée, cela n’empêche pas qu’elles soient déjà commercialisées sans contrôle, sans traçabilité et sans évaluation préalable.

L’éternel argument de la croissance économique évite de se poser la question centrale du  bénéfice réel de cette technologie, comme de demander l’avis des citoyens. Les industriels, dopés par une science sans conscience, avec la complaisance des états, ont retenu la leçon des OGM : pour imposer les nanos, il faut les répandre le plus rapidement possible et à l’insu du consommateur… afin de rendre cette innovation irréversible !

Une course contre la montre est engagée. Refusons d’être les cobayes d’une technologie incontrôlable à laquelle nous sommes exposés tous les jours, en continu et sur le long terme. Un moratoire sur les nanoparticules dans les biens de consommation doit être adopté au plus vite  afin de laisser le temps aux scientifiques d'évaluer leurs effets sanitaires et environnementaux et à la société de se prononcer sur l'opportunité (ou non) de les utiliser.

SANTE EN DANGER !
Dommages à l’ADN, retards de croissance, réactions d’hypersensibilité et d’allergie, inflammations chroniques, affaiblissement du système immunitaire, stress oxydatif,  effets génotoxiques et cancérogènes, dérèglement du système immunitaire et du fonctionnement intestinal… Les effets toxiques des nanos sont de mieux en mieux documentés scientifiquement. Ces substances plus réactives et plus mobiles posent de nouvelles questions. Elles peuvent plus facilement s’immiscer dans l’organisme humain (organes, sang, cellules...).

Elles peuvent pénétrer dans le corps par les voies respiratoires, digestives, cutanées. Plus la particule est petite, plus elle peut traverser les barrières physiologiques.

Même les agences d’évaluation, rarement alarmistes, lancent l’alerte. Un avis de l’ANSES de mai 2014 recommande l’adoption de mesures de restriction d’usage pour les nanoparticules les plus répandues, voire l’interdiction totale de l’utilisation pour les applications grand public. L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail recommande de « mettre en place sans attendre un encadrement réglementaire européen renforcé » et à «peser l’utilité » de leur mise sur le marché. L’Organisation mondiale de la santé  recommande, dans un rapport de 2013, l’application du principe de précaution et attire l’attention sur la vulnérabilité des enfants.

ENVIRONNEMENT CONTAMINE !
L’environnement est également contaminé par ces particules instables et intraçables. La mise au rebut de produits comme les pneus, emballages divers et variés ou raquettes de tennis sont autant d’occasion d’épandre des nanotechnologies depuis les décharges et incinérateurs. En 2015, un rapport de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) attire l’attention sur la contamination des boues issues des stations d’épuration utilisées pour fertiliser les cultures agricoles. Comment gérer les risques de ces déchets puisque nul ne peut aujourd’hui identifier les produits qui contiennent des nanomatériaux ?

On retrouve déjà des nanos dans les rivières et les océans. Les textiles contenant des nanoparticules d’argent pour leurs propriétés anti-bactériennes relarguent ces particules dans l’eau de lavage, disséminant ainsi des substances potentiellement nocives. On retrouve aussi des nanoparticules de dioxyde de titane issues des crèmes solaires dans la Méditerranée, où elles entraînent des effets préjudiciables sur le phytoplancton qui constitue la nourriture de base des animaux marins, avec des conséquences néfastes sur l’ensemble de l’écosystème.

NANO, C'EST NON !
Apparues pour la première fois dans le vocabulaire en 1974, les nanotechnologies sont des techniques permettant de manipuler la matière à l’échelle nanométrique, l’échelle des atomes et de l’ADN, soit au milliardième de mètre. Pour saisir cet infiniment petit, il suffit d’imaginer qu’une différence du même ordre existe entre la taille d’une orange et une nanoparticule et celle d’une orange et de … la Terre !

La taille des nanoparticules leur confère des propriétés nouvelles ou amplifie les propriétés existantes : résistance aux bactéries, transparence, fluidité, coloration, résistance mécanique… Le principe est simple: plus une particule est petite, plus elle est réactive. Avec un rapport surface/volume plus important, leur capacité d’interaction avec d’autres supports est plus grande. à titre d’exemple, un gramme de dioxyde de titane à l’état nano offre une surface d’interaction de 60 m² contre quelques cm² quand il est à l’état  micro.

LE SILENCE DES NANOS
Les nanoparticules sont déjà bien présentes dans notre quotidien mais à notre insu. L’inventaire le plus fourni aujourd’hui provient d’une base de données danoise qui recense 2300 produits contenant des nanos. La France a mis en place le registre R-Nano en 2013. Mais ce registre est loin de permettre la transparence. Il est basé sur la déclaration des entreprises et ne vise qu’à quantifier les substances nanos produites ou importées en France. Ne s’intéressant qu’aux substances et non aux articles finis, il ne permet aucune traçabilité des produits. Et, cerise sur le gâteau, ce registre n’est, de toute façon, pas accessible au grand public !

Rassurons-nous, la contamination des nanos dans nos assiettes est … « accidentelle » !
Les fabricants ont, en théorie, l’obligation d’étiqueter la présence des nanos dans l’alimentation depuis décembre 2014. Et pourtant, difficile de trouver un seul produit étiqueté en France ! En effet, ils profitent d’une définition suffisamment restrictive, floue et alambiquée de ce qu’est un produit alimentaire contenant des nanos, pour échapper à l’obligation d’étiquetage.

L’absence d’étiquetage n’affecte pas seulement les consommateurs: nombre d’entreprises incorporent des nanos dans leur production sans même le savoir et la protection des travailleurs n’est à ce jour, pas garantie !

Dans ces conditions, comment assurer la traçabilité de cette technologie déjà présente dans notre quotidien ? Même les pouvoirs publics ne savent pas où sont les nanos! Comment retirer un produit du marché si on ne sait pas où il se trouve ? Comment étudier d’éventuelles corrélations entre exposition aux nanos et l’apparition de pathologies ? Les chercheurs indépendants qui pourraient être tentés d’étudier la toxicité des nanos ont aussi, bien du mal à savoir où et comment chercher! En somme, avec les nanos, nous sommes face à une technologie qui est déjà partout… et nulle part !




ICI vous trouverez
La liste des produits contenant ou pouvant contenir des nanoparticules
Les nanoparticules se sont introduites secrètement dans nos assiettes via certains additifs alimentaires. Leur présence superflue nous fait courir des dangers sanitaires et environnementaux graves. Refusons d’être les cobayes de cette technologie incontrôlée.
Interpellons les industriels !



Si ce sujet vous intéresse, voir aussi cet autre post
http://libellule.superforum.fr/t1531p35-visage-yeux-nez-levres-oreilles-peau-soleil-produits-bebe-nanoparticules-page-8





source http://www.additifs-alimentaires.net/index.php

http://www.additifs-alimentaires.net/E905b.php
E905b
DOUTEUX !
Non Bio.
Non autorisé dans l'UE. ⌊ Autorisations ⌋
Vaseline, Gelée de pétrole, Pétrolatum
· Synonymes : Gelée minérale, Paraffine gelée, Gelée de pétrole. (Angl.) Petrolatum, Petrolatum amber, Petrolatum white, Mineral fat, Mineral grease (petrolatum), Paraffin jelly, Mineral wax, Mineral jelly, Petroleum jelly, Soft paraffin, …

Un effet laxatif est possible [20,12,10][28]. Peut irriter ou gêner la digestion, inhiber l'absorption des graisses et des vitamines liposolubles [3,12][28]. Peut être dangereux à haute dose [10]. Voir aussi E905. Une allergie de contact (dermatite) est possible [25].

L'appréciation peut varier selon les sources. Dans l'Union Européenne, l'étiquetage de la substance pure (vrac) doit porter le code T (Toxique) et la phrase de risque R45 (Peut provoquer le cancer) [22][21a]. Tandis que pour les standards américains d'étiquetage des produits chimiques HMIS et NFPA 704 la vaseline est estimée à 1 sur une échelle de risques croissants de 0 à 4 (au même titre que l'acétone par ex.) [23]. Selon la section Haz-Map de la National Library of Medicine (NLM) américaine, il n'y a pas d'effet rapporté à court et long terme. Sauf irritation des yeux [27].

La vaseline ou gelée de pétrole est, comme la paraffine, un distillat de pétrole de formule générale CnH2n+2 [21a].

Sa composition dépend de la source du pétrole et du processus de raffinage. Les catégories hautement raffinées (white petrolatum, vaseline blanche) sont utilisées en pharmacie et dans les cosmétiques. Les catégories moins raffinées (vaseline jaune, ambre ou marron) sont utilisées industriellement et peuvent contenir des impuretés telles que des aromatiques polycycliques cancérigènes. Par conséquent, l'Union européenne applique la phrase de risque R 45 (Peut provoquer le cancer) avec la note N à la vaseline. La note N signifie que la classification comme cancérigène ne doit pas s'appliquer si l'historique complet du raffinage est connu et qu'il peut être établi que la substance à partir de laquelle elle est produite n'est pas cancérigène [24].



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MessageSujet: Re: Mieux choisir ce qu'on mange et qu'on consomme, et réflexions diverses   Mar 2 Mai 2017 - 16:54



source https://www.santenatureinnovation.com/robot-donne-cauchemars/
Le robot qui donne des cauchemars
19/03/2017


La firme américaine Boston Dynamics, propriété de Google, a publié des vidéos de son nouveau robot.

Vous pouvez le voir en action en consultant cette page :
https://www.theguardian.com/technology/2017/feb/28/boston-dynamics-handle-nightmare-inducing-hybrid-robot-google

C’est un robot capable de se dresser sur ses « pattes arrière », qui sont en fait des roues, et ainsi de se déplacer à une vitesse folle, y compris en sautant des obstacles ou en dévalant des escaliers.

Il est capable, telle une créature surhumaine, de soulever des charges, de les transporter et, on peut le supposer, les jeter à une grande distance.

Il peut poursuivre quelqu’un dans un bâtiment, dans la rue, mais aussi dans les bois, et l’écrabouiller de ses bras mécaniques.

Ce robot a encore l’air d’une machine bizarre. Mais ce n’est qu’une question d’années, ou de mois, avant que les ingénieurs ne parviennent à lui donner une forme humaine.

Un robot armé
Maintenant que ce robot existe et qu’il est capable de ces prouesses, ce n’est qu’une formalité que de l’équiper d’une puissante mitrailleuse et de le programmer pour tirer sur tout ce qui bouge.

Il aura tous les avantages sur les soldats. Il sera plus puissant, plus rapide. Il visera plus précisément. Il n’aura pas besoin de se reposer. Il ne sera jamais ni effrayé ni démoralisé.

Il pourra être blindé et ainsi résister aux tirs, aux radiations.

Surtout, il obéira toujours à son maître, jamais il n’aura d’objection de conscience.

Il ressemblera alors en tout point à Terminator, le robot cauchemardesque du film de James Cameron sorti en 1984. Ce film de science-fiction traitait de la menace pour l’être humain que feraient naître des robots créés par une super-intelligence.

Nous ne sommes qu’en 2017. Le cauchemar de Terminator est-il sur le point de devenir une réalité ?

De tels robots pourront être produits à la chaîne dans des usines. Ensuite, il suffira de les envoyer par groupes de 1 000, 10 000 ou 100 000 à l’assaut de n’importe quelle cible militaire ou civile. Ce ne sera qu’une question de budget.

Équilibre de la terreur
Bien entendu, comme pour toutes les armes, « conventionnelles » ou non, les grandes puissances ne laisseront pas les autres s’équiper d’armées de tels robots tueurs sans réagir.

Des robots antirobots verront le jour, exactement comme on a créé les « missiles antimissiles », et ainsi de suite.

Mais il n’empêche que nous, citoyens isolés, désarmés et pacifiques, nous ne pourrons que nous sentir comme de la menue monnaie, dérisoire, inutile, au milieu de cet affrontement de géants.

Notre sort sera encore plus entre les mains de nos gouvernants.

Déjà, actuellement, nous nous apercevons que le système électoral ne nous protège pas contre l’accession au pouvoir de personnes fantasques, peu fiables. Nous leur confions pourtant des responsabilités immenses. Que nous réserve l’avenir ?

Le futur de l’homme
Plusieurs grands patrons américains annoncent que ces histoires de robot et d’intelligence artificielle constituent la pire menace qui ait jamais pesé sur l’humanité. Selon Elon Musk, le patron de la firme de voitures électriques Tesla, le danger est « pire que la bombe atomique [1] ».

Beaucoup s’inquiètent aussi des conséquences économiques et sociales de la robotisation. Les robots seront bientôt capables de faire pratiquement tous les métiers des êtres humains. Moshe Vardi, directeur de l’Institut des technologies de l’Information à l’université Rice au Texas, prévoit un taux de chômage de plus de 50 % au niveau mondial d’ici une trentaine d’années [2].

Fouillez sur Internet, vous verrez d’incroyables vidéos de véhicules sans conducteur, de robots serveurs dans les restaurants, de robots cuisiniers, sans parler de tous les robots industriels qui rendent les ouvriers « obsolètes ».

« Obsolètes » est la grande expression à la mode. L’être humain serait, selon certains, « désavantagé par sa biologie », qui ne peut évoluer qu’à toute petite vitesse, par rapport à des robots dont les progrès suivent ceux, exponentiels, de l’informatique.

Bientôt, la plupart des êtres humains seront devenus inutiles. Ils seront même gênants. Ils gêneront les robots, qui n’auront plus besoin d’eux pour continuer l’aventure commencée par l’humanité sur la Terre !

Revenons sur Terre
Mais en ce qui me concerne, je ne crois pas une seconde à ces anticipations pessimistes. Elles sont, pour moi, tout juste bonnes à stimuler les adolescents en manque de sensations fortes.

D’abord, sur le sujet de la guerre : on aime se faire peur avec les menaces d’apocalypse.

Mais l’art militaire depuis des millénaires met les populations civiles à la merci des armées agressives ! Les nouveaux moyens techniques n’y changent rien.

Savez-vous que Jules César, lorsqu’il conquit la Gaule il y a vingt siècles, commandait à ses légions de tuer absolument tout le monde, femmes, enfants et vieillards compris. Il explique cela fièrement dans la Guerre des Gaules : il rayait des peuples entiers de la carte. Ce n’est que par volonté, par stratégie politique, notamment pour disposer de bras pour exploiter le territoire concerné, qu’il faisait alliance avec certains peuples à qui il laissait la vie sauve.

Les Ottomans ont fait la même chose dans leur empire jusqu’au début du XXe siècle.

Dès que des troubles éclataient quelque part, le sultan envoyait ses troupes d’élite, les janissaires, et ceux-ci massacraient non seulement les révoltés, mais également toutes les personnes des environs. C’était le nettoyage par le vide. Il repeuplait ensuite la région avec des populations venues d’ailleurs.

À plus forte raison, les grandes puissances disposent, depuis le XIXe siècle, de tous les moyens techniques pour exterminer, jusqu’au dernier, les peuples. Si l’armée américaine décidait d’envahir n’importe quel pays et de tuer absolument tous ses habitants jusqu’au dernier, cela pourrait être fait en quelques jours ou semaines, sans utiliser ni armes nucléaires, ni armes chimiques ou bactériologiques, ni… robots.

Les robots ne changent rien.

Quant aux emplois, c’est aussi une illusion que de croire que les robots vont nous rendre inutiles.

C’est le contraire : plus nous pouvons faire faire de tâches par des robots qui nous aident, plus nous devenons efficaces. Si nous n’avons plus besoin de conduire dans les embouteillages grâce à un pilote automatique, faire le service à table ou la vaisselle parce qu’un robot le fait à notre place, cela nous permettra de nous concentrer directement sur les tâches les plus importantes et les plus valorisées, qui sont en général celles où nous nous occupons directement des autres, pour le travail ou pour le plaisir.

On nous dit que les êtres humains seront bientôt inutiles. Mais on manque de bras partout !

On manque de bras dans les hôpitaux, c’est évident. On manque de bras dans l’agriculture bio. On manque de bras dans les parcs et jardins, de plus en plus mal entretenus depuis que les herbicides et pesticides sont interdits. On manque de bras pour s’occuper des petits enfants. On manque de bras pour s’occuper des jeunes. On manque de bras pour s’occuper des personnes âgées, surtout celles qui ont l’Alzheimer et dont on nous annonce qu’elles seront bientôt des millions !

On manque de bras dans le bâtiment. On manque de bras dans l’hôtellerie. On manque de bras dans l’artisanat. On manque de bras pour effacer les graffitis sur nos murs, nettoyer nos villes de plus en plus sales.

Demandez à n’importe quel chef d’entreprise, il vous expliquera que son premier problème, c’est la difficulté qu’il a à recruter du personnel compétent.

Le vrai problème des robots
Car le vrai problème avec les robots, c’est de nous rendre la vie trop facile et donc de nous rendre… paresseux, manquant de volonté, de la capacité de nous lever le matin, de faire sérieusement notre travail et, même, j’ose le dire, d’accomplir nos devoirs fondamentaux.

C’est là le danger le plus grand du progrès technique, de la modernité.

Voltaire le disait il y a deux siècles : « Le travail éloigne de nous trois grands maux : l’ennui, le vice et le besoin. »

On remarquera que le « besoin » ne vient qu’en troisième position.

C’est choquant, car, pour la plupart d’entre nous, nous travaillons pour vivre. C’est une nécessité pour joindre les deux bouts. Mais en même temps, c’est une constatation que nous pouvons faire constamment dans notre vie et autour de nous, que notre plus gros problème, surtout aujourd’hui en 2017, n’est pas la faim, la soif, ni le froid.

Notre problème, c’est de faire face aux difficultés émotionnelles, relationnelles, affectives de notre vie.

Les adolescents ou les jeunes « qui vont mal » dans notre société ne manquent pas de nourriture. Ils manquent d’attention, d’affection, d’adultes responsables capables de leur inculquer une bonne éducation et des règles de vie.

Nos besoins physiques fondamentaux sont satisfaits, souvent trop satisfaits même. Les robots vont nous aider à les satisfaire encore plus. Mais c’est notre relation aux autres, avec notre environnement, ou même avec nous-mêmes, qui ne va pas toujours.

Ce ne sont pas les robots qui vont résoudre cela. Ce n’est pas l’intelligence artificielle non plus, car ces questions n’ont rien à voir avec le QI (quotient intellectuel).

En fait, c’est tout simple : l’humanité va continuer à être confrontée aux mêmes problèmes que ceux qu’elle affronte depuis la nuit des temps. La question de l’amour, de la mort, de la foi et du doute, de l’espoir et du désespoir.

Je suis désolé pour nos sympathiques ingénieurs et entrepreneurs millionnaires de la Silicon Valley qui croyaient que tout ça était terminé.

Mais je peux le leur garantir : non, il n’y a rien de changé ! Mais je les encourage vivement à continuer à faire ces extraordinaires robots, c’est vraiment spectaculaire à regarder et cela va certainement beaucoup nous aider dans les années qui viennent ! Chouette, bientôt plus de vaisselle (quoique, chaque fois que je finis par m’y mettre, je sois ravi d’avoir les mains dans l’eau chaude et de pouvoir en profiter pour rire avec mes enfants).

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis

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