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 Mieux choisir ce qu'on mange et qu'on consomme, et réflexions diverses

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MessageSujet: Re: Mieux choisir ce qu'on mange et qu'on consomme, et réflexions diverses   Jeu 26 Avr 2018 - 12:03



source https://www.sante-corps-esprit.com/choix-medecin/#respond
5 secrets pour bien choisir son médecin
12 octobre 2016


Mon ami le Dr Franck S. m’a raconté une anecdote étonnante. Voici, mot pour mot, ce que l’un de ses confrères médecin lui a confié récemment :

« Il n’y a rien de pire qu’un patient qui éclate en sanglot dans mon cabinet. Cela désorganise toute ma journée de consultations. Je ne peux pas obliger le patient à sortir et se calmer dans la salle d’attente… du coup, je suis obligé d’attendre que ça passe, d’écouter son déballage. C’est tout mon planning qui en prend un coup !

Résultat, pour éviter de perdre trop de temps, je m’empresse de lui prescrire des antidépresseurs ».

Et Franck de me dire, avec son regard bienveillant de médecin de famille :
« Dans mon cabinet, il y a toujours un paquet de mouchoirs disponible pour mes patients. Pour moi, un patient qui pleure, c’est un moment clé : celui où il va pouvoir s’ouvrir et me confier ce qui, profondément, ne va pas dans sa vie. Et c’est comme cela que je pourrai vraiment l’aider. »

Évidemment, tout le monde préférerait être suivi par un médecin comme Franck plutôt que par son confrère…

Mais peut-être vous imaginez-vous que la bienveillance du médecin est un simple « plus », qui permet juste de passer un moment plus agréable en consultation.

Le plus important, c’est sa compétence technique, n’est-ce pas ?

Eh bien non, pas du tout.

En réalité, l’attitude de votre thérapeute fait partie intégrante de sa capacité à vous soigner et à vous guérir.

C’est même une erreur monumentale de choisir un médecin « hautain et distant », simplement parce qu’il a les meilleurs diplômes et références universitaires.

Y compris si vous avez une maladie grave, comme le cancer :

Être écouté : la nouvelle arme anti-cancer
C’est ce qu’a révélée une étude révolutionnaire, réalisée à l’hôpital du Massachusetts, aux Etats-Unis. [1]

150 patients en phase terminale d’un cancer du poumon, à qui il ne restait plus qu’un an à vivre, ont accepté de participer à l’expérience.

Tous ont reçu les traitements médicaux conventionnels. Mais seule la moitié du groupe a bénéficié également d’une séance mensuelle de « soins palliatifs ».

Au cours de cette séance, les patients étaient écoutés, et invités à parler de sujets que les médecins abordent rarement : préfèrent-ils soulager leur douleur en priorité, ou prolonger leur vie au maximum ? Souhaitent-ils vraiment savoir le nombre de mois qui leur reste à vivre ?

L’un des participants, par exemple, dénommé Peter, avait appris de la bouche de son cancérologue que son cas était « désespéré ». Et qu’il ne pourrait pas, sauf miracle, assister au mariage de son fils, six mois plus tard. [2]

Eh bien grâce à sa séance de « soins palliatifs », Peter a pu parler de choses vitales pour lui : comment souhaitait-il vivre ses derniers mois ? Et comment allait-il annoncer la nouvelle à son fils, et à ses autres enfants qui vivaient aux quatre coins des États-Unis ?

Peut-être vous dites-vous que tout cela est « très bien », mais que ce n’est pas le « job » du médecin. Qu’il doit plutôt se concentrer sur « ce qui compte vraiment » pour guérir, c’est à dire les scanners, les protocoles et les médicaments.

Sauf que… ces quelques séances d’humanité ont eu de réels effets thérapeutiques.

Non seulement les patients qui en ont bénéficiées ont déclaré avoir eu une meilleure qualité de vie… Non seulement ils se sont sentis moins déprimés… Mais ils ont même vécu plus longtemps que les autres !

Ils ont survécu 11,6 mois en moyenne, contre 8,9 mois chez ceux qui ont uniquement reçu les traitements « standard »… simplement parce qu’on leur avait demandé ce qu’ils voulaient vraiment, une fois par mois, avec bienveillance et humanité.

En fait, les chercheurs sont en train de redécouvrir une vérité ancestrale : l’empathie et l’écoute sont les plus puissants des médicaments !

Ce devrait donc être le premier critère pour le choix de votre médecin.

L’empathie, première compétence du médecin (secret n°1)
Si vous ne me croyez pas, regardez plutôt les résultats étonnants de cette nouvelle étude, réalisée avec des patients atteints du syndrome du côlon irritable[3], une pathologie moins tragique que le cancer, mais qui peut vraiment vous gâcher la vie.

Les scientifiques ont proposé à des volontaires de traiter leur côlon irritable par des séances d’acupuncture pendant plusieurs semaines. Ce que ces patients ne savaient pas, c’est que les soins qu’ils recevaient étaient volontairement dénués d’efficacité : les thérapeutes faisaient exprès de planter leurs aiguilles de façon à ne pas déclencher d’effet physiologique.

La moitié des patients ont bénéficié de cette « fausse thérapie » par un acuponcteur « silencieux ». L’autre moitié était prise en charge par un thérapeute rempli d’empathie, à l’écoute des patients et leur prodiguant des paroles de réconfort.

Et cette simple différence d’attitude a produit des résultats spectaculaires : les patients du groupe suivi par le thérapeute bienveillant ont été 50 % plus nombreux à déclarer avoir été « adéquatement soulagés » de leurs symptômes douloureux !

Ce n’est pas simplement un effet « psychologique ». Ce n’est pas « dans leur tête ». En réalité, l’empathie du thérapeute a d’authentiques effets physiologiques.

Lorsque nous avons le sentiment d’être pris en charge avec humanité, que nous nous sentons en sécurité et en confiance avec notre thérapeute, cela active des hormones qui atténuent biologiquementnos symptômes et nous aident à guérir.

Un résultat similaire a été trouvé chez des patients atteints de « reflux gastro-œsophagien » (brûlures d’estomac) [4] :

Deux groupes de patients ont reçu un faux médicament (placebo). Mais l’un des deux groupes a eu droit à une longue séance avec un médecin, qui a pris le temps d’aborder des sujets plus personnels, tandis que l’autre groupe a eu une consultation « standard ».

Et bien les patients du premier groupe ont vu leurs symptômes s’améliorer nettement plus que ceux du second.  Une preuve supplémentaire de la puissance thérapeutique de l’empathie !

Voilà une bonne raison de fuir les médecins « maltraitants », même s’ils sont « techniquement » très compétents.

Mais ce n’est pas le seul critère à prendre en compte. Évitez également de tomber sur un médecin qui ne croit pas à ses propres traitements !

S’il n’y croit pas, méfiez-vous ! (secret n°2)
Voyez plutôt cette histoire étonnante, que le Dr Patrick Lemoine a raconté il y a quelques mois aux lecteurs de la Revue Santé Corps Esprit :

« L’histoire se passe dans les années 1960. Le Dr Stuart Wolf est un grand médecin interniste américain, très connu pour sa compétence et son honnêteté scientifique. Le bon docteur se désespérait car l’un de ses patients enchaînait les crises d’asthme depuis 18 ans et qu’il ne pouvait rien faire pour l’aider.

Un beau jour, en lisant une revue scientifique, le Dr Wolf est tombé sur un article qui chantait les louanges d’une nouvelle molécule capable de soulager les asthmatiques grâce à des mécanismes totalement différents et novateurs pour l’époque.

Aussitôt, le Dr Wolf écrit au laboratoire pour lui demander des échantillons à titre compassionnel, vu la gravité de la maladie de son patient. Il reçoit par retour quelques boîtes du fameux médicament et les remet « normalement » à celui-ci. La guérison intervient immédiatement et dure pendant tout le temps du traitement.

Se demandant si la mariée n’était pas trop belle, il écrit à nouveau au laboratoire pour demander cette fois des comprimés de placebo et en précisant qu’ils devaient avoir une présentation identique. Il voulait vérifier que cette guérison miraculeuse n’était pas due à un simple effet placebo. Il les remet à son patient qui rechute très rapidement. Il redonne à nouveau le médicament efficace et le patient est à nouveau soulagé. Convaincu pour de bon, il écrit une nouvelle fois au laboratoire pour l’informer qu’il pense « raisonnablement » que ce traitement est efficace chez son patient.

C’est alors qu’il reçoit par retour un courrier : « Cher Dr Stuart Wolf, depuis le début, vous n’avez à votre disposition que des comprimés de placebo car nous avons reçu tellement de demandes de ce genre que nous n’avons pas pu suivre ! ». »

La morale de cette histoire est simple : vous avez peu de chances de guérir si votre médecin ne « croit » pas réellement à l’efficacité de son traitement !

Dans une étude classique datant de 1985, les chercheurs ont ainsi observé que la douleur des patients était nettement moins forte lorsque le médecin pensait donner un vrai médicament antidouleur que lorsqu’il pensait donner un faux médicament (placebo)… alors qu’il donnait en réalité la même molécule dans les deux cas, sans le savoir ! [5]

Attention toutefois aux médecins qui sont persuadés de l’efficacité… de médicaments toxiques :

Votre médecin est-il un gros prescripteur ? (secret n°3)
La plupart des médicaments pris sur une longue durée ont des effets catastrophiques. C’est le cas notamment des anti-inflammatoires, des antidouleurs, des anti-cholestérol, des antiacides, des antidépresseurs, mais aussi des somnifères et anxiolytiques, des médicaments contre l’asthme et les allergies (lorsqu’ils sont anticholinergiques), et bien d’autres encore. [6]

Même les antibiotiques, qui sauvent chaque année des milliers de vies humaines, ravagent votre flore intestinale et ne doivent surtout pas être pris à la légère.

À chaque fois que cela est possible, il faut donc choisir un remède naturel plutôt qu’un médicament. Et si vous me lisez régulièrement, vous savez que c’est possible dans 99 % des cas !

Malheureusement, sous la pression des labos pharmaceutiques, beaucoup de médecins sont devenus des machines à distribuer des médicaments.

C’est d’autant plus irresponsable que personne au monde ne connaît la totalité des interactions possibles entre les médicaments. Du coup, sauf question de vie ou de mort, un médecin sérieux ne doit jamais donner plus de 3 médicaments à la fois.

Hélas, quand vous regardez les piluliers géants distribués dans les maisons de retraite, vous vous rendez bien compte que cette règle simple et de bon sens n’est pas respectée.

On n’en serait pas là si on s’intéressait au patient dans sa globalité.

Et si on s’intéressait à vous, et à votre « terrain » ? (secret n°4)
Imaginez : vous arrivez en consultation avec un petit virus, une grippe, un coup de fatigue. Ou même de l’hypertension ou du diabète.

Dans 95 % des cas, votre médecin ne va s’intéresser qu’à votre symptôme et chercher à le soulager par des médicaments. Pourtant, ce qui compte vraiment pour votre santé, ce n’est pas votre symptôme, c’est la cause de ce symptôme.

Pourquoi votre système immunitaire n’a-t-il pas su repousser le virus ? Qu’est-ce qui, dans votre mode de vie (alimentation, stress, etc.) fait monter votre tension artérielle ? Pourquoi avez-vous psychologiquement besoin de ces aliments « réconforts », qui ont causé votre diabète ?

Les médecins devraient prendre exemple sur les naturopathes, qui s’intéressent profondément à tous ces aspects. Ils appellent cela « l’anamnèse » : c’est le moment où ils vous interrogent sur tous les aspects de votre vie familiale, sociale, professionnelle et environnementale.

Là encore, ce n’est pas un « petit plus », un « supplément d’âme » : c’est le meilleur moyen d’améliorer votre santé en profondeur et d’éviter que vous ne tombiez malade à l’avenir.

Mais n’en voulez pas trop à votre médecin : il n’a pas appris à le faire !

Ne jetez pas la pierre à votre médecin
Toute la formation des médecins est aujourd’hui fondée sur un dogme : le corps serait une simple « machine » qu’il faut « réparer » quand elle est « cassée ».

Ne vous étonnez donc pas que les médecins négligent vos pensées, croyances ou émotions. Est-ce que vous, vous vous mettez à écouter votre ordinateur quand il dysfonctionne (moi il m’arrive de lui crier dessus, mais ça s’arrête là) ?

Pour beaucoup de médecins, vous êtes comme cet ordinateur. Leur travail se résume donc à rechercher l’origine du problème (par des tests, scans, etc.) puis à réparer la partie défectueuse (par des médicaments, des opérations chirurgicales, etc.).

Le problème est qu’une personne humaine ne se réduit pas à une juxtaposition d’organes à traiter. Une personne est un « corps » ET un « esprit » dont l’interaction harmonieuse est cruciale dans le processus de guérison.

Mais s’intéresser au patient dans sa globalité prend du temps. Et malheureusement, dans le système français, tout est fait pour empêcher le médecin de prendre ce temps pourtant si nécessaire.

C’est mathématique : avec des consultations à 23 euros, votre médecin ne peut pas prendre une heure entière avec chacun de ses patients, sans quoi il gagnerait moins bien sa vie qu’une femme de ménage, à temps de travail égal (en comptant toutes les charges de son cabinet).

Vous imaginez bien que même le médecin le plus altruiste au monde ne pourrait pas accepter cela, après 10 ans d’études de très haut niveau.

Si les naturopathes prennent le temps nécessaire, c’est aussi parce qu’ils en ont la possibilité matérielle, grâce à un prix moyen de consultation qui se situe autour de 60 euros.

Ne demandez donc pas l’impossible à votre médecin !

Choisissez votre médecin comme votre conjoint (secret n°5)
Et ne perdez pas trop de temps à chercher le médecin parfait, l’homme ou la femme ultra-bienveillant(e), parfaitement formé(e) aux traitements naturels, et qui vous recevrait pendant des heures…

Car le médecin parfait, c’est comme la femme parfaite (ou le mari parfait), cela n’existe pas. Comme dans un couple, cherchez celui qui est bien pour vous, qui correspond autant que possible à ce que vous attendez.

Mon conseil est de privilégier le lien de confiance. Si vous vous sentez bien dans le cabinet de votre médecin, si vous vous sentez libre de communiquer avec lui, s’il vous écoute d’une oreille attentive et bienveillante, c’est déjà beaucoup.

Le reste est de votre responsabilité : il vous faut prendre votre santé en main en vous informant par vous-même, auprès des meilleures sources. C’est le seul moyen d’enrichir le dialogue avec votre médecin et de ne plus jamais accepter d’être passif.

Bonne santé,

Xavier Bazin

Sources
[1] Early Palliative Care for Patients with Metastatic Non–Small-Cell Lung Cancer. Jennifer S. Temel et all. N Engl J Med 2010

[2] The Cure: A Journey into the Science of Mind Over Body, de Jo Marchant.

[3] Components of placebo effect: randomised controlled trial in patients with irritable bowel syndrome. Kaptchuk TJ et all. BMJ. 2008 May

[4]Patient-Provider Interactions Affect Symptoms in Gastroesophageal Reflux Disease: A Pilot Randomized, Double-Blind, Placebo-Controlled Trial. Michelle L. Dossett et all. Plos One September 2015

[5] Clinician’s expctations influence placebo analgesia. RichardH. Gracely, Ronald Dubner, WilliamR. Deeter, PatriciaJ. Wolskee. The Lancet January 1985

[6] Je vous renvoie à toutes mes lettres sur ces sujets, disponibles sur ce site www.sante-corps-esprit.com



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MessageSujet: Re: Mieux choisir ce qu'on mange et qu'on consomme, et réflexions diverses   Ven 4 Mai 2018 - 10:50



Revenir sur le sujet ne fera pas de mal
source https://www.sante-corps-esprit.com/qui-croire/#respond
Pourquoi les informations de santé sont biaisées
24 novembre 2016


« Mais si ce que vous dites est vrai, pourquoi je n’en entends pas plus parler dans les médias ? »

C’est une question de bon sens, que l’on nous pose régulièrement.

Il est vrai que nous avons une fâcheuse tendance à casser les « idées reçues » en matière de santé. Par exemple, des articles vous ont expliqué que :
Manger moins gras est le meilleur moyen de grossir;
Avoir du « mauvais » cholestérol peut être une excellente chose ;
Les médicaments anti-brûlures d’estomac peuvent causer Alzheimer ;
Le pain complet est souvent pire que le pain blanc;
Le diabète peut être vaincu par l’alimentation ;
Eviter de s’exposer au soleil est plus dangereux que de fumer ;
Etc.
Quand vous lisez ces articles un par un, tout va bien.

Mais quand vous les mettez bout à bout, un tableau étrange se dégage : on dirait que nous disons régulièrement le contraire de ce que disent les médecins classiques, l’inverse des préconisations du ministère de la Santé… sans parler de ce qu’on vous dit au journal de 20h !

Comment est-ce possible ?
Il y a bien sûr l’action pernicieuse des lobbys : les multinationales de l’industrie du médicament et de l’agroalimentaire dépensent des milliards d’euros en « communication » pour mettre en avant leurs médicaments et produits industriels.

Mais ce n’est pas la seule explication. Il y a aussi des raisons structurelles qui font que vous êtes mal informés – voire franchement désinformés.

Et c’est pourquoi je vous ai préparé cette lettre, qui est peut-être la plus importante de toutes.

Car c’est aussi une bonne occasion de découvrir ou redécouvrir ensemble les très nombreuses « contre-vérités » que vous lisez un peu partout, sur le soja, le pain, le poisson, le soleil, le sucre, les intolérances alimentaires ou le cholestérol.

Voici donc les principales raisons pour lesquelles vous ne pouvez pas croire « sur parole » nos autorités de santé [1]… ni les grands médias, qui ne font généralement que relayer leurs recommandations.

Première raison : l’alimentation est trop complexe pour se résumer à un slogan
La nutrition est un domaine subtil, qui se prête mal aux slogans simplistes, taillés pour une page de pub.

Prenez l’exemple du yaourt. Tous les nutritionnistes sérieux vous diront que :
-Le yaourt nature est meilleur pour la santé que le yaourt avec sucre ajouté (l’excès de sucre est le facteur majeur de l’épidémie actuelle de surpoids, d’obésité et de diabète) ;
-Le yaourt nature au soja doit être préféré au yaourt nature au lait de vache (notamment parce que le lait de vache contient plusieurs substances peu recommandables, dont des « facteurs de croissance » qui pourraient alimenter les tumeurs cancéreuses) ;
-Le yaourt nature au soja bio est plus sain que le yaourt au soja conventionnel (il ne contient ni pesticide, ni additif indésirable, comme le phosphate de calcium, soupçonné de malmener le cœur et les reins) ;
-Le yaourt nature au soja bio enrichi en « probiotiques » (Lactobacillus acidophilus et Bifidus) est encore supérieur car les probiotiques améliorent l’équilibre de votre flore intestinale, avec une cascade d’effets positifs sur votre santé.

Maintenant, mettez-vous à la place du directeur d’une autorité de santé interviewé sur TF1. Vous savez que votre public ne retiendra qu’un message.

Il est évidemment impossible d’entrer dans des détails aussi complexes !

D’autant que, pour bien faire, il faudrait aussi préciser qu’il ne faut pas non plus abuser du soja ou du lait de soja, même bio (ce n’est pas un aliment « parfait », j’y reviendrai dans une prochaine lettre).

Et c’est ainsi que vous vous retrouvez avec des slogans vagues et imprécis, comme « manger 5 fruits et légumes par jour » – alors qu’il faudrait en avaler plutôt 8 à 10 portions, avec nettement plus de légumes que de fruits.

Deuxième raison : les autorités ne s’adressent généralement pas à vous
Ces slogans sont d’autant moins utiles qu’ils ne s’adressent pas à vous, mais d’abord à ceux qui sont tombés dans le piège de la « malbouffe » au quotidien.

La priorité des autorités de santé, ce sont les gens qui ont la pire alimentation. C’est tout à fait compréhensible, d’ailleurs, car ce sont eux qui sont le plus en danger.

Mais si l’on reprend l’exemple du yaourt, vous voyez bien que, pour Monsieur Dupont, qui se nourrit toute la journée de chips, de charcuteries et de biscuits, manger régulièrement des yaourts au lait de vache serait déjà un réel progrès !

Et il ne sert strictement à rien de lui demander d’acheter du yaourt au soja nature et bio (sans parler de son coût !) – il a trop d’efforts à réaliser avant d’en arriver là !

Pareil pour le pain, dont je vous ai déjà parlé.

Les autorités chantent les louanges du « pain complet », parce qu’il a l’avantage de contenir plus de fibres, de vitamines et de minéraux que le pain blanc (la baguette).

Mais si votre alimentation est déjà riche en fruits et légumes (donc en fibres et vitamines), vous pourriez avoir intérêt à préférer le pain blanc, qui contient moins de pesticides, moins d’anti-nutriments et moins d’acrylamide (une substance cancérigène).

C’est subtil, mais c’est comme ça, la nutrition est complexe !

Et comme nos autorités savent pertinemment que la majorité des Français ne sont pas prêts à renoncer à leur pain quotidien, elles ne vous diront pas non plus que, dans l’idéal, il vaudrait mieux se passer purement et simplement de pain classique, trop riche en sucre, sel et gluten.

Même chose avec le poisson, sujet qui vous a fait beaucoup réagir.

Les poissons gras comme le saumon sont recommandés par nos autorités (et donc par les médias) parce qu’ils contiennent beaucoup d’omega-3, des acides gras indispensables pour la santé de votre cœur et de votre cerveau.

Problème : ces poissons contiennent aussi des métaux lourds (mercure) et de nombreux polluants (PCB, dioxines) …

Mais comme les effets bénéfiques des oméga-3 l’emportent sur les effets délétères de ces toxines, nos autorités continuent à vanter les mérites du poisson.

Elles ne veulent surtout pas décourager les gens d’en manger, car il y a un risque réel que certains le « remplacent » par des aliments encore plus toxiques (charcuterie, etc.).

Pour nos autorités, il serait trop compliqué de vous expliquer qu’il y a du « bon » et du « mauvais » dans le poisson, et qu’on peut tirer le « bon » d’autres sources (des œufs enrichis en omega-3, par exemple) ou se protéger du « mauvais » en choisissant bien son poisson (les anchois, qui accumulent le moins de toxines).

En fait, le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elles ne font pas confiance à votre intelligence.

Troisième raison : les médias et autorités pensent que vous êtes bête
C’est la seule explication possible à l’invraisemblable discours officiel sur le « soleil », dont il faudrait à tout prix se protéger, partout et à toute heure.

Certes, les coups de soleil sont dangereux pour la santé, surtout pendant l’enfance : ils augmentent nettement votre risque d’attraper un cancer de la peau (mélanome).

Mais les autorités « oublient » de vous dire qu’une exposition régulière et raisonnable au soleil est aussi un des meilleurs médicaments qui existe : anti-cancer, anti-dépression, anti-infarctus, grâce notamment à la précieuse vitamine D, synthétisée au soleil.

Or pour faire le plein des bienfaits du soleil, il faut s’exposer une dizaine de minutes en maillot de bain sans crème solaire aux heures les plus chaudes, de 11h à 16h… soit exactement les horaires déconseillés par les autorités !

Pourquoi font-elles cela ? Parce qu’elles ne vous font pas confiance : elles pensent que vous serez incapables d’être suffisamment disciplinés pour vous mettre à l’ombre juste avant que votre peau ne commence à rougir !

Elles veulent en rester à un message simple : « protégez-vous, surtout entre 11h et 16h ». Leur priorité est de vous éviter de prendre un coup de soleil… et tant pis si vous passez à côté des effets thérapeutiques éblouissants du soleil !

Quatrième raison : les autorités de santé sont « lentes à la détente »
Si vous vous demandez pourquoi les autorités ont toujours 10 ans de retard sur les chercheurs les plus en pointe, pensez aux paquebots.

Les bateaux gigantesques comme le Titanic mettent énormément de temps à tourner de 45°… alors imaginez un peu à quel point il peut être difficile de faire demi-tour (180°) !

Les raisons sont en partie légitimes : comme les recommandations officielles engagent des millions de personnes et d’institutions (médecins, hôpitaux, cantines scolaires, etc.), elles préfèrent attendre d’être certaines à 200 % avant de les modifier.

Un bon exemple est celui des intolérances alimentaires, et des tests qui permettent de les repérer. Personnellement, j’estime qu’il existe suffisamment d’éléments probants pour vous recommander de faire ces tests si vous avez des problèmes digestifs ou chroniques inexpliqués.

Mais je peux comprendre que nos autorités préfèrent attendre d’avoir des études scientifiques portant sur des milliers de personnes. Surtout qu’il y a des problèmes d’argent en jeu : si les autorités de santé « validaient » les tests sanguins d’intolérance alimentaire, elles seraient obligées de les rembourser, au moins en partie !

Dans d’autre cas, toutefois, il n’y aucune « bonne » raison au retard à l’allumage de nos autorités.

Le meilleur exemple est celui de l’index glycémique.

On entend aujourd’hui encore certains nutritionnistes « officiels » parler de sucres « simples » donc « rapides » (comme le sucre de table) et de sucres « complexes », donc « lents » (les féculents comme le pain, les pâtes ou les pommes de terre).

Or cela fait plus de dix ans que cette classification simpliste a été abandonnée au profit de l’index glycémique.

Et cet instrument de mesure a montré que certains sucres « complexes » sont aussi « rapides » (et donc au moins aussi dangereux) que des sucres « simples ». C’est le cas du pain ou de la pomme de terre, dont l’indice glycémique est plus élevé que le sucre de table !

Mais personne n’aime reconnaître qu’il s’est trompé.

Cinquième raison : les autorités de santé détestent reconnaître leur erreur
Et dans le cas des autorités de santé, c’est même caricatural.

Ce qu’elles craignent par-dessus tout, c’est qu’on leur dise : « Si vous avez eu tort sur ce point, pourquoi est-ce qu’on vous croirait sur le reste ? »

Voilà pourquoi vous n’entendrez jamais les autorités de santé confesser qu’elles ont eu radicalement tort… Au contraire, elles feront tout pour modifier leurs conseils discrètement, petit à petit, en espérant que leur bévue ne sera pas repérée.

Il n’y a que lorsque le scandale est évident et médiatiquement « chaud » (comme dans le cas du Médiator) que les autorités sont obligées d’admettre qu’elles se sont trompées.

À l’inverse, lorsque les preuves de leur erreur sont plus subtiles, comme dans le cas de l’amiante, il leur faut des décennies pour changer d’avis.

Voilà pourquoi, par exemple, nos autorités continuent de vous déconseiller d’avaler plus de 4 œufs par semaine… alors que cela fait des années que l’on sait que le cholestérol qu’ils contiennent est inoffensif.

Voilà pourquoi, également, nos autorités ne vous disent jamais clairement que certaines huiles de cuisine (comme l’huile de tournesol) sont de véritables poisons… car elles en ont fait la publicité pendant des dizaines d’années !

Vous comprenez pourquoi il ne faut pas prendre les recommandations de nos autorités comme parole d’évangile !

Informez-vous, prenez-en main votre santé !
La morale de tout ceci est évident : quand votre santé est en jeu, il est très important de vous informer par vous-même, auprès de sources indépendantes d’information.

Ne croyez jamais personne sur parole (pas plus nous que d’autres), demandez des arguments, des bonnes raisons de croire ce qu’on vous dit.

Avant de changer d’alimentation, par exemple, consultez plusieurs sources de confiance, et vérifiez qu’elles vont bien dans le même sens.

Ne craignez jamais de vous renseigner par vous-même… c’est la condition de la liberté !

Bonne santé,

Xavier Bazin

Sources
[1] En France, les principales autorités de santé sont le ministère de la Santé, la Haute autorité de santé, l’Agence nationale de sécurité du médicament…



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MessageSujet: Re: Mieux choisir ce qu'on mange et qu'on consomme, et réflexions diverses   Ven 4 Mai 2018 - 11:01



source https://www.sante-corps-esprit.com/medecin/#respond
Faut-il croire votre médecin aveuglément ?
27 novembre 2016


Vous avez été nombreux à réagir à notre dernière lettre (Pourquoi les informations de santé sont biaisées).
https://www.sante-corps-esprit.com/qui-croire/

Globalement, vous êtes d’accord : on ne peut pas croire sur parole les médias et autorités de santé.

Mais vous êtes plusieurs à poser la question : pourquoi notre médecin ne fait-il pas « contrepoids » à toute cette désinformation ?

Il y a de nombreuses raisons à cela, qu’il est important de bien comprendre.

D’abord, votre médecin est souvent le premier « désinformé » : il n’a pas le temps de vérifier par lui-même ce que disent les autorités de santé, et il se contente donc la plupart du temps de suivre docilement leurs recommandations.

Dans la plupart des cas, sa seule autre source d’information principale vient… des « visiteurs médicaux », ces représentants de l’industrie pharmaceutique qui viennent vanter auprès des médecins leurs dernières molécules chimiques.

Au total, avec ses 10 heures de consultation par jour, les tracas administratifs et les coups de téléphone, il est humainement impossible à votre médecin de lire les milliers d’études scientifiques qui sortent chaque mois.

Et le pire, c’est que même lorsque votre médecin est parfaitement bien informé, il lui est parfois difficile de tenir un discours de vérité absolue.

Votre médecin ne veut pas d’ennui avec les autorités
Chaque fois qu’il s’écarte de la vérité « officielle », édictée par les autorités, votre médecin prend un risque sérieux.

On l’a vu de façon spectaculaire avec le Professeur Joyeux, condamné par l’Ordre des Médecins pour avoir critiqué l’excès de vaccination (et non la vaccination elle-même).

Notez bien le « deux poids, deux mesures » :

Aucun médecin ne sera jamais poursuivi pour avoir recommandé à un patient de se vacciner contre l’hépatite B, même si cela lui déclenche une sclérose en plaque.

En revanche, si votre médecin a le malheur de refuser de vous vacciner, par exemple parce qu’il estime que votre système immunitaire est trop fragile, il s’expose aux pires des poursuites !

C’est le même problème avec les médicaments contre le cholestérol (les statines).

Même si votre médecin est convaincu que ces médicaments sont inutiles et dangereux… il réfléchira à deux fois avant de vous les faire arrêter, si votre cholestérol est élevé.

Car imaginez que vous soyez foudroyé par un infarctus, quelques semaines après avoir arrêté vos statines. Votre médecin pourrait être poursuivi pour ne pas avoir donné ces médicaments, recommandés par les autorités de santé !

À l’inverse, votre médecin ne risque absolument rien si vous attrapez le diabète ou Alzheimer à cause de ces médicaments, puisque leur prescription est recommandée par les autorités !

Le risque de poursuite est une forme de censure. Mais les médecins pratiquent également l’autocensure :

Votre médecin ne peut pas toujours tout vous dire
Imaginez un patient en surpoids, pré-diabétique et dont la tension est mesurée à 18/10.

Un médecin bien formé aux méthodes naturelles sait qu’il y a trois possibilités :
L’idéal : si le patient change radicalement son mode de vie (alimentation, activité physique), sa tension baissera et sa santé s’améliorera sur tous les plans ;
Le regrettable : le patient ne change rien à ses habitudes mais accepte de prendre ses médicaments contre la tension, ce qui a le mérite de limiter les dégâts ;
Le catastrophique : le patient ne change rien ET refuse de prendre ses médicaments qui abaissent la tension, car il ne se « sent » pas malade.
Dans un cas comme celui-là, le médecin est confronté à un terrible dilemme.

S’il dit la vérité sur les effets indésirables graves des médicaments antihypertenseurs… cela peut susciter chez son patient deux réactions très différents :
Soit cela l’encourage à changer son mode de vie, pour éviter d’être obligé de prendre ces médicaments risqués – c’est le scénario idéal ;
Soit cela peut le convaincre de refuser de prendre ces médicaments, sans pour autant changer quoi que ce soit à ses habitudes – c’est le scénario catastrophique.
Résultat, pour votre bien, votre médecin pourrait être tenté de vous cacher, ou minimiser la longue liste des effets catastrophiques des médicaments qu’il vous prescrit !

Votre médecin veut garder la conscience tranquille
Il existe un dernier « biais » inévitable quand vous êtes médecin.

Il est psychologiquement difficile d’admettre que l’on a donné pendant des années des substances dangereuses à ses patients, alors qu’on souhaitait uniquement les aider à aller mieux !

C’est pourquoi les médecins ont souvent du mal à reconnaître que les médicaments qu’ils ont prescrits pendant des années puissent être « dangereux », même lorsque de nouvelles études scientifiques le démontrent.

Et cela peut arriver même aux médecins les plus « compétents » et formés aux méthodes naturelles ! Par exemple, plusieurs médecins pour lesquels j’ai une immense estime sont moins sévères que moi sur la dangerosité des médicaments antiacides IPP, contre les brûlures d’estomac.

À mon avis, cela s’explique par une raison simple : ce sont des études très récentes (datant de 2014 et 2015) qui ont démontré que ces médicaments provoquaient Alzheimer, maladies rénales graves et infarctus. Jusqu’alors, ces médicaments étaient considérés comme « bien tolérés ».

Un autre exemple, encore plus criant, est celui des amalgames dentaires au mercure.

Pourquoi les dentistes ont-ils toujours farouchement nié leur dangerosité ? Pourquoi ne sont-ils toujours pas interdits en France, alors qu’ils ont été abandonnés depuis longtemps chez plusieurs de nos voisins européens ?

Parce qu’il est insupportable psychologiquement à nos dentistes d’admettre qu’ils ont implanté des poisons dans la bouche de leurs patients pendant des décennies !

C’est tout simplement humain !

Voilà pourquoi je ne peux que renouveler le conseil de notre dernière lettre :

INFORMEZ-VOUS, PAR VOUS-MÊME !

C’est la condition pour être libre, maître de sa santé… et créer un dialogue riche et constructif avec votre médecin !

Bonne santé,

Xavier

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MessageSujet: Re: Mieux choisir ce qu'on mange et qu'on consomme, et réflexions diverses   Sam 5 Mai 2018 - 11:10



source https://www.sante-corps-esprit.com/aliments-sains/#respond
Méfiez-vous de ces 5 aliments « bons pour la santé »
8 décembre 2016


Antoine C., un ami de longue date, m’invite à dîner. J’arrive chez lui et, à peine assis, il m’offre des galettes de riz soufflé bio en me disant : « je les ai achetées en pensant à toi ! ».

J’ai failli en tomber de ma chaise.

Il avait beau lire mes lettres et s’intéresser à la nutrition, il croyait dur comme fer que c’était un produit « sain »…

…alors que c’est un très mauvais aliment pour la santé ! (Son indice glycémique atteint un niveau record de 85, ce qui veut dire qu’il fait grimper en flèche votre sucre sanguin.)

C’est ce qui m’a décidé à vous faire la liste des aliments soi-disant « sains » dont il faut absolument se méfier.

C’est très sérieux. Comme le montre l’histoire de Richard Gelfond, c’est même parfois une question de vie ou de mort.

À l’hôpital parce qu’il voulait manger sainement !
Richard Gelfond est l’actuel PDG de la société IMAX (les écrans géants de cinéma).

Sportif, il a toujours connu une santé de fer. Mais au début des années 2010, il est frappé par d’étranges symptômes.

Son sens de l’équilibre commence à faire des siennes. Et son état s’aggrave progressivement… jusqu’à ce qu’il ne puisse plus traverser la rue sans aide extérieure !

Son médecin lui fait faire tous les tests habituels… mais ne trouve rien d’anormal. Il en consulte alors un deuxième, qui s’avoue tout aussi impuissant. Puis un troisième, puis un quatrième… Les meilleurs médecins du pays ! Sans résultat.

Finalement, il finit par tenir une piste : une analyse poussée révèle un taux anormal de mercure dans son sang, 12 fois supérieur aux normes ! Or le mercure est un poison, classé par l’OMS comme l’une des 10 substances les plus toxiques au monde, notamment pour le cerveau.

Et d’où venait tout ce mercure ? La réponse risque de vous surprendre : il venait des sushis qu’il avalait tous les jours depuis des années !

Eh oui : soucieux d’éviter la malbouffe (hamburgers, pizzas, chips), Richard Gelfond croyait faire le plus grand bien à sa santé en avalant tous les jours ce plat japonais à base de poisson cru et de riz blanc.

Or contrairement à ce que l’on croit souvent, les sushis sont tout sauf « sains ». Au Japon, c’est d’ailleurs un plat de fête qui se consomme une fois par mois, et certainement pas tous les jours !

De fait, c’est un plat très salé, qui manque cruellement de légumes, et qui est trop riche en sucres rapides (ceux du riz blanc).

Mais, étonnamment, c’est surtout le poisson qui peut poser problème.

En théorie, le poisson est un aliment merveilleux, avec ses protéines maigres, ses minéraux et ses oméga-3. Sauf que… la réalité d’aujourd’hui est que nos océans et nos mers sont incroyablement pollués (je l’ai expliqué en détail dans ma lettre sur le poisson).

Du coup, selon l’endroit où ils sont pêchés, les poissons gras (comme le saumon) peuvent concentrer un nombre hallucinant de produits chimiques (PCB, pesticides, médicaments).

Pire : tous les poissons contiennent des quantités non négligeables de mercure. Les prédateurs, comme le thon et l’espadon, peuvent même en concentrer des doses effrayantes !

Et voilà comment Richard Gelfond s’est empoisonné à petit feu, alors qu’il croyait optimiser sa santé. Aujourd’hui, il va beaucoup mieux, mais il n’a toujours pas récupéré toutes ses facultés… et sans doute ne pourra-t-il jamais courir à nouveau.

Voilà une bonne raison de mieux s’informer sur ce que vous mangez !

En dehors des sushis, voici donc les 5 principaux aliments « sains » dont vous devez vous méfiez :

1. Les produits industriels « sans gluten »
C’est un piège dans lequel on tombe facilement : puisque le gluten est une protéine que l’on gagne à éviter, les produits sans gluten doivent être bons pour la santé, n’est-ce pas ?

Eh bien non, pas du tout : de la malbouffe sans gluten reste de la malbouffe !

Or 95 % des produits industriels sans gluten, même « bio », sont catastrophiques sur le plan nutritionnel.

Ils comportent généralement des doses faramineuses de farine de de riz, d’amidon de maïs, de fécules de pomme de terre ou encore de sirop de glucose… bref, que des ingrédients qui font exploser votre taux de sucre dans le sang, avec tous les risques associés : prise de poids, diabète, vieillissement accéléré, etc.

Et je ne vous parle pas des conservateurs, épaississants et autres produits chimiques dont sont remplis la plupart des produits industriels avec ou sans gluten.

Mon conseil : manger sans gluten est une excellente chose, surtout si l’on souffre de troubles intestinaux ou de maladies auto-immunes. Mais il faut privilégier les vrais aliments (légumes, fruits, viande, poisson, noix, etc.), non transformés par l’industrie agro-alimentaire.

Si vous achetez des produits industriels sans gluten, il est capital de bien lire la liste des ingrédients. Personnellement, les seuls produits de ce genre qu’il m’arrive d’acheter sont :
Des biscuits apéritifs bio composés d’amande, blanc d’œufs et légumes grillés : que des aliments très recommandables, et un niveau de sucre total acceptable (17 g pour 100 g) ;
Des pains au levain naturel de sarrasin (bio), composés principalement de farine de sarrasin.

2. Les huiles de tournesol, de maïs et de pépin de raisin (même bio !)
Dans les années 1970, les autorités de santé ont fait une erreur inexcusable. Elles ont demandé à tout le monde d’arrêter le beurre et de le remplacer par des huiles végétales comme l’huile de tournesol. C’est « meilleur pour votre cœur », vous disait-on à l’époque.

Du coup, trop de gens s’imaginent encore aujourd’hui qu’il s’agit de produits « sains » à privilégier. Or c’est le contraire qui est vrai : l’huile de tournesol est à éviter à tout prix.

La raison est simple : elle contient une proportion catastrophique d’acides gras omega-6, qui sont pro-inflammatoires et provoquent de l’obésité, du diabète et  des maladies du cœur [1] lorsqu’ils sont consommés en excès !

Un seul chiffre devrait vous en convaincre : on sait aujourd’hui que le ratio omega-6 / oméga-3 idéal pour la santé est de 3 pour 1. Or l’huile de tournesol a un ratio de 71 pour 1, l’huile de maïs de 57 pour 1… et l’huile de pépin de raisin, très à la mode, de 72 pour 1 !

Mon conseil : Fuyez ces huiles industrielles déséquilibrées en oméga-6, ainsi que les margarines qui en contiennent. Mais ne mettez pas toutes les huiles végétales dans le même sac !

Plusieurs d’entre elles font au contraire partie des aliments les plus bénéfiques au monde pour votre santé. C’est le cas de l’huile d’olive (bourrée de précieux anti-oxydants) et de l’huile de colza, riche en oméga-3 : régalez-vous-en de 3 cuillères à soupe par jour, sans la moindre culpabilité !

3. Les jus de fruit (même 100 % fruit)
Je préfère vous rassurer tout de suite : si vous aimez vous presser une orange chaque matin, ou si vous ajoutez un ou deux petits fruits dans vos jus de légumes, il est inutile de changer vos habitudes.

Mais vous devez tout de même savoir qu’un grand verre de jus d’orange le matin n’a rien de « bon pour la santé ».

Le pire, évidemment, ce sont les jus avec du sucre ajouté. Les chercheurs de l’Université Harvard ont établi que les boissons sucrées (sodas et jus de fruits sucrés) sont responsables de 133 000 décès par diabète, 44 000 décès par maladie cardio-vasculaire et 6 000 décès par cancer. [2]

Mais même les jus « 100 % fruit » ne sont pas l’idéal.

D’abord parce que les jus empêchent de vous rendre compte de la quantité de sucre que vous ingurgitez : saviez-vous qu’un seul verre de jus d’orange contient le sucre de deux oranges ?

Mais surtout parce que le sucre des jus est beaucoup plus « rapide » que celui des fruits entiers.

Lorsque vous mangez votre fruit entier, les fibres qu’il contient ont l’avantage de « ralentir » le passage du sucre dans le sang. À l’inverse, lorsque vous buvez le jus du fruit, sans les fibres, votre sucre sanguin augmente brutalement, ce qui fatigue votre pancréas et peut causer toutes sortes de dommages cellulaires à long terme.

Mon conseil : N’hésitez pas à manger des fruits entiers mais évitez les jus, qui ne sont trop souvent que du « sucre liquide ». Votre boisson privilégiée doit toujours être l’eau, toute simple ou en tisane.

Si vous aimez les jus, régalez-vous de jus de légumes, beaucoup moins sucrés. Pour tout vous dire, je prépare chaque matin à mon épouse et moi-même un grand jus composé de concombre, courgette, carotte, fenouil, avocat, et gingembre… un délice, et une pluie de vitamines !

4. Les produits laitiers « allégés en graisse »
Si vous lisez de longue date les recommandations du Professeur Joyeux, vous savez pourquoi vous devez vous méfier du lait :

Il cause des dégâts digestifs et dégrade l’état de votre flore intestinale si, comme 41 % de la population française, vous êtes intolérant au lactose ;
Contrairement à ce que l’industrie laitière essaie de vous faire croire depuis 50 ans, le lait ne renforce absolument pas la solidité de vos os ; [3]
Les hormones bovines contenues dans le lait de vache (œstrogène, progestérone et insuline) sont utiles à la santé du veau, mais problématiques pour votre organisme ;
Quant aux facteurs de croissance (IGF-1) du lait de vache, ils sont soupçonnés de nourrir les cellules cancéreuses – et de fait, les gros consommateurs de lait ont plus de risque de contracter un cancer de la prostate. [4]
Bref, les produits laitiers ne sont vraiment pas « nos amis pour la vie ».

Mais je voudrais vous alerter plus spécifiquement sur le problème du lait « industriel », que l’on trouve en supermarché.

Vous imaginez bien que les vaches productrices de ce lait ne se nourrissent pas de la bonne herbe de pâturages verdoyants. On leur donne au contraire de la farine de soja et des tourteaux (un sous-produit de l’industrie de la fabrication d’huile).

Problème : non seulement ce sont des aliments inadaptés à l’organisme des vaches… mais ils déséquilibrent le ratio omega-6 / oméga-3 du lait qu’elles produisent. Il passe à 20 pour 1 alors qu’un lait « naturel » est plutôt autour de 4 à 6 pour 1 – je vous rappelle que l’idéal est de 3 pour 1.

En plus, la « pasteurisation » du lait (cuisson à très haute température), dégrade les vitamines A, B, C et D contenues dans le lait cru, ainsi que plusieurs de ses enzymes naturelles.

Enfin, le lait « demi-écrémé » pose le même problème que tous les produits « allégés en graisse ».

L’avantage des produits gras est qu’ils permettent d’arriver à satiété rapidement. À l’inverse, lorsque vous prenez des produits « allégés », vous avez tendance à mourir de faim… et à consommer encore plus d’aliments chargés en glucides (comme le pain ou les pâtes), qui ne vous « calent » pas et font grossir !

Voilà pourquoi, d’après une étude récente, ceux qui boivent du lait entier ont nettement moins de risque de faire du diabète que ceux qui prennent du lait « allégé ». [5]

Pour la même raison, fuyez aussi les yaourts allégés en graisse : ils contiennent quasiment toujours du sucre ajouté, sans quoi ils seraient immangeables !

Mon conseil : si vous pouvez vous passer de lait, votre santé ne s’en portera que mieux. Mais si, comme ma mère, vous adorez ce breuvage, essayez de limiter les quantités…. et de trouver un producteur qui vous proposera du lait cru, issu de vaches nourries à l’herbe, sans pesticide ni antibiotique !

Quant aux yaourts, si vous en mangez, je vous recommande ceux au soja nature (donc sans sucre ajouté) et bio (pour éviter les pesticides et les additifs dangereux comme le phosphate de calcium).

5. Le pain complet
On croit souvent que le pain complet est un aliment sain, parce qu’il contient une dose correcte de fibres, de vitamines et de minéraux.

Mais on oublie souvent de dire que son indice glycémique est aussi élevé que le pain blanc (autour de 70), ce qui en fait un sucre aussi « rapide » que le sucre de table! [6]

Et ce n’est pas tout. Le pain complet a aussi d’autres défauts assez dérangeants :

Il est trop salé : avec 250 g de pain complet (l’équivalent d’une baguette), vous avez généralement la quantité maximale de sel recommandée par l’OMS (5 g/jour/personne).
À moins d’être réalisé avec des farines ancestrales (petit épeautre, etc.), il contient trop de gluten, une protéine qui peut endommager votre intestin ;
Il contient aussi trop d’acrylamide (une substance cancérigène), de pesticides (lorsqu’il n’est pas bio) et d’acide phytique (un anti-nutriment qui empêche l’absorption des minéraux essentiels comme le zinc).
Bref, voilà encore un aliment soi-disant « sain » dont il ne faut pas abuser !

Mon conseil : si vous tenez au pain à base de blé, privilégiez le pain complet bio au levain, qui limite la plupart des défauts évoqués. Mais dans l’idéal, visez plutôt les pains sans gluten, à la farine de millet ou de sarrasin.

Et vous, quels aliments « sains » conseillez-vous d’éviter ?
J’aurais pu aussi vous parler du sucre brun ou roux (aussi mauvais que le sucre blanc !), ou du sirop d’agave, bourré de fructose et donc à éviter comme la peste.

J’aurais pu aussi vous mettre en garde sur les céréales du petit-déjeuner, qui sont des bombes à sucre pour la plupart d’entre elles.

Comme vous le voyez, la liste est longue, et j’en ai sans doute oublié. N’hésitez donc surtout pas à la compléter !

D’après vous, quels sont les autres produits soi-disant « sains » dont il faut se méfier ?

Je vous invite à me répondre en commentant cet article.
https://www.sante-corps-esprit.com/aliments-sains/#respond

Merci de votre participation, et bonne santé !

Xavier Bazin

Sources
[1] Corn Oil in Treatment of Ischaemic Heart Disease, G. A. Rose, W. B. Thomson, and R. T. Williams Br Med J. 1965 Jun 12 / Effect of the Anti-Coronary Club Program on Coronary Heart Disease Risk-Factor Status, George Christakis et al. Jama / Low Fat, Low Cholesterol Diet in Secondary Prevention of Coronary Heart Disease, J. M. Woodhill et al. Advances in Experimental Medicine and Biology.

[2] Estimated Global, Regional, and National Disease Burdens Related to Sugar-Sweetened Beverage Consumption in 2010, Micha R, Singh GM et al.

[3] Calcium intake and risk of fracture: systematic review Mark J. Bolland et all. BMJ 2015

[4] Dairy intake and prostate cancer risk : results from California collaborative prostate cancer study, Raj Satkunasivam et al. The Journal of Urology

[5] Circulating Biomarkers of Dairy Fat and Risk of Incident Diabetes Mellitus US Men and Woment in Two Large Prospective Cohorts. Mohammed Y. Yacoob et all. 2016

[6] Glycemic index and glycemic load for 100+ foods. Measuring carbohydrate effects can help glucose management. Harvard Medical School. 2015



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MessageSujet: Re: Mieux choisir ce qu'on mange et qu'on consomme, et réflexions diverses   Mar 5 Juin 2018 - 22:16



source https://www.sante-corps-esprit.com/maladies-faut-dire-merci/#respond
Maladies : faut-il leur dire « merci » ?
22 mars 2017


J’ai toujours été un peu dérouté par les thérapeutes convaincus que toutes les maladies ont un « sens » caché.
« Dis-moi où tu as mal : je te dirai pourquoi » [1], claironne par exemple Michel Odoul.

Selon lui, si vous avez mal à la gorge, c’est que vous avez du mal à exprimer un problème psychologique :
« Les maux de la gorge sont ceux de l’expression “qu’est-ce que j’ai en travers de la gorge” ou de l’acceptation “qu’est-ce que je n’arrive pas à avaler”. Extinction de voix, angine, avaler de travers, aérophagie sont les signes de notre difficulté à exprimer ce que nous pensons ou ressentons, souvent par peur des conséquences de cette expression »

De même, si vous avez mal au genou, c’est que vous auriez du mal à « plier », à accepter un vécu particulier. Si vous vous faites une entorse à la cheville, c’est parce que vous manqueriez de « souplesse » et de « stabilité » dans vos relations avec les autres.

Ce genre de « théorie » peut aller loin, très loin.

Certains médecins sont allés jusqu’à théoriser que tous les cancers sont causés par un stress psychologique violent ou un conflit intérieur non résolu.

Leur théorie est étonnamment précise : le cancer du sein serait lié à un stress puissant dans la relation mère-enfant. Le cancer du pancréas serait causé par une colère vis-à-vis des membres de la famille, celui des os à un manque d’estime de soi, etc.

Vous comprenez pourquoi c’est un sujet plus que délicat : inflammable.

Prise au pied de la lettre, ce type de théorie peut vous pousser à abandonner tous les traitements médicaux (conventionnels ET naturels) pour ne prendre soin que de votre mental – ce qui serait une catastrophe.

Attention danger
Voilà pourquoi, avant d’aller plus loin, je me dois donc de vous donner un avertissement clair.

Même si la cause principale de nos maladies venait effectivement de notre vie intérieure, cela ne signifierait absolument pas qu’on puisse les guérir uniquement par le pouvoir de l’esprit.

Pour une raison simple : les dégâts biologiques sont parfois trop avancés pour pouvoir être guéris sans intervention médicale.

Le grand médecin et philosophe Thierry Janssen en donne un exemple très parlant, dans son livre remarquable La maladie a-t-elle un sens ? :
« Je me souviens de Nadia, une infirmière qui m’appela un jour au téléphone pour me demander mon avis à propos d’un problème de calcul urinaire qui obstruait son uretère gauche.

J’ai compris l’origine (psychologique) de mon mal, me dit-elle avec enthousiasme. Je vais donc attendre que cette pierre se dissolve. Vous êtes d’accord avec moi, n’est-ce pas docteur ?

Je lui répondis que l’obstruction de son uretère mettait son rein en danger. L’obstacle était mécanique ; il me paraissait donc logique d’utiliser des moyens mécaniques pour en venir à bout.

Elle se fâcha : Vous ne comprenez rien au mystère de la vie, cher Monsieur. La médecine que vous me proposez est grossière, obsolète, dépassée.

Deux semaines plus tard, j’appris que Nadia avait développé une infection urinaire. Son rein avait fini par s’infecter. La patiente avait dû être hospitalisée ».

Voilà ce qui peut arriver si vous prenez trop au pied de la lettre les théories des origines « psy » des maladies.

Mais une fois que je vous ai dit ça, je tiens aussi à vous dire que l’excès inverse est au moins aussi désastreux.

« Cancer : j’ai changé d’avis ! »
Tous les scientifiques sérieux reconnaissent aujourd’hui que le stress affaiblit le système immunitaire, bouleverse l’équilibre de vos hormones, accélère le vieillissement… et peut provoquer de lourds problèmes digestifs.

Le Pr. David Khayat, cancérologue et chef du plus grand service de cancérologie de France, a même reconnu la responsabilité des émotions négatives dans le cancer :
« Pendant de nombreuses années, je dois le reconnaître, j’ai été assez réfractaire à l’idée que le stress, le malheur, la tristesse puissent être à l’origine du cancer. Mais aujourd’hui, j’ai changé d’avis ».

Désormais, même les scientifiques les plus matérialistes reconnaissent que les pensées négatives peuvent nous rendre malade.

Des chercheurs ont par exemple montré que le lendemain de la perte d’un être cher, vous avez 21 fois plus de risques d’avoir une crise cardiaque. [2]

À l’inverse, on observe que les émotions positives renforcent les mécanismes réparateurs de notre organisme (souvenez-vous de ma toute première lettre, qui montrait les bienfaits du sentiment de gratitude contre l’hypertension, le stress ou la dépression !).

Ce qui reste toujours très polémique, en revanche c’est la question du sens des maladies.

Pourquoi moi ? Pourquoi cette maladie ?
Qu’on le veuille ou non, c’est un problème qui tenaille énormément de patients.

Lorsqu’il arrive un grand malheur, notre premier réflexe est de refuser d’y croire (« pas moi », « non », « c’est impossible »).

Puis, notre second mouvement, éminemment humain, est de ressentir de la colère et de l’incompréhension : « Qu’est-ce que j’ai fait au bon Dieu ? », disait-on autrefois. « Pourquoi ? » « Pourquoi moi ? », dit-on plutôt aujourd’hui.

Tous ceux qui ont eu le terrible malheur de perdre un enfant se sont posés la question du « pourquoi » – même si leur enfant est mort dans un « banal » accident de la route.

Cette question du sens est aussi très fréquente à l’annonce d’une terrible maladie. Un patient ordinaire, Bruno, explique bien ce qu’il a ressenti :
« Quand l’annonce du cancer de la gorge est tombée, ma première réaction a été : “Pourquoi moi, pourquoi ça ?” Ce qui m’arrivait n’avait pas de sens. Or j’ai besoin de mettre du sens pour m’approprier les choses. L’hôpital ne m’apportait aucune explication cohérente, on me proposait seulement de m’immobiliser dans une machine pour subir une radiothérapie » [3]

Personnellement, je suis convaincu que cette quête de sens ne doit surtout pas être méprisée ou balayée d’un revers de main.

Car ce peut être au contraire un atout merveilleux pour guérir et mieux vivre.

Trouver le sens, d’Auschwitz au Laos
Toutes les civilisations humaines ont donné un sens « symbolique » aux évènements frappants – les intempéries, les calamités, les décès, les conflits…

C’est sans doute un besoin « impérieux » pour l’être humain – pour chacun d’entre nous.

Victor Frankl, un neuropsychiatre rescapé du camp d’Auschwitz, a montré à quel point le « sens » pouvait être précieux.

Parmi ses compagnons d’infortune, ceux qui avaient le mieux survécu étaient ceux qui avaient une vie intérieure riche, une forme de spiritualité qui leur avait permis d’échapper à l’horreur du quotidien.

« L’important n’était pas ce que nous attendions de la vie mais ce que nous apportions à la vie. Au lieu de se demander si la vie avait un sens, il fallait s’imaginer que c’était à nous de donner un sens à la vie chaque jour et chaque heure. »

La maladie, elle aussi, est une épreuve que la plupart des civilisations humaines accompagnent d’un sens symbolique.

Prenez cet exemple raconté également par Thierry Janssen :
« Je me souviens de l’histoire du jeune Taï Neua, au Laos, chez qui un médecin avait diagnostiqué une tuberculose pulmonaire. Peu convaincu par cette explication médicale, le jeune homme avait interrogé le guérisseur du village.

Ce dernier assura que le mal n’était pas dû à un microbe mais au fait que le grand-père du patient, décédé quelques mois auparavant, avait capturé son âme afin de pouvoir travailler dans les rizières célestes et s’acquitter d’une dette qu’il n’avait pas pu rembourser de son vivant.

Apaisé par les paroles du guérisseur, le jeune homme retourna auprès du médecin pour lui expliquer la « vraie raison » de son malheur. A défaut de soigner ses symptômes physiques, on peut imaginer que le fait de savoir comment, à cause de qui et pourquoi il crachait du sang fut pour ce jeune Taï Neua un grand soulagement psychologique.

Le sens de sa maladie dépassait l’intérêt pour sa propre personne ; il s’inscrivait dans la volonté de réparer le passé, de rétablir l’ordre dans la communauté et d’assurer le bon déroulement du futur. »

La croyance de Taï Neua vous paraît probablement un peu absurde.

Mais pourquoi essayer de la « démystifier », si cela peut lui apporter un apaisement de l’âme, précieux pour mieux guérir ?

Pourquoi priver les malades des formidables pouvoirs des pensées positives sur le corps, et de ses impacts bénéfiques sur sa santé ?

À partir du moment où vous ne rejetez pas la science et suivez vos traitements, pourquoi ne pas mettre « toutes les chances de votre côté » en s’ouvrant aux éventuelles « causes psychologiques » ou la symbolique de votre maladie ?

Ce peut être d’autant plus bénéfique que la maladie est le moment où jamais pour faire le point sur votre existence – et de voir ce que vous pouvez changer pour mieux vivre !

Ils remercient le ciel d’être tombés malade
Les maladies sont une occasion de changer en profondeur car elles nous donnent le temps propice à la réflexion, à la définition de vos priorités.

Là encore, des témoignages valent mieux que de longs discours. Prenez le cas de René, cadre à la retraite [4] :
« Avec le recul, je considère mon infarctus comme un cadeau de la vie. J’ai passé ma vie à me battre contre la vie. Il fallait agir, produire, créer, réaliser ; toujours plus, toujours plus vite. Deux fois par an, épuisé, je prenais des vacances. Puis je reprenais le cours infernal de mon existence, en déclarant que c’était de la folie, que j’allais y laisser ma peau, mais qu’il n’était pas possible de faire autrement. Lorsque la pression était difficile à supporter, je disais assurer ma retraite, je prétendais préparer un futur plus doux, je me promettais un repos bien mérité ; toujours plus tard. Jusqu’au jour où j’ai ressenti une horrible douleur dans la poitrine. J’ai cru mourir. Il s’en est fallu de peu. Aujourd’hui, je réalise que ma peur et mes croyances dirigeaient mon existence. Si ma santé ne m’y avait pas obligé, je n’aurais sans doute jamais adopté un autre mode de vie. Mon cœur m’a rappelé à l’ordre ».

La maladie de Sophie, par exemple, lui fait toucher du doigt un décalage entre la vie qu’elle menait et ses aspirations profondes :
« Depuis que j’ai la sclérose en plaques, j’éprouve le besoin de me ressourcer dans la nature. J’avais oublié à quel point la nature est importante pour moi. Enfant, je vivais à la campagne. J’étais heureuse. Puis je suis allé vivre à Paris. Je croyais y être heureuse. Je réalise que j’y étais simplement contente. Ce n’est pas si mal me direz-vous. Je vous répondrai que ce n’est pas assez. J’ai besoin de la nature, de sa simplicité, de sa paix, de sa violence aussi, de son équilibre, de sa beauté. J’ignore si ma maladie provient d’un « manque de nature », mais je sais que ma guérison ne sera possible que grâce à un « apport de nature ». Et même si cet apport ne me permet pas de me débarrasser définitivement de ma sclérose en plaques, au moins je me serai reconnectée à ce qui est essentiel pour moi ».

Alors n’hésitez pas à faire le point sur votre vie, à chercher le sens (sans attendre la maladie, d’ailleurs !).

Écoutez la maladie
Mon conseil, toutefois, est de ne pas forcément chercher à tout prix le sens de votre maladie dans un « manuel » ou dans une théorie « toute faite ».

Ce qui compte, c’est que le sens vous corresponde vraiment.

Guy Corneau, récemment décédé, quelques années après avoir surmonté victorieusement son cancer, l’a exprimé avec sagesse :
« Il importe de se mettre à l’écoute du sens de ce qui nous arrive, car ce sens aide à vivre. Toutefois, si vous êtes malade et cherchez le sens de ce qui vous arrive, ne vous acharnez pas pour savoir si c’est « exactement » ce que la maladie a voulu vous signifier, comme j’ai vu plusieurs personnes le faire, demeurant ainsi prisonnières d’une opération mentale. Je dirais qu’il n’est pas nécessaire que ce sens soit absolument juste ou relativement juste. L’important est d’en trouver un qui réponde à nos tripes, d’en découvrir un que nous sentons pertinent au plus profond de nous-même ».

L’avantage est de ressentir que vous êtes bien aux commandes de votre vie – et non pas malmené par des événements sur lesquels vous n’avez aucun contrôle.

C’est aussi l’occasion d’essayer de retrouver l’équilibre que votre santé réclame.

Au total, la maladie n’est pas seulement un « adversaire à abattre ». C’est aussi un messager à écouter.

Si vous aussi vous avez un témoignage en ce sens, surtout ne le gardez pas pour vous, partagez-le en commentaire de cet article.

J’attends impatiemment vos réactions, vos expériences et votre sagesse.

En attendant, je voudrais laisser les derniers mots à Thierry Janssen :
« Si nous considérons la maladie comme l’ennemi de la bonne santé, inévitablement nous nous sentons impuissants face au danger, nous nous positionnons en victimes, et nous dépensons tous nos efforts à trouver des moyens de nous défendre ou de nous battre.

En revanche, si nous acceptons l’idée que la maladie est une manifestation de la santé, automatiquement nous comprenons qu’elle n’est pas inévitable, nous sommes obligés d’assumer notre responsabilité dans les processus qui l’ont créée, et nous pouvons tenter de prévenir son apparition.

De la « maladie ennemie » à la « maladie amie ». De la « maladie à soigner » à la « maladie à écouter ». De la « maladie à subir » à la « maladie à prévenir ».»

Bonne santé,

Xavier Bazin



Sources
[1] Michel Odoul, Dis-moi où tu as mal : Je te dirai pourquoi, Albin Michel, 2002.

[2] Risk of acute myocardial infarction after the death of a significant person in one’s life : the Determinants of Myocardial Infraction Onset Study. Mostofsky E. et all. Circulation 2012 Jan

[3] Thierry Janssen, La maladie a-t-elle un sens ? Pocket, 2010

[4] Thierry Janssen, La maladie a-t-elle un sens ? Pocket, 2010



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Mieux choisir ce qu'on mange et qu'on consomme, et réflexions diverses
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