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 PEAU: Visage, lèvres, corps- SOLEIL (nanoparticules page 7)

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MessageSujet: Re: PEAU: Visage, lèvres, corps- SOLEIL (nanoparticules page 7)   Mar 28 Mar 2017 - 14:50



source https://www.santenatureinnovation.com/verrues-un-nombre-incroyable-de-solutions/
Verrues : un nombre incroyable de solutions
26/02/2014


Le deuxième des travaux d’Hercule fut de tuer l’Hydre de Lerne. C’était un monstre dont chaque tête repoussait en double lorsqu’elle était tranchée. Après avoir tranché plusieurs têtes de l’Hydre, Hercule se retrouva débordé par les nouvelles têtes qui surgissaient. Il appela son neveu Iolaos à la rescousse.

A l’aide de ballots de paille enflammés, celui-ci parvint à cautériser les moignons des cous de l’Hydre pendant qu’Hercule tranchait les têtes restantes. Hercule put venir à bout de l’Hydre mais il fut puni : l’exploit fut compté comme nul parce qu’il avait bénéficié de l’aide d’Iolaos.

Comme Hercule, les dermatologues ne font pas dans la finesse : ils brûlent les verrues avec de l’azote liquide à -196°C ou alors les découpent au laser. Puis ils vous renvoient chez vous, endolori, souvent incapable de marcher. Ces méthodes laissent des petites quantités de cellules infectées qui vont se multiplier et reformer des verrues, comme les têtes de l’Hydre de Lerne. Heureusement, le nombre de traitements naturels qui existent et qui font cet office contre les verrues est incroyable.

Je vais en faire une liste, mais je suis sûr que de nombreux lecteurs de SNI en connaîtront d’autres. Merci, donc, de les ajouter en commentaire de ce message. Ces remèdes pourront vous paraître bénins (aubergine, citron, pomme de terre) par rapport à l’azote liquide. La plupart sont en réalité bien plus puissants qu’on ne l’imagine. C’est pourquoi il est important d’appliquer les préparations sur la verrue elle-même en évitant si possible de toucher la peau autour. Cela peut provoquer irritations, démangeaisons, brûlures, etc.

Aubergine
Mes enfants en découpent un petit morceau dans la chair fraîche, de la taille de leur verrue, qu’ils fixent le soir avant de se coucher avec un bout de sparadrap. Le lendemain matin, la verrue a un peu noirci. Ils recommencent quelques jours la manœuvre jusqu’à ce que la verrue meure complètement et se détache.

Cela paraît miraculeux, complètement indolore, et n’implique aucun produit chimique. Pas de risque non plus de tacher les draps du lit avec un petit bout d’aubergine. C’est le produit non toxique et sans danger par excellence, et c’est à se demander comment il est si efficace ! Une variante, plus connue, de ce traitement est d’utiliser le petit chapeau vert de l’aubergine, cette partie qui la relie au plant. Il vous suffit de glisser un petit couteau bien aiguisé sous le chapeau pour le détacher du reste de l’aubergine.

Puis, en tenant le chapeau par la tige, frottez votre verrue pendant une demi-minute. Recommencez l’opération 4 jours de suite. Si, après quelques jours, le chapeau vert devient tout sec et rabougri, n’hésitez pas à le jeter et à en utiliser un autre plus frais [1].

Ail/oignon
Appliquez un cataplasme d’ail pilé sur la verrue. Utilisez un pansement pour maintenir le cataplasme en place. Renouvelez l’opération tous les jours jusqu’à disparition de la verrue [2].

Aloe Vera
Procurez-vous du gel d’Aloe vera fraîchement récolté que vous appliquerez directement sur la verrue. On appelle « gel » la chair translucide que l’on obtient en épluchant les feuilles d’un Aloe vera de 3 ans. A ce stade de maturité, les feuilles mesurent environ 50 cm [2].

Chélidoine, « l’herbe à verrues »
Les herboristes compétents cueillent la chélidoine lorsqu’elle est en pleine floraison (fin du printemps ou été selon les climats). La chélidoine est alors gorgée de son fameux suc jaune, à l’odeur nauséabonde mais aux vertus miraculeuses. On la trouve à l’état sauvage dans les pays tempérés en dessous de 1000 m, dans les taillis, les haies, les vieux murs ombragés, les endroits humides et non entretenus. Si vous vous sentez une âme d’herboriste, apprenez à identifier la chélidoine grâce à la planche d’herboriste qui se trouve dans les références, en bas de cette lettre.

Les racines sont ensuite finement hachées, puis mises à macérer au frais dans du vinaigre de cidre, pendant une semaine et demi. La préparation ainsi obtenue doit être appliquée 3 fois par jour sur la verrue avec un pinceau. On laisse ensuite sécher. Il est inutile de panser la verrue. Répétez l’opération le temps que la verrue disparaisse. La mixture se conservera longtemps au frais [2]. Certains ont obtenu des résultats satisfaisants avec de la teinture-mère de chélidoine, disponible en pharmacie.

Citron
Choisissez un citron bio, récupérez-en l’écorce, hachez-la et laissez-la macérer pendant 2 jours dans du vinaigre blanc. Avant le coucher, déposez quelques morceaux d’écorce de citron macéré sur la verrue. Puis faites-vous un pansement pour maintenir l’écorce en place sur votre verrue. Au lever, retirez le pansement puis lavez et séchez la verrue.

Imbibez du coton avec de la teinture-mère de thuya. Appliquez le coton sur la verrue et faites-vous un pansement de manière à ce que le coton tienne toute la journée [2]. Recommencez ces deux étapes le temps que la verrue disparaisse. La teinture-mère de thuya est obtenue par macération à l’abri de la lumière dans 10 volumes d’alcool, de rameaux printaniers de thuya occidentalis – un arbre qui pousse principalement au Canada. Ce remède ancestral a des propriétés thérapeutiques étendues : verrues, troubles digestifs, bronchite, etc. [3].

Pomme de terre
Découpez un petit morceau de pomme de terre crue. Appliquez-le contre la verrue quelques minutes matin et soir de manière à humecter la verrue. Répétez l’opération avec un nouveau morceau jusqu’à disparition de la verrue. Ce remède est efficace grâce à la fécule dans la pomme de terre qui contient un principe actif contre les verrues [2] [4].

Saule
Au Moyen-Âge déjà, on utilisait l’écorce de saule blanc pour soigner les verrues [5]. Essayez d’appliquer de la feuille de saule 3 fois par jour sur la verrue (protégez la peau saine autour) [6].

Couenne de lard
Il faut frotter les verrues consciencieusement chaque jour avec un bout de couenne de lard. Entre les séances, on conservera la couenne dans du papier aluminium, bien à part, pour éviter que quelqu’un ne la mange ! On raconte que l’efficacité de ce remède tient au fait que les verrues sont attirées par une autre peau (la couenne est la peau du cochon). Le remède est simple et sans douleur.

La méthode du Petit Poucet
Ceux qui ont essayé tous les remèdes en vain peuvent essayer une autre forme de « thérapie ». Je n’offre bien sûr aucune garantie de succès ; tout ce que je peux vous dire, c’est que cela a fonctionné chez des personnes qui croient fortement au pouvoir de l’inconscient. Munissez vous d’un bout de ruban. Faites autant de nœuds sur le ruban que vous avez de verrues. Le nœud est une manière de symboliser votre problème. Puis partez en promenade, de préférence dans la forêt et jetez votre ruban dans la nature à un endroit où vous êtes sûr de ne pas revenir. Laissez votre inconscient faire le reste du travail. Si vous connaissez un remède naturel que je n’ai pas mentionné ici, je vous invite à le partager avec tous nos lecteurs en laissant un commentaire ci-dessous.
Je reviendrai régulièrement dans Santé Nature Innovation sur des remèdes naturels applicables facilement pour tous les maux du quotidien. C’est à la fois très pratique et très amusant.

A votre santé,

Jean-Marc Dupuis

Référence : Planche d’herboriste : Comment reconnaître la Chélidoine
https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Chelidonium_majus_-_K%C3%B6hler%E2%80%93s_Medizinal-Pflanzen-033.jpg?uselang=fr



Les informations de cette lettre d'information sont publiées à titre purement informatif et ne peuvent être considérées comme des conseils médicaux personnalisés. Aucun traitement ne devrait être entrepris en se basant uniquement sur le contenu de cette lettre, et il est fortement recommandé au lecteur de consulter des professionnels de santé dûment homologués auprès des autorités sanitaires pour toute question relative à leur santé et leur bien-être. L’éditeur n’est pas un fournisseur de soins médicaux homologués. L’éditeur de cette lettre d'information ne pratique à aucun titre la médecine lui-même, ni aucune autre profession thérapeutique, et s’interdit formellement d’entrer dans une relation de praticien de santé vis-à-vis de malades avec ses lecteurs. Aucune des informations ou de produits mentionnés sur ce site ne sont destinés à diagnostiquer, traiter, atténuer ou guérir une maladie.

La Lettre Santé Nature Innovation est un service d'information gratuit de Santé Nature Innovation (SNI Editions).
Service courrier : Sercogest, 44 avenue de la Marne, 59290 Wasquehal - France



PS: je ne suis pas arrivée à retrouver les sources des annotations.



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MessageSujet: Re: PEAU: Visage, lèvres, corps- SOLEIL (nanoparticules page 7)   Mer 29 Mar 2017 - 16:49



source https://www.lettre-beaute-au-naturel.com/
Vêtements trop serrés : les conséquences
Par Manon Lambesc/28 mai 2016


Pour expliquer la montée dramatique des allergies et de différents cancers, on a d’abord suspecté des substances dans l’eau et l’alimentation. Puis on s’est intéressé aux cosmétiques, puisqu’on se tartine la peau, la chevelure, voire les muqueuses, avec des produits où le marketing a de beaucoup précédé le sérieux scientifique. Mais on ne s’est pas intéressé au vêtements malheureusement.

Depuis quelques années, l’alarme a été donnée et des dizaines de substances qui étaient employées à doses significatives (triclosan par exemple), ont été réduites, voire bannies, de nos déodorants, dentifrices et autres crèmes solaires. Néanmoins, la vigilance reste de mise encore pour les produits cosmétiques issus de l’industrie. L’idéal étant de réaliser soi-même ses recettes ou de réaliser ses achats auprès de marques bio bénéficiant du label Slow Cosmétique.

Mais bizarrement, ces mêmes substances sont toujours présentes dans les tissus de nos vêtements, au contact constant de notre peau. Il est temps de s’y intéresser sérieusement, d’autant plus que nos vêtements peuvent être imprégnés de bien d’autres substances plus dangereuses encore.

La peau, voie d’entrée idéale pour les produits chimiques
Pendant longtemps, la peau a été considérée comme une barrière très efficace, totalement imperméable. On pensait que les agressions chimiques ne passaient que par les appareils respiratoire, digestif, et accessoirement sexuel.

Puis on s’est aperçu que la peau laissait passer les substances grasses, qui savaient se dissoudre dans le sébum de surface, puis s’introduire dans l’hypoderme.

On a établi une liste (forcément incomplète) de solvants qui pénètrent facilement, et qui du coup peuvent introduire des substances préalablement intégrées. On y trouve les éthers de glycol, les hydrocarbures aromatiques (dont l’omniprésent benzène), les cétones, les hydrocarbures chlorés (tétrachloéthylène, etc…) et bien d’autres substances que nous retrouverons imprégnées dans nos vêtements.

Des applications médicales intéressantes
La capacité de notre peau à absorber des substances dans le bon solvant a permis de révolutionner certains traitements avec l’arrivée des patchs, ces feuilles adhésives qu’on applique sur la peau et qui diffusent une substance de manière très précise, dans la dose et dans le temps. Contraceptifs, antalgiques, alcaloïdes, hormones diverses, les patchs constituent un véritable eldorado médical.

Malheureusement, certains tissus de vêtements peuvent aussi jouer ce rôle de patch, sans que celui qui les porte ne s’aperçoive immédiatement des conséquences funestes.

La tragique affaire du bisphénol
C’est pour expliquer la présence de bisphénol dans les organismes que des recherches sur la peau ont été entreprises. En effet, les mesures de bisphénol chez des individus testés ne correspondaient pas à ce qu’ils auraient pu ingérer par leur consommation courante d’eau et de nourriture.

En revanche, un grand nombre d’objets manipulés chaque jour, comme les tickets de caisse, cartes de crédit et emballages divers, contiennent jusqu’à 1/1000 de BPA, ce qui est loin d’être négligeable.

Les recherches de Daniel Zalko, à l’INRA de Toulouse, ont permis de constater que 65 % du bisphénol parvient à forcer le passage sur des disques de peau de porc, et 45 % sur des disques de peau humaine. Ainsi donc, il faut se méfier de tous ces papiers thermiques, mais aussi savoir que la peau absorbe “malgré elle” des substances largement indésirables.

Pas de mécanisme de défense
Nos organismes ont été conçus dès l’embryon pour éliminer des substances nocives qui pénètrent par le tube digestif. Ces substances sont alors transportées par le sang veineux jusque dans le foie, où le processus de détoxication joue à plein.

Mais ce qui n’était pas prévu, c’est que notre mode de vie fasse pénétrer ces substances par les muqueuses, et surtout par l’épiderme. Dans ce cas, elles sont entraînées par le sang veineux directement vers le cœur, et à partir de là dans tout l’organisme sans aucune épuration. C’est ainsi que nos tissus chargés en lipides, comme l’encéphale (cerveau) ou le conjonctif des seins, se chargent en substances liposolubles intégrées à ces solvants omniprésents dans notre environnement.

Les vêtements trop serrés sont les pires
Les vêtements trop serrés provoquent des frottements qui impliquent une inflammation, une multiplication accélérée des cellules de la peau, et une moindre cohésion des cellules épidermiques. Les solvants s’introduisent alors dans notre corps “comme dans du beurre”, mais aussi les métaux lourds, les bactéries, les poussières…

Le Dr Elisabeth Vaughan, de Caroline du Sud, a fait tout un travail d’observation sur des centaines de femmes, pour arriver à cette conclusion : il existe un lien mesurable entre le port d’un soutien-gorge et la présence de nodules dans les seins. Nodules bénins qui disparaissent spontanément lorsque les femmes concernées délaissent cet accessoire.

Selon ces travaux, corroborés par d’autres chercheurs, il existe trois facteurs principaux qui agissent pour provoquer ces kystes mammaires.

L’effet garrot qui comprime les tissus et donc gêne la bonne circulation lymphatique au niveau de la poitrine. Or, ce drainage permanent est essentiel pour évacuer les toxines ou les diverses substances irritantes qui ont tendance à s’accumuler dans le tissu mammaire.

Le frottement de la peau, soit avec des renforts rigides, soit avec des textiles mal supportés ou carrément toxiques : frottement, inflammation, souffrance cellulaire, acidité tissulaire : le terrain est mûr pour l’apparition de kystes.

L’action biochimique due aux substances imprégnant le soutien-gorge. Il s’agit d’un contact permanent, très serré, avec un tissu généralement lavé tous les jours et plus ou moins bien rincé. Ces substances auront d’autant plus de facilité à passer via l’épiderme que les seins sont lavés, puis enduits de déodorants ou de crèmes qui constituent un pont idéal pour leur passage.

Un autre chercheur, Sidney Singer, a réalisé entre autres une étude aux îles Fidji, où deux populations de femmes ethniquement homogènes se côtoient : les “traditionnelles”, qui en restent au sari asiatique, et les “modernes”, qui ont adopté le port du soutien-gorge. Il s’avère qu’à conditions d’alimentation et à environnement égal, les “modernes” sont nettement plus sujettes aux kystes mammaires, et par voie de conséquence aux tumeurs du sein.

On peut estimer que ces “modernes”, en plus du port du soutien-gorge, fument sans doute davantage, utilisent force cosmétiques, portent des vêtements en matière synthétique… Mais c’est bien au niveau des seins que se joue l’impact délétère.

Gare à vos chaussures
Sachons également que la plante des pieds, zone de sudation exacerbée, est également une zone d’absorption de tous les produits chimiques qui imprègnent chaussettes et souliers. N’oublions pas qu’un des moyens expéditifs de se séparer d’un fâcheux, en Afrique, est de lui enduire le cuir de ses chaussures avec l’alcaloïde disponible au village… Le résultat est atteint en moins de trente jours. C’était la durée à attendre, au temps des cours de la Renaissance, pour un résultat identique chez celles et ceux à qui l’on avait offert des gants également imprégnés d’arsenic ou d’antimoine…

Plus récemment, la mode “unisexe” des slips réduits à une maigre lanière immiscée dans une intimité malmenée, j’ai nommé le string, a fait beaucoup pour la prospérité des gynécologues et autres proctologues : nos muqueuses ne sont pas faites pour un tel effort et un tel débordement chimique et bactérien.

Mais si des toxines peuvent pénétrer à travers l’épiderme, il en est de même de substances naturelles bienfaisantes.

Il existe une très ancienne tradition en médecine ayurvédique (médecine traditionnelle indienne) qui consiste à porter des vêtements traités avec certaines plantes et remèdes, et qui permettent d’obtenir un effet relaxant mais aussi de soigner certaines affections : problèmes de peau bien sûr, mais aussi problèmes articulaires, douleurs diverses.

Des lignes de vêtements existent aujourd’hui dans certains réseaux de distribution.

Je ne peux donc que vous conseiller d’opter pour des vêtements qui vous laissent « de la marge ». A toutes les morphologies correspondent des vêtements qui n’emprisonnent pas votre corps. Ce sujet pourrait faire l’objet d’une prochaine lettre si vous le souhaitez.

Bien entendu, de nouveaux vêtements doivent être lavés avec une lessive BIO ou faite maison avant d’être portés et je vous recommande de choisir des qualités simples et des marques en lesquelles vous avez confiance et dont vous connaissez la provenance.

Amicalement,

Manon Lambesc





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MessageSujet: Re: PEAU: Visage, lèvres, corps- SOLEIL (nanoparticules page 7)   Mer 29 Mar 2017 - 16:49

Cette info n'est pas des plus réjouissantes et m'a d'autant plus interpellé, que j'ai acheté dernièrement, des sous vêtements Uniqlo .
source http://www.60millions-mag.com/2017/03/24/vetements-anti-odeur-chauffants-hydratants-que-cachent-ils-11039
24/03/2017 Fabienne Loiseau
Vêtements anti-odeur, chauffants, hydratants… Que cachent-ils ?


De nombreux textiles innovants incorporent des biocides, des nanoparticules ou des perfluorés. Avec quel impact sur la santé et l’environnement ?
os vêtements font plus que vous habiller. Il suffit de faire un tour dans les rayons pour s’en apercevoir : désormais, la chaussette se la joue « anti-odeur », « anti-friction », « respirante »… L’industrie textile travaille d’arrache-pied pour mettre au point des innovations censées apporter toujours plus de confort au consommateur.

Les amateurs de sport au grand air connaissent depuis longtemps le Gore-Tex, un tissu qui protège de la pluie et du vent tout en laissant la transpiration s’échapper. Petit à petit, ces innovations, longtemps réservées au haut de gamme, se sont démocratisées. Désormais, sous-vêtements, tee-shirts, parkas, doudounes vantent leurs capacités à vous faire oublier l’humidité, le froid, la chaleur… et votre transpiration.
Du zinc pyrithione pour lutter contre les odeurs
Même la grande distribution s’y met. Carrefour et Auchan proposent des chaussettes « anti-odeur » grâce au traitement Sanitized Actifresh à base de zinc pyrithione, un biocide qui empêche l’apparition et la prolifération des micro-organismes à l’origine des odeurs. « Ce traitement est autorisé par le label Oeko-Tex (Confiance Textile) qui garantit l’innocuité des produits finis, souligne Carrefour. Un test sous contrôle dermatologique nous a permis de vérifier sa bonne tolérance. »

Kindy a opté, de son côté, pour la substance Aegis, à base de chlorure de dimethyloctadecyl [3-(trimethoxysilyl) propyl] ammonium. « Ce traitement est reconnu pour ne provoquer aucune migration vers la peau, ni rejet dans l’environnement dans les proportions définies comme acceptables par l’Union européenne », affirme le fabricant qui l’a d’ailleurs choisi parce qu’il répond, lui aussi, aux critères du label Oeko-Tex.

En juillet 2014, l’Association de recherche clinique en allergologie et asthmologie (Arcaa) se montrait beaucoup moins affirmative. Dans le cadre d’un référentiel sur l’anti-acarien Allerban, elle estimait qu’« il est difficile d’envisager sans étude prolongée que cet ammonium quaternaire n’induise pas de modification sensible du microbiote [cutané] sur le long terme ».
Des nanoparticules d’argent chez Uniqlo
Plus gênant encore, toujours pour lutter contre les mauvaises odeurs, la marque japonaise Uniqlo recourt à l’argent sous forme de nanoparticules dans sa gamme de tee-shirts Airism. Si elle indique bien la présence d’argent, elle n’affiche pas la mention [nano], contrairement à ce qu’impose la réglementation européenne.

Une omission d’autant plus scandaleuse que ces nanoparticules sont actuellement dans le collimateur des autorités sanitaires. De par leur taille infinitésimale, elles posent question quant à leur migration dans l’organisme à travers les pores de la peau ou par inhalation, leur dispersion et accumulation dans l’environnement…

Selon Éric Gaffet, chercheur spécialiste des nanomatériaux (Institut Jean-Lamour), « à partir d’une certaine concentration, les nanoparticules d’argent peuvent tuer les bactéries indispensables au fonctionnement des stations des traitement des eaux. On sait aussi qu’elles sont néfastes pour la reproduction des espèces aquatiques. Mais leur toxicité et leur dispersion dans l’environnement dépendent du procédé utilisé pour la fabrication des textiles ».

Une information incomplète
Les fabricants sont tenus d’indiquer la composition de leurs vêtements ainsi que le pourcentage des différentes fibres textiles qui les compose. Ils doivent également indiquer le nom des biocides qu’ils utilisent. En revanche, lorsqu’ils ont recours à des technologies spécifiques, rien ne leur impose de préciser les molécules utilisées, même si elles sont sous forme de nano, sauf s’il s’agit de biocides.
Un effet insuffisant, selon Decathlon
Uniqlo se veut rassurant : « Les textiles traités avec cette substance ne relarguent pas de nanoargent à un niveau significatif, même dans des conditions de lavage difficiles. » Mais les textiles finissent par s’user, se déchirer, être jetés…

Dans un rapport de 2015, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) recommande de « limiter l’usage des nanoparticules d’argent (production, transformation, utilisation) aux applications dont l’utilité est clairement démontrée et pour lesquelles la balance des bénéfices pour la santé humaine au regard des risques pour l’environnement est positive ».

Se pose enfin la question de l’efficacité de ces produits. Decathlon a préféré renoncer aux antibactériens depuis 2012, estimant que « l’effet sur les odeurs n’était que partiel et insuffisant pour satisfaire une majorité de [ses] clients ».
Des microcapsules de parfum dans des slips !
Pour lutter contre les mauvaises odeurs, la marque Le Slip français a intégré dans le tissu de son « Slip qui sent bon » des microcapsules de parfum qui libèrent leur contenu grâce au phénomène de friction avec la peau. Mais l’effet est éphémère : « Jusqu’à 15 ou 20 lavages en respectant les indications », précise la marque. Même technique pour les chaussettes hydratantes de Carrefour et même inconvénient : « L’effet s’arrête quand toutes les microcapsules ont été ouvertes. »

Pour aider à hydrater la peau, Damart a lancé fin 2016 des sous-vêtements “New sensitive” qui promettent « + 21 % d’hydratation de l’épiderme après quatre heures ». « Nous maintenons l’hydratation de la peau en travaillant sur des fibres capables de réguler l’humidité de la peau », explique Michel Caillibotte, responsable recherche et développement de la marque. Les tests auraient montré un réel bénéfice.

La société utilise également pour ses produits Thermolactyl “bioactifs” des particules céramiques très fines afin de réduire les variations de température ressenties. « Ces micro ou nanoparticules sont emprisonnées au cœur de la fibre, précise Damart, et ne sont donc pas flottantes. Nous veillons à éviter tout risque de contamination transcutanée. » Les très fines particules sont décidément un véritable Graal pour les fabricants, qui les utilisent aussi pour rendre leurs tissus déperlants, c’est-à-dire résistants à l’eau et aux taches.
Lafuma renonce aux traitements déperlants au PTFE
Derrière les diverses marques (Teflon, Nano-glide, etc.) se cache le polytétrafuoroéthylène (PTFE), un composé perfluoré (PFC) dont la nocivité pour l’environnement a été largement dénoncée ces dernières années, notamment via la campagne Detox lancée par Greenpeace à l’encontre des industriels du textile.

« La molécule est appliquée sous forme de nano-matériaux autour de chaque fil, ce qui permet au tissu de conserver ses qualités de respirabilité, explique Patricia Mouy, représentante de Teflon en France. Dès 2013, nous avons remplacé la molécule C8 [chaîne de carbone] par la molécule C6, une chaîne plus courte totalement inerte. Elle ne peut pas migrer à travers la peau, ni provoquer de rejets dans l’environnement. » C’est ce que semble également croire Oeko-Tex qui certifie des produits avec du téflon.

Lafuma, la marque de vêtements de sport et randonnée, a pourtant décidé d’éliminer totalement les composés perfluorés de ses produits d’ici 2020. « Les traitements déperlants C6 et C8 sont des PFC extrêmement volatils, qui ne se dégradent pas facilement dans l’environnement, détaille Lafuma. Le temps, l’air, etc. ne suffiront pas à éliminer ces substances, elles perdureront tout comme un sac plastique pourrait perdurer dans la nature. Elles peuvent s’immiscer dans la chaîne alimentaire. Le C6, qui a moins d’éléments “carbone” que le C8, aura un impact moindre. Mais il reste un PFC. »
Le label Oeko-Tex, un alibi facile ?
Lafuma s’est donc penché sur la question. C’est loin d’être toujours le cas. Nombre de ces vêtements hydrofuges ou traités aux biocides arborent le logo “Oeko-Tex” malgré les incertitudes. Les marques se reposeraient-elles un peu trop sur ce label ? Souvent, elles ne savent pas répondre aux questions précises sur les techniques utilisées et renvoient vers leurs fournisseurs.

On découvre ainsi sur l’étiquette des chaussettes polaires Rywan, vendues chez Decathlon, une photo de trois ours polaires accolée au logo Teflon et à son slogan : « Advanced care for a better planet » (« solution avancée pour une meilleure planète »). Tout ça pour des « pieds confortablement au chaud et au sec ». On marche sur la tête.

QUE CACHENT CES VÊTEMENTS INNOVANTS ?
-Biocide aux nanoparticules d'argent chez uniqlo

-Composés perfluorés chez cyrillus

-Biocide zinc pyrithione et composés perfluorés chez carrefour

-Biocide au microparticules d'argent chez carrefour

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source https://www.anses.fr/fr/content/exposition-aux-nanoparticules-d%E2%80%99argent-mise-%C3%A0-jour-des-connaissances
Publié le 05/03/2015
Exposition aux nanoparticules d’argent : mise à jour des connaissances


Les nanoparticules d’argent sont employées dans différentes applications industrielles, notamment les secteurs de l’alimentation (additifs, emballages alimentaires, revêtements internes de réfrigérateurs), du textile (vêtements et literie) et des produits cosmétiques et d’hygiène (brosses à dents, fers à lisser les cheveux, sprays désinfectants, etc.). Elles sont principalement  utilisées pour leurs propriétés antibactériennes et antifongiques. Toutefois, il reste très difficile d’avoir un inventaire référençant tous les produits contenant des nanoparticules d’argent en France et dans le monde. L’Anses a été saisie en 2011 afin de mettre à jour les connaissances sur l’évaluation des risques sanitaires et environnementaux liés à l’exposition aux nanoparticules d’argent. Dans l’avis qu’elle publie ce jour, l’Agence souligne les efforts de recherche sur les effets sanitaires et environnementaux potentiels des nanoparticules d’argent mais relève que ceux-ci demeurent cependant insuffisants pour permettre une évaluation des risques sanitaires. Néanmoins, s’appuyant sur les conclusions de son avis d’avril 2014 relatif aux risques liés aux nanomatériaux manufacturés,  l’Anses recommande de limiter la mise sur le marché de produits contenant des nanoparticules d’argentaux applications dont l’utilité est clairement démontrée.

Les nanoparticules d’argent sous forme agrégée, agglomérée ou encore colloïdale, sont utilisées dans un grand nombre d’applications industrielles, notamment dans les secteurs de l’alimentation (additifs, emballages alimentaires, revêtements internes de réfrigérateurs, etc.), du textiles (vêtements, literie) ou encore des produits cosmétiques et d’hygiène (brosses à dents, fers à lisser les cheveux, sprays désinfectants, etc.).
L’intégration de ces nanoparticules d’argent dans des articles commercialisés est supposée répondre principalement à des finalités antibactériennes et antifongiques et des questions sont régulièrement posées sur leur impact sur la santé, ainsi que sur la conséquence éventuelle de leur dispersion dans l’environnement.
Faisant suite à deux rapports publiés en 2009 et 2010 sur ce sujet, respectivement par l’Anses et son homologue allemande (BfR), l’Agence avait été saisie en 2011 afin de mettre à jour les connaissances sur l’évaluation des risques sanitaires et environnementaux liés à l’exposition aux nanoparticules d’argent, en prenant en compte les nombreux articles scientifiques publiés sur l’évaluation de la toxicité des nanoparticules d’argent depuis 2010.
L’expertise qu’elle publie ce jour intègre de nouvelles connaissances sur l’ensemble des voies d’exposition aux nanoparticules d’argent, ainsi que sur leur activité antibactérienne et la résistance potentielle des bactéries à ces nanoparticules.
L’Agence souligne que les travaux de recherche en toxicologie récemment publiés sont souvent contradictoires, rendant encore difficile à ce jour l’estimation de la dangerosité des nanoparticules d’argent. Il est de fait impossible, aujourd’hui, de statuer, par exemple, sur leur caractère reprotoxique, génotoxique ou neurotoxique.
Les études d’écotoxicité, de plus en en plus nombreuses, montrent quant à elles des effets biologiques sur tous les organismes aquatiques et terrestres étudiés (mortalité, inhibition de croissance, génotoxicité, reprotoxicité, etc.).

Les recommandations de l’Agence
L’expertise de l’Agence réalisée sur les nanoparticules d’argent illustre les nombreuses difficultés déjà rencontrées lors de son évaluation des risques liés aux nanomatériaux. Ainsi, elle rappelle les recommandations émises dans son avis du 15 avril 2014 relatif à l’évaluation des risques liés aux nanomatériaux - enjeux et mise à jour des connaissances, qui appelaient à un renforcement du cadre réglementaire des nanomatériaux manufacturés, afin de mieux caractériser chaque substance et ses usages, en prenant en compte l’ensemble du cycle de vie des produits.
Concernant les nanoparticules d’argent en particulier, l’Anses recommande :
d’encourager les travaux de recherche dans les domaines de la caractérisation physico-chimique, l’évaluation de l’exposition, de la toxicologie et de l’écotoxicologie, de l’évaluation de l’efficacité antibactérienne et de la résistance bactérienne
de renforcer la traçabilité des données et l’information des consommateurs sur les produits contenant des nanoparticules d’argent. L’Agence souligne que cette traçabilité ne peut être atteinte par la seule voie de la déclaration obligatoire dans la base R-Nano.
L’Agence rappelle par ailleurs que l’argent ne figure pas dans la liste des minéraux pouvant être utilisés pour la fabrication des compléments alimentaires, qu’il soit sous forme nanoparticulaire ou non. Compte tenu de la présence de nano-argent dans des compléments alimentaires distribués notamment par le biais du commerce en ligne, l’Agence recommande alors de renforcer l’information des consommateurs et le contrôle de la distribution de ces produits qui contiendraient des nanoparticules d’argent.
Enfin, l’Anses recommande que l’usage des nanoparticules d’argent (production, transformation, utilisation) soit limité aux applications dont l’utilité est clairement démontrée et pour lesquelles la balance des bénéfices pour la santé humaine au regard des risques pour l’environnement est positive.

EN SAVOIR PLUS
AVIS et rapport de l’Anses relatif à à l’expertise concernant la mise à jour des connaissances sur l'évaluation des risques sanitaires et environnementaux liés à l’exposition aux nanoparticules d’argent
RAPPORT d'analyse bibliographique de l'Anses : Analyse bibliographique comparée de rapports d’expertise sur les risques liés à l’exposition aux nanoparticules d’argent

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Je viens de trouver ce dossier très intéressant sur le même sujet.

source https://louvesolitaire15.wordpress.com/2012/07/20/les-fringues-qui-tuent-la-synthese-de-lasef/
Les fringues qui tuent : la synthèse de l’ASEF
Publié le 20 juillet 2012


Écrit par J. Maherou, S. Norest & L.Ferrer    http://www.asef-asso.fr/mon-bien-etre/dressing/1382-les-fringues-qui-tuent-la-synthese-de-l-asef

Depuis plusieurs années, l’industrie textile fait appel à certaines molécules chimiques potentiellement toxiques pour l’homme. Ces dernières entrent dans les procédés de fabrication, les teintures, les motifs décoratifs…et sont utilisées pour certaines de leurs caractéristiques telles que l’effet infroissable, imperméable ou encore anti-odeur. Quels sont ces substances qui envahissent nos vêtements et quels sont les risques pour notre santé ? L’ASEF fait le point sur ces vêtements à risques.

Substances chimiques dans les vêtements : quels impacts pour ma santé ?
Les éthoxylates de nonylphénol
Selon un rapport[1] de Greenpeace du 23 août 2011, 14 marques de vêtements proposent à la vente des articles qui contiennent des traces d’éthoxylates de nonylphénol (NPE), une substance qui, une fois rejetée dans l’environnement, devient très toxique. Sur 78 échantillons de vêtements analysés, 52 ont présenté des traces de NPE. Ces 52 échantillons ont été fabriqués dans 17 pays dont la Chine, le Vietnam, en Malaisie et aux Philippines et proviennent des lignes de production de 14 grandes marques: Abercombie & Fitch, Adidas, Calvin Klein, Converse, G-Star RAW, H&M, Kappa, Lacoste, Li Ning, Nike, Puma, Ralph Lauren, Uniqlo and Youngor.

Les NPE sont des produits chimiques fréquemment utilisés comme détergents dans de nombreux processus industriels et dans la production de textiles naturels et synthétiques. Déversés dans les égouts lors de leur fabrication et du lavage des vêtements, ils se décomposent en nonylphénol (NP), un sous-produit très toxique. Bioaccumulable et relativement persistant, le NP s’accumule au sein des organismes vivants, menaçant ainsi leur fertilité, leur système de reproduction et leur croissance, même à faible concentration. Considéré comme perturbateur endocrinien, il peut également être néfaste pour la santé humaine.

En raison de leur toxicité pour l’environnement, les NPE et le NP sont interdits en Europe depuis 2005 dans les vêtements à une concentration supérieure à 0,1% en masse.

Le formaldéhyde
Le formaldéhyde, un composé organique volatil (COV) est souvent présent dans les vêtements synthétiques, car il confère aux tissus leurs propriétés : infroissable, résistant et hydrofuge.

Les effets du formaldéhyde sur la santé sont maintenant bien connus. Le formaldéhyde étant un gaz très volatil, il peut facilement entrer en contact avec les yeux ou le nez et engendre des irritations oculaires et des voies respiratoires. Il est également possible que de faibles expositions au formaldéhyde puissent accroître, à long terme, le risque de développer des pathologies asthmatiques et des sensibilisations allergiques[2]… Des effets loin d’être négligeables car ils peuvent, à terme conduire au développement cancer. En 2004, le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) a d’ailleurs classé le formaldéhyde dans le groupe 1 « substance cancérogène avérée pour l’homme » pour les cancers du nasopharynx par inhalation.

Le formaldéhyde présent dans les vêtements est également irritant pour la peau et peut alors déclencher des réactions allergiques, eczéma et dermites de contact (inflammation de la peau) principalement. Outre les vêtements, on retrouve ce polluant dans les oreillers, les draps, les rideaux, les meubles, ou encore certains produits cosmétiques.

Concernant la réglementation, au Japon, un vêtement au contact de la peau ne peut pas être commercialisé au-delà de 75 ppm de formaldéhyde et de 20 ppm pour les vêtements pour bébés.

En France, les vêtements pour bébés entrant en contact avec la peau ne doivent pas contenir plus de 20 ppm de formaldéhyde. Les textiles en contact direct avec la peau ne doivent pas contenir plus de 100 ppm et ceux qui ne sont pas en contact direct avec la peau peuvent contenir jusqu’à 400 ppm.

L’Allemagne, quant à elle, prévoit une obligation d’étiquetage pour les vêtements entrant en contact avec la peau et libérant plus de 1500 ppm de formaldéhyde, qui doivent porter l’inscription « contient du formaldéhyde. Nous vous recommandons de laver ce vêtement avant de le porter pour éviter toute irritation de la peau »

Composés perfluorés
Les vêtements peuvent contenir des composés perfluorés (PFC) telles que les fibres téflon qui, comme le formaldéhyde, donnent aux pantalons, jupes et autres vêtements leurs qualités infroissables et imperméables. Considérés comme perturbateurs endocriniens, les PFC interfèrent avec le fonctionnement de la glande thyroïde et imitent les œstrogènes. L’exposition in vitro à ces composés, qui s’accumulent dans l’organisme pourrait entrainer des petits poids à la naissance. Ils seraient également responsables de retards développementaux, de changements comportementaux, de développement anormal des glandes mammaires, ainsi que de la réduction du niveau de testostérone.

Une étude publiée en 2012 a montré que l’exposition in vitro à l’un de ces composés perfluorés, l’acide perfluorooctanoïque (PFOA) favorise le surpoids des femmes à l’âge de 20 ans. En savoir plus sur cette étude…
http://www.asef-asso.fr/mon-enfant/nos-syntheses/1116-le-pfoa-favoriserait-le-surpoids

Une autre étude[3] a démontré que l’exposition à ce même composé, ainsi qu’au perfluoro-octane sulfonate (PFOS) pourrait diminue l’efficacité de la vaccination pédiatrique contre la diphtérie et le ténanos.

Ces composés sont également utilisés comme traitements anti-tâches et imperméabilisants pour tapis, moquettes et meubles, ainsi que comme revêtements antiadhésifs pour ustensiles de cuisine.

Attention donc aux vêtements portant la mention « sans repassage » qui peut traduire la présence de formaldéhyde ou de produits perfluorés.

Retardateurs de flamme
Les retardateurs de flamme sont des substances chimiques ajoutées aux matériaux lors de la fabrication afin de réduire le risque d’incendie. En fait, ils améliorent tout simplement la résistance au feu des produits. Ils sont présents dans différents équipements électroniques (téléviseur, ordinateurs), les matelas, les tissus, les meubles mais aussi dans les vêtements de protection et les pyjamas…

Ils résistent aux lavages et perturbent, entre autres, le développement neurologique et la fertilité. Les retardateurs de flamme les plus utilisés sont les polybromodiphényles éthers (PBDE). Il s’agit de composés bromés, connus pour leurs effets nocifs pour la santé. Suspectés d’être des perturbateurs endocriniens, ils seraient également responsables de troubles de développement du système nerveux (autisme, hyperactivité, déficit d’attention, trouble de comportement…). Plusieurs études[4],[5] ont montré l’action de ces retardateurs de flamme bromés sur les hormones thyroïdiennes. Ces hormones sont essentielles au fonctionnement du système nerveux chez l’adulte et favorisent son développement chez le fœtus et le nourrisson. C’est pourquoi, même une exposition in utero peut affecter le neuro développement des enfants… Cela a été mis en évidence par une étude[6] publiée en 2009.
http://www.asef-asso.fr/mon-enfant/nos-syntheses/409-etude-toxicite-des-retardateurs-de-flammes-sur-le-neurodeveloppement
Les chercheurs ont analysé les taux d’exposition prénatale aux retardateurs de flammes (PBDE) en mesurant la concentration dans le sang du cordon ombilical à la naissance. Ils ont ensuite suivi le développement neurologique des enfants entre 1 et 4 ans puis à l’âge de 6 ans.

Les enfants présentant à la naissance les concentrations en PBDE les plus élevées avaient les résultats les plus bas aux tests de développement physique et mental réalisés entre 1 et 6 ans. Ces effets sur le développement étaient particulièrement remarquables à l’âge de 4 ans, où les résultats des tests de QI et de niveau verbal ont été réduits de 5,5 à 8 points pour ceux qui avaient eu la plus forte exposition prénatale.

Colorants
Les vêtements contiennent très souvent une multitude de colorants pouvant provoquer des réactions cutanées allergiques (dermatite de contact), des dommages au foie et aux reins, voire des cancers. Les colorants azoïques sont particulièrement dangereux car ils représentent un risque élevé de cancer tant pour les personnes travaillant à la teinture des fibres textiles que, via la transpiration, pour les personnes portant les vêtements. Depuis la fin des années 1960, les fabricants européens ont progressivement abandonné la fabrication des colorants azoïques dangereux compte tenu de leur caractère cancérigène avéré. La réglementation européenne les a proscrits en 2002. Mais ce n’est pas le cas tous les autres pays. Du fait de leur très bon rapport coût-efficacité, ces colorants continuent d’être régulièrement utilisés dans la fabrication de vêtements dans de nombreux pays.

Coton
Enfin, le coton lui-même serait dangereux à cause des résidus de pesticides et des traitements divers (sa culture absorbe 25 % des pesticides dans le monde), sans compter les ajouts ultérieurs et multiples de produits chimiques lors de sa transformation. Selon l’OMS, 1,5 millions de travailleurs du coton seraient victimes chaque année d’intoxications graves du fait de cette utilisation et près de 30 000 en meurent.

Les cibles idéales…
Les enfants
En janvier 2009, l’Institut national de la Consommation (INC) a mené une étude[7] sur la composition des vêtements pour enfants. Au total, 40 T-shirts pour enfants ont été testés et 9 comportaient un taux de phtalates supérieur à la nouvelle réglementation européenne Reach, en vigueur depuis fin 2008, soit plus de 0,1% sur l’ensemble du vêtement. Ces T-shirts avaient été achetés dans des enseignes diverses, telles que Gap, Okaïdi, Auchan, La Halle, Babou, Kiabi et Gemo.

Les phtalates, utilisés par les fabricants pour assouplir les plastiques, sont souvent présents sur les dessins, inscriptions et décorations collés sur les vêtements. Ils peuvent provoqués des irritations cutanés et des effets plus graves encore lorsque les vêtements sont portés à la bouche.

Les phtalates sont des perturbateurs endocriniens, c’est-à-dire qu’ils entravent le développement des organes sexuels. Une récente étude[8]
http://www.asef-asso.fr/problematiques-emergentes/perturbateurs-endocriniens/1220-etude-les-phtalates-responsables-de-la-baisse-de-fertilite-chez-les-hommes
a d’ailleurs montré que l’exposition des testicules de l’homme adulte aux phtalates, entraîne une inhibition de la production de la testostérone et seraient responsables de la réduction des testicules chez l’adulte. Les expériences ont été menées sur des testicules d’adultes humains exposés in vitro au MEHP (Mono(Ethylhexyl)-phtalate), le métabolite actif du DEHP (di- (2 éthylhexyl) phtalate). Les chercheurs ont ainsi constaté que ces composants réduisent de 30 % la production de testostérone par rapport à des testicules non exposés. Cependant, les petites filles sont elles aussi concernées par les effets des phtalates. Une étude[9] de 2010 et menée auprès de 1 100 petites filles âgées entre 6 et 8 ans, a montré que les phtalates seraient responsables de puberté précoce.

Certaines études les impliquent également dans l’apparition du cancer. En effet, une étude[10] de 2010, en analysant des échantillons d’urine de 221 femmes mexicaines, a permis de constater que les taux de phtalates étaient plus élevés chez les femmes atteintes d’un cancer du sein que chez le groupe témoin.

L’étude de l’INC a également montré un taux élevé de résidus chimiques alcalins, potentiellement irritants. En effet, pour obtenir des T-shirts d’un blanc immaculé, les industriels de la filière textile utilisent des produits à forte teneur alcaline. L’INC a donc recommandé aux parents de laver systématiquement les vêtements pour enfants avant usage afin d’éviter les risques d’irritation liés à ces résidus chimiques. En revanche, les phtalates, eux ne disparaissent pas au lavage…

Les sportifs
Les maillots de l’Euro 2012

Seulement trois jours avant le coup d’envoi de l’Euro 2012, le Bureau Européen des associations de consommateurs (BEUC) basé à Bruxelles a révélé que les maillots officiels des équipes qualifiées pour l’Euro 2012 contenaient des produits toxiques. Après avoir testé neuf maillots officiels de l’Euro 2012 vendus aux supporters, tous se sont avérés contenir des niveaux inquiétants de produits chimiques tels que plomb, nickel ou des composés chimiques anti-odeur : les composés organostanniques.

Le plomb, a été retrouvé dans six des neuf maillots testés. Ont ainsi été concernés les équipes d’Espagne, l’Allemagne, l’Ukraine, la Russie, la France et Italie. Cela est d’autant plus inquiétant que dans les maillots de l’Espagne et de l’Allemagne, le plomb dépasse le niveau légal pour les produits destinés aux enfants. Inhalé ou ingéré, le plomb peut entrainer des problèmes de fertilité, des avortements spontanés ou des atteintes du système nerveux. Ce métal lourd est particulièrement nocif pour les femmes enceintes et les enfants.

La présence de plomb pose également un problème pour l’environnement, car, lors de lavages en machine des maillots, l’eau peut-être contaminée.

Le nickel, un autre métal retrouvé dans ces maillots, est utilisé comme mordant pour textile, c’est-à dire qu’il lie la fibre textile et le colorant. A fortes doses, le nickel peut présenter des risques pour la santé. L’absorption de nickel augmente le risque de développer un cancer des poumons, du larynx et de la prostate. Elle peut induire nausées, vomissements et vertiges après une exposition au gaz, troubles de la respiration ou encore problèmes cardiaques. Quant aux maillots du pays d’accueil, la Pologne, ils contenaient un composé d’organo-étain – utilisé pour éviter les odeurs de sueur – dans des doses plus élevées que la limite légale.

Ces composés sont généralement utilisés comme agents catalytiques, stabilisants industriels en plastique, revêtements de verre, pesticides ou encore comme biocides pour peintures antisalissure sur les navires. Il est également utilisé dans les textiles pour ces propriétés bactéricides et acaricides. Dans l’environnement, les organoétains sont toxiques pour les animaux aquatiques, et en particulier pour les algues et les mollusques. Chez l’homme, une intoxication par ces composés peut entrainer des effets sur le système nerveux et provoquer ainsi des maux de tête, des vertiges, des troubles sensoriels auxquels peut s’ajouter une encéphalopathie. Le BEUC à également indiqué que le nonylphénol a été retrouvé dans des maillots en Espagne et en Italie.

Consultez notre article pour en savoir plus !
http://www.asef-asso.fr/mon-bien-etre/dressing/1320-l-euro-2012-a-du-plomb-dans-le-maillot

Des vêtements aux nanoparticules
L’industrie textile recourt parfois aux nanotechnologies pour améliorer ses produits (propriétés thermiques, antiplis) et leur résistance à l’eau, au feu ou à l’abrasion. C’est le cas des vêtements de sport dont des nanoparticules métalliques, d’argent notamment, sont intégrées aux fibres afin de donner des propriétés bactéricides au tissu et de lutter contre les mauvaises odeurs. Ces nanoparticules d’argent sont également présentes aujourd’hui dans de nombreux produits (électroménager, pansements, sous-vêtements…). La présence de ces nanoparticules dans les vêtements présentent à la fois des risques pour la santé, mais aussi pour l’environnement. Lors du lavage des vêtements contenant des nanoparticules, ces dernières sont libérées dans l’environnement et entrainent des effets néfastes sur les écosystèmes.

Selon l’avis[11] de l’Anses du 15 mars 2010, qui a étudié le cas des chaussettes anti-odeur, pour l’environnement, la dispersion de nanoparticules attendue est qualifiée d’importante. L’Anses estime qu’une chaussette libère environ 144 milligrammes de nanoparticules lors d’un lavage. En considérant qu’un Français sur dix utilise des chaussettes anti-transpiration et qu’il achète 10 paires par an, leur lavage entraînerait le relarguage annuel de 18 tonnes de nanoargent dans les milieux aquatiques ! Or, les nanoparticules présentent par rapport à leur masse une surface énorme, ce qui augmente leur capacité d’interactions avec les organismes vivants. Même, s’il n’est pas aujourd’hui mesurable le risque pour l’environnement, en particulier pour les compartiments aquatiques devrait faire l’objet d’une attention particulière.

En ce qui concerne les effets sur la santé, ils sont encore peu connus mais on sait que les nanoparticules ont des niveaux d’interaction et de pénétration plus importantes que leurs homologues macro. Néanmoins, aucune étude n’a encore démontré que les nanoparticules présentent dans les vêtements peuvent pénétrer dans la peau. Les nanoparticules sont notamment susceptibles d’altérer les cellules voire de les détruire et peuvent entrainer des lésions dans l’ADN, conduisant éventuellement à des mutations ou des allergies[12].

Par prévention, il est préférable pour les sportifs de ne pas utiliser de vêtements anti-transpirant, d’autant plus que transpirer permet de réguler la température corporelle. C’est donc un phénomène naturel indispensable pour le bon fonctionnement de notre organisme. Pour se protéger des vêtements toxiques, il est recommandé de toujours nettoyer les vêtements neufs avant utilisation et de privilégier les fibres naturelles avec des labels écologiques « sans solvant » ou « Oeko-Tex ». Evitez également les vêtements portant des motifs en plastique ou trop colorés dont leur fabrication a forcément nécessité l’utilisation de nombreux produits chimiques.

Références bibliographiques :
[1] Greenpeace, Dirty Laundry 2 : Hung Out to Dry, Août 2011.

[2] INRS, Le point des connaissances sur le formaldéhyde, janvier 2008

[3] Grandjean P, Andersen EW. « Serum Vaccine Antibody Concentrations in Children Exposed to Perfluorinated Compounds. JAMA January 25, 2012, Vol. 307, No. 4, pp. 391-397

[4] Ibhazehiebo K, Iwasaki T, Kimura-Kuroda J, Miyazaki W, Shimokawa N, Koibuchi N., Disruption of thyroid hormone receptor-mediated transcription and thyroid hormone-induced, Environ Health Perspect. 2011 Feb;119(2):168-75.

[5] Ibhazehiebo K, Iwasaki T, Okano-Uchida T, Shimokawa N, Ishizaki Y, Koibuchi N.Neurotoxicology. Suppression of thyroid hormone receptor-mediated transcription and disruption of thyroid hormone-induced cerebellar morphogenesis by the polybrominated biphenyl mixture, BP-6. Neurotoxicology. 2011 Aug;32(4):400-9.

[6] Herbstman JB, Sjödin A, Kurzon M, Lederman SA, Jones RS, Rauh V, et al. 2010. Prenatal Exposure to PBDEs and Neurodevelopment. Environ Health Perspect :-. doi:10.1289/ehp.0901340

[7] 60 millions de consommateurs, des phthalates dans les vêtements pour enfants, février 2009.

[8] Desdoits-Lethimonier C, Albert O, Le Bizec B, Perdu E, Zalko D, Courant F, Lesné L, Guillé F, Dejucq-Rainsford N, Jégou B., Human testis steroidogenesis is inhibited by phthalates, Hum Reprod. 2012 Mar 8

[9] Wolff MS, Teitelbaum SL, Pinney SM, Windham G, Liao L, Biro F, Kushi LH, Erdmann C, Hiatt RA, Rybak ME, Calafat AM; Breast Cancer and Environment Research Centers., Investigation of relationships between urinary biomarkers of phytoestrogens, phthalates, and phenols and pubertal stages in girls. Environ Health Perspect. 2010 Jul;118(7):1039-46.

[10] López-Carrillo L, Hernández-Ramírez RU, Calafat AM, Torres-Sánchez L, Galván-Portillo M, Needham LL, Ruiz-Ramos R, Cebrián ME., Exposure to phthalates and breast cancer risk in northern Mexico. Environ Health Perspect. 2010 Apr;118(4):539-44.

[11] Avis de l’Agence française de sécurité sanitaire, de l’environnement et du travail relatif à « Évaluation des risques liés aux nanomatériaux pour la population générale et dans l’environnement », 15 mars 2010.

[12] Vega-Villa KR, Takemoto JK, Yanez, JA Remsberg CM, Forrest ML, Davies NM. Clinical toxicities of nanocarrier systems. Adv Frug Deliv Rev.(2008).

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Etat des connaissances relatif aux nanoparticules de dioxyde de titane et d’oxyde de zinc dans les produits cosmétiques en termes de pénétration cutanée, de
génotoxicité et de cancérogenèse
http://ansm.sante.fr/var/ansm_site/storage/original/application/af86f9684f0e2810a7cf1d5b0cefb0d5.pdf

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Comment éviter de se retrouver avec des nanoparticules dans les produits que vous utilisez ?
http://www.matierevolution.org/spip.php?article3264

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Dernière édition par Libellule le Jeu 13 Avr 2017 - 23:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: PEAU: Visage, lèvres, corps- SOLEIL (nanoparticules page 7)   Lun 10 Avr 2017 - 21:38



Même sujet que mon message précédent
source http://www.agirpourlenvironnement.org/campagne/stop-aux-nanos/pourquoi/988
Pourquoi cette campagne ?
Vous ne les verrez jamais et pourtant elles sont déjà partout: dans les cosmétiques, les crèmes solaires,  l’alimentation, les textiles, les jouets, les dentifrices, les articles de sport, les pneus, les vitres, les peintures et peut être même déjà dans notre corps.  Il s’agit des … nanoparticules !

Découvrez l'enquête inédite d'Agir pour l'Environnement ICI
révélant la présence de nanoparticules dans quatre produits de consommation courants (télécharger le rapport d'analyse] ICI

En une dizaine d’années, des substances aussi minuscules qu’extrêmement réactives, ont envahi notre quotidien : les nanoparticules de dioxyde de titane, de dioxyde de silice, nanotubes de carbone, nanoargent... Difficile de quantifier leur présence car la transparence est loin de régner dans ce domaine...

La miniaturisation de ces particules leur confère des propriétés inquiétantes. C’est ce changement d’échelle qui leur permet de se disséminer et de s’accumuler partout, engendrant des risques nouveaux. Bien que leur toxicité pour la santé et l’environnement soit de mieux en mieux documentée, cela n’empêche pas qu’elles soient déjà commercialisées sans contrôle, sans traçabilité et sans évaluation préalable.

L’éternel argument de la croissance économique évite de se poser la question centrale du  bénéfice réel de cette technologie, comme de demander l’avis des citoyens. Les industriels, dopés par une science sans conscience, avec la complaisance des états, ont retenu la leçon des OGM : pour imposer les nanos, il faut les répandre le plus rapidement possible et à l’insu du consommateur… afin de rendre cette innovation irréversible !

Une course contre la montre est engagée. Refusons d’être les cobayes d’une technologie incontrôlable à laquelle nous sommes exposés tous les jours, en continu et sur le long terme. Un moratoire sur les nanoparticules dans les biens de consommation doit être adopté au plus vite  afin de laisser le temps aux scientifiques d'évaluer leurs effets sanitaires et environnementaux et à la société de se prononcer sur l'opportunité (ou non) de les utiliser.

SANTE EN DANGER !
Dommages à l’ADN, retards de croissance, réactions d’hypersensibilité et d’allergie, inflammations chroniques, affaiblissement du système immunitaire, stress oxydatif,  effets génotoxiques et cancérogènes, dérèglement du système immunitaire et du fonctionnement intestinal… Les effets toxiques des nanos sont de mieux en mieux documentés scientifiquement. Ces substances plus réactives et plus mobiles posent de nouvelles questions. Elles peuvent plus facilement s’immiscer dans l’organisme humain (organes, sang, cellules...).

Elles peuvent pénétrer dans le corps par les voies respiratoires, digestives, cutanées. Plus la particule est petite, plus elle peut traverser les barrières physiologiques.

Même les agences d’évaluation, rarement alarmistes, lancent l’alerte. Un avis de l’ANSES de mai 2014 recommande l’adoption de mesures de restriction d’usage pour les nanoparticules les plus répandues, voire l’interdiction totale de l’utilisation pour les applications grand public. L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail recommande de « mettre en place sans attendre un encadrement réglementaire européen renforcé » et à «peser l’utilité » de leur mise sur le marché. L’Organisation mondiale de la santé  recommande, dans un rapport de 2013, l’application du principe de précaution et attire l’attention sur la vulnérabilité des enfants.

ENVIRONNEMENT CONTAMINE !
L’environnement est également contaminé par ces particules instables et intraçables. La mise au rebut de produits comme les pneus, emballages divers et variés ou raquettes de tennis sont autant d’occasion d’épandre des nanotechnologies depuis les décharges et incinérateurs. En 2015, un rapport de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) attire l’attention sur la contamination des boues issues des stations d’épuration utilisées pour fertiliser les cultures agricoles. Comment gérer les risques de ces déchets puisque nul ne peut aujourd’hui identifier les produits qui contiennent des nanomatériaux ?

On retrouve déjà des nanos dans les rivières et les océans. Les textiles contenant des nanoparticules d’argent pour leurs propriétés anti-bactériennes relarguent ces particules dans l’eau de lavage, disséminant ainsi des substances potentiellement nocives. On retrouve aussi des nanoparticules de dioxyde de titane issues des crèmes solaires dans la Méditerranée, où elles entraînent des effets préjudiciables sur le phytoplancton qui constitue la nourriture de base des animaux marins, avec des conséquences néfastes sur l’ensemble de l’écosystème.

NANO, C'EST NON !
Apparues pour la première fois dans le vocabulaire en 1974, les nanotechnologies sont des techniques permettant de manipuler la matière à l’échelle nanométrique, l’échelle des atomes et de l’ADN, soit au milliardième de mètre. Pour saisir cet infiniment petit, il suffit d’imaginer qu’une différence du même ordre existe entre la taille d’une orange et une nanoparticule et celle d’une orange et de … la Terre !

La taille des nanoparticules leur confère des propriétés nouvelles ou amplifie les propriétés existantes : résistance aux bactéries, transparence, fluidité, coloration, résistance mécanique… Le principe est simple: plus une particule est petite, plus elle est réactive. Avec un rapport surface/volume plus important, leur capacité d’interaction avec d’autres supports est plus grande. à titre d’exemple, un gramme de dioxyde de titane à l’état nano offre une surface d’interaction de 60 m² contre quelques cm² quand il est à l’état  micro.

LE SILENCE DES NANOS
Les nanoparticules sont déjà bien présentes dans notre quotidien mais à notre insu. L’inventaire le plus fourni aujourd’hui provient d’une base de données danoise qui recense 2300 produits contenant des nanos. La France a mis en place le registre R-Nano en 2013. Mais ce registre est loin de permettre la transparence. Il est basé sur la déclaration des entreprises et ne vise qu’à quantifier les substances nanos produites ou importées en France. Ne s’intéressant qu’aux substances et non aux articles finis, il ne permet aucune traçabilité des produits. Et, cerise sur le gâteau, ce registre n’est, de toute façon, pas accessible au grand public !

Rassurons-nous, la contamination des nanos dans nos assiettes est … « accidentelle » !

Les fabricants ont, en théorie, l’obligation d’étiqueter la présence des nanos dans l’alimentation depuis décembre 2014. Et pourtant, difficile de trouver un seul produit étiqueté en France ! En effet, ils profitent d’une définition suffisamment restrictive, floue et alambiquée de ce qu’est un produit alimentaire contenant des nanos, pour échapper à l’obligation d’étiquetage.

L’absence d’étiquetage n’affecte pas seulement les consommateurs: nombre d’entreprises incorporent des nanos dans leur production sans même le savoir et la protection des travailleurs n’est à ce jour, pas garantie !

Dans ces conditions, comment assurer la traçabilité de cette technologie déjà présente dans notre quotidien ? Même les pouvoirs publics ne savent pas où sont les nanos! Comment retirer un produit du marché si on ne sait pas où il se trouve ? Comment étudier d’éventuelles corrélations entre exposition aux nanos et l’apparition de pathologies ? Les chercheurs indépendants qui pourraient être tentés d’étudier la toxicité des nanos ont aussi, bien du mal à savoir où et comment chercher! En somme, avec les nanos, nous sommes face à une technologie qui est déjà partout… et nulle part !



ICI vous trouverez
La liste des produits contenant ou pouvant contenir des nanoparticules
Les nanoparticules se sont introduites secrètement dans nos assiettes via certains additifs alimentaires. Leur présence superflue nous fait courir des dangers sanitaires et environnementaux graves. Refusons d’être les cobayes de cette technologie incontrôlée.
Interpellons les industriels !





Dernière édition par Libellule le Mer 24 Mai 2017 - 0:22, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: PEAU: Visage, lèvres, corps- SOLEIL (nanoparticules page 7)   Ven 14 Avr 2017 - 0:25



source http://www.vsd.fr/actualite/danger-decouverte-de-substances-cancerigenes-dans-des-couches-pour-bebes-pampers-17719
Publié le mardi 25 octobre 2016 à 13:45  par Marine GIRARD
DANGER DÉCOUVERTE DE SUBSTANCES CANCÉRIGÈNES DANS DES COUCHES POUR BÉBÉS PAMPERS

Selon une étude de l'association Santé Environnement France, les couches de cette marque contiendraient des dérivés du pétrole.
Une étude de de l'Asef (association Santé Environnement France), rapportée par Le Parisien ce mardi 25 octobre, dévoile que des traces de composants dérivés du pétrole, potentiellement toxiques pour les plus petits auraient été découvertes dans des couches de la marque Pampers, leader du marché français.

Il s'agit plus précisément de benzo anthracène et de chrysène, appelés « petrolatum » sur les étiquettes. Ce sont ces HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques) qui sont utilisées pour rendre les couches moins irritantes pour les fesses des nourrissons. Les taux trouvés sont très bas, moins de 0,2 mg par kilo de couches, en dessous du seuil autorisé par la réglementation européenne, mais l'association Santé environnement France prône le principe de précaution et estime que la présence des ces produits favorisent certaines maladies, comme les cancers.

 Favoriser les couches écologiques
« C'est légal mais mais laisser ainsi ne serait-ce que quelques traces de composants dangereux, c'est moralement trop » dénonce Ludivine Ferrer, la directrice de l'Asef, auprès du Parisien et qui rappelle que ces fameuses couches sont « en contact avec les parties intimes de nos enfants 23h30 sur 24 ! ».

« Si l'effet était immédiat, il y a bien longtemps que les producteurs auraient changé leurs méthodes de fabrication », estime encore la directrice de l'Asef, ajoutant que ces HAP sont responsables de « la hausse de maladies chroniques comme les cancers ou l'infertilité ».

Ludivine Ferrer milite donc pour l’utilisation des couches écologiques, garanties sans produits chimiques. Elles peuvent s’acheter en grande surface à un prix défiant ceux des grandes marques (0,3€ l'unité pour une couche Love & Green contre 0,2€ pour une couche Pampers). Contactée par Le Parisien, la société propriétaire de Pampers, Procter & Gamble, n'a pas souhaité réagir.

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source http://www.leparisien.fr/societe/des-produits-toxiques-dans-les-couches-25-10-2016-6248697.php
Consommation : des produits cancérigènes dans les couches
|Emilie Torgemen|25 octobre 2016

Le pétrolatum utilisé dans les couches pour protéger les fesses de bébé contient des HAP, mais sans dépasser les taux légaux autorisés.LP/MATTHIEU DE MARTIGNAC.

Une association a fait analyser les couches du leadeur du marché, la marque Pampers. Les résultats révèlent la présence d'un produit cancérigène.

Alerte au rayon bébé ! La société de couches écolo Love and Green a fait tester par un laboratoire indépendant la composition des couches Pampers, le leadeur très copié du marché. Les résultats, que nous avons pu consulter, révèlent que ces produits de puériculture contiennent des HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques). Précisément du benzo anthracène et du chrysène, des dérivés du pétrole classés cancérogènes par l'Union européenne. Contactée lundi, la société Procter & Gamble, propriétaire de Pampers, n'a pas été en mesure de nous répondre.

Ironie de l'histoire, les HAP sont notamment utilisés pour protéger la peau douce des tout-petits. Sur les paquets, c'est ce composant, mentionné comme étant du « pétrolatum », qui contient des molécules potentiellement dangereuses. Bien plus connu de l'acheteur lambda sous le nom de vaseline, il limite les irritations et l'effet fesses rouges. Parce qu'une couche-culotte classique, c'est une garniture de billes gélatineuses insérée dans un mille-feuille de voiles plastiques, très abrasifs pour la peau.

0,2mg/kg
C'est la quantité de HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques), une substance cancérogène, contenue dans les couches analysées.

Depuis leur naissance et jusqu'à ce qu'ils apprennent la propreté entre 2 et 3 ans, les enfants n'ont pas d'autre choix que d'être frottés à ces produits réputés toxiques, « en contact avec les parties intimes de nos enfants 23 h 30 sur 24 ! », s'alarme Ludivine Ferrer, directrice de l'Asef (Association santé environnement France, qui rassemble plus de 2 500 professionnels de santé en France). Elle estime que le risque est d'autant plus important qu'il est insidieux. « Si l'effet était immédiat, il y a bien longtemps que les producteurs auraient changé leurs méthodes de fabrication », soutient-elle.

Pour la directrice de l'association, les HAP sont, « par une chaîne causale complexe », à l'origine de « la hausse dans la population de maladies chroniques comme les cancers ou l'infertilité ».

Concrètement, cette étude de l'Asef révèle des taux très faibles de HAP. Sous le seuil de 0,2 mg/kg. Les couches pour bébé restent donc sous les seuils tolérés par la réglementation européenne. « C'est légal mais laisser ainsi ne serait-ce que quelques traces de composants dangereux, c'est moralement trop, s'insurge Ludivine Ferrer. D'autant que les industriels ne sont pas obligés d'utiliser ces éléments chimiques ! »

Son association promeut le « principe de précaution » dans « le Petit Guide santé du bio-bébé » distribué dans les PMI et chez certains gynécologues. Elle vient de convaincre deux maternités des Bouches-du-Rhône de passer, le 1er janvier, aux couches écolos. C'est-à-dire dont le voile intérieur en contact avec la peau des nourrissons est garanti sans produit chimique.

La société Pampers a tenu à démentir la présence de ces produits. Dans un communiqué envoyé ce jeudi au Parisien-Aujourd'hui-en-France, le fabricant de couches assure qu'il n'ajoute pas de HAP dans ses produits et que «tous les composants de nos couches sont strictement sélectionnés et évalués en détail. Ils sont conformes au rigoureux règlement européen Reach qui sécurise la fabrication et l’utilisation des ingrédients».

Et précise également que «des tests cliniques sont réalisés avec le plus grand sérieux par des experts scientifiques et des pédiatres extérieurs avant la commercialisation des produits».

Couche lavable ou jetable écolo, une bonne alternative ?
Pour éviter les produits toxiques, faut-il revenir aux langes de nos grands-mères ? « Les parents sont de plus en plus sensibles à ces questions », assure Céline Augusto de la marque Love & Green, qui pèse 4 % du marché. Première alternative, les couches lavables nouvelle génération (Popolini, P'tits Dessous, Best Bottom). La partie intérieure est le plus souvent en coton, chanvre ou bambou. Compter environ 200 € pour démarrer mais à terme, l'investissement vaut en théorie le coup puisque les couches sont réutilisables un grand nombre de fois. On ne les trouve que dans les magasins bio et sur Internet. Gros bémol : « Je les ai testées le premier mois après la naissance de mon fils. Franchement, j'avais l'impression de passer ma vie à faire tourner des machines de couches », confie Maëlle, une jeune maman.

Une autre solution : favoriser des couches jetables écologiques. Elles affichent un minimum de 50 % de matières naturelles et surtout zéro chimie dans le voile de maintien en contact avec la peau. A côté des marques Love & Green, Moltex ou Naty, les distributeurs ont développé leur propre gamme verte (Carrefour Baby Eco Planet, Pommette Ecologic, Auchan mieux vivre...). Elles restent plus chères que les couches jetables premier prix, mais moins que celles des marques traditionnelles.
 Le Parisien

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