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 Le Thé et le Roïboss

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Libellule
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Date d'inscription : 27/01/2008

MessageSujet: Le Thé et le Roïboss   Dim 22 Mar 2009 - 22:29



Bonjour
Ayant bu beaucoup de thé, et maintenant du Roïboss, j'ai trouvé logique d'y consacrer un dossier, et je vous conseille de préférer des produits cultivés biologiquement.

source http://www.vert-tiges.com/content/21-origine-the
L'histoire du thé et ses origines
Avec des mots simples, nous vous invitons à tout savoir sur le thé. Ses origines, sa préparation… Découvrez un univers riche et fascinant et toutes les réponses que vous attendiez!

1. Histoire du thé
Selon la légende, près de 3 000 ans avant notre ère, l'empereur Shen Nung faisait bouillir de l'eau pour se désaltérer.
Le vent agita les branches de l’arbuste près duquel il se tenait. Quelque feuilles de ce théier sauvage s’envolèrent, trouvant refuge dans le récipient. Ainsi mélangées à l’eau, elles lui donnèrent ce parfum que nous connaissons, à la grande joie de l’empereur. On rencontre des légendes comme celle-ci en Inde, au Japon, mais il semble que c’est bien en Chine que l’habitude de boire le thé a vu le jour.
Sous la dynastie des Tang (618-907), le thé devient l’objet d’un rite raffiné. Il est encensé par les poètes et principalement consommé en poudre, avec du sel et un peu d’eau.

Sous les Song (960-1279), on le bat en mousse avec une fine tige de bambou, et le thé devient l’objet de véritables cérémonies. Ce n’est que sous les Ming (1368-1644), enfin, que le thé commence à être consommé en infusion.
Au Japon, le thé apparaît au VIIe siècle pour devenir au XVe siècle un véritable art de vivre, associé à la philosophie Zen.
Si Marco Polo avait mentionné l’existence du thé dès le XIII siècle, c’est au XVIIe siècle avec le développement des échanges commerciaux que l’Europe découvre le thé.
Dabord réservé à l’aristocratie, le thé se diffuse progressivement dans toutes les couches de la population.
Au début du XIXe siècle, la croissance de la consommation du thé en occident et les prix élevés imposés par les chinois incitent les anglais à développer des plantations en Inde et à Ceylan. Le thé est ensuite implanté dans d’autres régions du monde, Afrique noire ou plus récemment Amérique du sud.

2. Le théier
Le théier, ou Camélia Sinensis, appartient comme son nom l’indique à la famille des camélias.
Il peut atteindre 10 à 15 mètres, mais il est le plus souvent entretenu et taillé en arbuste afin de faciliter la cueillette de ses feuilles. Plantés en rangs serrés, la visite d’une exploitation de théiers rappelle curieusement nos vignes de France. Le théier apprécie particulièrement les climats chauds et humides et vit une quarantaine d’années. Il faut cinq ans pour qu’un jeune théier puisse être exploité.
Photo théier
Sur chaque tige se forme un bourgeon entouré de feuilles. Plus un thé sera riche en bourgeons, plus sa qualité sera haute et l’infusion fine. Élever, tailler et assembler les théiers est tout un art que cherchent à maîtriser les maîtres thés.

3. Les types de thé
Le thé noir
C’est le thé le plus répandu en occident. Les feuilles de thés sont déposées sur des claies ou durant 20 heures environ les feuilles flétrissent pour perdre la moitié de leur eau. Les feuilles sont ensuite roulées (en machine ou à la main selon la qualité de fabrication), procédé qui brise les cellules de la feuille et déclenche la fermentation enzymique. Le temps de cette fermentation est très variable, fonction de la région de la qualité des feuilles de thés et du produit recherché. Le thé est ensuite porté à haute température pour stopper la fermentation.
Le thé peut être ensuite haché. On obtiendra un thé fort, que l’on retrouvera généralement dans les sachets individuels. Les meilleurs thés seront conservés en feuilles, parfois triées ou assemblées en mélange, comme on compose un vin. Les thés noirs les plus réputés sont certainement les Darjeeling. Les plus connus sont les Ceylan, Keemoun, Assam…
Les thés noirs sont d’une richesse et d’une variété exceptionnelle. Ils sont notamment très fréquemment utilisés dans la composition des thés parfumés. (Nos thés noirs)

Le thé vert
Très désaltérant, le thé vert se consomme toute la journée. C’est le thé le plus consommé en Asie, les japonais le consomment d’ailleurs de manière presque exclusive. Le thé vert est un thé non fermenté. Dès le départ, on porte les feuilles de thé à haute température pour tuer les enzymes responsables de la fermentation. Les feuilles de thé sont ensuite roulées en fines tiges, en boules ou en torsades, selon la région et le type de thé vert recherché. Certains thés verts sont parfumés (thé au jasmin, le plus connu). C’est un thé frais, vif, pauvre en théine et riche en vitamine. Il possède des vertus drainantes reconnues, idéales pour accompagner un régime. Les grands thés verts sont parmi les plus chers du monde. (Nos thés verts)

Les thé Oolongs
Spécialité de Chine et de Formose, les Oolong sont des thés semi-fermentés. On bloque la fermentation à un moment précis en portant les feuilles à haute température, tuant les enzymes responsables de la fermentation. Selon les régions, cette opération sera effectuée plus ou moins tardivement. On aura ainsi des Oolong très peu fermentés (30%) aux saveurs très végétales, ou plus fermentés (60%) qui feront ressortir des arômes plus fruités. Les Oolongs se caractérisent par un parfum de châtaigne grillée plus ou moins prononcé. Ce sont des thés très ronds en bouche et parfaitement associés à un idéal de bien-être. Pauvres en théine, on peut les consommer en soirée sans trouble du sommeil. (Nos thés oolong)

Le thé fumé
Le thé fumé est un thé noir constitué de feuilles âgées et puissantes. Les feuilles sont légèrement grillées puis disposées sur des claies au dessus d’un feu de bois, le plus souvent des racines de pin. Ainsi préparé, le thé prend progressivement le goût de la fumée. Plus le thé restera longtemps sur les claies, plus son parfum sera fumé. Les plus fumés sont les Tarry, des thés puissants mais subtils. (Nos thés fumés)

Le thé blanc
Il est composé de bourgeons et des premières feuilles de la jeune branche de thé. D’une fabrication délicate, la qualité du thé blanc est principalement fonction de la qualité du flétrissage. Pour éviter que les feuilles ne noircissent ou rougissent, on laisse les feuilles flétrir environ 50 heures avant de les sécher. Ce thé très rare est d’une grande finesse. (Nos thés blancs)

Le thé jaune
Les thés jaunes sont des thés très rares dont la fermentation est aussi courte que celle d'un thé vert, mais répétée plusieurs fois. Ils se présentent toujours en feuilles entières.
Composé presque exclusivement de bourgeons, le thé jaune est d'une immense finesse végétale. (Notre thé jaune)

Les thés parfumés
Le thé au jasmin est l’ancêtre des thés parfumés. Traditionnellement, on déposait la nuit sur un lit de thé noir des fleurs de jasmin qui s’ouvrant à l’obscurité exhalaient leurs senteurs en parfumant les feuilles. Le procédé pouvait être reproduit plusieurs fois pour obtenir la saveur recherchée. Cette méthode n’est plus que rarement utilisée. On préfère aujourd’hui utiliser des essences de fleurs et de fruits pour parfumer les thés. On peut parfumer les thés à chaud pour un parfum plus violent, ou à froid pour des senteurs plus subtiles. Les thés VERT-TIGES sont parfumés à froid, car c’est avant tout la finesse des parfums que recherchent les amateurs.
Les thés parfumés les plus connus sont les Jasmins et les Earl-Grey, parfumés à la bergamotte. (Nos thés parfumés)

Le thé rouge
Le fameux thé rouge, boisson nationale d’Afrique du Sud, ne provient pas d’un théier, mais d’une plante locale nommée Rooibos. Son infusion assez douce est très appréciée. Riche en vitamine, pauvre en théine, le Rooibos est une boisson que l’on peut apprécier toute la journée. (Nos Rooibos nature et parfumés)

4. La cueillette du thé
Les exploitations visant des qualités très inférieures ont pris le parti de mécaniser la récolte. Dans la plupart des exploitations produisant un thé de qualité, la cueillette s’effectue à la main. La récolte s’effectue au printemps, en été et à l’autonome. La première récolte, riche en bourgeons, donne des thés vifs et frais. Ce sont les plus délicats, mais également assez souvent les plus chers. La récolte d’été donne un thé plus fruité et plus charpenté, il exalte les saveurs de fruits et de fleurs. La dernière récolte de l’année donne un thé charpenté, très boisé. C’est un thé de moindre qualité, mais qui convient souvent fort bien pour des assemblages simples.

A l’extrémité de chaque tige se forme un petit bourgeon enroulé sur lui-même, ce que les chinois nomment le "Pekoe". La qualité de la cueillette est déterminée par le nombre de feuilles que l'on prend à la suite du bourgeon, plus on en prend moins la cueillette est fine.
Des hommes et des femmes arpentent les rangs de théiers, le dos chargé de grosses panières qu’ils remplissent de jeunes pousses en progressant entre les arbustes. Cela ne vous rappelle pas quelque chose ?

5. La qualité du thé
Ah… Le fameux « Orange Pekoe », le meilleur des thés à l’orange… Et non, l’appellation Orange Pekoe ne désigne pas un thé à l’orange, mais un thé en feuille entière avec présence de très jeunes feuilles (le Pekoe), dont l’appellation « Orange » doit probablement son origine à un hommage rendu à la famille royale de Hollande, les Oranje Nassau.
Les grades du thé se répartissent en deux grandes familles : les OP (Orange Pekoe, feuilles entières) et les BOP (Broken Orange Pekoe, feuilles brisées ou broyées).
De ces deux appellations de base, toute une déclinaison, parfois fantaisiste, vient se construire pour préciser la qualité du thé. D’une manière générale, la longueur de l’appellation sera un gage de qualité. Mais un SFTGFOP 1 ne vous garantit pas un thé forcément exceptionnel, simplement une sélection de feuilles et de bourgeons de très grande qualité. Ajoutons à cela les appellations propres aux Darjeeling, les « Flush ». Beaucoup moins fantaisiste, elles désignent les saisons de cueillette qui donnent des caractères très différents au thé.

Un First flush désigne une récolte de printemps (la plus fine et la plus végétal), un second flush une récolte d’été ( la plus parfumée et la plus fruitée) et un Third flush une récolte d’automne (la plus corsée et la moins fine). Il existe également des thés de Darjeeling qualifiés de « In between ». Ils désignent des thés récoltés entre le printemps et l’été.

6. Les grades du thé
Pour briller en société !

Les grades de OP
FOP : Pekoe + 2 feuilles
GFOP : Golden Flowery Orange Pekoe
TGFOP : Tippy Golden Flowery Orange Pekoe
TGFOP 1 :Tippy Golden Flowery Orange Pekoe One
FTGFOP : Finest Tippy Golden Flowery Orange Pekoe
FTGFOP1 : Finest Tippy Golden Flowery Orange Pekoe One
SFTGFOP : Special Finest Tippy Golden Flowery Orange Pekoe
SFTGFOP 1 : Special Finest Tippy Golden Flowery Orange Pekoe One (Ouf !) Les grades de BOP
BOP1 : Broken Orange Pekoe
FBOP : Flowery Broken Orange Pekoe
GBOP : Golden Broken Orange Pekoe
GFBOP : Golden Flowery Broken Orange Pekoe
TGBOP : Tippy Golden Broken Orange Pekoe

7. Boire le thé
Respirer !
Le premier contact avec le thé se fait par l'olfaction directe. Sentez les feuilles encore sèches, trouvez les parfums qui s’en dégagent. Réitérez l’opération quand le thé est infusé. N’hésitez pas à forcer votre respiration, seules 10% des molécules odorantes parviennent au cerveau. Respirez de façon vive et brève, sans retenue !
Goûter !
Au niveau du goût, cinq sensations sont possibles : l'acidité, l'amertume, le sucré, le salé et l'iodé, chacune d'elle étant située à un endroit de la bouche. De la combinaison de ces sensations naîtra le parfum complexe de votre thé. Essayez de les identifier. Apprécier !
Au moment de déglutir s’effectue la rétro-olfaction. Une expiration par le nez qui entraîne un appel d'air dans la bouche. Nous percevons alors 100% des molécules odorantes. C’est l’instant où la richesse aromatique de votre thé est la plus facilement perceptible. Quelques conseils
Toujours penser à utiliser une eau de qualité pour préparer votre thé. Une eau de source, ou une très bonne eau courante, est nécessaire pour apprécier tous les parfums du thé.
Votre eau ne doit pas être bouillante : elle aurait tendance à cuire les feuilles de thé qui ne diffuseraient pas tous leurs parfums. Attendez quelques secondes avant de verser votre eau sur les feuilles.

8. Les cérémonies du thé
Cérémonie japonaise
Le Chanoyu constitue la cérémonie la plus stricte et la plus codifiée dans l’art de la dégustation du thé.
Dans un pavillon de bois (le pavillon des thés), décoré de fleurs de saison et de rouleaux peints, se réunissent les invités à l’appel du maître de cérémonie. L’impression dominante doit être la simplicité et la quiétude. Des friandises à base de haricots sont disposées sur la table.
En silence, les instruments de la cérémonie sont nettoyés avec un linge de soie immaculé, le Fukusa.
Durant ce temps, dans une théière en fonte posée sur un brasero, bout une eau tout juste puisée.

Solennellement, le maître de cérémonie verse un peu d’eau dans le bol afin de le nettoyer. Le bol est ensuite essuyé à l’aide d’un linge neuf.
Lentement, à l’aide d’une cuillère en bambou, le maître mesure la juste quantité de poudre de thé (le matcha) qui sera utilisé pour la cérémonie. Il dépose le thé au fond du bol, puis y verse l’eau bouillante. D’un geste rapide, il fouette le mélange jusqu’à obtention d’une fine mousse couleur de jade.
L’un après l’autre, les convives boivent le thé, le maître renouvelant la préparation autant de fois que nécessaire.
Cette stricte cérémonie dure 40 minutes environ. Lors d’un Kaiseki, repas traditionnel japonais, elle peut durer jusqu’à 4 heures. (Notre matcha de cérémonie)

Chine : Le Gongfu Cha
Cérémonie chinoise d’inspiration taoïste, le Gongfu Cha utilise un service composé d’une petite théière et de toutes petites tasses.
On y déguste généralement du Oolong, dont les feuilles sont déposées en grande quantité au fond d’une théière en terre.
Trois infusions successives sont préparées, à l’aide des mêmes feuilles de thé, les parfums s’affinant au fur et à mesure du déroulement de la cérémonie.
Cette cérémonie d’apparence moins codifiée que le Chanoyu japonais connaît de nombreuses variantes, en Chine ou en Corée. Cependant, elle s’accorde aux grands principes taoïstes, dont la discipline de chaque instant échappe aux non initiés.

Le Zhong
Le Zhong est une tasse sans anse munie d’un couvercle, posée sur une soucoupe. Généralement utilisée pour les thés verts à larges feuilles, on y place le thé que l’on couvre d’eau chaude. La première eau est jetée au bout de quelques minutes d’infusion, puis l’on replonge les feuilles dans l’eau chaude. Pour consommer le thé, on replace le couvercle qui empêche les feuilles de s’échapper alors que l’on porte le Zhong à sa bouche.
Zhong de thé chinois
Les feuilles servent à plusieurs infusions.

Russie
Le Samovar est une immense bouilloire qui maintient l’eau chaude en permanence. Anciennement dotée d’un foyer de braises, elle est aujourd’hui le plus souvent électrique.
Au dessus du Samovar se trouve une théière pleine contenant un thé assez fort. Toute la journée, on sert ce thé que l’on allonge avec un peu d’eau chaude tirée de la bouilloire via un robinet.
Encore aujourd’hui, le Samovar constitue un véritable symbole d’hospitalité en Russie, et un art de vivre autour du thé.

Mauritanie
La Mauritanie incarne tout l’art du thé à la menthe, très apprécié en Afrique.
On le déguste en trois fois, de petits verres d'un thé vert de chine plutôt fort, à la menthe et assez sucré.
Lors de la cérémonie on s'applique à le faire mousser le plus possible, en versant le thé d'un verre à l'autre plusieurs fois tout en le levant très haut dans les airs.
Le même thé sert pour les trois dégustations successives. A l’instar du Gongfu Cha chinois, le même thé est réinfusé trois fois. Le premier verre est assez fort, le deuxième est équilibré, le troisième se révèle assez doux.

9. Chiffres clef
Quelques chiffres autour du thé
On consomme aujourd’hui plus de 10 000 tasses de thé à la seconde dans le monde. C’est la boisson la plus consommée après l’eau.
Les Irlandais sont les plus gros consommateurs de thé en Europe, avec plus de 3kg par an et par habitant. Avec 250 g par an et par habitant, la France est loin derrière, mais l’engouement autour du thé est tel aujourd’hui que l’écart se resserre rapidement. L’Inde est le premier producteur mondial de thé. Ce gigantesque pays d’un milliard d’habitants produit 35% de la production mondiale, loin devant la Chine (20%). Le Kenya et le Sri lanka représentent chacun 10% de la production mondiale de thé.
Il existe plus de 2500 thés dans le monde, soit plus que de vins. Cette richesse doit vous inciter à composer votre « cave à thé ». 3 thés, 5 thés, 10 thés ou d’avantage, chacun vous charmera au bon moment. Vous serez heureux de proposer à vos amis des thés variés qui éveilleront leur curiosité et sauront les séduire.

 

source http://www.tisane.org/the_origine.htm
Le Thé, boisson millénaire
Au travers de ce site, vous allez découvrir le thé, boisson ancestrale née il y a plusieurs millénaires dans les lointaines contrées d’Asie. Introduite dans le Nouveau Monde à l’aube du XVIIème siècle, cette boisson, aujourd’hui mondialement consommée, compte chaque jour de nouveaux adeptes.

Après l’eau, le thé est la boisson la plus universelle, préparée différemment selon les origines, les coutumes et les religions. On en produit ainsi, chaque année 2.700.000 tonnes environ.
1200 milliards de tasses de thé sont bues par an, soit 36 000 à la seconde, ce qui correspond à une consommation annuelle moyenne de 600 grammes par habitant.

Boisson nationale dans certains pays, boisson d’exception dans d’autres, partout boisson recherchée pour ses qualités de fraîcheur, son goût, son infinie diversité et ses bienfaits.

La légende et l’histoire du Thé
Boissons de consommation courante de nos jours, le thé est probablement apparu il y a 5000 ans environ.

De nombreuses légendes entourent le mystère de son origine. La plus ancienne remonte à 2737 av. J.C. en Chine.

L’Empereur SHEN NONG (le divin moissonneur), dernier des trois Empereurs mythiques, toujours soucieux du bien-être et de la santé de ses sujets, leur ordonne de faire systématiquement bouillir l’eau avant de la consommer.

Par une journée de grande chaleur, l’Empereur, assis à l’ombre d’un arbuste, fait bouillir de l’eau pour se désaltérer puis s‘assoupit. Pendant son sommeil, quelques feuilles de ce petit arbre tombent dans la jarre. A son réveil, SHEN NONG, qui trouve cette infusion délicieuse, décide de développer les jardins de thés et incite ses sujets à faire du thé leur boisson favorite.
Ainsi naquit le thé devenu une boisson très appréciée en Asie.

C’est au VIIème siècle que les premières exportations de thé débutent de Chine vers le Tibet. Mais il ne devient l’objet d’un commerce florissant en Asie qu’à partir du Xème siècle.

Cité par Marco Polo (1254-1323) dans son livre « Les Merveilles du Monde », le thé ne fait son apparition en Occident qu’en 1606, grâce à la Compagnie Hollandaise des Indes Orientales.

Il devient très vite la boisson préférée des Anglais et la demande des marchés européens ne cesse de croître. Les premières boutiques spécialisées s’ouvrent à Londres ; le thé fait son entrée à la Cour Royale d’Angleterre sous le règne de Charles II.

Le thé est également lié à de nombreux faits historiques.
 Guerre d’indépendance aux U.S.A. avec la fameuse « BOSTON TEA PARTY » en Décembre 1773.

 Guerre de l’opium en Chine au XIXème siècle.

 Suprématie maritime de l’Angleterre au XIXème siècle, renforcée par le transport du thé par mer, sur les fameux « TEA CLIPPERS », voiliers de plus en plus rapides et objets de vive concurrence entre les différentes compagnies maritimes de l’époque, jusqu’à l’apparition des bateaux à vapeur.

Un peu de botanique et de nutrition
Le théier est un arbre à feuille persistante (thea sinensis) de l’ordre des guttifères, famille des ternstroemiacées (théacées) genre camellia.

Au départ, une seule espèce était cultivée, portant le nom de camellia sinensis ; puis, on distingue deux variétés principales : sinensis et assamica.

Le théier se plaît dans des régions au climat chaud et humide, avec une bonne alternance de soleil et de pluies régulières, de préférence bien réparties au cours de l’année.

Ainsi, il est cultivé dans des régions situées entre le 42ème degré de latitude nord et le 31ème degré au sud, en plaine ou jusqu’à 3000 mètres d’altitude.

Suivant les conditions climatiques, l’arbuste commencera à produire au bout de 3 à 5 ans et sera facilement centenaire.

Les premiers travaux scientifiques sur la composition du thé remontent au XIXème siècle et ont permis d’isoler trois composants majeurs :
LA THEINE (même alcaloïde que la caféine),
L’EAU.
LES TANINS,

A ces composants chimiques peuvent correspondre un certain nombre de propriétés. C’est ainsi que :
Sans calorie ni sodium, le thé est souvent conseillé pour accompagner un régime sans sel.
Tout comme le vin, le thé est riche en tannins ; sa faible teneur de théine stimule sans énerver. Par ailleurs, le thé contient de la catéchine, principal constituant de la théobromine, de la théophylline et est reconnu comme étant un diurétique très efficace
Le thé est riche vitamines A, B I, B2, C, E, P et PP, en calcium, potassium, cuivre, zinc et surtout fluor, qui contribuent au bon équilibre du corps et à sa défense.
Produit issu de la terre, le thé est une boisson au succès planétaire grâce à ses saveurs variées, à son faible coût et à sa simplicité de préparation, bien sûr, mais aussi à ses vertus mises en évidence avec de plus en plus de précision au fil des siècles par médecins, chercheurs ou scientifiques.

Le rapport de la FA.O. (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture / Rome, 1992), les études concluantes menées sur le thé vert puis sur le thé noir, le caractère naturel de cette boisson sont aujourd’hui auto d’arguments bénéfiques s’ajoutant simple plaisir d’une bonne tasse de thé.

Les grandes origines du thé,
Les principaux pays producteurs


On distingue 4 grands pays producteurs :
La Chine
Pays de grande tradition de thé et, historiquement, le plus ancien producteur et exportateur. La plupart des régions du sud de la Chine produisent du thé; les principales en sont :
YUNNAN : situé au sud-ouest du pays, ces thés ont une flaveur chaude, rappelant celle de la châtaigne.
ANHUI : situé à la hauteur de Shanghai, c'est l'une des principales régions productrices de thés.
FUJIAN : Au sud-est de la Chine, face à Taiwan, grande région productrice de multiples thés verts, de wulongs, de thés au jasmin et du fameux souchong, qui, une fois fumé au bois d'épicéas, devient le LAPSANG SOUCHONG fumé.
ZHEJIANG : Région productrice essentiellement de thés verts.
GUANGXI : Située au sud, le long de la frontière avec le Vietnam, on y trouve surtout le thé noir utilisé pour la fabrication des thés parfumés.
HUNAN, SICHUAN et HUBEI : Régions connues plus particulièrement pour la confection des briques de thé, ainsi que pour le célèbre thé jaune "Yin Zhen"
GUANDONG : région productrice de Oolongs et de quelques thés de Chine aromatisés.

L’Inde
Les premiers jardins datent du début du XIXème siècle ; très rapidement l'Inde est devenue le premier producteur mondial. On dénombre une dizaine de régions productrices dont trois principales :
ASSAM : région de plaines situées au nord-est de l'Inde, les thés offrent une liqueur forte, riche, vivifiante, pleine de flaveurs.
DARJEELING : Région située au nord-est de l'Inde, sur les flancs de l'Himalaya, elle offre des thés aux bouquets exquis.
NILGIRI : Région située sur les montagnes du sud du pays, dont les thés offrent une flaveur délicate. D'autres régions telles que le Cachar, l'Orissa, le Kangra, le Dooars, le Terai, l'Arunachal Pradesh etc... produisent également du thé.

L’Ile de Ceylan « Sri Lanka »
Le développement de la culture du thé date de 1825.

On distingue 4 districts principaux :
DIMBULA : le plus important par sa production et son nombre de jardins, ces thés ont une flaveur fine et une couleur dorée.
NUWARA ELIYA : Offre des thés délicats célèbres pour leur limpidité, leur couleur brillante et leur flaveur prononcée.
UVA : Situé au sud-est des hauts plateaux, ce district produit des thés de très grande qualité, à la flaveur très fine.
KANDY : très proche du NUWARA ELIYA, plus au nord de l'île, le district situé en altitude donne des thés très fins.

Le Kenya
Avec son sol particulièrement riche, le Kenya a entrepris la culture du thé en 1925 ; bénéficiant de l'influence anglaise, sa progression spectaculaire, en quantité et en qualité, en a fait pour la première fois en 1996, le premier exportateur mondial, place regagnée depuis par Ceylan.

On distingue deux districts principaux :
KERICHO et LIMURU où les récoltes sont essentiellement axées sur des thés noirs à feuille brisée.

Ces quatre pays représentent environ les 2/3 de la production mondiale, mais ils n'ont pu faire face à l'accroissement de la demande mondiale ; c'est ainsi que d'autres pays se sont tournés vers la production de thé :

LA CORÉE ET LE JAPON, pays de grande tradition du thé et de céramiques pour le thé, d'où les fameuses cérémonies du thé.
Le thé fabriqué au Japon est principalement le thé vert non fermenté. La feuille du thé vert japonais ne subit pas le traitement d’oxydation. Dès la cueillette des feuilles, elles seront passées à la vapeur. Ce traitement donne au thé vert japonais sa couleur unique d’un intense vert-clair. C’est aussi ce qui lui donne son arôme et ses riches saveurs de fraîcheur.

Sur 47 préfectures au Japon, Shizuoka, Kagoshima et Mie sont les trois premières régions de culture du thé au Japon. Plus de 40% du thé au Japon est cultivé dans le Shizuoka (près du Mont Fuji, entre Tokyo et Kyoto). Près de 20% du thé au Japon est cultivé au sud de l’île de Kyushu (Kagoshima). Les anciennes capitales de Nara et Kyoto sont des régions de thé historiquement intéressant où l’histoire du Bouddhisme se mêle avec l’histoire du chado, ou « la voie du thé » au Japon.

Les thés les plus connus au Japon sont le Matcha (thé vert en poudre), Sencha, Gyokuro, Hojicha, et Genmaicha.

L'INDONÉSIE, (Java et Sumatra) où les essais de culture datent de 1838 et les premières exportations de 1878.

L'ÎLE DE FORMOSE (TAIWAN) fameuse pour ses Oolongs très variés.

En ASIE : au Vietnam dont les quantités produites progressent de façon spectaculaire ; en Malaisie, au Laos, etc...

En AFRIQUE : LE BURUNDI - LE CAMEROUN - LE MOZAMBIQUE - LE MALAWI - L'OUGANDA - LE RWANDA - LA TANZANIE.

L'AMÉRIQUE DU SUD avec L'ARGENTINE, LE BRÉSIL, LE PÉROU.

L'OCÉANIE, avec L'AUSTRALIE et LA PAPOUASIE.

Autour de la Mer Noire : L'IRAN, LA TURQUIE, LA GÉORGIE, L'AZERBAÏDJAN, LA RUSSIE.

Autour de l'INDE : LE NÉPAL, LE SIKKIM, LE BHOUTAN, LE BANGLADESH, LE PAKISTAN et, plus insolite, aux U.S.A..... aux AÇORES et en ITALIE !

 

source http://www.lautrethe.com/histoire-the-origine-the.htm
HISTOIRE DU THÉ : L'ORIGINE DU THÉ
Le thé est apparu il y a environ 5000 ans en Chine.

La légende raconte que c'est par pur hasard que l'empereur Shen Nong, qui avait pour habitude de faire bouillir son eau pour la purifier, découvrit le thé...
En effet, ce jour-là, il fit bouillir son eau sous un arbuste, il s'assoupit et pendant son sommeil, quelques feuilles de l'arbuste tombèrent dans l'eau.
A son réveil, l'empereur trouva cette boisson délicieuse et décida de développer des jardins de cet arbuste, le théier.
Il incita ses sujets à faire du thé leur boisson favorite... et ce fut un succès !

Consommé bien au-delà des frontières de la Chine, le thé est devenu la deuxième boisson la plus consommée au monde après l'eau !
Il se boit près de 1200 milliards de tasses de thé par an, soit environ 36 000 tasses à chaque seconde !

HISTOIRE DU THÉ : LE DÉVELOPPEMENT DU THÉ EN EUROPE
Histoire du thé : le développement du thé en Europe
Né en Chine, le thé se développa d'abord en Asie. Tout comme le café, il fut introduit en Europe par les Néerlandais.

En 1606, un navire hollandais de la Dutch Esat Company embarqua à Java quelques caisses de thé échangées contre des caisses de sauge. L'histoire ne dit pas si les Hollandais achetèrent alors des thés fermentés ou si le thé fermenta naturellement au cours du voyage, toujours est-il qu'il fut d'abord connu en Europe sous forme de thé noir.

En 1653, les premières caisses arrivèrent en Angleterre où l'usage de la boisson se répandit rapidement, porté par la vogue du café. La reine Anne Stuart le consomma pour la première fois au petit déjeuner. Anne, duchesse de Bedford (1788-1861) fut la première à inviter ses amis pour une petite collation lors de l'après-midi autour d'une tasse de thé accompagnée de petits gâteaux, de sandwiches et de pâtisseries. Elle imita alors une habitude des salons français, qui d'ailleurs disparut en France avant d'être réintroduite à nouveau à la fin du XIXème siècle... par imitation de la tradition britannique ! La pratique éminemment sociale de l'afternoon tea se répandit alors dans toutes les couches de la population et se formalisa au XIXème siècle en five o'clock tea.

Le thé devint au cours des XVIIème et XVIIIème siècles un enjeu économique majeur, objet d'une lutte acharnée entre Anglais (puis Britanniques) et Hollandais. La Compagnie des Indes Orientales, fondée en 1599 par la reine Elisabeth, eut le monopole du commerce du thé jusqu'en 1834.

 

 source https://www.kusmitea.com/origine-du-the.html

ORIGINE DU THÉ
Le thé appartient à la famille du Camelia Sinensis. La Chine est le berceau de cette plante, c'est également là-bas que naquit l'usage des feuilles comme base de boisson.

La première trace écrite du thé remonte à deux cents ans avant Jésus-Christ, où le thé est cité dans un traité de pharmacologie.

L'art du thé apparaît au VIIIème siècle avec les premières méthodes de production, de transformation et de dégustation du thé. Le thé est tour à tour consommé sous forme de soupe (on additionnait le thé infusé d'une pincée de sel), de soupe d'agrumes (on y ajoutait des écorces d'agrumes, d'épices et de fruits), en décoction puis boisson des moines bouddhistes ceux-là même qui l'introduisent au Japon au IXème siècle. Il n'est exporté par la Chine vers l'Occident que deux siècles plus tard, pendant la dynastie Ming (1368-1644).

C'est à cette période que le thé est consommé tel qu'on le fait aujourd'hui : dans une théière, infusé parfois plusieurs fois. Le thé subit ensuite les influences des continents où il transite : au Japon où il est l'objet d'une cérémonie, en Russie où il est préparé avec un samovar ou au Royaume-Uni, où il est consommé corsé, noir ou avec un nuage de lait.

LA CULTURE DU THÉ
Le Camelia Sinensis est un arbre à feuilles persistantes, qui pousse dans des régions tropicales ou sub-tropicales. Un fort taux d'humidité, un bon ensoleillement et des pluies abondantes sont les conditions idéales pour sa culture. Il pousse facilement en altitude (les thés Darjeeling sont cultivés dans les montagnes de l'Himalaya). Les théiers sont cultivés en jardins, qui donnent souvent, pour certains crus, leur nom au thé.

Le théier peut atteindre, à l'état sauvage, 10 à 15 mètres. Toutefois, afin de faciliter la récolte de ses feuilles, il est taillé à environ 1,10 mètre du sol. Sa durée de vie est d'environ une quarantaine d'années.

Les feuilles du théier sont récoltées trois fois par an et chaque période de récolte imprime au thé une saveur particulière. Dans l'Himalaya, la première récolte a lieu de mi-mars à mi-avril. Elle donne des thés à la saveur douce et végétale (c’est le « First Flush ») et révèle des thés rares et aromatiques.

La seconde récolte, appelée récolte du milieu, se déroule de mi-avril à mi-mai et produit des thés à la saveur plus fruitée et parfumée.

Enfin la dernière période pour récolter le thé se situe de mi-mai à mi-juillet pour des crus plus corsés et moins fins. 

 

source http://www.lov-organic.com/l-histoire-du-the.html
L’histoire du thé
Selon la légende chinoise, en 2 737 avant J.C., quelques feuilles se seraient détachées de l’arbre sous lequel l’Empereur Shen Nong se reposait et se seraient mêlées à l’eau qu’il faisait bouillir pour se désaltérer. L’Empereur aurait apprécié cette saveur nouvelle, et ainsi serait né le thé.

A l’origine, le thé provient du Sud de la province du Yunnan, en Chine.
Le thé apparaît tout d’abord sous la forme d’un breuvage thérapeutique, sous les Hans de l’Ouest (206 avant J.C. – 24 après J.C.), puis devient une boisson quotidienne des empereurs et des nobles chinois sous les Hans de l’Est.
C’est à partir de la dynastie Tang (618 – 907) que l’usage du thé se répandit dans la population, d’abord sous la forme de briques compressées, rôties puis réduites en poudre avant d’être mélangées à de l’eau bouillante, et éventuellement à du sel ou des épices. Sous la dynastie des Song (960 – 1279), le thé dit « battu » est consommé sous forme d’une poudre que l’on ajoute dans l’eau frémissante.
C’est sous la dynastie des Ming (1368 – 1644) que le thé commence à être consommé sous sa forme actuelle, en feuilles que l’on fait infuser.

A partir du 10ème siècle, la Chine commence à exporter ses productions de thé, dans un premier temps vers les pays voisins, puis vers l’Europe. En 1606, la compagnie des Indes orientales apporte pour la première fois du thé par bateau en Hollande. La France, puis l’Angleterre en 1653, découvrent à leur tour le thé. En 1657, Thomas Garraway propose du thé dans son "coffee-house" londonien. Cette boisson se répand alors de manière spectaculaire outre-Manche et parvient à prendre la place du café dans le cœur des Anglais. Au 19ème siècle, la Chine ne pouvant plus satisfaire une demande de thé toujours croissante, les Anglais introduisent sa culture dans d’autres pays : en Inde en 1834, à Ceylan en 1857, puis dans d’autres pays d’Asie, d’Afrique Noire anglophone, sur l’île de la Réunion et en Argentine.

Les grades du thé
La valeur du thé est déterminée par le grade, qui donne des indications sur la finesse de la cueillette et la taille de la feuille de thé. (voir dessin sur le site http://www.lov-organic.com/l-histoire-du-the.html
Dans la typologie des grades, l’utilisation du mot Orange renvoie à la famille royale Néerlandaise Oranje Nassau, et ne désigne en aucun cas l’agrume. Le mot Pekoe vient du Chinois « Pak-ho » signifiant « duvet » et désigne le bourgeon terminal.

Feuilles brisées
B.O.P. Broken Orange Pekoe : la feuille n’est plus entière et est plus petite que dans l’OP. Elle donne des infusions plus foncées et plus corsées.
F.B.O.P. Flowery Broken Orange Pekoe
G.B.O.P. Golden Broken Orange Pekoe
T.G.B.O.P. Tippy Golden Broken Orange Pekoe

Feuilles broyées
F. Fannings : les morceaux sont plats et plus petits que dans le BOP et l’infusion est très corsée.
D. Dust : broyées, les feuilles sont utilisées uniquement pour certains thés en sachets.

Culture du thé
Le thé appartient à la famille du Camelia Sinensis.
Le théier est un arbre à feuilles persistantes, qui pousse dans des régions au climat chaud et humide, au bon ensoleillement et aux pluies abondantes.
Dans la nature, le théier peut atteindre 10 à 15 mètres de haut. Pour faciliter la récolte de ses feuilles, lorsqu’il est cultivé, il est taillé et maintenu à environ 1,10 mètre du sol. Un théier vit en moyenne une quarantaine d'années, mais certaines variétés peuvent atteindre 100 ans. A noter tout de même que le plus vieux théier du monde, situé à Pu'er dans la province du Yunnan en Chine, atteint l’âge de 1800 ans.
La cueillette s’effectue encore à la main et a lieu plusieurs fois par an, la saison et la technique de cueillette diffèrent selon les pays. Chaque période de récolte donne au thé une saveur particulière : la récolte de printemps n'a par exemple pas le même goût qu'une récolte en été.

Type de thé
A l’origine de toutes les couleurs de thé, une seule plante : le théier. Une fois cueillies, les feuilles de thé subissent divers traitements (fermentation, oxydation, flétrissage, séchage, …) en fonction du type de thé que l’on souhaite obtenir. C’est notamment la maîtrise de la fermentation qui permet au planteur de choisir la couleur de son thé.

Le thé blanc
Le thé blanc est celui qui subit la transformation la plus faible. Les feuilles ne subissent que deux traitements : le flétrissage, beaucoup plus long que pour les autres types de thé, puis la dessiccation. Bien que cette transformation paraisse simple, la préparation du thé blanc est pourtant la plus délicate. Il est en effet extrêmement compliqué pour le planteur d’anticiper le moment où les conditions climatiques seront parfaitement réunies pour le flétrissage du thé à l’air libre. Le thé blanc est un thé fin et recherché des connaisseurs. Très peu transformé, il est très riche en polyphénols, en antioxydants et en vitamines.

Le thé vert
C’est un thé non fermenté. Pour éviter cette fermentation, les feuilles sont chauffées brutalement à une température d’environ 100°C (soit selon la méthode chinoise, dans un grand wok au-dessus d'un feu, soit selon la méthode japonaise, à la vapeur d'eau). Les feuilles sont alors roulées dans des formes différentes selon les traditions et les pays (bâtonnet, torsade, boule, …), puis séchées jusqu’à ce qu’elles ne contiennent plus que 5% d’eau. Le thé vert est le thé le plus consommé en Asie.

Le thé Oolong
Il est aussi appelé thé semi-fermenté, du fait que son processus de fermentation est volontairement interrompu. Une fois récolté, le thé est flétri. Les feuilles sont ensuite brassées dans une pièce maintenue à 22°C avec un taux d’humidité très élevé. Selon le résultat souhaité, le temps de fermentation sera plus ou moins long. Les feuilles sont par la suite torréfiées puis roulées, comme pour le thé vert. Cette technique nécessite généralement des feuilles plus mûres, qui contiennent peu de théine ce qui en fait une boisson idéale pour l'après-midi ou la soirée.
Le thé noir

La légende veut qu’au 17ème siècle, une cargaison de thé vert venant de Chine soit arrivée en Angleterre après un très long périple. Le thé aurait fermenté pendant le voyage en mer, et les anglais, alors peu connaisseurs de thé, l’auraient apprécié et en auraient commandé à nouveau à la Chine.
Ainsi, l’obtention d’un thé noir suppose de mener le processus de fermentation à son terme. Après la récolte a lieu le flétrissage, qui permet aux feuilles de thé de perdre 50% de leur eau. Le roulage brise ensuite les cellules de la feuille pour libérer les enzymes et déclencher la fermentation. La durée de fermentation varie en fonction de la couleur recherchée. Le thé est ensuite torréfié, puis trié et classé en deux grades (feuilles brisées ou feuilles entières).
Le thé noir se boit nature ou sucré, éventuellement agrémenté d'une touche de lait. Il est très souvent utilisé pour les thés aromatisés. Dans ce cas, le thé est soit parfumé grâce à des fleurs (jasmin, rose…) ou à des feuilles de plantes (menthe…), soit aromatisé directement par la pulvérisation d'huiles essentielles naturelles de fleurs ou de fruits sur les feuilles de thé sèches. Les thés verts ou le rooibos peuvent aussi être aromatisés.

Le thé fumé
C'est un thé noir. Selon la légende, le thé fumé est apparu vers 1820 dans la région du Fujian, où une plantation avait été réquisitionnée par l’armée chinoise. Contraint de libérer la salle de séchage, le planteur dut faire sécher une grande quantité de feuilles encore humides au-dessus d’un feu de racines d’épicéa. Les feuilles, en séchant, prirent un goût de fumée et furent vendues en Europe où ce thé « fumé » rencontra un franc succès. On procède toujours ainsi aujourd’hui pour obtenir ce type de thé. Parmi les thés fumés, on trouve les Tarry Souchong ou les Lapsang Souchong. Ces thés se consomment habituellement au moment des repas ou l'après-midi, nature ou légèrement sucrés.

Le thé rouge ou Rooibos
Le Rooibos n'est pas issu du théier. C’est un arbuste poussant exclusivement en Afrique du Sud dans les montagnes de Cederberg, situées au nord de la ville du Cap. Les populations indigènes de ces montagnes cueillaient déjà les parties aériennes du rooibos sauvage il y a plus de 300 ans et les faisaient fermenter. Cette infusion à la couleur rougeâtre et aux saveurs douces, sucrées et fruitées, est toujours considérée comme la boisson nationale de l’Afrique du Sud.
Boisson sans caféine, le rooibos est riche en antioxydants et en oligo-éléments, et a des propriétés relaxantes. Il est également pauvre en tannins (qui donnent au thé une certaine amertume). Le rooibos « vert » a une action antioxydante encore plus efficace car il n’a pas subi le processus de fermentation. Son goût est toutefois moins sucré et fruité que celui du rooibos traditionnel. Cette boisson peut être consommée par tous à tout moment de la journée.


 



Dernière édition par Libellule le Jeu 4 Fév 2016 - 14:19, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: Le Thé et le Roïboss   Jeu 4 Fév 2016 - 14:10



Encore quelques liens et renseignements
source http://www.ikonet.com/fr/alimentation/aliment/info/index/the
Thé

Camellia sinensis, Théacées
Feuilles séchées du théier, arbre touffu à feuillage persistant qui peut atteindre 10 m de haut à l'état sauvage, mais que l'on taille à des proportions plus modestes (1,5 m) pour en faciliter la cueillette. Le théier serait originaire d'une région comprenant le Tibet, l'ouest de la Chine et le nord de l'Inde. L'origine exacte de la culture du thé demeure incertaine, on croit qu'il aurait été découvert par un empereur chinois il y a plus de 4 500 ans. On tire des feuilles du théier une boisson d'origine très ancienne et qui est plus populaire mondialement que le café; le thé est la boisson la plus consommée après l'eau. L'origine de la découverte de cette boisson se confond avec les débuts de la civilisation chinoise et donne lieu à plusieurs légendes. La plus connue la situe en l'année 2374 av. J.-C.; le souverain régnant, Chen-nung , aurait mis de l'eau à bouillir pour se désaltérer et ce, à l'ombre d'un arbuste. Sous l'effet d'un vent léger, quelques feuilles sèches tombèrent dans l'eau chaude. Goûtant l'eau, il fut étonné par la saveur et l'arôme qu'elle avait acquis. En Chine, le thé ne devint une boisson populaire que vers le vie siècle. Auparavant, on le mâchait, puis vers l'an mille, des feuilles sèches moulues étaient délayées dans l'eau bouillante. Le Japon fit aussi du thé sa boisson rituelle. La culture du thé se répandit à Java et à d'autres régions tropicales et subtropicales. Le thé fut introduit en Europe au xviie siècle par les Hollandais. Les Français et les Anglais en prirent connaissance. En Angleterre, le thé devint une véritable institution et au xviiie siècle, toutes les classes de la société arrêtaient leurs activités deux fois par jour pour prendre le thé.

En Amérique du Nord, la forte immigration anglaise et irlandaise rendit le thé fort populaire jusqu'en 1773, année où eut lieu ce que l'on nomma le «Boston Tea Party», lorsque des colons en colère contre les taxes imposées par la métropole prirent d'assaut des navires chargés de thé et balancèrent sa cargaison à la mer.

L'Angleterre demeure encore aujourd'hui le plus grand pays consommateur de thé; il est aussi particulièrement populaire dans les pays anglo-saxons en général, dont l'Australie et la Nouvelle-Zélande ainsi que dans le monde arabe, grand amateur du thé sucré à la menthe, et en Russie. Les plus grands pays producteurs sont notamment l'Inde, la Chine, Sri Lanka, le Kenya, l'Indonésie, la Turquie et la Russie.

Les feuilles persistantes et vert brillant du théier sont charnues, légèrement poilues, de forme elliptique et partiellement dentelées; elles sont parsemées de glandes huileuses contenant une huile essentielle. Les meilleurs thés sont produits à de hautes altitudes, là où le plant pousse lentement et dans un climat plus frais. Une fois l'an naissent de petites fleurs blanches semblables aux camélias et faiblement parfumées, vendues à fort prix. Le théier produit des feuilles de thé pendant presque cent ans.

On regroupe les théiers en trois variétés principales, originaires respectivement de Chine, d'Indochine et d'Inde; ces variétés ont donné naissance à un nombre incalculable de sous-variétés.

La cueillette des feuilles de thé dans les plantations appelées jardins peut avoir lieu jusqu'à 20 ou 30 fois par année et s'effectue traditionnellement à la main; elle est de plus en plus remplacée par une cueillette mécanique cependant. On ne récolte que les jeunes feuilles à l'extrémité des branches. Les meilleurs thés proviennent du bourgeon et des deux feuilles qui le suivent; on cueille aussi la troisième, la quatrième et parfois la cinquième feuille, ce qui donne des thés moins fins. Le bourgeon terminal est appelé «pekoe», terme dérivé du chinois pa ko signifiant «duvet blanc», car il est recouvert d'un mince duvet sur sa face inférieure quand il commence à se dérouler pour former une feuille. Le terme «pekoe» ne désigne donc pas une variété de thé mais bien la partie d'où il provient. Les feuilles de thé subissent divers traitements préalables à la consommation. Selon le procédé utilisé, on obtient du thé noir (fermenté), du thé oolong (semi-fermenté) et du thé vert (non fermenté).

La préparation du thé noir comporte cinq étapes, soit le flétrissage, le roulage, la fermentation humide, la dessiccation et le triage. Le flétrissage vise à enlever l'excès d'humidité des feuilles par évaporation, afin qu'elles perdent leur fermeté et leur rigidité. Le roulage sert surtout à détruire les membranes intérieures des feuilles, ce qui agit sur la composition du thé en permettant la libération et le mélange des composants afin de permettre la fermentation. La fermentation dans un milieu humide a pour but de développer l'arôme du thé noir et de lui donner sa couleur cuivrée; sa durée dépend des résultats recherchés. La dessiccation a pour but principal de mettre un terme à la fermentation et de retirer l'humidité; le triage permet de séparer les feuilles selon leur qualité. Sri Lanka, l'Inde et la Chine fournissent les principaux thés noirs. Les thés des Indes particulièrement parfumés comprennent le darjeeling, très fruité.

Le thé oolong provient de Taiwan; il n'est qu'à demi fermenté. Il est à mi-chemin entre le thé noir et le thé vert quant à ses caractéristiques. La saveur de ses feuilles de couleur brun-vert est plus riche que celle du thé vert mais plus délicate que celle du thé noir. Le thé oolong produit durant l'été est le plus réputé.

Le thé vert est produit sans fermentation, il est chauffé quelques minutes à la vapeur afin que ses enzymes soient inactivés pour prévenir la décoloration et la fermentation, puis il est roulé et desséché comme le thé noir. On le torréfie dès qu'il est cueilli. Le thé vert est plus astringent que le thé noir, car ses tannins sont moins oxydés. Longtemps le plus consommé, il a maintenant perdu sa suprématie au profit du thé noir, qui accapare plus de 98 % de la production mondiale. Le thé vert est particulièrement estimé en Chine, au Japon et dans les pays musulmans.

Outre ces trois catégories de thé, il existe du thé parfumé, du thé soluble et du thé décaféiné.

Le thé parfumé est composé de feuilles aromatisées aux épices, aux écorces d'orange, à la bergamote ou aux fleurs (jasmin, gardénia, rose, lotus, cannelle, menthe, etc.). Ainsi, le thé earl grey est parfumé à l'essence de bergamote.

Le thé soluble est obtenu par infusion du thé, puis par évaporation de l'eau par séchage, ce qui donne une poudre de thé. Ce procédé, très populaire aux États-Unis depuis la seconde moitié du xxe siècle, existe depuis beaucoup plus longtemps, en particulier au Japon.

Le thé décaféiné ou déthéiné est un thé dont une partie de la caféine (appelée aussi théine) a été enlevée à la suite d'un traitement afin que son effet soit moindre. La teneur en caféine du thé décaféiné est cependant très variable et il n'est pas rare qu'elle soit presque aussi élevée que celle du thé ordinaire.

Utilisation
Comme avec le café, on peut se servir du thé pour aromatiser certains aliments, particulièrement les sorbets et les pâtisseries. Des pruneaux et autres fruits secs trempés dans du thé froid acquièrent une saveur très agréable. Le thé vert sert à aromatiser les nouilles soba.

Le thé a en outre de multiples emplois non culinaires, tels les soins de la peau et des cheveux, le polissage de la verrerie, des miroirs et des planchers vernis.

 

Quelques extraits des explications très fournies que vous trouverez sur les  sites suivants
source  http://www.puerh.fr/article/aux_origines_du_the.htm
Quel est l'origine du thé? D'où vient cet arbre mystérieux qui aujourd'hui pousse dans plus de 50 pays à travers le monde? Comment l'a on découvert, et quand l'homme a-t-il commencé à en boire les feuilles? Telles sont les questions que depuis plusieurs milliers d'années de nombreux amateurs de thé se posent... Des légendes antiques aux premiers écrits sur le thé, en passant par les théiers multi-millénaires du Yunnan, je vous propose un voyage dans le temps en quête des théiers originels.

Mythes et légendes à propos de l'origine du thé ...
Shennong, l'empereur des 5 graines...
Un mythe très courant en Chine est d'attribuer la découverte du thé à Shennong (神农). Aussi appelé "empereur des 5 graines", ou encore "le fermier saint" c'est un des personnages clefs de la mythologie chinoise qui aurait vécu entre 2737 et 2697 avant JC. C'est à Shennong qu'on prête l'invention de l'agriculture, de la houe, de l'araire et de l'art de planter et cultiver les 5 aliments de base (d'où son nom d'empereur des 5 graines).

Mais c'est aussi Shennong qui serait à l'origine de la médecine chinoise, en goûtant et analysant sur lui un nombre considérable de plantes, dont les 360 répertoriées dans le "Shennong bencaojing" (神农本草经), le premier traité de médecine chinoise. Probablement écrits entre 300 et 200 avant JC, ce traité serait la transcription du savoir de Shennong, transmis oralement pendant plus de 2000 ans. Goûtant ainsi toutes sortes de plantes à longueur de journée, Shennong, qui pouvait parfois ingurgiter plusieurs dizaines de plantes toxiques dans une seule journée était régulièrement sérieusement intoxiqué.

On raconte qu'un jour de l'année 2737 avant JC, Shennong après avoir ingurgité un bon nombre de plantes toxiques, aurait infusé des feuilles et petites branches de thé, ou selon d'autres versions aurait mâché quelques feuilles de thé fraîches. C'est ainsi qu'il aurait découvert les vertus désintoxiquantes du thé, et que ce dernier serait rentré dans la médecine chinoise.

Une autre version de la légende attribue cette découverte au hasard. Selon cette dernière, l'empereur des 5 graines buvait tranquillement à l'ombre d'un arbre un bol d'eau qu'il venait de faire bouillir. Soudain une feuille d'un théier avoisinant, transportée par le vent, vint tomber accidentellement dans sa tasse, changeant instantanément la couleur de l'eau contenue dans cette dernière. Shennong qui en but une gorgée aurait alors été frappé par l'arôme incroyable qui s'en serait dégagé.

Des premiers écrits sur le thé à l'histoire officielle du thé chinois
L'origine du thé est une question qui a depuis toujours interpellé bon nombre de penseurs et figures de la culture du thé à commencer par Lu Yu (陆羽), que les chinois ont élevé au stade de Dieu du thé.

Le Classique du thé, premier écrit concernant le thé il y'a plus de 1200 ans
Lu Yu, qui a vécu en Chine il y'a plus de 1000 ans a probablement eux plus que quiconque une influence sur ce que le thé thé est devenu dans ce pays et dans dans le monde. Si il n'a pas découvert à proprement parler le thé il a, en écrivant le premier ouvrage précis et complet sur la culture du thé de l'époque, largement initié la rapide diffusion de la pratique du thé en Chine, et l'entrée du thé dans le quotidiens des Chinois. Cet ouvrage écris en l'an 780, le célèbre Classique du thé, qui fait un point le plus exhaustif que possible sur ce que l'on connaît en ce temps de la culture du thé, se veut didactique et enseigne tant la manière de cultiver les théier que l'art de préparer au mieux une tasse de thé.

Le premier chapitre de cette bible du thé, s'intitule notamment "rechercher l'origine du thé". On y apprend de la plume de Lu Yu que le thé est une plante originaire du sud de la Chine dont la taille varie de 60cm à près de 4m selon sa localisation. Lu Yu précise que dans l'est du Sichuan ou l'ouest de Hubei, il existe une variété d'arbres gigantesques, dont deux personnes à bras tendus sont nécessaires à en enlacer le tronc et dont on est contrcontraint de grimper aux branches pour en atteindre les feuilles.

De l'arbre sauvage au théier sculpté par la main de l'homme, une lente domestication
Ces écrits anciens sont aussi très instructifs quand à la manière dont l'homme aura progressivement domestiqué le théier, originellement sauvage, pour en faire ce que l'on connaît aujourd'hui. Le théier fut notamment longtemps considéré par les anciens comme une espèce botanique particulière et impossible à transplanter, ne pouvant dès lors que être cultivé à partir de graines. C'est de ce caractère que l'on attribue au théier que provient la coutume ancienne d'offrir du thé lors du mariage, symbolisant ainsi la loyauté entre le futur couple.

L'homme dépassa cependant progressivement cette croyance ancienne, qui comme l'écrivait déjà Chen Shi Jiao dans Guang Yuan Shi "était de toute évidence basées sur des oui dire", et, afin d'éviter les mutations provoquées par la reproduction naturelle du théier, il acquis progressivement la maîtrise du clonage. Si le bouturage du thé, particulièrement sensible, est très récent et se pratique généralement depuis à peine un siècle, une méthode plus ancienne fut pratiquée bien avant: le marcottage.

Une des branche du théier était alors progressivement contrainte à se courber jusqu'à atteindre le sol à une certaine distance de l'arbre dont elle était issus. Après un certain temps durant lequel la branche ayant pénétrée dans le sol a commencé à former des racines, le lien avec l'arbre original est coupé, et un nouvel arbre commence à pousser à l'endroit ou la branche a été sectionnée.
Mais la maîtrise du théier ne se limite pas à sa reproduction, et c'est par plusieurs milliers d'année d'expérience et de savoirs empiriques, concernant notamment la taille, l'environnement et la sélection des espèces, que l'homme aura progressivement sculpté cet arbre sauvage pour obtenir les thés de qualité supérieure que l'on peut parfois boire aujourd'hui. En observant les théiers les plus anciens qui ont survécu jusqu'à nous, notamment dans le Yunnan où ce trouve la plus belle concentrations de théiers millénaires, on est en mesure de peser ce long travail de domestication du théier par l'homme.

Je ne parle bien entendu pas des mutations liés aux pratiques agricoles modernes, sélection accrue des cultivar et clonages à grande échelle, transformation de pans entier de foret en cultures intensives, usages d'engrais et de pesticides chimiques ou pseudo-naturels, mais bien de pratiques remontant plusieurs milliers d'années en arrière et dont le théier d'aujourd'hui découle. Il suffit d'observer un théier sauvage, d'en toucher les feuilles, d'en boire le thé pour se rendre compte du chemin qui a été parcourus par rapport à des arbres domestiqués, même il y'a 1000 ans de celà. Par chance un certains nombre de théiers anciens ont dans le Yunnan perdurés jusqu'à aujourd'hui, et nous permettant de goûter à ces arômes d'un autre temps.

Il s'agit tout d'abord de théiers sauvages que l'on trouve encore dans certaines forets reculés du Yunnan, notamment dans les régions de Pu'Er et Lincang. Théiers à l'état originel, il s'agit souvent d'arbres majestueux de plus de 10 mètres de haut et parfois âgés de plusieurs milliers d'années qui poussent naturellement au coeur des forets. Le thé qu'ils produisent est unique, que ce soit par ses arômes, son caractère ou l'énergie qui s'en dégage. Ayant poussé sans intervention de l'homme on en rencontre un certain nombre de sous-variétés selon les régions, produisant des arômes distincts. On y trouve cependant en général quelques permanences, en particulier lorsqu'ils sont jeunes une grande fraîcheur et des touches d'agrumes pouvant rappeler le citron ou le pamplemousse, et une évolution particulière dans le temps, se développant en quelque chose de beaucoup plus profond, âpre, parfois presque fumé.

Je vous propose pour illustrer cela de déguster un thé particulier composé de bourgeons de théier sauvages de l'année. Outre être issu de théier sauvages ce thé est doublement atypique, non seulement car c'est un pur bourgeon, et ne contient donc pas de feuilles plus développées, mais aussi et surtout car il n'a pas été façonné comme un puerh traditionnel et dont les bourgeons, à la manière d'un thé blanc, ont donc étés délicatement séchés de sorte à conserver leur aspect et rester au plus proche de ce que l'on trouve sur l'arbre.

 

source http://www.palaisdesthes.com/fr/the-a-z/comprendre-the/histoire-du-the

L'histoire du thé
Légendes du thé
Tout commence en 2737 avant notre ère, en Chine. Selon la légende, alors que l'empereur Shen Nung faisait bouillir de l'eau à l'abri d'un arbre pour se désaltérer, une légère brise agita les branches et détacha quelques feuilles. Elles se mêlèrent à l'eau et lui donnèrent une couleur et un parfum délicat. L'empereur y goûta, s'en délecta et en repris. L'arbre était un théier sauvage : le thé était né.

En Inde, une autre légende, cette fois, raconte que le prince Dharma, troisième fils du roi Kosjuwo, fut touché par la grâce et décida de quitter son pays pour aller prêcher en Chine les préceptes de Bouddha.

Pour se rendre plus digne d'une telle mission, il fit vœu de ne pas dormir pendant les neuf années de son périple. Vers la fin de la troisième année pourtant, il fut pris de somnolence et allait succomber au sommeil lorsque, cueillant par hasard quelques feuilles d'un théier sauvage, il les mordit machinalement. Les vertus tonifiantes du thé firent aussitôt leur effet : Dharma se ragaillardit et puisa dans ces feuilles la force de rester éveillé pour les six dernières années de son apostolat.

Légendes du thé
Au Japon, l'histoire serait un peu différente : au bout des trois années, Bodhi-Dharma, épuisé, finit par s'endormir pendant ses dévotions. A son réveil, furieux de sa faiblesse et accablé par sa faute, il se coupa les paupières et les jeta à terre. Quelques années plus tard, repassant au même endroit, il constata qu'elles avaient donné naissance à un arbuste qu'il n'avait jamais vu auparavant. Il en goûta les feuilles et s'aperçut qu'elles avaient la propriété de tenir les yeux ouverts. Il en parla autour de lui et on prit l'habitude de cultiver le thé aux endroits où il était passé.

Quelle que soit la légende, il semble que les arbustes soient originaires de Chine, probablement de la région située aux confins de la Birmanie, du Nord-Viêt-Nam et du Yunnan, et que l'habitude de consommer cette boisson se soit d'abord développée parmi les Chinois.

Traditions du thé
Sous la dynastie chinoise des Tang (618-907), le thé évolue vers un usage plus populaire, dépassant le cadre de la pharmacopée, pour devenir un élément raffiné du quotidien.

Les maisons de thé font leur apparition et pour la première fois le thé est source d'inspiration artistique : peintres, potiers et poètes créent autour de lui un univers sophistiqué, chargé de symbolique. L'un d'entre eux, Lu Yu (723-804) rédige le premier traité sur le thé, Cha Jing ou Classique du Thé, ouvrage poétique dans lequel il décrit la nature de la plante et codifie le mode de préparation et de dégustation de la boisson. « On trouve, écrit-il, dans le service du thé le même ordre et la même harmonie que ceux qui règnent en toute chose. »

Le thé existe alors sous la forme de briques compressées, que l'on fait rôtir avant de les réduire en poudre et de les mêler à l'eau bouillante. Certains ingrédients y sont ajoutés : sel, épices, beurre rance… C'est toujours ainsi que le thé est consommé au Tibet.

Traditions du thé
Sous la dynastie des Song (960-1279) naît une deuxième école, qui annonce par la poésie de ses cérémonies et l'importance accordée au respect des règles de préparation, celle du Cha No Yu japonais. Les thés consommés sont de plus en plus raffinés et la céramique prend une place déterminante dans l'univers qui entoure le thé. Les feuilles sont pulvérisées à l'aide d'une meule pour obtenir une poudre très fine, à laquelle de l'eau frémissante est ajoutée. Le mélange est ensuite battu en mousse à l'aide d'un fouet en bambou. En marge de ce rite, réservé à la cour, se développe une consommation plus large, touchant d'autres milieux sociaux. Les premiers thés en vrac font leur apparition : ils plus sont faciles à produire en grandes quantités et peuvent ainsi satisfaire une demande populaire croissante.

Sous les Ming (1368-1644), un décret impérial stoppe la fabrication de thé compressé et le thé commence à être consommé sous sa forme actuelle : en infusion dans un récipient. Cette nouvelle façon de boire le thé a une influence sur les objets et accessoires utilisés pour sa préparation : c'est le début des services en terre et en porcelaine. La bouilloire remplace les bouteilles à thé de l'époque Tang et la théière devient l'ustensile idéal pour le faire infuser. Le thé se démocratise et va trouver un nouvel essor économique avec l'exportation.

Au Japon, le thé fait son apparition dès le VIIe siècle. A plusieurs reprises, des moines bouddhistes ramènent de Chine des graines de théier et tentent d'en établir la culture dans le pays. Il faut attendre le XVe siècle pour que le thé se diffuse dans l'archipel. Sen No Rikyû (1522-1591) est le premier grand maître de thé : avec lui, le thé devient religion, art et philosophie. Ceux-ci s'expriment à travers une cérémonie complexe et extrêmement codifiée dont l'idéal est de révéler la grandeur que comportent les plus petits actes de la vie quotidienne. « Le thé n'est rien d'autre que ceci, écrit-il, faire chauffer l'eau, préparer le thé et le boire convenablement. »

L'Europe découvre le thé
Dès le Xe siècle, le thé constitue pour la Chine un produit d'exportation de première importance : d'abord vers les pays asiatiques puis, à partir du XVIIe siècle, vers l'Europe.

En 1606, les premières caisses de thé arrivent à Amsterdam, en Hollande : c'est la première cargaison de thé connue et enregistrée dans un port occidental. La Compagnie des Indes Orientales, compagnie hollandaise, entretient à cette époque des relations régulières avec l'Extrême-Orient et conservera, malgré la fondation en 1615 de l'East India Company, son concurrent britannique, le monopole sur le négoce du thé jusqu'à la fin des années 1660. En 1657, Thomas Garraway, tenancier d'un coffee-house à Londres, introduit le thé dans sa boutique et fait paraître dans le journal de l'époque cette publicité : « Cette excellente boisson, approuvée par tous les médecins chinois, que les Chinois appellent Tcha d'autres nations Tay alias Tee est en vente à la Sultaness Mead près du Royal Exchange à Londres. »

Si sa propagation rencontre au début une forte opposition - on disait que son usage faisait perdre aux hommes leur stature et leur amabilité, aux femmes leur beauté - le thé devient cependant très vite l'objet d'un commerce important. Réservé d'abord aux princes, il est ensuite très apprécié de tous les beaux-esprits qui fréquentent les coffee-houses bientôt baptisés « maisons de thé ».
Cromwell, peu avant de mourir, impose sur le thé une taxe substantielle, et le produit fait rapidement l'objet d'une contrebande active. Au XVIIIe siècle, son prix redevient plus abordable et le thé est sacré boisson nationale.

En France l'introduction du thé soulève de nombreuses controverses, dès 1650, dans les milieux médicaux. Il acquiert pourtant un degré de popularité très haut. Dans une de ses lettres, Madame de Sévigné mentionne que Madame de la Sablière est la première à mettre du thé dans son lait. Racine est un fidèle adepte du thé, de même que le Cardinal Mazarin qui en prend pour soigner sa goutte.

Le thé à la conquête du monde
Les émigrants anglais et hollandais emportent avec eux le thé vers le nouveau monde, où il va jouer un rôle déterminant dans l'histoire des Etats-Unis. Ce produit est soumis à de lourdes taxes et, en 1773, les colons de Boston décident d'en boycotter les importations. Le 16 décembre, ils jettent à la mer la cargaison d'un bateau ancré dans le port : c'est la Boston tea party qui entraîne des représailles de la part des autorités anglaises contre les habitants du Massachusetts, déclenchant ainsi les mécanismes qui mèneront à la Guerre d'Indépendance.

Le thé est aussi à l'origine de luttes beaucoup plus pacifiques : celles des Tea clippers, voiliers légers utilisés pour le transport du thé. Au XIXe siècle, l'accroissement énorme de la consommation avive la concurrence entre les armateurs : de véritables courses de vitesses ont lieu sur les grandes routes maritimes de l'Orient.

Les Chinois, alors seuls producteurs, imposent leurs règles : prix prohibitifs, accès limité au port de Canton, refus d'échanger le thé contre les textiles anglais. Pour contrer cette pression commerciale, les Anglais décident d'introduire de façon illicite l'opium en Chine, afin de créer une dépendance - et donc une monnaie d'échange - chez leur partenaire commercial. C'est le début de la Guerre de l'opium qui s'achèvera par l'annexion de Hong Kong par les Anglais en 1842.

Le thé à la conquête du monde
Au XIXe siècle, la Chine ne suffit plus à satisfaire une consommation occidentale toujours croissante et les Anglais commencent vers 1830 à développer la culture du thé dans d'autres pays. Des plantations sont créées en Inde en 1834 et le thé est introduit à Ceylan en 1857. Les plantations cingalaises n'ont au départ qu'une valeur expérimentale, mais, en 1869, après la destruction totale des plantations de café, ravagées par un parasite, le thé devient la principale richesse de l'île.
Le thé est également implanté dans d'autres pays d'Asie qui deviennent d'importants producteurs, dans des pays d'Afrique Noire anglophone ; et, plus récemment, sur l'île de la Réunion et en Argentine.

Aujourd'hui, le thé est la première boisson mondiale après l'eau, il s'en consomme environ 15 000 tasses à la seconde.

 

 source http://www.larouteduthe.com/content/7-histoire
HISTOIRE DU THÉ

D'ou vient le mot thé ?
A l'origine, le sinogramme pour le mot thé a deux prononciations différentes : « ch'a » en mandarin et cantonnais, qui vient du verbe « cueillir », et « t'e » en dialecte chinois Minnan pratiqué dans la région d'Amoy (actuelle Xiamen), au sud-est de la Chine.

La découverte du thé dans les différentes parties du monde s'est faite au travers des routes de la soie maritimes ou terrestres. La route maritime, mise en place par les Hollandais, partait de la région d'Amoy pour attendre les pays d'Europe. C'est ainsi que dans ces pays le thé a été désigné par un mot commençant par " t " : tea, tee, thé… car il a pour origine la prononciation « t'e » du dialecte Minnan.

Les pays se servant du " tch " ou " ch " ont eux connu le thé par les routes commerciales des caravanes de la soie, au travers du mot cantonnais " ch'a ". C'est le cas de l'Afghanistan, de la Russie, des pays d'Asie Centrale, de la Turquie, de l'Iran, du Moyen Orient, du Tibet et du Japon, pays pour lequel le thé est arrivé avec le bouddhisme venant de Chine.

Les légendes du thé
Selon la légende chinoise, l'histoire du thé débute en 2737 avant notre ère : l'empereur Shen Nung, se reposant à l'abri d'un arbre, fit bouillir de l'eau pour se désaltérer. Une légère brise agita alors les branches de l'arbre, quelques feuilles tombèrent dans l'eau et lui donnèrent une couleur ambrée et un parfum délicat. L'empereur gouta cette eau parfumée et s'en délecta. L'arbre était un théier sauvage, le thé était né.

La légende indienne raconte elle que le prince Dharma, alors qu'il voyageait en Chine afin de prêcher les préceptes du bouddhisme, fit veux de ne pas dormir durant les neuf années de son périple. Cependant, à la fin de la troisième année, alors qu'épuisé il s'apprêtait à succomber au sommeil, il cueillit quelques feuilles d'un arbre et les mordit. L'arbre était un théier. Se sentant rapidement ragaillardit par leurs vertus tonifiantes, le prince Dharma récolta d'autres feuilles et puisa dans leurs vertus la force de rester éveillé durant les dernières années de son voyage.

La légende japonaise est un peu différente. Le prince Dharma, épuisé, s'endormit après trois années de périple. A son réveil, honteux de sa faiblesse, il se coupa les paupières et les jeta à terre. Revenant quelques années plus tard au même endroit, il constata qu'un arbre qu'il n'avait jamais vu auparavant poussait à l'endroit même ou il avait jeté ses paupières. Intrigué, il en goûta les feuilles et se rendit compte qu'elles avaient la propriété de lui permettre de tenir ses yeux ouverts. L'arbre était un théier. Il en parla dans son entourage et l'on prit alors l'habitude de cultiver le thé aux endroits où il passait.

Le monde découvre le thé
Quelle que soit la légende, il semble que le théier (Camellia Sinensis) soit originaire de Chine, vraisemblablement de la région située entre la Birmanie, le Nord-Vietnam et la province chinoise du Yunnan. L'habitude de consommer le thé s'est donc d'abord développée en Chine puis s'est propagée à travers le monde par les différentes routes commerciales. En Chine, c'est durant la dynastie des Tang (618-907 ap. JC) que le thé est devenu une boisson quotidienne.

Le thé fait ainsi son apparition au Japon dès le VIIème siècle. A partir du XVème siècle, il devient un art de vivre au travers du bouddhisme zen.

L'Europe découvre le thé au XVIIème siècle grâce au développement des relations entre l'Orient et l'Occident. La première importation de thé se fait par la Compagnie des Indes Orientales en 1610, d'abord en Hollande puis en France et en Angleterre. Les émigrants anglais et hollandais emportent également avec eux le thé vers le nouveau monde. L'enjeu économique est tel qu'il donne alors lieu à des courses de vitesse entre les tea-clippers, voiliers légers utilisés pour le transport du thé, sur les grandes routes maritimes entre l'Europe et l'Amérique. En 1773, les colons installés à Boston décident de boycotter ces importations trop lourdement taxées et le 16 décembre, jettent à la mer une cargaison de thé venant d'Angleterre : cet acte, appelé "Boston tea party", marque la première étape de la guerre d'indépendance.

Au milieu du XIXème siècle, pour faire face à une demande occidentale croissante, les Anglais développent des plantations en Inde puis dans l'ile de Ceylan. A la fin du XIXème siècle, le thé est implanté dans de nombreux pays d'Asie, dans les pays d'Afrique Noire anglophone puis en Amérique du Sud. Le thé est aujourd'hui devenu la première boisson mondiale après l'eau.

 

 source http://www.auparadisduthe.com/blog/the-angleterre-histoire/
BRÈVE HISTOIRE DU THÉ EN ANGLETERRE
Publié le 16 juin 2014 par Guillaume Devaux
Avant l’introduction du thé en Grande-Bretagne, les Anglais prenaient seulement deux repas : petit déjeuner et dîner, et le dîner servi à la fin de la journée est composé d’un repas très copieux. Seuls les gens de classe moyenne et de la haute société pouvaient s’offrir un autre dîner à midi, en guise de troisième repas.

Au XVIIe siècle, après son introduction en Europe, le thé devient très populaire en France, notamment au sein de l’aristocratie française. La marquise de la Sablière a ajouté du lait à la consommation de thé, et les Anglais ont aimé et adopté cette pratique.

En 1600, la Compagnie britannique des Indes orientales, avec l’autorisation de la reine Elizabeth I, établit des routes et des relations commerciales avec l’Orient concernant divers produits, dont le thé, mais pour des raisons politiques, le commerce du thé n’a commencé que vers la fin des années 1670.

Le mariage de du roi Charles II avec Catherine de Bragance a permis à l’Angleterre d’utiliser les ports de toutes les colonies du Portugal, afin d’avoir le monopole du commerce du thé. En effet, la dot de Catherine de Bragance comprenait des colonies du Portugal et des autorisations permettant aux Anglais d’utiliser les ports situés dans les colonies portugaises pour le commerce du thé. Ce mariage a également propulsé le thé au rang de boisson de choix au sein de la haute société anglaise, prenant la place de la bière en tant que boisson nationale.

Le roi Charles II donna un pouvoir étendu à la Compagnie britannique des Indes orientales afin de monopoliser le commerce du thé et d’établir des bases militaires sur les régions de commerce. Au XVIIe siècle, des centaines de cafés londoniens proposent du thé dans leurs services. La reine Anne choisit le thé comme boisson au petit déjeuner.

La deuxième moitié de la période victorienne, connue comme la révolution industrielle, a favorisé la notoriété du thé au sein de la masse populaire britannique. La légende raconte qu’Anna Maria Stanhope, duchesse de Bedford, est créditée comme étant à l’origine du thé de l’après-midi, pour pallier ses angoisses qui se produisent vers quatre heures de l’après-midi. Quand elle vivait dans le château de Belvoir, la duchesse invitait ses amis à prendre le thé accompagné de viennoiseries, à cinq heures de l’après-midi. Quand elle fut de retour en Angleterre, elle continua cette pratique en invitant ses amis londoniens, pratique qui fut rapidement reprise par d’autres classes aisées anglaises.

A lire également :
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 source http://www.miroir.com/the/theframe.html
La spirituali Thé
La lecture divinatoire dans les feuilles de thé est une pratique millénaire en Extrême-Orient. En Chine et au Japon, le thé accompagne depuis toujours les exercices de méditation (voir Zen): Ainsi, le célèbre Cha King ou Classique du thé de Lu Yu (VIIIe siècle ap. J.-C.) se réfère-t-il au taoïsme, au confucianisme et au bouddhisme. Apres la cérémonie du thé - qui est déjà en soi un acte de méditation la configuration des feuilles au fond du bol est censée refléter un certain état du monde a un instant précis: pour décrypter l'oracle, on se réfère a tout un répertoire de formes qui ont valeur de symboles, un peu a la façon des trigrammes et hexagrammes du Yi King ou Livre des mutations, manuel divinatoire devenu un des << Six Classiques >> de la sagesse chinoise. Thé East India Company Book of Tea (1994) cite un texte du début du siècle racontant comment la voyance dans les feuilles de thé est devenue une distraction mondaine en Occident. L'auteur ajoute, avec un pointe d'humour, qu'en ce qui le concerne, il peut déjà prédire que l'avènement du thé en sachet provoquera la ruine de cette branche si particulière de l'art divinatoire.

Le thé fut l'ambassadeur le plus efficace du bouddhisme en Extrême-Orient. La dégustation du thé vert* en poudre (Matcha) a été introduite au Japon au XIIie siècle, par des moines bouddhistes qui avaient fait leurs études dans les monastères chinois de la secte chan (zen* en japonais). Le thé soutenait les moines dans leurs exercices de méditation et leur servait de remède. Cependant, dans le Japon du xlve siècle, le succes du thé dépassa de loin celui du zen: il accompagnait des repas raffines, servis dans des cadres luxueux, e donnait lieu a des concours de dégustations sur lesquels les parieurs engageaient des somme énormes. A la fin du XVe siècle le grand prêtre zen Murat; ShukB (1422-1502) réussit, rendre a la pratique du thé Son authenticité spirituelle: prépare' avec un nombre réduit d ustensiles, tous d'origine populaire, i était servi dans une pièce d'apparence modeste. Au XVIe siècle Takeno Jo-o (1502-1555) pour suivit dans cette direction en établissant un style de cérémonie du thé. Le wabi en accord avec les préceptes zen. Son disciple Sen Rikyu (1522-1591) écrivit: .. Le thé n'est rien d'autre que ceci: Faire chauffer de l'eau, préparer le thé, Et le boire convenablement. C'est tout ce qu'il faut savoir. Sen Rikyu ordonna la cérémonie du thé autour de quatre principes fondamentaux, qui sont l'harmonie, le respect, la pureté et la sérénité. C'est cette pratique que nous connaissons aujourd'hui sous le nom de Voie du thé

Qui vient... quand ?
Selon une aimable légende, si lorsqu'on verse le thé dans la tasse, une petite feuille, une seule, s'échappe de la passoire et flotte à la surface, c'est le signe que quelqu'un arrive. Un hôte imprévu ? Un ami à qui l'on ne pensait plus depuis longtemps ? Posez délicatement cette petite feuille vagabonde sur le dos de votre main et frappez-la avec la paume de l'autre jusqu'à ce qu'elle "disparaisse" -c'est-à-dire jusqu'à ce qu'elle se colle au creux de l'autre main. Le nombre de coups nécessaires indique le nombre de jours qui vous sépare de l'arrivée du mystérieux visiteur...

Prédire l'avenir
Depuis des temps immémoriaux, peut-être depuis que le thé existe, on- s'est efforcé d'arracher à l'avenir quelques uns de ses secrets par l'intermédiaire des petites feuilles aromatiques. Dans les pays orientaux, la divination par les feuilles de thé était d'un usage très courant; aujourd'hui elle semble par contre un peu moins pratiquée. Chez nous il existe aussi des voyants spécialisés dans cette branche dé l'art divinatoire. De toute façon, sans prétendre enseigner quelque chose qui ne peut pas s'apprendre, voici quelques indications pour essayer de déchiffrer le bon ou le mauvais sort tout en prenant paisiblement son thé. Si, sous le coup d'une inspiration inattendue, vous sentez soudain que c'est le bon moment pour... interroger les feuilles, mettez-vous à l'œuvre avec calme et concentration ! Préparez l'infusion sans lésiner sur la quantité de feuilles (au moins trois cuillerées), directement dans une tasse.
Ne laissez pas infuser trop longtemps, car le thé sera très corsé, buvez-en quelques gorgées puis débarrassez-vous du liquide en excès en ne laissant que quelques gouttes avec les feuilles. Renversez ce qui reste d'un coup sec sur une assiette creuse de céramique blanche et... examiner attentivement la façon dont les feuilles humides se sont disposées sur l'assiette. Un dessin assez net peut s'être formé, mais le plus souvent il vous faudra interpréter la disposition des feuilles, en faisant appel à votre imagination.

Voici les principales significations des "figures du thé":
ancre= voyage
chat= mensonge
chien= ami fidèle
croix =épreuve
cœur= amour sincère et réciproque
anneau= mariage, union
arbre= bonheur
maison= château femme
fleurs= amour, honneur, estime
livre= révélation
lion= sécurité
cochon= fertilité
couteau= désagrément
œuf =chance
lettre de l'alphabet= initiale du nom d'une personne... qui aime
cheval= ambition satisfaite
papillon= plaisir

Les bords de l'assiette représentent le futur le plus lointain; ce qui est au centre se réalisera dans un avenir plus proche... peut-être demain !

 

 source http://laroute.duthe.free.fr/rubrique/histoire/histoire-the.htm
Le thé, une boisson très populaire
A l’origine, le thé était utilisé et consommé pour ses propriétés médicinales. Il devînt très rapidement une boisson agréable et un élément indispensable dans l’alimentation.

Le thé parvînt aux frontières du Japon au VIIIè siècle de notre ère et fut très populaire, surtout sous le règne de l’empereur Saga (786-842).

Dans la Chine du VIIIè siècle, sous la dynastie des Tang, le thé est également une boisson très appréciée et à la mode dans les cercles de la cour. A cette époque, les feuilles de thé étaient écrasées puis pressées dans des moules et séchées à la chaleur d’un combustible. Progressivement, l'habitude de boire du thé se répandit rapidement dans toutes les classes de la population puisqu'elle fut bientôt reprise par les Tartares, les Turcs et les nomades tibétains qui vivaient au nord et à l'ouest des frontières chinoises. L’influence du thé continua sous la dynastie des Song et surtout durant le règne de l’empereur Hui Tsung (1101-1124).  Avec l’occupation mongole (1279-1368), le thé perdit de sa popularité, pour renaître ensuite jusqu’au XVIIè siècle, avec la dynastie des Ming (1368-1644). Durant ce siècle, le thé était préparé en infusion et les chinois connaissaient déjà le thé noir et le thé vert.

La conquête de l'Europe : le temps des colonies
En Europe, le thé était une boisson décrite fréquemment par de nombreux voyageurs occidentaux, de retour sur le continent. Au XVIIè siècle, les feuilles de thé sont enfin introduites en Europe et très certainement sous l’initiative de quelques missionnaires jésuites.

L’importation du thé en Occident débuta avec la Hollande. La Compagnie des Indes Hollandaises conserva l’exclusivité du commerce du thé jusqu’à la fin des années 1660, période à laquelle l’Angleterre chargea la Compagnie des Indes Orientales du négoce du thé avec la Chine.

C’est ainsi que la France découvrit le thé en même temps que l’Angleterre. Mais les anglais furent les plus enthousiastes. Pour se donner une idée, certains textes précisent que la consommation de thé était passée de 65 kilogrammes en 1699 à plus de 2 millions de kilogrammes en 1769 ! Cette forte consommation, si caractéristique du peuple anglais, ne cessa de croître depuis le XVIIè siècle.

La route du thé était bien longue. De leur province d’origine, les caisses remplies de thé voyageaient jusqu’au port de Canton, avant d’être chargées sur les bateaux occidentaux. Au départ, la ville de Canton était la seule ville autorisée à recevoir des étrangers.

La mise en place du commerce moderne au XIXè siècle

Au XIXè siècle, de grands voiliers appelés « clippers », affrétés à l’origine pour le commerce de l’opium, furent mis à disposition pour le commerce du thé. A cette même époque, le thé était devenue une boisson très appréciée dans le nord de l’Europe : notamment en Russie, grand consommateur de thé au début des années 1880 et surtout en Angleterre, la ville de Londres se situant en première position sur le marché. Le commerce et la négoce se mirent dès lors en place afin de satisfaire des demandes de plus en plus nombreuses en Europe et outre-atlantique, la ville de New York venant se placer en deuxième position après Londres.

Le XXè siècle et le développement des plantations
Si jusqu’au XIXè siècle le thé consommé en Europe ne provenait que de Chine, progressivement, la culture se répandit très vite au-delà du pays. Elle fut entreprise en Inde, en Malaisie et à Ceylan mais également en Guyane, en Martinique, en Sicile, en Egypte ou encore sur les flancs de l’Himalaya.

Depuis le milieu du XXè siècle, le thé n’a pas cessé de se propager partout dans le monde. Aujourd’hui, il est possible de trouver des plantations en Afrique, en Océanie (Australie, Papouasie et Nouvelle-Guinée) et même en Amérique (Argentine et Brésil).

 



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MessageSujet: Re: Le Thé et le Roïboss   Jeu 4 Fév 2016 - 17:55



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Origine : Afrique du Sud.

LE THE ROUGE (ROOIBOS), C'EST QUOI ? DESCRIPTION ET VERTUS :
On l'appelle donc aussi thé rouge. C'est la boisson traditionnelle d'Afrique du Sud dans toute sa splendeur et issue de l'agriculture biologique s'il vous plaît !

Il ne faut pas le confondre avec son proche cousin le honeybush, qui contrairement au rooibos, possède une saveur mielleuse,
http://ileauxepices.com/thes-rouges-rooibos/164-honeybush-bio.html
ou encore avec le lapacho, écorce à la saveur délicieusement boisée et vanillée.
http://ileauxepices.com/infusions/196-lapacho.html

Lui possède un parfum très doux, suave, assez proche de la noisette.
C'est une espèce très pauvre en tanins et sans théine (caféine), donc tout le monde peut en consommer, du plus jeune au plus ancien, et à n'importe quelle heure !

Il est plein de bienfaits pour la santé, aussi on conseille vivement d'en boire régulièrement.
Suivez ce lien pour connaitre toutes les vertus du rooibos pour la santé.
http://ileauxepices.com/blog/2013/05/09/le-rooibos-vertus-histoire-et-preparation/wpid2210/

COMMENT BIEN LE PRÉPARER ?
Pour tirer le meilleur des bienfaits de ce thé rouge et profiter de son savoureux parfum, nous vous conseillons :

- Quantité : 15-20 g pour un litre d'eau
- Temps d'infusion : 7-10 min
- Température idéale pour l'infuser : 100°C

Il se boit avec du sucre et du lait dans son pays d'origine (Afrique du Sud), mais il est aussi excellent nature ! Essayez de le sucrer avec du miel, c'est délicieux !
Maintenant, grâce à sa saveur douce et noisetée, il se boira facilement nature.

Suivez le lien pour connaitre en détail, entre autres, comment préparer le rooibos !
http://ileauxepices.com/blog/2013/05/09/le-rooibos-vertus-histoire-et-preparation/wpid2210/

POUR LA PETITE HISTOIRE :
Comme nous l'avons dit, c'est la boisson nationale en Afrique du Sud, où elle est consommée depuis bien longtemps.
Suivez ce lien pour connaitre dans le détail, entre autres, l'histoire du rooibos.
http://ileauxepices.com/blog/2013/05/09/le-rooibos-vertus-histoire-et-preparation/wpid2210/

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source http://ileauxepices.com/blog/2013/05/09/le-rooibos-vertus-histoire-et-preparation/wpid2210/
LE ROOIBOS
Petit cousin Sud Africain du thé
Qu’est-ce que le rooibos ? Quelles sont son histoire et ses vertus ? Comment réparer celui qu’on appelle thé rouge ? Répondons ensemble à toutes ces questions, et plus encore !

QU’EST-CE QUE LE ROOIBOS ?
Le terme Rooibos provient de l’Afrikaans et signifie « buisson rougeâtre ». On l’appelle d’ailleurs « thé rouge » en Occident.Contrairement à ce qu’on pense, le rooibos est un arbuste qui ne fait pas partie de la famille des thés mais des Fabaceae comme les acacias, et qui ne pousse que dans les montagnes d’Afrique du Sud. Toutes tentatives de le faire pousser ailleurs ont échoué.

En Afrique du Sud, c’est la boisson reine généralement consommée avec du lait.
On récolte les rameaux avec ses feuilles, on les passe dans des rouleuses pour y casser les fibres et ainsi commencer la fermentation.
On laisse fermenter les feuilles (généralement en plein air) pendant quelques heures en les étalant sur 50 cm d’épaisseur et en les vaporisant avec de l’eau. Ensuite, on les laisse sécher en les étalant sur une fine épaisseur, toujours en plein air.Plus le thé est rouge, plus il est de bonne qualité.
Excellent au goût et pour la santé, il ne contient pas de caféine, ce qui en fait une boisson très demandée et adaptée à tous, même les enfants et les femmes enceintes. Nous avons tout de même préparé une tisane pour les enfants qui plait beaucoup !
Il existe une variété que l’on appelle rooibos vert qui est en fait la même variété mais non fermenté, seulement séché, plus riche en antioxydants que son petit frère.
Il ne faut pas confondre le rooibos avec le honeybush qui est une variété de la même famille, au goût différent, mais tout aussi délicieux !

HISTOIRE DU ROOIBOS :
C’est une boisson assez récente, surtout comparé au thé auquel il est souvent assimilé.
On pense que les habitants des montagnes sud-africaines pratiquaient déjà la fermentation du rooibos il y a plus de 300 ans.On l’a consommé en privé jusqu’aux années 30 où a commencé sa commercialisation.  

VERTUS DU ROOIBOS :
Par voie externe, il peut avoir un effet bénéfique sur les plaques d’eczéma, l’érythème fessier et autres allergies cutanées.
Il cumule une quarantaine de principes actifs.
L’infusion est riche en antioxydants, mais moitié moins que le thé vert. C’est le rooibos vert qui est le plus riche.Ces antioxydants sont sources de nombreux bienfaits.
On considère qu’ils ont un rôle important dans la prévention de maladies telles que le cancer, les maladies dégénératives (Parkinson, Alzheimer…), maladies cardiovasculaires, etc… Bref, ils sont excellents pour l’état de santé général !
Des tests sur les souris ont montré qu’il avait prévenu le développement de tumeurs de la peau et du foie.
Rien de concluant chez l’humain.
En Afrique du Sud, on le prescrit pour les coliques ainsi que tous les troubles digestifs voire même les cancers.
Le rooibos possède des vertus cicatrisantes, notamment en application externe.
Il existe d’ailleurs des crèmes hydratantes et cicatrisantes à base de rooibos.
Anti radicalaire, il prévient et corrige les méfaits de l’âge et de l’environnement sur la peau.
Ses propriétés détoxifiantes ont un effet très bénéfique sur la peau !
Annique Theron a reçu la médaille d’or au Salon International des Inventions de Genève, pour sa découverte des propriétés anti-allergiques du thé rouge.
En plus de toutes ses qualités, on se doit aussi de préciser qu’il est sans caféine, et très faible en tanins.  

COMMENT PRÉPARER LE ROOIBOS ?
Traditionnellement on va le boire avec du sucre et du lait, comme en Afrique du Sud, mais il est tout aussi délicieux nature !
En Occident on le prépare d’ailleurs souvent nature sans sucre car il possède déjà une saveur noisettée légèrement sucrée.
Chaud ou froid, c’est à vous de voir !
A l’image du thé, on peut le boire aromatisé avec des fruits secs, comme par exemple le rooibos fraise et kiwi, ou des épices, comme par exemple le rooibos 8 épices bio ou le rooibos aux épices tchai.

Mais contrairement au thé, il faut le laisser infuser plus longtemps, c’est-à-dire plus de 5 min voire jusqu’à 10 min d’infusion, il ne deviendra pas amer.Faites infuser 1 cuillère à café de rooibos pour une bonne tasse, dans de l’eau juste frétillante, ça suffira !

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MessageSujet: Re: Le Thé et le Roïboss   Mar 23 Mai 2017 - 0:17



source https://www.neo-nutrition.net/la-star-des-infusions/#comments
Pourquoi le thé vert est la star des infusions
Par Eric Müller/10 juillet 2016


Les chercheurs ont découvert que le corps brûlait plus de calories si l’on prenait du… thé vert !

Rappelez-vous votre première leçon de médecine naturelle
On ne présente plus le thé vert, la star des infusions. C’est sans doute le premier remède naturel que vous avez découvert. Le thé vert est probablement la boisson la plus saine du monde.

On croit tout savoir à son sujet. Pourtant, le thé vert continue d’étonner à chaque nouvelle découverte.

D’apparence, le thé vert n’a l’air de rien. Et pourtant, il est bourré de substances puissantes et bénéfiques pour le corps.

On connaît déjà ses vertus antioxydantes et anticancer (surtout contre le cancer du sein).

Le thé vert est aussi une solution intéressante pour perdre du poids, gagner en endurance et augmenter ses niveaux d’énergie.

Que savons-nous réellement du thé ?
Aujourd’hui, le thé est la boisson la plus consommée dans le monde après l’eau. Le thé vert représente 18 % de la consommation de thé mondiale, et le thé noir 80 %.

Il existe une vaste incompréhension autour du thé. Lorsqu’on parle de thé noir, thé vert, thé blanc, on s’imagine différentes espèces d’arbres dont la couleur des feuilles oscillerait du vert foncé au vert clair.

La réalité est tout autre.

Les 3 200 variétés de thé existantes sont toutes obtenues à partir d’une seule et même espèce d’arbre, le théier, aussi appelé Camélia de Chine (en latin Camelia sinensis).

Plusieurs facteurs vont déterminer le parfum du thé : le climat, l’altitude, la saison de la récolte (printemps, été, automne, hiver), et surtout le traitement qui suit la récolte.

Le traitement est une étape capitale qui fait toute la différence sur le goût final du thé (flétrissage des feuilles, oxydation, séchage, torréfaction, post-fermentation, parfumage, aromatisation, secrets de fabrication, etc., selon les besoins).

À l’arrivée, vous obtenez une variété infinie de crus – y compris si vous comparez 2 thés verts. D’aucuns disent que le goût du thé vert servi au Japon est plus proche de la soupe au cresson que du thé vert bu en Europe.

Le thé vert : le plus précieux des thés
De tous les thés, le thé vert est le plus prisé pour ses vertus thérapeutiques. La différence entre les variétés de thé se fait dans le traitement des feuilles. Le thé vert est le thé qui a subi le moins de traitements, ce qui permet de préserver au maximum son efficacité, ses propriétés et ses substances actives.

Le thé vert n’est pas simplement une infusion verte. Il embarque de grandes quantités de polyphénols, comme les flavonoïdes et les catéchines – principalement l’épigallocatéchine-gallate (EGCG). Leur pouvoir antioxydant est très recherché. L’EGCG fait partie des antioxydants les plus puissants connus.

Le thé vert est riche en vitamine C qui est aussi un bon antioxydant. Il contient également de la caféine et d’autres vitamines : A, B, B2, K et PP. On y trouve aussi du manganèse et du sélénium pour prévenir les dommages liés aux radicaux libres, du zinc pour améliorer les fonctions neurologiques, et du magnésium pour améliorer les niveaux d’énergie.

Une feuille de thé vert déshydratée contient de 0,5 % à 10 % de caféine et de 15 % à 30 % de catéchines parmi lesquelles 50 % à 75 % d’EGCG en moyenne.

Brûlez vos graisses et gagnez en endurance
Deux chercheurs de l’université de Bâle ont réalisé une vaste synthèse de toutes les études in vitro et in vivo (humains et animaux) sur l’EGCG du thé vert. La majorité des études montre que le thé vert et les extraits de thé vert sont efficaces pour perdre du poids, maîtriser le taux de sucre sanguin et réduire le risque de maladies cardiovasculaires lié au surpoids [1].

Le thé vert est aussi reconnu pour accélérer l’utilisation des graisses pendant l’exercice physique [6] et améliorer la capacité cardiaque et l’endurance à l’effort.

Dans une étude, 10 hommes en bonne santé ont consommé du thé vert et ont vu leur dépense énergétique augmenter de 4 % [7].

Le thé vert pousse le corps à brûler spécifiquement les graisses. Une étude a montré que l’oxydation des graisses augmentait de 17 % chez les sujets qui avaient consommé du thé vert [8].

Plusieurs études ont montré que le thé vert permettait de maigrir, en particulier au niveau du ventre [9-11].

À noter que les sujets perdaient plus de poids lorsqu’ils pratiquaient du sport en parallèle de la cure de thé vert.

Lors d’une vaste étude de 12 semaines sur 240 sujets des 2 sexes, il a été mis en évidence que le thé vert permettait de réduire considérablement la masse graisseuse, le tour de taille et le surpoids abdominal [12].

Bien entendu, cela ne marche pas pour tous. Certaines études n’ont pas trouvé d’accélération du métabolisme après consommation de thé vert. Tout dépend en fait de la consommation initiale : chez les personnes qui consomment déjà beaucoup de thé vert ou de café, une dose additionnelle de thé vert n’a que peu d’effet sur le poids, mais pour les autres, l’effet est très net [13].

La caféine du thé vert est reconnue, elle aussi, pour améliorer les performances physiques (+ 12 % selon une synthèse d’études britannique) [14]. C’est utile pour être plus performant en sport, améliorer son endurance, ou simplement être plus actif tout au long de la journée.

La caféine agit en mobilisant les acides gras dans les tissus graisseux pour les rendre disponibles comme source directe d’énergie dans les efforts d’endurance, et en rendant plus réactifs les muscles en cas de contraction, ce qui augmente directement la force dans les sports explosifs (musculation, rugby, etc.).

L’EGCG a montré son efficacité pour améliorer les capacités cardiaques et l’endurance. Dans une étude en double-aveugle contrôlée contre placebo, des chercheurs américains ont découvert que l’EGCG augmentait la consommation de VO2max sans accélérer le rythme cardiaque [15]. Cela suggère que l’EGCG permet d’accroître le débit cardiaque : les capillaires récupèrent plus efficacement l’oxygène présent dans le sang pour l’utiliser pendant l’effort.

Le thé vert est donc recommandé pour brûler plus de calories, perdre de la masse graisseuse et augmenter les performances physiques.

Qu’attendre de la théanine ?
Le thé vert est aussi riche en théanine, une substance qui intéresse les chercheurs. Selon des études préliminaires, la théanine aurait un effet relaxant sur le système nerveux et un effet stimulant sur le système immunitaire [2-5]. Cependant les données sont encore insuffisantes pour confirmer son efficacité.

Tous les thés verts ne se valent pas
Bon nombre de thés verts disponibles sont oxydés et cela peut détruire leurs vertus. Inspectez de près votre thé vert pour évaluer sa qualité. S’il est plutôt marron que vert, il est possible qu’il ait subi une oxydation [16].

Il est important de s’assurer que votre thé vert est pur. Les thés de qualité ne devraient pas être trop chargés en plomb, fluor, mercure, arsenic, cadmium et aluminium. La contamination des thés bon marché s’explique simplement : l’arbre à thé absorbe les substances contenues dans la terre par ses racines. S’il pousse dans une région polluée, il absorbera par exemple le plomb et le fluor du sol.

C’est pourquoi l’on recommande généralement les thés verts du Japon plutôt que ceux de Chine où la terre est plus polluée.

Tous les thés verts ne contiennent pas la même quantité d’EGCG, le principal antioxydant du thé vert. En testant la concentration en EGCG de différents thés verts, on s’est aperçu qu’elle variait du simple au vingtuple (x20) ! En allant plus loin, on a découvert que certains produits à base de thé vert ne contenaient tout simplement pas d’EGCG [17].

Devant ces différences énormes, je ne peux que vous encourager à choisir soigneusement votre thé vert, et je vais vous donner juste après quelques conseils pour y parvenir.

Il existe un proverbe chinois qui dit :

« Il vaut mieux être privé de nourriture pendant 3 jours que de thé pendant 1 jour. »

Ce proverbe s’applique parfaitement à notre cas : nous devrions éliminer les préparations industrielles pleines d’agents de saveur, d’agents conservateurs, ou de sucres raffinés… et boire plus de thé vert.

Attention aux sachets de thé vert
Les sachets en papier de thé vert sont nocifs s’ils sont traités à l’épichlorohydrine. Au contact de l’eau, cette substance dégage du 3-MCPD.

Le 3-MCPD a déjà été mis en cause par l’Agence sanitaire européenne (EFSA) comme cause potentielle de cancers, d’infertilité et de faiblesse immunitaire [18].

D’autres sachets de thé sont en plastique… à base de polymères synthétiques comme le nylon, ou le PVC. Heureusement, ces plastiques ne fondent qu’à haute température. Mais sous la température de fusion, ces polymères peuvent déjà commencent à se briser.

En plongeant votre sachet de thé dans de l’eau bouillante, il existe un risque que les polymères relâchent des substances nocives dont les effets sur l’organisme sont mal connus.

Feuilles entières ou broyées en poudre ?
Intuitivement, on se dit que les feuilles de thé entières sont plus authentiques et donc largement préférables aux feuilles broyées en poudre. D’autant que les feuilles entières sont généralement plus chères.

C’est vrai que les feuilles entières sont souvent de meilleure qualité.

Et puis elles permettent de contrôler la pureté de la marchandise.

Il est plus facile de dissimuler des cochonneries dans du thé en poudre, tout comme dans une cigarette. Alors qu’un cigare ou des feuilles de thé entières ne peuvent pas être autant trafiqués.

Evidemment, demeure le problème des pesticides que nous ne voyons pas à l’œil nu. C’est pourquoi il vaut mieux acheter du thé bio (quoi que ce ne soit pas toujours une garantie !).

Voici comment tirer 2 fois plus d’antioxydants de votre thé
Il y a un domaine où les feuilles broyées battent les feuilles entières : la diffusion des antioxydants dans le breuvage.

Eh oui ! lorsque vous faites infuser des feuilles de thé entières, vous récupérerez 2 fois moins d’antioxydants dans votre tasse que si vous les aviez broyées au préalable.

En broyant le thé, les bons antioxydants (par exemple, l’EGCG) sont libérés plus facilement dans l’infusion.

Manque de fer : le thé vert est-il dangereux ?
Le thé a la fâcheuse tendance à s’accrocher au fer qui circule dans notre tube digestif. Cela l’empêche d’être correctement absorbé, une situation qui n’a rien d’inquiétant pour la plupart d’entre nous qui consommons trop de fer mais qui n’est pas souhaitable pour les personnes carencées en fer (anémie).

Pour limiter ce phénomène il suffit de boire son thé à distance des repas et de la prise des autres compléments alimentaires.

L’art de préparer le thé vert
La préparation du thé vert est plus délicate qu’on ne l’imagine. Si vous souhaitez systématiquement bénéficier de tous ses bienfaits, voici le mode de préparation traditionnel optimal :

Mettez de l’eau à bouillir dans une casserole ou une bouilloire. N’utilisez pas de casserole anti-adhésive car son revêtement spécial pourrait libérer des substances chimiques nocives dans l’eau bouillante.
Arrêtez de chauffer lorsque l’eau est entre 77°C et 85°C.
Laissez reposer l’eau une minute.
Préchauffez votre théière ou votre tasse de manière à ne pas précipiter le refroidissement de l’eau. Pour cela, remplissez la théière d’eau bouillante et couvrez-la d’un linge. Attendez un instant puis videz la théière de son eau.
Prévoyez 4 cuillères à café de feuilles de thé pour 1 litre d’eau.
Ajoutez les feuilles en utilisant une passoire, une boule à thé, ou en les déposant simplement au fond de la théière – cette dernière façon produit une infusion plus forte.
Versez l’eau et couvrez à nouveau la théière d’un linge ou d’un couvre-théière pendant 2 à 3 minutes.
Goûtez fréquemment, le thé doit être parfumé sans devenir amer, puis retirez les feuilles de thé et dégustez.

Une manière simple de profiter des vertus du thé vert
De nombreuses personnes souhaitent bénéficier des vertus du thé vert mais ont peur de mal le préparer : elles ne savent pas où se procurer du thé vert de bonne qualité, sans excès de fluor.

Elles sont mal à l’aise avec toutes les appellations exotiques et le vocabulaire spécialisé en anglais sur les emballages. Entre « Oolong », « Gunpowder », « golden buds », « silver tips », « Lapsang Souchong », « single estate », « loose leaf », « pu-erh », « blend », « Orange Pekoe », et « first flush », on est complètement perdu.

Ensuite, on craint que le thé ne soit périmé, que l’eau soit trop chaude, que les feuilles infusent trop longtemps, etc.

Autant de facteurs qui affectent la qualité du thé de sorte que le corps ne reçoit pas les excellentes substances actives tant recherchées.

Il y a ceux qui ont besoin de 4 sucres dans leur tasse de thé pour masquer son goût – à éviter à tout prix car catastrophique pour la santé.

Pour tous ceux qui n’aiment pas le thé, il existe une alternative simple : les gélules de thé vert.

La plupart ne sont pas aussi concentrées en EGCG que les infusions de thé, mais ça reste intéressant.

Bien à vous,

Eric Müller

sources
[1] Thielecke F1, Boschmann M. The potential role of green tea catechins in the prevention of the metabolic syndrome - a review. Phytochemistry. 2009 Jan;70(1):11-24. doi: 10.1016/j.phytochem. 2008.11.011. Epub 2009 Jan 13.

[2] Hum Psychopharmacol. 2004 Oct;19(7):457-65.

[3] L-theanine, a natural constituent in tea, and its effect on mental state. Nobre AC, Rao A, Owen GN. Asia Pac J Clin Nutr. 2008;17 Suppl 1:167-8.

[4] L-Theanine reduces psychological and physiological stress responses. Kimura K, Ozeki M, Juneja LR, Ohira H. Biol Psychol. 2007 Jan;74(1):39-45.

[5] Specific formulation of Camellia sinensis prevents cold and flu symptoms and enhances gamma,delta T cell function: a randomized, double-blind, placebo-controlled study. Rowe CA, Nantz MP, et al. J Am Coll.Nutr 2007;26(5):445-452.

[6] Thielecke F1, Boschmann M., The potential role of green tea catechins in the prevention of the metabolic syndrome - a review. Phytochemistry. 2009 Jan;70(1):11-24. doi: 10.1016/j.phytochem.2008.11.011. Epub 2009 Jan 13.

[7] Dulloo AG1, et al., Efficacy of a green tea extract rich in catechin polyphenols and caffeine in increasing 24-h energy expenditure and fat oxidation in humans. Am J Clin Nutr. 1999 Dec; 70(6):1040-5.

[8] Venables MC1, Hulston CJ, Cox HR, Jeukendrup AE. Green tea extract ingestion, fat oxidation, and glucose tolerance in healthy humans. Am J Clin Nutr. 2008 Mar;87(3):778-84.

[9] Paradee Auvichayapa, et al., Effectiveness of green tea on weight reduction in obese Thais: A randomized, controlled trial, Physiology & Behavior, Volume 93, Issue 3, 27 February 2008, Pages 486–491,

[10] Kevin C. Maki, et al., Green Tea Catechin Consumption Enhances Exercise-Induced Abdominal Fat Loss in Overweight and Obese Adults, 2009 The American Institute of Nutrition,

[11] Wang H, et al., Effects of catechin enriched green tea on body composition, Obesity (Silver Spring). 2010 Apr;18(4):773-9. doi: 10.1038/oby.2009.256. Epub 2009 Aug 13,

[12] Tomonori Nagao*, Tadashi Hase andIchiro Tokimitsu, A Green Tea Extract High in Catechins Reduces Body Fat and Cardiovascular Risks in Humans, DOI: 10.1038/oby.2007.176,

[13] Gregersen NT, et al., Effect of moderate intakes of different tea catechins and caffeine on acute measures of energy metabolism under sedentary conditions. Br J Nutr. 2009 Oct;102(8):1187-94. doi: 10.1017/S0007114509371779.

[14] Doherty M1, Smith PM., Effects of caffeine ingestion on exercise testing: a meta-analysis. Int J Sport Nutr Exerc Metab. 2004 Dec;14(6):626-46.

[15] Jennifer C. Richards, Epigallocatechin-3-gallate Increases Maximal Oxygen Uptake in Adult Humans Med Sci Sports Exerc. Author manuscript; available in PMC Apr 1, 2011,

[16] Dr Mercola, Green Tea Protects Against Heart Disease,

[17] Dr Merco, Green Tea Benefits,

[18] EFSA, Monocholorpropane

[19] Yuuki-Cha Radiation Test Results



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PPS : Je reçois beaucoup de questions et de témoignages sur le thé vert. J’ai donc compilé ci-dessous quelques commentaires particulièrement intéressants.

Pourquoi le thé noir est-il noir ?
« Le thé est noir car il subit un traitement : c’est-à-dire une fermentation. Il y a des thés fermentés ou semi-fermentés, ce qui à chaque fois modifie la couleur. Le mode de séchage peut aussi influencer la couleur donc les qualités. De même la qualité des feuilles (bourgeons, premières feuilles ou feuilles plus matures). Pour certaines utilisations, médecine chinoise par exemple, le thé doit obligatoirement subir une fermentation et même une deuxième. » Angéline

Quelles sont les conséquences de boire du thé au lait ?
« Nos amis Anglais et Indiens apprécient de colorer leur thé (noir, celui-ci) avec du lait, ce qui neutralise une bonne partie des éléments bénéfiques à la santé. » Angéline

« Le thé vert a apaisé ma colère »

« Un jour, alors que j’étais très en colère, j’ai ressenti un besoin impératif de boire du thé vert. Je venais de vivre une scène très douloureuse avec un membre de ma famille et je n’arrivais pas à décolérer.

J’ai dû boire plus d’un litre de thé vert comme si je pressentais les vertus de cette boisson sur mon état général !
Donc, je ne suis pas surprise de lire que (je vous cite) : « Selon des études préliminaires, la théanine aurait un effet relaxant sur le système nerveux. »

Même si j’imagine que cela ne doit pas être aussi radical et pourtant… je me suis apaisée petit à petit et j’ai cessé de boire du thé à ce moment-là. Cela reste une anecdote mais qui m’avait malgré tout impressionnée. Lire votre article confirme bien des points sur les vertus de cette boisson. Merci pour cela. » Cortès

Acidité du thé
« Le thé (quelle que soit sa couleur) est très riche en purines, qui font du thé une boisson acidifiante pour l’organisme. Le thé est donc à déconseiller pour les personnes qui font attention à leur équilibre acido-basique. » Cassiopea

Thé blanc
« Selon la littérature spécialisée, le thé blanc est supérieur au thé vert, essentiellement parce qu’il est prélevé à partir de feuilles jeunes et de bourgeons et qu’il ne subit aucune transformation hormis le séchage naturel. » Dirand

Infusion à froid
« La meilleure façon de profiter des vitamines du thé vert est de l’infuser, soit autour de 50°C, soit à froid, pendant plus de 8 heures. » Laurent

Le thé vert japonais est-il pollué depuis l’accident nucléaire de Fukushima ?
Vous avez été très nombreux à me poser cette question.
Il est difficile de faire la part des choses. On entend tout et n’importe quoi au sujet du nucléaire. Nous croyons qu’il suffit de rester éloigné des centrales pour échapper à la radioactivité.

En réalité, les choses sont plus complexes. Je dirais même que notre compréhension de la radioactivité est encore très fragile.

Savez-vous quel est l’endroit le plus radioactif du monde ? Voici une vidéo très instructive sur le sujet (elle est en anglais mais vous pouvez activer les sous-titres français).
https://www.youtube.com/watch?v=TRL7o2kPqw0

Au Japon, les producteurs sérieux font mesurer en laboratoire la radioactivité de leur thé vert bio [19]. Dès 2012 (un an après Fukushima), la plupart des thés verts du sud du Japon présentaient déjà des niveaux insignifiants de radioactivité.

À vous de vous faire votre propre opinion.

Mais s’il faut choisir entre la pollution avérée de certains thés verts chinois et l’indétectable radioactivité du thé vert japonais, je choisis le japonais !

Quel thé vert boit Eric Müller ?
Beaucoup d’entre vous m’ont demandé quel thé vert je conseillais.

À vrai dire, je n’ai pas encore de marque fétiche. J’essaie de me faire une opinion en goûtant le plus de thés verts possible. Je les trouve en magasin diététique, en boutique spécialisée, en pharmacie, ou lors de voyages.

La marque allemande Keiko a retenu mon attention. J’aime bien leurs thés Kabuse, mais je regrette que la plupart soient matcha (moulus).

Sinon, j’apprécie les variétés proposées par la Maison des Trois Thés (on peut leur passer commande par téléphone). Notez qu’ils sont spécialisés dans les thés verts haut de gamme chinois.

Enfin, j’apprécie les thés Yuuki-Cha (en ligne), mais leurs stocks partent vite.

E.M.

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