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 Thym: culture et utilisations

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MessageSujet: Thym: culture et utilisations    Mer 9 Aoû 2017 - 17:55





Dernière édition par Libellule le Mer 9 Aoû 2017 - 18:06, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Thym: culture et utilisations    Mer 9 Aoû 2017 - 17:57

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MessageSujet: Re: Thym: culture et utilisations    Mer 9 Aoû 2017 - 17:57

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MessageSujet: Re: Thym: culture et utilisations    Mer 9 Aoû 2017 - 18:02

source https://www.pure-sante.info/exercices-thym/#respond
Faites des exercices de thym ?!
Par Gabriel Combris/29 juillet 2017


Le thym, dans le sud de la France, on l’appelle aussi farigoule.

Ca sonne bien, farigoule, ça fait un peu nom du cancre de la classe (« ah mais quel farigoule, celui-là ! »).

En fait…pas du tout ! C’est tout simplement une déclinaison de l’occitan farigola, issu du latin féricula (plante sauvage).

Il n’empêche…On invente bien des impôts tous les jours dans ce pays, je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas inventer de nouveaux sens aux mots.

Et puis je n’y peux rien : quand on se met à parler du thym, on se retrouve mentalement dans le midi, et voilà qu’on y va de sa galéjade.

Parce que le thym, quelle plante, quelle histoire, quel trésor !

Un de ses plus grands admirateurs était peut-être le célèbre herboriste Maurice Mésségué, qui en dresse un portrait dithy(m)rambique, dans son célèbre « Herbier de Santé » :
« Merveilleuse famille, généreuse famille que celle des labiées. Après nous avoir superbement donné la sauge, la mélisse, le romarin, la menthe, la sarriette, le lamier et dix autres herbes de joie et de santé, il fallait encore qu’elle nous offre le thym et le serpolet ! »

« Regardez-les, ces deux petits prodiges des clairières, des prés jolis, des rocailles inondées de soleil : ne sont-ils pas attendrissants, avec leurs étroites feuilles ovales toutes poudrées d’argent, et avec leurs fleurettes délicatement rosées ou teintées de mauve pâle ? N’ont-ils pas la légèreté, la grâce, l’arôme des herbes du Paradis terrestre ? J’aurais tendance à le croire, quand je les trouve au hasard de mes promenades, qu’Adam et Eve n’ont jamais croqué la pomme et que nous vivons encore dans l’Eden… »

Une plante du paradis, rien de moins.
René-Maurice Gattefossé, considéré comme un des pères de l’aromathérapie, ne pensait pas différemment, puisqu’on dit qu’il aurait hésité à baptiser cette l’aromathérapie entière la « thymo-thérapie », avant de se raviser au motif que c’était peut-être un peu restrictif.

Il est vrai, pour justifier cet emballement général, que le thym possède des vertus médicinales franchement hors du commun.

Le thym est un puissant antiseptique et anti-infectieux. Tisanes et macérat huileux de thym sont les premiers remèdes à prendre en cas d’infection respiratoire, de mal de gorge, de rhume ou d’angine.

Il permet aussi de renforcer et nettoyer le système immunitaire et soutient la fonction hépatique (foie).

Faire des exercices de thym
Mésségué conseillait de « pratiquer le thym » (et son jumeau le serpolet) « comme une hygiène », presque comme si on faisait des exercices :
« En période d’épidémies diverses, de grippe par exemple, on remarque que certaines personnes succombent et d’autres pas, alors que, dans le même entourage familial ou professionnel elles ont été soumises aux mêmes microbes. »

« Dans les hôpitaux, médecins et infirmières vivant dans un bouillon de culture de virus, passent souvent à travers des maladies qu’ils côtoient chaque jour. Pourquoi ? Le terrain, dit-on. Certains sont prédisposés, d’autres pas. En fait cette endurance s’acquiert. Elle ne consiste pas seulement à être en bonne santé, mais à créer en soi-même un terrain qui déplaît aux virus. »

« Je ne vous conseillerai pas de vous jeter sur votre bouquet de thym le jour où votre voisine de pallier ou de bureau a la grippe, je vous dirai seulement : si vous utilisez souvent du thym sous toutes ses formes, dans votre vie, vous vous épargnerez bien des grippes et autres misères et vous entretiendrez votre santé. Peut-être ne vous en douterez-vous même pas car il est difficile de savoir quand on l’a échappé belle. »
On reconnaît bien la judicieuse stratégie de nos anciens : jadis, lorsque la peste et la lèpre menaçaient, on consommait le plus possible d’aromates, jusqu’à s’en enduire le corps !

Aujourd’hui on attend que la grippe arrive pour avaler des antibiotiques…

Erreur fatale, nous disait déjà Maurice Mésségué dans les années 1970, car on peut préparer son organisme à résister à de telles épidémies par une consommation régulière d’herbes antiseptiques :
« Après une longue carrière de phytothérapeute, je tiens à remercier le thym et le serpolet pour leur pouvoir antiseptique : comme ils éliminent les virus et les bactéries dans l’atmosphère par leur arôme (dû au thymol qu’ils contiennent), ils détruisent ces germes infectieux dans l’organisme. Ainsi, du furoncle à la fièvre typhoïde et du panaris à la tuberculose, je ne connais pas de maladie à microbes qui ne puisse être soulagées par mes deux chères petites plantes. »
Maintenant, admettons que vous ayez décidé de vous traiter avec du thym pour soigner un rhume.

Si c’est pour faire une infusion, la plupart des thyms feront l’affaire. Mais si c’est pour le prendre sous forme d’huile essentielle, il faut procéder avec beaucoup plus d’attention.

Pour la prévention, buvez une infusion de thym le matin et le soir, tous les jours pendant les périodes à risque qui peuvent durer tout l’hiver.

Pour préparer son infusion :
Placez au fond d’une tasse une cuillère à café de feuilles de thym sèches, ou quelques branchettes de thym frais.
Faites bouillir de l’eau dans une bouilloire, puis laissez-là reposer une ou deux minutes.
Versez ensuite l’eau chaude dans la tasse et couvrez sans attendre à l’aide d’une assiette. Ne laissez pas trop infuser les feuilles, en particulier si la tasse contient aussi des branchettes, sous peine de donner un goût amer et astringent. Laissez infuser 2 à 3 minutes, puis filtrez. Rajoutez, si vous le souhaitez un peu de miel, qui fournira un effet désinfectant supplémentaire, et buvez bien chaud. Si vous avez du thym autour de chez vous, utilisez les nouvelles pousses qui apparaissent en janvier et février. Elle sont purement aromatiques et ne contiennent quasiment pas de tanins et de composants amers.
Si vous notez de petites brûlures d’estomac ou autre irritation gastro-intestinale, diminuez à une infusion par jour, ou faites une pause pendant une semaine.

En huile essentielle
Le thym en huile essentielle, je préfère vous le dire : c’est un peu un truc de polytechnicien.

Le seul thym vulgaire se décline jusqu’à 9 chémotypes différents – un chémitype est une sorte de carte d’identité de l’huile essentielle avec des profils biochimiques différents, et des indications (presque) toutes différentes.

En première intention, on se contentera de choisir l’huile essentielle de thym vulgaire à linalol ou à thyanol, « peu agressives et assez polyvalentes » d’après la spécialiste des huiles essentielles Elske Miles…

L’application cutanée est privilégiée et le choix de la zone d’application se fera en fonction du type d’infection : 2 à 4 gouttes sur le thorax et le dos pour une infection respiratoire, 2 à 4 gouttes sur le bas ventre pour une infection urinaire. Appliquer 3 fois par jour jusqu’à amélioration nette de l’infection.

Pour soutenir la défense immunitaire, en cas notamment de grande fatigue, accompagnée d’une faiblesse du système de défense de l’organisme : apparition de boutons de fièvre, zona, herpès, etc., faites pénétrer 2 gouttes d’huile essentielle de thym linalol sur le plexus cardiaque au niveau du thorax, 2 fois par jour pendant 10 jours.

On réservera l’huile essentielle de thym vulgaire à carvacrol ou à thymol à l’avis d’un aromathérapeute averti, qui vous donnera la marche à suivre pour les employer en deuxième intention, pour des infections plus sévères.

En cas d’extinction de voix, d’angine ou de gorge, il faut s’intéresser à l’huile essentielle de thym vulgaire thujanol :
Parfaitement tolérée par les muqueuses, elle peut être prise directement dans la bouche à raison de 2 gouttes mélangées dans 1 cuillerée à café de miel à garder à l’arrière de la bouche avant d’avaler. Cette prise peut être répétée jusqu’à 4 fois par jour pour un adulte. Aucune prise orale d’huile essentielle pour les  enfants de moins de 10 ans !

Et en cuisine ?
Evidemment, on ne peut pas parler du thym, sans évoquer les bouquets garnis où il se retrouve en excellente compagnie, notamment avec le laurier, le romarin, le persil ou toute autre herbe de votre imagination. Il accompagne parfaitement les ragoûts, grillades en été, plats mijotés en cocotte et soupes.

On s’en sert aussi pour assaisonner les légumes, surtout ceux qui ont un goût fort comme le chou.

Le thym se marie bien avec les courgettes et les aubergines grillées, mais aussi avec les poissons, volailles ou le fromage de chèvre. Séché, il parfume la ratatouille, le riz, les gratins.

L’idée de Charlemagne
Le thym, comme dirait George Clooney, « what else » (quoi d’autre ?)

Avant lui, l’empereur Charlemagne avait donné pour instruction, dans son Capitulaire de Villis[1] où il recommande la culture d’un certain nombre d’herbes et de plantes potagères,  que le thym soit planté dans les jardins de tous les monastères et châteaux.

Pour le bienfait de leurs habitants, ET de leurs visiteurs.

Alors une suggestion pour conclure, à nos gouvernants si prompts à voter lois et règlements : à quand un décret concernant les bonnes herbes, ou un crédit d’impôt pour ceux qui font pousser du thym dans leur jardin par exemple ?

C’est une idée comme ça, mais je suis sûr que les lecteurs de PureSanté en auront plein d’autres, il suffit de les laisser en commentaire au bas de cette lettre…

Santé !

Gabriel Combris

Sources :
[1] Liste des plantes potagères recommandées dans le capitulaire De Villis
https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_plantes_potag%C3%A8res_recommand%C3%A9es_dans_le_capitulaire_De_Villis



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