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 Prébiotiques - Probiotiques - Kéfir- Aliments et boissons fermentés

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MessageSujet: Re: Prébiotiques - Probiotiques - Kéfir- Aliments et boissons fermentés   Mer 28 Juin 2017 - 14:27

Probiotique que je trouve au biocoop
source http://www.ferme-durr.fr/
LE PROBIOTIC'K
Le Probiotic'k de la Ferme Durr Biolacte
Spécialité laitière brevetée de la Ferme Durr , la préparation "Probiotic'k" est un onctueux laitage composé d'un assemblage de produits lactés fermentés grâce à des bactéries de la famille des probiotiques.
Avec une consistance type "Petit Suisse", il se consomme comme les fromages frais ou les yaourts, en contribuant, par des prises régulières, à un apport massif de bactéries vivantes essentielles dans notre système digestif.

L'alimentation moderne contenant colorants et conservateurs, le stress, les antibiotiques, contribuent à une dégradation marquée de notre flore digestive qu'il faut alors reconstituer.
Dans la littérature scientifique, on dénomme probiotiques, les bactéries hôtes normales des intestins, qui assurent un écosystème complexe où ces colibacilles prédominent et préservent des infections microbiennes indésirables. Grâce à une écologie digestive restaurée dans les intestins, de nombreuses fonctions vitales sont favorablement orientées.

Le probiotic'k existe en pot de 400g en version nature ou au citron.
Il existe également des probiotic'ks aux fruits (plus d'une vingtaine de parfums qui peuvent varier selon les saisons.

*****************************************************


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MessageSujet: Re: Prébiotiques - Probiotiques - Kéfir- Aliments et boissons fermentés   Mer 28 Juin 2017 - 17:20



Bonjour

source https://www.santenatureinnovation.com/mangez-plus-de-prebiotiques/#comment
Mangez plus de prébiotiques
15/03/2017


Les « prébiotiques » ne doivent pas être confondus avec les probiotiques.
Les prébiotiques sont des fibres végétales que nous ne digérons pas, mais qui servent de nourriture aux bactéries qui sont dans notre intestin. Elles les aident ainsi à se reproduire.

« Probiotiques » : tel est le nom que l’on donne à ces bactéries elles-mêmes, lorsqu’elles ont un effet bénéfique prouvé pour la santé – « pro-biotique » signifie « favorable à la vie ».

Les probiotiques sont donc les bactéries, ou « petits animaux », qui se trouvent dans nos intestins ; les prébiotiques, la nourriture de ces petits animaux.

Les prébiotiques sont des sucres
Les prébiotiques sont des glucides, donc des sucres, mais des glucides d’une autre nature que les sucres des bonbons et des céréales raffinées.

Nous ne les digérons pas, ou du moins pas dans notre estomac ni dans la partie haute de l’intestin. Ils ne sont pas utilisés comme source d’énergie pour nos cellules.

Ce sont des fibres qui continuent leur chemin et qui sont digérées par fermentation par les bactéries présentes dans notre gros intestin et, en particulier, dans notre côlon droit (cæcum et côlon ascendant).

Les prébiotiques sont si importants qu’on en trouve déjà de bonnes quantités dans le lait maternel, sous forme d’« oligosaccharides bifidogènes ». Comme le bébé est incapable de les digérer, on a longtemps cru que cette substance était inutile, et les fabricants n’en mettaient pas dans les laits maternisés artificiels.

En réalité, ces oligosaccharides sont nécessaires pour nourrir les bactéries installées dès sa naissance dans le tube digestif du bébé. Leur présence dans le lait maternel explique pourquoi les enfants nourris au sein ont un microbiome (ensemble des gènes des bactéries de la flore intestinale) beaucoup plus diversifié et comptant deux fois plus de bifidobactéries que celui des enfants nourris au biberon.

Où trouve-t-on des prébiotiques à l’âge adulte ?
Les prébiotiques sont présents avant tout dans les céréales complètes, les légumineuses (lentilles, fèves, haricots), les légumes et les fruits frais de saison. Ils se divisent en deux catégories :
les fibres solubles ;
les fibres insolubles.

L’idée qu’il existe des fibres solubles est difficile à accepter. On imagine que les fibres sont forcément des choses filandreuses, comme les fils dans le céleri. Quelque chose donc de désagréable dans la bouche, qui se coince entre les dents.

En réalité, le fait qu’un légume soit filandreux n’a rien à voir avec le fait qu’il contienne, ou non, des fibres alimentaires.

Les fibres sont microscopiques : elles proviennent de la paroi des cellules (cellulose, hémicellulose, pectine, lignine) ou alors de l’intérieur même des cellules des fruits et légumes que vous mangez.

Les fibres insolubles sont les lignines et le son (écorce des céréales) : « Elles jouent le rôle de balai des déchets digestifs dans le côlon et le rectum. Mais elles peuvent avoir un effet irritant quand on en abuse, jusqu’à créer de petites rectorragies (émissions de sang dans les selles) », explique Jean Joyeux, enseignant en nutrition et micronutrition [1].

Les fibres solubles sont les pectines présentes dans la peau des pommes et de nombreux autres fruits, ainsi que l’inuline qui est un mélange de fructose et d’autres sucres simples. Ce sont ces fibres solubles qui servent majoritairement de nourriture à nos bactéries intestinales. Elles participent activement à l’entretien de la paroi digestive.

Un des aliments les plus riches en fibres solubles que vous puissiez trouver est le jus de poire.

Il est donc inutile de vous étrangler à essayer d’avaler des poireaux ou des asperges coriaces pour faire le plein de fibres.

Les fibres solubles sont fragiles
Il faut faire attention à préserver les fibres solubles dans notre alimentation en évitant les cuissons à haute température, qui les transforment en sucres simples. Préserver les fibres solubles a le double avantage de vous éviter de :

retrouver dans votre assiette des sucres supplémentaires qui pourraient vous faire grossir ;
détruire la nourriture dont votre flore intestinale a besoin pour vous protéger.
Si vous supportez mal les fibres, qu’elles vous donnent mal au ventre, optez pour les fibres solubles que l’on trouve dans les petites bananes, mandarines, poires et pommes sans peau, fraises, en mastiquant longuement. Évitez les oranges, pamplemousses, ananas et grenades.

Les bienfaits des prébiotiques
Bien nourrir les bactéries de votre flore intestinale est sans doute plus important que de lui apporter de nouvelles bactéries (probiotiques).

En effet, même après une cure d’antibiotiques, il reste toujours dans les intestins des souches bactériennes qui vont se reproduire et reconstituer votre flore intestinale. L’important est surtout de leur donner à manger.

Toutes ces bactéries hébergées dans notre corps pèsent 2 kg (contre seulement 1,5 kg pour notre cerveau !) et sont, numériquement, dix fois plus nombreuses que nos cellules. Leurs bienfaits sont multiples :

*Lors de la digestion des prébiotiques, elles libèrent de précieuses vitamines et nutriments qui contribuent à nos apports énergétiques.

*Une bonne flore sécrète la bonne quantité de propionate, la substance qui permet à notre intestin de communiquer avec notre cerveau et de lui crier : « Stop, j’ai assez mangé ! » Ce même propionate influe sur la vitesse de notre vidange gastrique, c’est-à-dire la vitesse à laquelle notre estomac envoie les aliments digérés vers l’intestin pour qu’ils soient envoyés dans notre sang afin de nourrir nos cellules. Notez bien ce point, car il est extrêmement important mais très peu connu : vous avez déjà compris l’enjeu énorme qui se joue là : une mauvaise flore n’envoie pas assez de propionate au cerveau. L’appétit se dérègle. On mange trop. L’estomac se vide trop vite et le taux de glucose dans le sang s’envole. À long terme, c’est l’obésité, le diabète, les maladies métaboliques. Cela peut expliquer pourquoi implanter la flore intestinale d’une personne saine à une personne obèse lui permet de maigrir.

*Les bactéries du côlon émettent de l’acide butyrique, un carburant qui nourrit les cellules formant la paroi du côlon (colonocytes). C’est une fonction essentielle pour la santé, car une paroi du côlon bien nourrie est une paroi qui protège efficacement contre les bactéries, endotoxines, polluants, aliments insuffisamment digérés qui risqueraient de passer dans le sang et de déclencher des réactions inflammatoires et auto-immunes (le gluten, par exemple).

*Elles contribuent à synthétiser la vitamine K, cette vitamine connue pour son rôle dans la coagulation du sang et aussi très importante pour protéger le système cardio-vasculaire. Un bon statut en vitamine K est associé à une baisse significative de mortalité toutes causes confondues.

*Elles améliorent l’absorption des minéraux, en particulier du calcium et du magnésium, et en particulier encore du calcium présent dans les végétaux et qui, de ce fait, est bien mieux absorbé que le calcium des produits laitiers, qui n’est absorbé qu’à 30 % maximum [2].

Mauvaise flore ? Mauvaise nouvelle…
Réciproquement, une flore intestinale mal nourrie et déséquilibrée aura de multiples effets néfastes, qui iront bien au-delà des effets visibles (ou, d’ailleurs, audibles et odorants) d’une mauvaise digestion.

Les bactéries et champignons qui prolifèrent dans une flore malsaine détruisent les rares et précieux acides aminés que sont le tryptophane et la tyrosine.

« Le tryptophane, qui est déjà l’acide aminé le plus rare de tous, est essentiel dans la production du nicotinamide (autre nom de la vitamine PP), un élément clé des défenses hormétiques contre de nombreux stress et, de ce fait, la vitamine la plus importante dans la maintenance d’une longévité en bonne santé. […] Mais le tryptophane est aussi dans le cerveau l’élément à partir duquel nous fabriquons des neurotransmetteurs importants : la sérotonine, frein des pulsions, et la mélatonine, chef d’orchestre de la chronobiologie, essentielle à un sommeil réparateur.

Quant à la tyrosine, c’est le précurseur de la dopamine et de la noradrénaline, deux neurotransmetteurs fondamentaux pour l’attention, la combativité et l’humeur.

Autrement dit, mal nourrir notre flore peut avoir pour effet d’altérer nos facultés intellectuelles, la maîtrise de nos pulsions, de nous rendre irritables et déprimés, et cela tout en augmentant le risque de contracter de nombreuses maladies ! », explique le Dr Jean-Paul Curtay dans le Dossier de Santé & Nutrition de janvier 2017 intitulé : « Soyez le bon jardinier de votre flore intestinale, c’est vital ! ».

Pourquoi dit-on que 80 % de notre immunité réside dans notre tube digestif ?
C’est devenu un « lieu commun » de la santé naturelle : le fait que notre tube digestif soit notre premier organe immunitaire, le siège de l’essentiel de nos défenses naturelles.

Mais il faut clarifier ce point.

En fait, nos cellules immunitaires ne sont évidemment pas fabriquées par l’intestin et ne se trouvent pas non plus dans l’intestin : elles naissent dans notre moelle osseuse, puis circulent principalement dans notre sang et notre lymphe.

Toutefois, nos globules blancs passent par une phase essentielle de maturation dans la muqueuse intestinale. C’est là qu’ils « apprennent leur métier », dans des dômes lymphoïdes appelés « plaques de Peyer », au contact des bactéries de la flore intestinale.

Par ailleurs, les bactéries dans notre côlon nous protègent contre les bactéries dangereuses, dites « pathogènes », qui peuvent se trouver dans l’intestin. Notre flore intestinale produit des anticorps de type immunoglobuline A, dits « sécrétoires » (IgAs).

Enfin, la flore intestinale régule la réponse immunitaire en empêchant les allergènes d’entrer dans le flux sanguin, et donc en empêchant les réactions allergiques incontrôlées. « Sans flore intestinale, nous serions allergiques à tout », explique Jean Joyeux.

Il est donc, en fait, plus précis de dire que 80 % du bon fonctionnement de notre système immunitaire a pour origine notre tube digestif.

La solution pour aller mieux
La solution, c’est vraiment de comprendre que nous devons agir en « bon jardinier » de notre flore intestinale, comme le dit poétiquement le Dr Jean-Paul Curtay.

Le bon jardinier apporte à ses plantes le compost, l’eau et tout ce qui va les nourrir et les faire croître. Pour notre flore intestinale, ce sont les prébiotiques (fibres solubles et insolubles) présents dans les légumes et fruits crus ou qui n’ont pas été soumis à de fortes cuissons, et de l’eau pure.

On parle de « 5 fruits et légumes par jour », mais ce n’est pas assez. Autour de moi (et chez moi), où on mange bio « pour de vrai », c’est plutôt 10 à 15 légumes par jour, puisque, dès le petit-déjeuner, il y a un avocat ou une tomate, une pomme, parfois même une petite salade d’épinards à l’huile d’olive, ou de haricots.

Légumes et fruits restent l’apport majoritaire des autres repas de la journée, et les « snacks » eux-mêmes, à 10 h, au goûter, sont presque toujours des fruits ou des légumes.

Le bon jardinier évite de laisser s’installer les mauvaises plantes, qui font concurrence à celles qu’il a plantées. De même, nous devons éviter les aliments qui favorisent les proliférations de mauvaises bactéries (sucreries, additifs, édulcorants, graisses industrielles, excès d’alcool).

Le bon jardinier, enfin, évite aussi d’empoisonner sa terre avec des herbicides ; nous devons éviter les toxines, polluants et médicaments qui déciment notre flore intestinale. À ce sujet, j’ai toutefois été vivement repris par mon ami le Dr Dominique Rueff, qui m’a reproché dans un message récent d’avoir écrit « les antibiotiques sont le Round-Up de vos intestins ». Effectivement, il s’agissait d’une expression imaginée : contrairement au Round-Up, les antibiotiques peuvent sauver des vies, et on peut même s’en servir pour nettoyer une flore trop malsaine, qu’on prendra soin de réensemencer avec de bons probiotiques et – vous l’avez désormais bien en tête – qu’on nourrira ensuite avec des prébiotiques.

Voilà donc tout un programme original de « jardinage » à l’approche du printemps ! Pour plus d’informations encore et des conseils précis de produits, légumes, compléments alimentaires et stratégies multiples, je me permets de vous renvoyer à l’excellent dossier du Dr Jean-Paul Curtay qui, en 26 pages avec tableaux, illustrations, etc., dit absolument tout ce qu’il faut connaître dans ce domaine.

À noter que ce ne sont pas « seulement » les ballonnements, diarrhées, constipation et autres douleurs intestinales qui peuvent être ainsi traités. Jean Joyeux dresse également une longue liste de maladies créées par une mauvaise flore intestinale, selon les susceptibilités génétiques de la personne. Maladies :
-de la peau : eczéma, lupus érythémateux, sclérodermie, vitiligo…

-digestives : gastrites, pancréatites, hépatites, maladie de Crohn, rectocolites, cancers colorectaux…

-de la thyroïde : thyroïdite auto-immune ;

-musculaires et ostéo-articulaires : fibromyalgie, spondylarthrite, polyarthrite, rhumatismes de tous les âges ;

-neurologiques : sclérose en plaques (SEP), sclérose latérale amyotrophique (SLA), Alzheimer et Parkinson ;

-cardio-vasculaires : inflammation cardiaque et péricardique, artérites, athérosclérose ;

-respiratoires : sarcoïdose, pneumonie interstitielle ;

-précancéreuses du système immunitaire : lymphopathies bénignes ou malignes, tels les lymphomes de plus en plus nombreux ;

-métaboliques : diabète, dyslipidémies, syndrome métabolique, surpoids, obésité…

Les prébiotiques, c’est vraiment très important.

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis

Sources :
[1] Prébiotiques et probiotiques : des merveilles de la nature
https://professeur-joyeux.com/prebiotiques-probiotiques-merveilles-de-nature/

[2] Ibid.



Les informations de cette lettre d'information sont publiées à titre purement informatif et ne peuvent être considérées comme des conseils médicaux personnalisés. Aucun traitement ne devrait être entrepris en se basant uniquement sur le contenu de cette lettre, et il est fortement recommandé au lecteur de consulter des professionnels de santé dûment homologués auprès des autorités sanitaires pour toute question relative à leur santé et leur bien-être. L’éditeur n’est pas un fournisseur de soins médicaux homologués. L’éditeur de cette lettre d'information ne pratique à aucun titre la médecine lui-même, ni aucune autre profession thérapeutique, et s’interdit formellement d’entrer dans une relation de praticien de santé vis-à-vis de malades avec ses lecteurs. Aucune des informations ou de produits mentionnés sur ce site ne sont destinés à diagnostiquer, traiter, atténuer ou guérir une maladie.

La Lettre Santé Nature Innovation est un service d'information gratuit de Santé Nature Innovation (SNI Editions).
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Vous pouvez lire les commentaires des internautes ou donner votre avis
https://www.santenatureinnovation.com/mangez-plus-de-prebiotiques/#comment



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MessageSujet: Re: Prébiotiques - Probiotiques - Kéfir- Aliments et boissons fermentés   Jeu 16 Nov 2017 - 23:23



source https://www.neo-nutrition.net/
J’ai tout essayé, impossible de maigrir

Chère lectrice,
Cher lecteur,

Si vous cherchez à perdre du poids sans y parvenir, c'est sans doute qu'il vous manque un ingrédient.

Cet ingrédient, ça peut-être une bonne flore intestinale.

On a longtemps pensé que la flore intestinale assurait essentiellement les défenses immunitaires. Et pour cause, 80 % de vos défenses immunitaires sont assurées par votre flore intestinale [1]. C'est un service considérable.

Mais la recherche a évolué. Récemment, les scientifiques se sont aperçus que la flore intestinale jouait un rôle dans le contrôle du poids.

Cette semaine, j'aimerais vous présenter le Lactobacillus gasseri, une bactérie probiotique méconnue, mais qui possède pourtant des propriétés très intéressantes. Les chercheurs ont observé que nourrir votre flore intestinale de Lactobacillus gasseri (ou L. gasseri) facilitait la perte de kilos en trop.

Trop souvent, la bactérie L. gasseri est éclipsée par sa cousine Lactobacillus casei (ou L. casei), que l'on retrouve au supermarché dans le Yakult et l'Actimel.

La plupart des bactéries probiotiques, comme L. casei, sont utilisées pour améliorer les défenses immunitaires.

Mais ceci est en train de changer.

Les chercheurs en pointe s'aperçoivent aujourd'hui que la composition de votre flore intestinale est responsable de l'obésité et du diabète de type 2.

Flore intestinale et surpoids
C'est une révolution qui se prépare dans les traitements de l'obésité et du diabète de type 2. Les chercheurs estiment qu'implanter des bonnes bactéries dans votre intestin pourrait être une clé pour traiter l'obésité.

Notre système digestif abrite près de 500 espèces de micro-organismes qui participent à la digestion et à l’immunité. La population de chacune des espèces se compte en milliards ! Cela fait une armée de milliers de milliards de micro-organismes qui peuplent votre intestin et qui, nuit et jour, le protègent, le nettoient, et empêchent les bactéries et levures nuisibles de se développer, en occupant la place.

Pour vous donner une échelle, ces micro-organismes sont dix fois plus nombreux que les cellules de votre corps, soit 100 trillions – 14 zéros [1].

Et c'est cette armée immense qu'on appelle la « flore intestinale ».

Vous devez entretenir votre flore intestinale en la nourrissant d'aliments sains et en la réensemençant régulièrement. Autrement, votre flore deviendra le refuge d'espèces nuisibles qui déclencheront des constipations, des ballonnements, des diarrhées, des inflammations diverses, des altérations de la peau, l'envie de sucré, le surpoids et l'instabilité d'humeur. Mais une mauvaise flore provoque également des maladies plus graves, comme la colopathie fonctionnelle, la diarrhée sanglante, le cancer du côlon, le diabète de type 2 ou l'obésité.

On estime qu'une flore intestinale optimale contient 85 % de bonnes bactéries pour 15 % de mauvaises bactéries.

Trop de spaghettis, de pizzas et de sucres
Le problème fondamental de l'alimentation moderne de base est qu'elle détraque la flore intestinale en réduisant sa variété et en favorisant des espèces de bactéries néfastes. Les antibiotiques aggravent ces effets puisqu'ils détruisent des bonnes bactéries installées depuis votre naissance pour laisser proliférer des espèces non souhaitables.

Dans nos populations, le gluten, que l'on retrouve dans le pain, les pâtes et les pizzas, est souvent mal digéré. Il provoque alors une inflammation chronique de l'intestin. Cette inflammation signale un affaiblissement de la flore intestinale.

L'action du gluten est comparable au fait de gratter continuellement la paroi intérieure de votre intestin avec du papier de verre. Cela détruit la muqueuse qui protège la paroi intestinale. Cette muqueuse est composée de milliards de bactéries. Sans elles, personne ne fait le ménage dans votre intestin pour le maintenir propre et sain.

La paroi de votre intestin devient poreuse et laisse pénétrer toutes sortes de substances néfastes dans votre sang. Ces substances provoquent alors de nombreux dégâts, par exemple une accélération du stockage des graisses.

Tous les aliments sucrés ou qui se transforment rapidement en sucre simples sont également néfastes pour votre flore intestinale. Cela inclut le glucose des pommes de terre, le fructose des jus de fruit et le lactose des produits laitiers. Tous favorisent la prolifération d’une flore fongique qui altère l’immunité, induit le risque de diabète, d’obésité, d’accidents cardiovasculaires et de tous types de cancers.

Une flore intestinale déséquilibrée peut provoquer un surpoids ou rendre la perte de poids difficile. De nombreuses études ont montré que la flore des personnes obèses avait une composition différente de celle des personnes minces [1].

L. gasseri permet de perdre du poids en trop
Des chercheurs japonais ont mené une étude dont l'objectif était d'examiner l'impact du probiotique Lactobacillus gasseri sur l'obésité. L'essai clinique multi-centre a été mené en double aveugle, randomisé et contrôlé par placebo, sur 87 sujets ayant un surplus important de graisse abdominale [2]. Après 12 semaines, les sujets traités au L. gasseri avaient perdu en moyenne 4,6 % de graisse abdominale et 3,3 % de graisses sous-cutanées. Leur poids avait diminué de 1,4 % et leur tour de taille de 1,8 %.

L'implantation de L. gasseri permet d'épaissir la barrière muqueuse de l'intestin. Ainsi les substances nocives ne peuvent plus pénétrer librement dans votre sang [3].

L. gasseri permet aussi de modifier les signaux chimiques provenant du système digestif, pour changer le traitement de la graisse dans le corps.

Cette étude confirme les résultats d'un essai antérieur qui avait démontré l'efficacité du L. gasseri pour diminuer les niveaux de graisses chez les animaux [1].

Clairement, L. gasseri n'est pas la panacée pour maigrir. Les résultats sont là, mais ils sont loin d'être époustouflants. Ne vous attendez pas à fondre du jour au lendemain en prenant ce probiotique.

Mais dans le cadre d'une alimentation saine et d'activité physique, ajouter un probiotique de L. gasseri peut faire la différence. Il est certain que si vous mangez sainement, que vous faites de l'exercice et que, malgré tout, vous n'observez aucun changement sur la balance, L. gasseri a des chances d'être le déclic qui vous permettra de perdre vos kilos en trop.

Il est sûr qu'une flore intestinale mal entretenue ne peut pas vous servir correctement. C'est comme grimper une côte à vélo alors que votre dérailleur est coincé en grande vitesse. Mieux vaut descendre et pousser le vélo à pied. Mais si vous avez pris soin de votre vélo et que vous pouvez passer en petite vitesse, alors vous gravirez la côte bien plus vite qu'à pied.

De la même manière, selon le soin que vous accordez à votre flore intestinale, celle-ci peut jouer avec vous, ou contre vous.

Une bonne flore intestinale peut faciliter votre digestion, vous apporter les nutriments et les vitamines nécessaires, améliorer votre métabolisme pour stocker moins de graisses, et vous protéger des virus, des champignons, des bactéries mauvaises et des maladies qui vous guettent.

Une mauvaise flore intestinale va non seulement vous laisser sans défenses devant les attaques extérieures. Elle va compliquer votre digestion, avec des risques accrus de constipation, diarrhée, etc. Mais elle va surtout permettre à des bactéries malsaines, des levures et des champignons opportunistes et pathogènes (Candida albicans) de proliférer dans votre intestin, en leur assurant chaleur, nourriture et protection.

Il est donc impératif de soigner sa flore intestinale.

En vous assurant que votre tube digestif est bien ensemencé en L. gasseri, vous participez au rééquilibrage de votre flore intestinale et à l'amélioration de votre métabolisme. L. gasseri permet d'épaissir votre muqueuse intestinale et de modifier les signaux chimiques de traitement de la graisse à travers votre corps. Cela facilite votre perte de poids.

Le probiotique du lait maternel
L. gasseri est déjà connu comme probiotique pour renforcer les défenses immunitaires. Un essai clinique randomisé en double aveugle testé contre placebo a été mené sur 44 enfants allergiques [4]. Les enfants ayant reçu les probiotiques ont vu une accélération de leur réaction immunitaire aux allergies. Leur santé était également améliorée.

L. gasseri fait partie des bactéries essentielles à la qualité de votre flore intestinale et elle assure également votre bonne santé au sens large. Elle provient à l'origine du lait maternel. Si vous avez eu la chance d'être nourri au sein de votre mère, L. gasseri sera venu coloniser votre intestin dès votre plus jeune âge. On sait d'ailleurs que les enfants nourris au lait maternel sont moins susceptibles d'être en surpoids.

Pour ceux qui n'ont pas connu cette jouissance, il est fortement recommandé de faire une bonne cure de L. gasseri en probiotique pour l'implanter de façon durable dans votre intestin. Si vous êtes appliqués, vous ne pouvez que bénéficier des nombreux effets positifs du L. gasseri.

La nature est telle que votre flore intestinale est un héritage de votre mère. Avant de naître, votre tube digestif est stérile. En sortant du ventre, votre intestin est ensemencé par la flore vaginale de votre mère. Puis le lait maternel vous procure d'autres bactéries probiotiques indispensables comme le L. gasseri.

De nos jours, entre césariennes et biberons de lait pasteurisé, l'ensemencement à la naissance est moins souvent assuré par la mère. Lors d'une césarienne, on saute l'étape de l'ensemencement par la flore vaginale. Si on ne nourrit pas au sein, l'enfant ne reçoit plus ces bonnes bactéries maternelles qui devraient coloniser son intestin.

Ce sont alors les bactéries féroces des hôpitaux ou de l'air vicié de nos villes qui se chargent de l'ensemencement. On comprend alors mieux l'arrivée de générations d'enfants fragiles, allergiques et asthmatiques.

Prendre du L. gasseri, c'est donc une manière de reconstruire la flore intestinale saine et solide que la mère livre à son enfant à la naissance.

Le problème des probiotiques par voie orale
En ingérant des probiotiques, vous espérez qu'ils passeront à travers votre système digestif pour proliférer dans votre intestin.

En réalité, un chemin périlleux les attend.

Les bactéries probiotiques subissent les attaques acides des enzymes présentes dans votre salive et dans votre estomac. La plupart des bactéries sont alors décimées et les survivantes n'ont aucune chance de pouvoir s'implanter dans votre intestin une fois la barrière de l'estomac franchie.

Il est donc essentiel de sélectionner une bactérie probiotique capable de résister à votre barrière digestive. Autrement, le traitement n'aura aucune chance de renforcer votre flore intestinale.

Pour simuler les attaques acides, des chercheurs de l'Agroscope de Berne ont mis une souche L. gasseri dans une solution de sel biliaire à 0,3 % pendant 3 heures. A l'issue de l'expérience, les bactéries L. gasseri avaient survécu. Ils ont également soumis la souche L. gasseri à un milieu acide de pH3 pendant 3 heures. Ils ont observé que la population des bactéries avait diminué de moitié, ce qui est raisonnable [5].

Les mêmes chercheurs ont mené une étude sur des porcelets à qui ils ont donné du L. gasseri durant 2 semaines. Comme cette bactérie provient du lait maternel, elle est étrangère à l'espèce porcine.

En inspectant leurs selles après ingestion, les chercheurs ont bien retrouvé des résidus de la souche L. gasseri, y compris une semaine après l'arrêt du traitement. C'est une autre preuve que les bactéries avaient bien survécu à la digestion [6].

L. gasseri est un donc un probiotique que vous pouvez prendre avec l'assurance qu'il viendra renforcer votre flore intestinale.

Pour du L. gasseri de source sûre, adressez-vous au Laboratoire Cell’Innov ICI

Bien à vous,

Eric Müller

PS : Bien entendu, nous ne touchons aucune commission ni rémunération en échange des produits que nous recommandons. Ceux-ci sont sélectionnés selon des critères stricts de composition, d'ingrédients et de qualité de fabrication.

Sources :
1] How The Bacteria In Your Gut Is Linked To The Size Of Your Waistline, Mercola

[2] Kadooka Y1, Sato M, Imaizumi K, Ogawa A, Ikuyama K, Akai Y, Okano M, Kagoshima M, Tsuchida T., Regulation of abdominal adiposity by probiotics (Lactobacillus gasseri SBT2055) in adults with obese tendencies in a randomized controlled trial., Eur J Clin Nutr. 2010 Jun;64(6):636-43. doi: 10.1038/ejcn.2010.19. Epub 2010 Mar 10.

[3] Nutrition soins santé, Effet du microbiote sur notre santé : obésité et diabète de type II
https://nutrisoinssante.wordpress.com/2013/11/23/effet-du-microbiote-sur-notre-sante-obesite-et-diabete-de-type-ii/

[4] Martínez-Cañavate A1, Sierra S, Lara-Villoslada F, Romero J, Maldonado J, Boza J, Xaus J, Olivares M., A probiotic dairy product containing L. gasseri CECT5714 and L. coryniformis CECT5711 induces immunological changes in children suffering from allergy., Pediatr Allergy Immunol. 2009 Sep;20(6):592-600. doi: 10.1111/j.1399-3038.2008.00833.x. Epub 2009 Jul 8.

[5] Bogovic-Matijasic B, Rogelj I: Bacteriocinogenic activity of lactobacilli isolated from cheese and baby faeces. Food Technol Biotechnol 1999, 37:93-100.

[6] Bogovic Matijasic B, Stojkovic S, Rogelj I: Survival and in vivo adhesion of human isolates Lactobacillus gasseri LF221 and K7 in weaned piglets and their effects on coliforms, clostridia and lactobacilli viable counts in faeces and mucosa. J Dairy Res 2006, 73:417-422.



Les informations de cette lettre d'information sont publiées à titre purement informatif et ne peuvent être considérées comme des conseils médicaux personnalisés. Aucun traitement ne devrait être entrepris en se basant uniquement sur le contenu de cette lettre, et il est fortement recommandé au lecteur de consulter des professionnels de santé dûment homologués auprès des autorités sanitaires pour toute question relative à leur santé et leur bien-être. L’éditeur n’est pas un fournisseur de soins médicaux homologués. L’éditeur de cette lettre d'information ne pratique à aucun titre la médecine lui-même, ni aucune autre profession thérapeutique, et s’interdit formellement d’entrer dans une relation de praticien de santé vis-à-vis de malades avec ses lecteurs. Aucune des informations ou de produits mentionnés sur ce site ne sont destinés à diagnostiquer, traiter, atténuer ou guérir une maladie.

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MessageSujet: Re: Prébiotiques - Probiotiques - Kéfir- Aliments et boissons fermentés   Mer 10 Jan 2018 - 19:03



source http://www.reponsesbio.com/2017/06/28/la-fabuleuse-alchimie-des-aliments-fermentes/
La fabuleuse alchimie des aliments fermentés
28 juin 2017


Aliments incontournables des naturothérapies, les légumes et boissons fermentés renforcent la santé en agissant principalement sur la flore intestinale.  

Cependant au-delà de ces applications bien connues, ils permettent de nombreuses autres améliorations insoupçonnées…  


Connaissez-vous l’étonnante histoire des aliments fermentés ?
Saviez-vous qu’avant de devenir une technique de santé, la fermentation des aliments était employée dans un objectif de conservation ?

Selon toute probabilité suite à des découvertes accidentelles, les hommes se sont en effet aperçus qu’une fois fermentés, la bière et le pain, et par la suite le vin et le lait, offraient des possibilités de se désaltérer et de se nourrir sans danger.

En effet, à l’époque, les boissons et aliments non fermentés mais conservés trop longtemps provoquaient souvent des maladies, voire des morts.

Par la suite, dans de nombreuses régions du monde on appliqua cette fabuleuse technique, ici en fabriquant des yaourts ou du kéfir, là des fromages ou de la choucroute, ailleurs des sauces de soja ou du Nuoc Nam…

Ce n’est que beaucoup plus tard, au début du 18ème siècle, que l’on perça les secrets de cette fermentation qui transformait les sucres et les amidons en acide lactique grâce à deux bactéries :
→ le lactobacillus plantarum

 → et le lactobacillus brevis.

Ainsi a-t-on pu commencer à conserver de nombreux aliments crus pendant l’hiver… et à renforcer sa santé par la même occasion.

Et c’est d’ailleurs sur la base d’une telle découverte, et plus précisément grâce à la choucroute crue, qu’à partir de cette époque les marins purent s’embarquer dans de longues traversées autour du monde sans plus jamais craindre le scorbut.

Une kyrielle de délicieux produits
Aujourd’hui encore, vous pouvez vous procurer ces délicieux produits lacto-fermentés à l’étal de toutes sortes de commerces, sous forme :
→ d’olives,

 → d’anchois,

 → de fromages,

 → de pain au levain,

 → de bières et notamment de bières de garde,

 → de vins et plus particulièrement de vins liquoreux issus de vendanges tardives…

Et, comme vous le savez, ils sont aussi à votre disposition dans vos magasins de diététique, sous la forme :
→ de Tamari,

 → de Miso,

 → d’Umebosi,

 → de jus de légumes lacto-fermentés,

 → de jus de plantes lacto-fermentées,

 → de Kombucha,

 → de moût de pain…

En quoi tous ces produits contribuent-ils à ma santé et à mon bien-être, vous demanderez-vous peut-être ?

Eh bien, mis à part qu’ils débordent de probiotiques, vitamines et enzymes, c’est indéniablement à l’acide lactique qu’ils doivent l’essentiel de leurs bienfaits.

Votre question va donc probablement rebondir : en quoi l’acide lactique est-il bon pour ma santé ?

Très bonne question !…

L’acide lactique régule le pH de votre milieu intestinal

C’est en régulant le pH intestinal qu’il restreint les bactéries de la putréfaction, les parasites et autres micro-organismes indésirables tels que les salmonelles.

Les bonnes bactéries, hôtes de votre système digestif, ont alors la possibilité de croître pour créer un environnement sain.

Désormais, ce que vous mangerez sera correctement digéré et assurera à votre organisme des apports suffisants de nutriments.

De plus, le cholestérol, les acides et les sels biliaires seront totalement dégradés, les déchets passeront facilement dans les excréments, et les vitamines du groupe B seront bien synthétisées…

Sachez aussi que la fermentation lactique a de nombreuses activités biochimiques extrêmement intéressantes :
→ elle crée, par elle-même, de nombreux minéraux et vitamines

 → elle augmente le taux d’acides aminés essentiels

 → elle transforme des glucides complexes en glucides assimilables

 → et développe des enzymes nutritifs…

Enfin, les bactéries contenues dans l’acide lactique, en aidant votre flore à se reconstituer, vont proprement faire renaître votre muqueuse intestinale.

Et ceci vous évitera la constipation et toute formation de substances toxiques.

Mieux encore : ces micro-organismes produiront des antioxydants… qui vous protégeront contre le vieillissement prématuré.

Le lait fermenté
Les fromages, le lait fermenté et surtout les yaourts constituent un exemple des plus anciens et des plus réussis de lacto- fermentation.

La fermentation du lait est en effet plusieurs fois millénaire puisqu’il est dit, dans la Bible, qu’Abraham et Moïse en faisaient leur ordinaire, tant comme aliment que comme médicament.

Laits fermentés et yaourts traversèrent ensuite les époques et les régions du monde, avant de parvenir en France au début du vingtième siècle grâce à un prix Nobel qui découvrit que la longévité des montagnards du Caucase était due à leur importante consommation de yaourts.

Sachant cela, inutile de remplir votre frigidaire de yaourts du commerce : ils ne contiennent à peu près aucun ferment utile.

Si vous voulez consommer du vrai yaourt il vous faudra le fabriquer vous-même.

Car le yaourt, le vrai, est du lait fermenté avec du Lactobacillus bulgaricus et du Streptococcus thermophilus, avec un taux d’acide lactique dépassant impérativement 0,7%, et des bactéries au nombre minimum de dix millions par gramme, capables de rester en vie pendant un mois.

Vous le comprenez, le yaourt est un produit vivant.

Le yaourt, ou d’ailleurs le yoghourt puisque ces deux mots, d’origines linguistiques différentes, désignent exactement le même produit, ne doit toutefois pas être confondu avec le lait fermenté.

Le lait fermenté, lui, est généralement confectionné avec du Bifidobacterium longum, du Bifidobacterium lactis et du Lactobacillus acidophilus, et ne contient jamais plus de 0,6% d’acide lactique, ce qui le rend beaucoup plus doux que le yaourt.

C’est d’ailleurs ce lait fermenté, et non le yaourt à proprement parler, qui date de près de trois mille ans, et que diverses peuplades ont apprécié sous forme de Koumys ou de Kéfir en Asie centrale, ou encore de lait Ribot en Gaule…

Aujourd’hui, loin des méthodes aléatoires de l’Antiquité, vous pourrez fabriquer des yaourts et autres laits fermentés avec des souches choisies pour leurs propriétés spécifiques.

Rappelez-vous simplement que :
→ le bifidus régule le transit, lutte contre la constipation ou les diarrhées et facilite la digestion,

 → le Lactobacillus casei stimule l’immunité et combat les virus.

Mais, si cela vous intéresse, vous allez pouvoir découvrir bien d’autres spécialités étonnantes, dans ce domaine.

La plus intéressante, sans doute, est le K. Philus de Biodyn, un lait fermenté avec un Lactobacillus acidophilus d’origine humaine.

On le laisse fermenter près de dix-huit heures à 37°C (au lieu de trois heures à 45°C pour le yaourt ordinaire), ce qui entraîne une protéolyse plus poussée de la caséine… et donc une digestibilité optimum.

Cet excellent produit diététique est à classer parmi les régénérateurs de la flore intestinale au même titre que les compléments nutritionnels à base de ferments en poudre.

Les légumes lacto-fermentés
La lacto-fermentation des légumes, même si elle visait historiquement la conservation des aliments, sauvegardait également leurs enzymes et leurs nutriments.

Elle contribuait ainsi à transformer les légumes, les herbes, les fruits, les légumineuses et les céréales en véritables médicaments que les Egyptiens et les Grecs de l’Antiquité ne manquaient jamais d’utiliser.

Théoriquement, vous pouvez soumettre pratiquement n’importe quel aliment à la lacto-fermentation.

Toutefois certains, comme par exemple les légumes fibreux et notamment la pomme de terre, donnent de moins bons résultats que les légumes doux.

Alors, quels sont les légumes doux que vous réussirez (ou trouverez dans le commerce) sans difficulté ?

Ce sont :
→ les carottes,

 → les betteraves,

 → le fenouil,

 → les navets,

 → les radis,

 → les topinambours,

 → les brocolis,

 → les choux de Bruxelles,

 → les choux verts,

 → les choux rouges,

 → le concombre,

 → certains fruits.

Comment les prépare-t-on ?

On met les légumes à fermenter avec du sel dilué dans de l’eau, dans la proportion de 30 grammes pour un litre d’eau, avec :
→ soit des herbes et des épices tels que basilic, aneth, origan, sarriette, clou de girofle, persil, estragon, laurier ou curcuma,

 → soit des algues marines comme la Nori, la Dulse, la laitue de mer, la Kombu ou la Wakamé.

Ainsi préparés, c’est à dire crus et non cuits ou pasteurisés, les légumes lacto-fermentés ont habituellement une saveur forte, et sont doués d’un potentiel enzymatique très élevé et d’un effet particulièrement dynamisant.

Les légumes atteignant le plus haut degré de fermentation sont le chou, les carottes et les betteraves. Leur teneur en vitamines A, E et C est donc la plus élevée.

Voulez-vous « lacto-fermenter » des légumineuses ou des céréales ?

Rien de plus facile !

Il vous suffit de les précuire et de leur ajouter des ferments.

C’est d’ailleurs la lacto-fermentation de légumineuses et de céréales qui produit les plus hauts taux d’acides aminés et de vitamines du groupe B.

Le Tempeh, par exemple, contient trente-trois fois plus de vitamine B12 que le soja dont il est issu.

L’avoine fermenté, quant à elle, augmente son taux de lysine de 500%…

D’autres produits présentent encore des avantages remarquables :
→ le pollen lacto-fermenté, qui est beaucoup plus assimilable que le pollen,

 → les herbes lacto-fermentées,

 → les spécifiques de la macrobiotique, comme le Miso, les vinaigres japonais, le Shoyou ou le Tamari, le Tempeh ou le Nato, qui apportent à la fois du sel, des protéines et les micro- organismes lactiques.

Légèrement acidifiants, puisque leur pH tourne autour de 3,5, la plupart de ces produits lacto-fermentés vous conviendront plus particulièrement si votre terrain est alcalin ou si une régénération intestinale s’impose.

De plus, les enzymes des lactobaciles vont prédigérer vos aliments, soulageant ainsi d’un lourd travail l’ensemble de votre système digestif et en particulier votre pancréas.

Consommez-les toujours en début de repas, et avec une relative modération.

Les boissons lacto-fermentées
Bières naturelles, contenant encore les ferments au fond de la bouteille, Sauternes de vendanges tardives bien chargés en moisissures nobles, hydromel dont le miel a fermenté pendant deux mois avec des ferments et des levures… toutes ces boissons alcoolisées traditionnelles regorgent de probiotiques.

Bien sûr, vous leur préférerez peut-être d’autres produits dépourvus d’alcool, comme les jus de légumes lacto-fermentés avec, en tête, le jus de choucroute crue, un véritable remède pour vos intestins, et le jus de pomme de terre qui, lui, se distingue par son action particulièrement efficace sur les troubles de l’estomac…

Parmi ces boissons de santé, deux se classent certainement à la toute première place : le moût de pain, un pain liquide dépuratif et régénérant, et le Kombucha, issu de la fermentation d’un champignon dans du thé vert.

Le moût de pain

Obtenu à partir de céréales biodynamiques, le moût de pain est très riche en acide lactique, minéraux, oligo-éléments et vitamines qui :
→ favoriseront la régénération de vos cellules,

 → purifieront et oxygéneront votre sang,

 → débarrasseront votre peau de ses impuretés,

 → activeront votre métabolisme,

 → amélioreront votre circulation sanguine,

 → faciliteront votre digestion,

 → stimuleront votre organisme.

C’est donc un véritable médicament qui vous sera utile en cas de maladies liées aux troubles du métabolisme, d’excédent de poids, de rhumatisme, de goutte, d’acide urique, de cholestérol, de dermatoses et notamment de psoriasis, d’allergies, de migraines, de troubles hépato-biliaires ou circulatoires…

Prescrit par des médecins et des naturothérapeutes, vous consommerez le moût de pain à raison de trois fois cent millilitres par jour, dans un peu d’eau ou d’infusion.

Le Kombucha
Quant au Kombucha, découvert en 414 par un médecin japonais du nom de Kombu, ce thé au champignon s’implanta ensuite dans les pays d’Europe de l’est avant d’arriver en 1960 en Suisse où un médecin démontra ses vertus désintoxiquantes et son pouvoir anticancérigène.

Produit fermenté, le Kombucha contient 0,25% d’alcool mais surtout de l’acide glucoronique, de l’acide lactique, de l’acétate et différentes vitamines.

C’est une boisson très rafraîchissante et agréablement aromatique… mais surtout thérapeutique puisqu’elle :
→ détoxine et détoxique l’organisme en profondeur,

 → inhibe les bactéries responsables de la putréfaction intestinale,

 → stimule le système glandulaire,

 → et améliore le métabolisme.

De ces effets puissants, résultent de nombreux débouchés thérapeutiques:
→ facilitation des digestions difficiles,

 → diminution des dépôts graisseux,

 → élimination de l’acide urique et du cholestérol…

Vous pourrez donc l’employer en cas de :
→ goutte,

 → rhumatismes,

 → troubles hémorroïdaux,

 → calcification des artères,

 → fatigues physique et intellectuelle,

 → constipation,

 → obésité,

 → ballonnements,

 → faiblesse sexuelle,

 → convalescence,

 → furonculose,

 → tension,

 → nervosité,

 → sénescence.  

Jean-Baptiste Loin

Sur Le Même Sujet :
La choucroute, crue ou cuite
http://www.reponsesbio.com/2016/01/24/la-choucroute-crue-ou-cuite/

Prendre soin de sa flore intestinale
http://www.reponsesbio.com/2013/02/27/prendre-soin-de-sa-flore-intestinale/

Les meilleurs aliments pour le cœur
http://www.reponsesbio.com/2016/06/01/meilleurs-aliments-coeur/

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Petit guide des produits alimentaires de la diététique
http://www.reponsesbio.com/2014/10/12/petit-guide-des-produits-alimentaires-de-la-dietetique/

Pour en finir avec la constipation
http://www.reponsesbio.com/2015/10/25/pour-en-finir-avec-la-constipation/



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MessageSujet: Re: Prébiotiques - Probiotiques - Kéfir- Aliments et boissons fermentés   Mer 10 Jan 2018 - 19:03



source https://www.neo-nutrition.net/
Nouveau : vinaigre de noix de coco

Chère lectrice,
Cher lecteur,

Je vais être franc, j’ai titré mon message « Nouveau », mais en vérité le vinaigre de noix de coco n’a rien de nouveau.

C’est un produit traditionnel très répandu aux Philippines (où il est appelé suka ng niyog) et dans toute l’Asie du Sud-Est. Il est également utilisé dans certaines régions de l’Inde.

Il n’est donc « nouveau » que pour les Occidentaux et habitants des pays industrialisés qui n’utilisent que les :
Vinaigre d’alcool (vinaigre blanc)

Vinaigre de vin

Vinaigre balsamique

Vinaigre de cidre, pour les plus bio d’entre eux.

Et pourtant, quel dommage de se priver des bienfaits pour la santé du vinaigre de noix de coco que l’on trouve dans toutes les bonnes boutiques d’alimentation asiatique. Il suffit de tendre la main.

Une source essentielle de probiotiques
Le vinaigre de noix de coco est obtenu par double fermentation de la sève de noix de coco ou de l’eau de coco (liquide présent dans une noix de coco fraîche).

C’est la même méthode qui permet d’obtenir du vinaigre de cidre.

Première fermentation : D’abord, des bonnes bactéries naturellement présentes dans l’air font fermenter les sucres en alcool (éthanol). Ainsi, la sève de coco se transforme donc en vin de noix de coco.

Deuxième fermentation : Au vin de noix de coco on ajoute une « mère » de vinaigre spéciale. La « mère » est une gélatine formée de bactéries « acétiques » qui transforment l’éthanol (alcool) en acide acétique. Quand tout l’alcool a été transformé, le vinaigre de noix de coco est enfin prêt.

Le vinaigre de noix de coco est donc doublement enrichi en bactéries acétiques. Ces bactéries sont d’excellents probiotiques qui viennent renforcer votre flore intestinale, et améliorer ainsi vos défenses immunitaires.

Le vinaigre de noix de coco est bourré de minéraux
Le vinaigre est fait à partir de la sève de cocotiers poussant sur des sols volcaniques exceptionnellement riches en minéraux. Cette sève contient du phosphore, du fer, du soufre, du bore, du zinc, du manganèse et du cuivre.

C’est donc un aliment idéal pour se reminéraliser. Notamment pour les personnes en convalescence et les enfants en période de croissance.

Mais c’est sa richesse en potassium qui, pour moi, fait du vinaigre de noix de coco un ingrédient indispensable.

Le potassium est la substance mal aimée parmi les électrolytes – les molécules qui contrôlent notre tension artérielle et qui métabolisent le sucre.

En effet, tout le monde se soucie du calcium dont nous parlent toutes les publicités pour les produits laitiers. Par ailleurs, on surveille sa consommation de sodium (sel de table). Enfin, la plupart des personnes concernées par leur sang ne négligent pas de prendre des compléments alimentaires de magnésium. Je rappelle régulièrement leur importance dans Néo-nutrition.

Cependant, le métabolisme du calcium, du magnésium et du sodium s’effondrerait sans son 4e pilier qui est le potassium.

Comme les Trois Mousquetaires qui, en réalité, étaient quatre – Atos, Portos, Aramis et D’Artagnan –, le potassium est le D’Artagnan de nos électrolytes, indispensable à l’utilité et même la survie des trois autres.

Si vos apports sont insuffisants, vous risquez des troubles cardiaques, digestifs et moteurs.

Or justement… le vinaigre de noix de coco vous apporte 192 mg de potassium par cuillerée à soupe [1]. Ce n’est pas suffisant pour couvrir vos apports journaliers, mais c’est déjà un bon coup de pouce.

Index glycémique bas
Le vinaigre de noix de coco ne contient pas de glucides. Son index glycémique est donc très bas. Il est idéal pour faire baisser l’index glycémique d’un repas.

C’est donc un aliment très intéressant pour les diabétiques.

Je rappelle que l’index glycémique mesure l’effet des aliments sur la glycémie (taux de sucre dans le sang). Plus l’index glycémique est bas, moins l’aliment fait fluctuer le taux de sucre dans le sang et plus il est bénéfique pour les personnes diabétiques qui peinent à le stabiliser.

Dans une étude de 2008 publié dans le JAMA, le Dr David J. A. Jenkins a démontré que les patients suivant un régime à index glycémique faible réduisaient leur risque de maladie cardiaque [2].

17 acides aminés
La sève de noix de coco contient 9 acides aminés essentiels et 8 acides aminés non essentiels.

Les acides aminés sont les briques qui constituent nos protéines. Ces dernières structurent chaque cellule de notre corps. Y compris notre hémoglobine qui transporte l’oxygène, nos anticorps qui combattent les infections. Certains acides aminés aident à cicatriser et réparer nos tissus. D’autres servent de neurotransmetteurs faisant circuler les messages venant de nos nerfs et de nos neurones. Certains enfin servent à nous détoxifier et à nos fonctions métaboliques.

Comment choisir son vinaigre de coco
Le vinaigre de coco est un liquide blanc et trouble. Il possède un goût acide et âcre et une pointe de levure.

Quelques critères à connaître :
Toujours du coco cru (si l’étiquette est en anglais, cherchez le mot « raw » qui signifie « cru »)

Une double fermentation de 8 mois minimum

Produit certifié bio

Bien à vous,

Eric Müller

Sources :
[1] What Are the Benefits of Coconut Vinegar?
http://www.livestrong.com/article/262961-what-are-the-benefits-of-coconut-vinegar/

[2] Effect of a Low–Glycemic Index or a High–Cereal Fiber Diet on Type 2 Diabetes - A Randomized Trial
http://jamanetwork.com/journals/jama/fullarticle/183081



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