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 Diététique et s'alimenter autrement

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MessageSujet: Re: Diététique et s'alimenter autrement   Ven 24 Mar 2017 - 10:53



source https://www.santenatureinnovation.com/ble-noir-victime-dun-apartheid-alimentaire/#comment
Le blé noir victime d’un apartheid alimentaire
24/03/2017


Pilier de l’alimentation des paysans européens au Moyen Âge, essentiel encore jusqu’à la Première Guerre mondiale des États-Unis jusqu’à la Russie, le blé noir, ou sarrasin, ne sert quasiment plus qu’à faire des crêpes, et encore !
Il est victime d’un apartheid alimentaire aussi radical qu’injuste au profit de son faux cousin : le blé blanc, aussi appelé « blé tendre » ou « froment ».

À moins que vous ne soyez breton, cher lecteur, avez-vous mangé une seule crêpe au sarrasin au cours de ces six derniers mois ?

Condamné aux oubliettes
On estimait dans les années 1970 et 1980 que la disparition du sarrasin n’avait au fond aucune importance.

Qu’importe si les gens préfèrent le blé tendre ! Ce blé qui donne une farine bien blanche, avec laquelle on fait les baguettes, les croissants, des brioches croustillantes ! Les gens ont bien le « droit » de ne plus manger cet affreux « blé noir » primitif, bon marché !

Nous avons donc laissé le sarrasin disparaître de nos champs, de nos étalages et de nos assiettes, sans plus nous poser de questions. La production est passée de 400 000 tonnes à 20 000 tonnes entre 1918 et 1964 aux États-Unis, soit une baisse de 95 %.

Et ce n’est qu’au bout de plusieurs décennies qu’on s’est aperçu pourquoi nos aïeux cultivaient et consommaient du sarrasin plutôt que du blé.

Les avantages auraient dû nous sauter aux yeux. Mais nous n’avons rien vu !

Le sarrasin, aux sources de l’agriculture biologique authentique
Les vertus du sarrasin deviennent évidentes dès qu’on le sème :

Le sarrasin a la propriété d’« ouvrir » le sol et de le nettoyer de ses mauvaises herbes. Les plaines agricoles infinies de la Russie et surtout des États-Unis furent défrichées sans Round-Up mais avec des semences de sarrasin, que les premiers colons américains avaient pris le soin d’emporter avec eux, et qui leur sauvèrent la vie.

Le sarrasin enrichit naturellement le sol en phosphate. Cela évite de déverser des engrais chimiques avec le risque d’empoisonner rivières et nappes phréatiques. C’est ce qui a permis de cultiver, et de mettre en valeur, des millions de kilomètres carrés de terres arides : dans les steppes de Russie, de Chine, du Kazakhstan, et dans les zones montagneuses où les céréales ne poussent pas, on cultive le sarrasin (qui, sur le plan botanique, n’est pas une céréale, mais une pseudo-céréale comme le quinoa et l’amarante).

Nos modernes « agriculteurs biologiques » découvrent une autre raison à l’antique popularité du sarrasin : il réduit les populations de Verticillium dahliae, une bactérie qui casse le rendement et la qualité des pommes de terre. Le sarrasin permet donc d’éviter les traitements modernes contre cette maladie, la verticilliose, qui sont peu efficaces et très polluants. On comprend enfin pourquoi nos grands-parents, qui pratiquaient l’assolement des cultures, semaient du sarrasin avant de planter des pommes de terre l’année suivante !

Enfin, le sarrasin attire les pollinisateurs et nourrit une faune diversifiée : c’est le garant d’une saine biodiversité dans les campagnes. Les abeilles l’adorent et en font un des meilleurs miels qui soient, sombre et très goûtu.

Peut-être est-ce la raison pour laquelle le sarrasin ne fut pas seulement populaire en Occident.

Les peuples asiatiques en raffolent, puisque c’est avec lui qu’on fabrique les délicieuses nouilles japonaises appelées soba, très populaires aussi en Corée. Dans les pays himalayens, on en fait une sorte de bouillie (gruau). En Europe de l’Est et en Russie, on en fait de la kacha : grains décortiqués et rôtis.

D’un point de vue nutritif et culinaire, également, le sarrasin est bien plus intéressant que le blé.

Il a une riche saveur de noisette. Il ne contient aucun gluten. Il peut donc être consommé par les personnes souffrant de maladie cœliaque (intolérance au gluten) comme par toutes les personnes hypersensibles ou malades qui cherchent à réduire leur niveau d’inflammation.

Vertus du blé noir pour la santé
Les vertus de santé prêtées au sarrasin sont innombrables : remplacez une partie de votre farine de blé par de la farine de sarrasin et vous allez maigrir, car le sarrasin rassasie plus vite. Il contient plus de fibres solubles et a donc un effet bienfaisant sur les intestins. Le sarrasin est beaucoup plus digeste que le blé.

Les populations qui mangent du sarrasin à la place du blé ont d’ailleurs moins de problèmes de poids, moins de diabète, moins de cancers.

De nombreuses études ont cherché à déterminer pourquoi. Néanmoins, il semble que ce soit la synergie entre les nombreux composants du sarrasin qui expliquent cela : le sarrasin contient beaucoup de minéraux (notamment du magnésium, 200 mg pour 100 g de sarrasin seulement, mais aussi du phosphore, du manganèse, du zinc), de vitamines B et beaucoup d’antioxydants.

Il contient deux à douze fois plus de phénols, des antioxydants, que le blé, l’orge, le seigle et l’avoine, et est très riche en flavonoïdes, des dérivés de la catéchine et de l’épicatéchine (anticancer). L’industrie pharmaceutique extrait des fleurs et des feuilles du sarrasin des antioxydants divers, dont la rutine, la quercétine et les proanthocyanes – cela vaut la peine de le savoir, car je recommande régulièrement des compléments alimentaires qui contiennent ces produits.

Conservation
Très peu de personnes veillent à cela, mais la farine de sarrasin est beaucoup plus fragile que les autres. Elle se conserve au réfrigérateur ou, mieux, au congélateur.

Recettes
Il existe de nombreuses recettes de crêpes ou de galettes au sarrasin. En Bretagne, on se bat pour savoir s’il faut parler de « crêpe » ou de « galette », et les discussions vont bon train au sujet de la recette : faut-il uniquement mélanger la farine avec de l’eau et du sel, ou peut-on, sans trahir, ajouter des œufs et de l’huile ?

Dans le reste de la France, l’usage est de mélanger la farine de sarrasin à de la pomme de terre, des oignons, des œufs et du lait.

En Belgique, les « bouquettes liégeoises » sont des crêpes épaisses où l’on mélange farines de sarrasin et d’avoine à parts égales, avec des œufs, de l’huile, du cognac, de la levure et, bien entendu, de la bière pour mouiller, et des raisins secs. On les sert avec de la confiture.

En Inde, les chapatis sont de grosses galettes de sarrasin. Au Canada, une des spécialités est la « ploye », qui est, elle aussi, une grosse crêpe.

Mais il serait dommage de s’arrêter là. Il existe toute une gamme de nouilles chinoises, coréennes, japonaises à base de sarrasin, et même italiennes : les pizzocheri.

Le sarrasin, enfin, ne se mange pas qu’en farine : comme je l’expliquais ci-dessus, on le mange dans toute l’Europe de l’Est sous forme de grains entiers qu’on appelle « kacha ». Il entre dans les préparations de boulettes, de feuilles de chou et de papillotes en tout genre et comme base de salades. Je vous recommande fortement d’explorer cette tradition culinaire qui fut durant des siècles le principal pilier de notre alimentation. C’est aussi une question de justice !

À votre santé

Jean-Marc Dupuis



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Dernière édition par Libellule le Sam 25 Mar 2017 - 17:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Diététique et s'alimenter autrement   Sam 25 Mar 2017 - 18:07



source https://theconversation.com/moins-de-phytosanitaires-dans-les-vignes-cest-possible-57989
Moins de phytosanitaires dans les vignes, c’est possible
25 avril 2016


Les cultures sont victimes des bioagresseurs – adventices, insectes, champignons, virus – partout dans le monde. La lutte contre ces ravageurs est aussi ancienne que l’agriculture elle-même : la Grèce antique recourt au soufre (1 000 ans avant J.-C.), l’arsenic est recommandé comme insecticide par le naturaliste romain Pline dès le début de notre ère et l’aconit est employé au Moyen-Âge contre les rongeurs.

En France, après la Seconde Guerre mondiale, les progrès dans la protection des plantes liés au développement de la chimie organique de synthèse ont largement contribué à l’augmentation des rendements et à la régularité de la production. Faciles d’accès et d’emploi, relativement peu chers, les produits phytosanitaires de synthèse se sont révélés très efficaces et fiables dans un nombre important de cas sur de grandes surfaces.

Une agriculture française dépendante
L’agriculture française a développé des systèmes de production fondés sur l’utilisation de ces produits dont elle apparaît aujourd’hui très dépendante. Selon les données Eurostat 2013 relatives aux quantités de substances actives vendues annuellement, la France occupe le deuxième rang européen avec 66 659 tonnes, après l’Espagne (69 587 tonnes) et devant l’Italie (49 011 tonnes). En termes d’utilisation, la France apparaît au 9e rang européen, selon le nombre de kilogrammes de substances actives vendues rapporté à l’hectare avec 2,3 kg/ha.

À noter que l’Hexagone est au premier rang européen au regard de la surface agricole utile (SAU), elle compte 28,98 millions d’hectares, devant l’Espagne (23,65 millions d’hectares) et l’Allemagne (16,70 millions d’hectares), elle est ainsi 4e consommateur au niveau mondial derrière les États-Unis, le Brésil et le Japon pour le tonnage de substances actives vendues.

Aujourd’hui, l’utilisation systématique de ces produits est remise en question ; on a pris conscience des impacts qu’ils génèrent sur l’environnement et la santé de l’homme.

Des contaminations multiples
Ces produits affectent en effet la qualité des eaux (souterraines, de surface, littorale…) : selon Eau France, la présence des pesticides a été détectée pour l’année 2011 sur 93 % des 2 360 stations de surveillance de la qualité des cours d’eau. Si 70 % ont une concentration totale en pesticides inférieure à 0,5µg/l, 30 % ont une concentration comprise entre 0,5µg/L et 5µg/l.

Les eaux souterraines sont également contaminées : sur les 1 922 points de surveillance de la qualité de l’eau dans les eaux souterraines, 21,2 % présentent une concentration totale en pesticides comprise entre 0,1 et 0,5µg/l et 4,9 % présentent une concentration totale comprise entre 0,5µg/l et 5µg/l.

Les substances les plus quantifiées dans les eaux sont les herbicides ou leurs dérivés (glyphosate, AMPA, atrazine desethyl…), mais des fongicides et certains insecticides sont également identifiés. Des produits phytosanitaires ont également été retrouvés dans l’air (extérieur, intérieur et poussières).

Depuis 2001, les associations agrées de surveillance de la qualité de l’air (AASQA) réalisent des suivis à l’échelle régionale. L’ensemble de leurs travaux établit clairement l’existence d’une contamination, sinon généralisée du moins récurrente de l’air par les produits phytosanitaires. Elle porte de façon très nette l’empreinte des usages agricoles tant par la nature des molécules retrouvées que par l’allure des variations géographiques et saisonnières des teneurs. Les sols sont également contaminés.

La biodiversité menacée
Les produits phytosanitaires ont également un impact très important sur la biodiversité, car ils ont un effet sur les organismes cibles et non cibles et sont responsables du déclin de la biodiversité dans les espaces agricoles. Concrètement, l’usage des insecticides est particulièrement invoqué comme facteur du déclin constaté de l’abondance et de la diversité des populations d’insectes et d’oiseaux. Ils détruisent notamment les insectes auxiliaires qui peuvent permettre de combattre les insectes nuisibles.

Qu’en est-il pour la santé humaine ? Les risques sanitaires peuvent être directs, essentiellement pour les « opérateurs » (personnes qui appliquent les produits phytosanitaires) ou indirecte, via l’environnement (alimentation, eau, air) pour le reste de la population. Une expertise collective a été menée par l’Inserm en 2013 concernant les risques de maladies pour les personnes exposées professionnellement aux pesticides.

Face à ce constat et pour répondre à l’enjeu majeur de nourrir 9 milliards de personnes en 2050, soit 2 milliards de plus qu’aujourd’hui, tout en réduisant son impact environnemental, l’agriculture doit repenser ses pratiques. En France, l’objectif du plan Ecophyto est de réduire de 50 % l’utilisation des produits phytosanitaires à l’horizon 2025 avec un premier objectif de 25 % en 2020. Pour y parvenir il convient de combiner plusieurs moyens, dont certains nécessitent encore des travaux de recherche et développement.

On peut citer en particulier l’utilisation de variétés résistantes aux bioagresseurs, le biocontrôle, les méthodes permettant de faire évoluer les cultures vers des systèmes économes en pesticides, les agroéquipements innovants ou encore les capteurs et outils d’aide à la décision. Les chercheurs d’Irstea contribuent très activement à ce dernier volet par des développements méthodologiques et technologiques tout en intégrant la question de l’accompagnement nécessaire au changement des pratiques.

Des essais encourageants en viticulture
Des chercheurs de Montpellier ont ainsi mené des expérimentations, de 2007 à 2009, pour mesurer les pertes de produits phytosanitaires dans l’environnement lors des applications avec des pulvérisateurs utilisés couramment dans le vignoble. Les résultats sont éloquents : en début de végétation, lorsque la vigne est très peu développée les pertes environnementales (sol et air) s’élèvent à 80 % (seulement 20 % du produit pulvérisé atteint le végétal) et sont encore de 40 % lorsque la vigne est pleinement développée.

L’optimisation des technologies de pulvérisations et des pratiques d’utilisation (réglages, modes de passages dans les parcelles…) constitue l’un des leviers majeurs en viticulture pour réduire l’utilisation de produits phytosanitaires. Les équipes d’Irstea ont collaboré dans ce cadre avec l’Institut français de la vigne et du vin (IFV) pour développer une vigne artificielle (EvaSprayViti) qui permet de mesurer les quantités de produits déposées sur les feuilles et les pertes environnementales lors des applications pour évaluer les performances agroenvironnementales des pulvérisateurs actuellement disponibles sur le marché.

Les résultats de ces mesures laissent entrevoir des perspectives très intéressantes en termes de réduction d’usage des produits phytosanitaires grâce à l’utilisation de pulvérisateurs innovants et performants. Autre exemple, le développement de Picore – un système connecté intégrant un logiciel et des capteurs embarqués sur le tracteur qui analyse les données de pulvérisation en temps réel. En guidant l’agriculteur via son smartphone dans les réglages du pulvérisateur, le dispositif permet de réduire les quantités utilisées. Les principales initiatives et avancées dans le domaine de la réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires sont consultables sur le portail EcophytoTopic.
http://ecophytopic.fr/Portail



source https://theconversation.com/pesticides-et-sante-ne-pas-ignorer-ce-que-lon-sait-56405
Pesticides et santé : ne pas ignorer ce que l’on sait
18 mars 2016


Diffusé au début du mois de février sur France 2, le magazine Cash Investigation, consacré aux effets des pesticides sur la santé humaine, n’en finit pas de faire parler de lui. Il met en scène des éléments inquiétants : présence de substances toxiques interdites depuis longtemps dans les cours d’eau, pollution de l’air par des molécules fortement suspectées d’avoir un impact sur le développement infantile (même à faible dose), difficulté d’accès aux informations sur les ventes et l’utilisation des produits.

L’intérêt du documentaire provient moins de la révélation d’informations nouvelles que de l’effet de sidération que crée la mise en série de tous ces éléments. Ce faisant, l’émission contribue à la prise de conscience publique des enjeux sanitaires liés aux pesticides au-delà des cercles les plus spécialisés.

Entretenir le doute
Le reportage attire notamment l’attention sur certaines pratiques développées par les firmes qui commercialisent les pesticides pour dissimuler le plus longtemps possibles les dangers de ces produits. Il met en avant les piliers principaux de cette stratégie de « production du doute ». Il s’agit de contester la validité des études scientifiques qui mettent en cause les risques associés à un produit en attaquant la robustesse de leurs protocoles ou l’indépendance de leurs auteurs, en finançant des études qui produisent des résultats contradictoires ou qui mettent en avant des facteurs de confusion et en faisant la promotion des contraintes réglementaires dans le champ de l’évaluation de risque, de façon à en exclure les données produites par les communautés académiques.

Depuis quelques années, plusieurs travaux de sciences sociales ont exploré le recours à ces stratégies du doute par des industriels dans de multiples dossiers : effets nocifs du tabac, réchauffement climatique, amiante… Ces travaux ont bénéficié d’une large audience et sont aujourd’hui bien connus des associations environnementales et, dans une certaine mesure, du grand public, qui a pu y être sensibilisé via des investigations journalistiques dans le prolongement desquelles s’inscrit le documentaire de Cash Investigation.

La mise au jour des stratégies du doute soulève des enjeux importants pour les gestionnaires du risque, ministères ou agences d’expertise en charge d’évaluer et de réglementer les produits chimiques qui nous environnent. Elle les pousse ainsi à réfléchir à des critères de sélection des connaissances scientifiques devant être prises en compte dans les processus d’expertise qui ne soient ni trop restrictifs, ni trop extensifs, et qui permettent de « décider en incertitude ». Elle pose avec acuité la question des éventuels conflits d’intérêt qui traversent ces processus.

Des faits bien connus mais marginalisés
Cet intérêt des sciences sociales, des journalistes et des associations environnementales pour les stratégies de production volontaire de doute dans le champ de l’environnement et de la santé ne doit toutefois pas faire perdre de vue ce qu’on sait des risques induits par les produits toxiques. Sur les pesticides, en particulier, il existe de nombreuses données préoccupantes du point de vue de la santé publique, qui ne font l’objet d’aucune controverse, et qui demeurent pourtant marginalement prises en compte par les pouvoirs publics.

Voici un exemple : depuis bientôt dix ans, les autorités en charge de l’évaluation et de la gestion des risques liés aux pesticides (l’Agence nationale de sécurité sanitaire et le ministère de l’Agriculture) se posent des questions sur l’efficacité des équipements de protection que doivent porter les agriculteurs lors de l’épandage des pesticides les plus dangereux. Cette inquiétude trouve son origine dans des données produites au milieu des années 2000 par une équipe d’épidémiologistes menant des campagnes de mesures d’exposition des travailleurs viticoles dans le Bordelais.

Ces données indiquaient notamment que les opérateurs portant une combinaison étaient davantage contaminés que ceux qui n’en portaient pas. Elles ont donné lieu à une succession d’expertises destinées à mesurer l’efficacité des « équipements de protection individuels » (EPI) dont le port est recommandé sur l’étiquette des produits phytopharmaceutiques commercialisés, et de réflexions collectives (groupes de travail nationaux, engagement d’un processus de normalisation, etc.) visant à proposer des EPI réellement protecteurs.

Sans remettre en cause l’utilité de toutes ces initiatives, notons qu’elles ont contribué à occulter une donnée préoccupante et bien connue : efficaces ou non, les EPI ne sont que rarement portés par les agriculteurs suivant les prescriptions portées sur l’étiquette des produits. Les explications de ce phénomène sont nombreuses : faible lisibilité des étiquettes, inconfort des équipements, inadaptation des EPI au travail agricole, coût, manque de formation… Elles ouvrent des pistes pour imaginer que les EPI soient mieux portés. Toutefois, alors que l’horizon d’une protection efficace des travailleurs agricoles grâce aux EPI reste lointain, ces équipements demeurent un pivot de l’autorisation de mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques.

Cet exemple donne à voir une forme assez classique d’hypocrisie organisationnelle par laquelle des autorités et – in fine – des industriels affichent des valeurs et des objectifs tout en faisant reposer leur effectivité sur des règles qui sont peu applicables et rarement contrôlées. La sociologie et la science politique ont bien montré qu’une telle situation peut se maintenir durablement sur la seule base du respect de routines, de procédures en place, et de phénomènes de diffusion de responsabilité.

Les incertitudes relatives aux effets des pesticides sur la santé des populations exposées sont nombreuses et elles sont parfois volontairement entretenues par des stratégies de fabrique du doute. Mais il existe aussi beaucoup de certitudes – parfois assez triviales – dont la prise en compte permettrait de mieux protéger la santé humaine des effets délétères de ces produits.



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MessageSujet: Re: Diététique et s'alimenter autrement   Sam 25 Mar 2017 - 18:38



source https://theconversation.com/les-perturbateurs-endocriniens-une-menace-pour-notre-intelligence-74216
Les perturbateurs endocriniens, une menace pour notre intelligence
19 mars 2017


L’expérience a été menée sur le cerveau de grenouilles. De têtards même, pour être précis. Elle a consisté à exposer des embryons de l’espèce Xenopus laevis à un mélange de produits chimiques comparable à celui trouvé dans le liquide amniotique de la plupart des femmes enceintes. Parmi lesquels le plus connu est le bisphénol A présent, par exemple, dans les tickets de caisse. Le résultat, publié le 7 mars dans le journal Scientific Reports, montre que les neurones, chez ces têtards, sont plus petits.

Réalisée dans notre laboratoire du Muséum d’histoire naturelle, à Paris, cette expérimentation pourrait paraître bien éloignée de nos préoccupations d’humains, nous qui ressemblons si peu à des batraciens. Mais contrairement aux apparences, nous avons un important point commun : l’hormone produite par la thyroïde, cette glande du cou située au-dessus du sternum. L’hormone thyroïdienne est identique, à l’atome près, chez les humains, les grenouilles, ou encore les requins, les oiseaux, les souris. Et elle joue un rôle clé dans le développement du cerveau.

Ainsi, nos travaux permettent d’établir, scientifiquement, le fait suivant : quand des substances interfèrent avec l’hormone thyroïdienne chez les têtards, elles font planer également une menace sur l’intelligence chez les humains.
Par quel raisonnement notre équipe a-t-elle conçu cette expérience, et dans quel but exactement ? On observe aujourd’hui plusieurs signes inquiétants, à travers le monde, d’effets néfastes touchant le cerveau. La progression des troubles du spectre autistique (TSA), pour commencer. Ils affectent, aux États-Unis, un garçon sur quarante-deux, avec une nette augmentation de l’incidence depuis le début des années 2000. Ce phénomène coïncide avec une augmentation d’un autre trouble neurodéveloppemental, celui du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH). Or les facteurs génétiques et l’élargissement des critères de diagnostic du TSA et du TDAH n’expliquent qu’en partie la progression. L’impact de facteurs environnementaux, qui sans doute exacerbent dans bien des cas des prédispositions génétiques, doit être examiné.

Une baisse des QI à travers le monde
Au même moment, on constate une baisse significative des QI dans plusieurs populations suivies de longue date par les chercheurs, comme des conscrits finlandais, des écoliers britanniques ou des adultes français. La publication régulière de données issues de ces différents pays en atteste.

De nombreux scientifiques cherchent aujourd’hui l’explication de ces changements dans l’exposition des individus, tôt dans la vie, aux produits chimiques en général, et aux « perturbateurs endocriniens » en particulier. Le terme désigne les molécules de synthèse qui peuvent interférer avec notre système endocrinien, c’est-à-dire brouiller le message des hormones voyageant par la circulation sanguine pour contrôler le fonctionnement de l’organisme.

Tandis que le fœtus devient un enfant puis un adolescent, les hormones adressent des signaux clés qui contribuent au bon développement de son cerveau. L’hormone thyroïdienne est l’une des plus importantes à jouer ce rôle.

Sans hormone thyroïdienne, l’enfant devient « crétin »
Si cette hormone n’est pas sécrétée au bon moment – surtout dans la période périnatale, avant et après la naissance –, l’enfant devient « crétin », au sens médical du terme. Peu de gens ont entendu parler de la pathologie qui se cache derrière ce terme utilisé couramment comme une injure. Le crétinisme se caractérise par un retard mental sévère, avec un QI inférieur à 35 – sachant qu’il se situe chez la plupart des gens entre 85 et 115. Seules quelques personnes âgées se souviennent avoir côtoyé des individus souffrant de cette terrible maladie, dont les causes sont connues depuis plus d’un siècle. Aujourd’hui, nous veillons à ce que chaque nouveau-né sécrète ou reçoive suffisamment d’hormone thyroïdienne.

Il n’est pas rare d’entendre que le cerveau humain est la structure la plus complexe sculptée par l’évolution. En effet, il a fallu 450 millions d’années depuis la première apparition des vertébrés – des poissons cartilagineux tels les requins et les raies – pour arriver à l’homme avec ses capacités de raisonnement uniques. Et dès les premiers vertébrés, l’hormone thyroïdienne – toujours elle ! – jouait déjà un rôle majeur dans plusieurs processus de la formation du cerveau.

Pour n’en retenir qu’un, citons la myélination, cette formation d’une couche de lipides autour des nerfs qui, à la façon d’une gaine sur un fil électrique, permet d’accélérer la transmission du signal nerveux. La glande thyroïde et la myélination sont apparues simultanément dans l’évolution des vertébrés. Et il faut savoir que l’hormone thyroïdienne n’a pas changé d’un iota sa structure au cours de ces 450 millions d’années. Elle est demeurée la même chez l’homme… et chez la grenouille.

Des produits chimiques dans le liquide amniotique
Or la signalisation induite par l’hormone thyroïdienne est la plus vulnérable, parmi toutes, aux produits chimiques présents dans l’environnement. Ceci est particulièrement inquiétant pour trois raisons. Premièrement, la production mondiale de l’industrie chimique a été multipliée par 300 en volume depuis 1970, selon le Fonds environnement des Nations unies. Des pesticides, des plastifiants et autres produits sont retrouvés en quantité non négligeable dans l’organisme de la plupart des enfants à travers la planète. Et dans celui des femmes enceintes. Une grande proportion de ces molécules passe la barrière du placenta, se retrouve dans le liquide amniotique et peut donc interférer, chez le fœtus, avec l’action des hormones thyroïdiennes.

Deuxièmement, l’étude d’une équipe néerlandaise publiée en 2016 a montré que les taux maternels d’hormones thyroïdiennes pendant les trois premiers mois de grossesse affectent le QI de l’enfant à venir. Pas assez d’hormones, ou trop d’hormones, ont également des effets néfastes, soulignant l’importance de la bonne quantité d’hormones au bon moment. Ces taux agissent même sur la structure du cerveau, diminuant la quantité de matière grise – les neurones – au profit de celle de la matière blanche – le tissu de soutien des neurones.

Il existe une troisième source d’inquiétude. Une équipe américaine a observé que les enfants nés de mères fortement exposées à des substances chimiques tels les PCBs (un liquide huileux longtemps utilisé dans les transformateurs électriques), connues pour interférer avec l’action des hormones thyroïdiennes, perdent en moyenne 6 points de QI par rapport à ceux dont les mères sont faiblement exposées.

Un effet « cocktail » tout sauf festif
Aujourd’hui, nous sommes tous contaminés par un mélange de produits chimiques produisant un effet « cocktail » qui, contrairement à ce que son nom suggère, n’a rien de festif. Déjà, les effets sur l’organisme de chaque molécule prise isolément ont généralement été peu évalués. Alors s’agissant des effets produits par leurs interactions… le problème est plus complexe encore.

C’est pourquoi le biologiste Jean-Baptiste Fini et moi-même, avec les étudiants de notre équipe spécialisée dans l’évolution des régulations endocriniennes, avons conçu l’expérience impliquant des têtards.

Le « cocktail » auquel nous avons exposé ces futures grenouilles se compose de 15 produits chimiques courants dans notre quotidien, notamment le bisphenol A, le triclosan, le benzophénone-3 et le perchlorate de sodium, à des concentrations mesurées fréquemment dans le liquide amniotique humain.

Les têtards ont été exposés pendant seulement trois jours à ce mélange. Nous avons montré que cela a affecté non seulement le fonctionnement des hormones thyroïdiennes mais aussi l’expression de plusieurs gènes de leur cerveau. Au final, cette exposition a réduit le volume de leurs neurones et inhibé leurs mouvements.

L’urgence d’une révision de la réglementation
Ces résultats suggèrent que l’exposition à ces produits chimiques courants peut nuire au développement du cerveau des fœtus humains. Ils plaident pour une révision urgente de leur réglementation.

Pour conclure, un constat ironique. On conseille aux femmes enceintes de ne prendre aucun médicament, sauf en cas d’absolue nécessité. Or, chaque femme enceinte, à la ville comme à la campagne, quel que soit son mode de vie, est exposée dans son quotidien à des centaines de produits chimiques, sans rien y pouvoir. Qu’attend-on pour agir ?



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MessageSujet: Re: Diététique et s'alimenter autrement   Mar 28 Mar 2017 - 22:08



source https://www.neo-nutrition.net/perdre-du-poids-rapidement-3-conseils-valides-par-la-science/#comment
Perdre du poids rapidement : 3 conseils validés par la science
Par Eric Müller/4 avril 2015

Tout le monde vous propose de perdre du poids rapidement.

Seulement, la plupart des conseils consistent à vous demander de vous priver de quelque chose. Et vous risquez de perdre toute joie de vivre.

Sans volonté de fer, il vous sera impossible de tenir vos (bonnes) résolutions.

C’est pourquoi je vous propose un programme simple en trois étapes pour :
Réduire votre appétit sans que vous ayez à y penser
Réduire votre poids sans vous affamer
Améliorer votre santé globale
L’efficacité de ces conseils a été observée lors d’études scientifiques à grande échelle dont les références sont indiquées en notes en bas de l’article.

Etape 1 : arrêtez le sucre et les féculents
L’étape la plus importante est de réduire votre consommation de sucre et de féculents (glucides) – pains, pâtes, pommes de terre, céréales du petit-déjeuner.

L’objectif est de ne plus manger que 20 à 50 g de glucides par jour.

Les aliments riches en glucides stimulent votre sécrétion d’insuline. Or l’insuline est l’hormone qui ordonne à votre corps de stocker vos aliments sous forme de graisses (dans le ventre, les cuisses et les fesses).

Si votre sécrétion d’insuline baisse, vos stocks de graisse brûleront plus facilement. Plutôt que de consommer du carburant-glucides, votre corps va se mettre – spontanément – à utiliser du carburant-graisses, ce qui diminuera vos réserves.

L’énorme avantage du carburant-graisses est que vous êtes moins tributaire des petites faims pendant la journée.

En plus de perdre du poids, vous serez donc plus concentré sur votre tâche et plus efficace au travail. Votre humeur sera plus stable, plus positive, et vous sentirez moins d’énervement à l’approche des repas.

Mais il y a un autre avantage à réduire votre production d’insuline : votre corps va pouvoir se débarrasser de vos stocks inutiles d’eau [1] et de sel [2]. Les personnes qui produisent moins d’insuline ont aussi l’air moins « bouffies ». Leur corps est plus ferme, leur peau plus tendue.

Il n’est pas rare de perdre 5 kilos (ou plus) dès la première semaine d’un régime pauvre en sucre et en glucides. Mais attention, cette perte correspondra donc aussi en partie à une perte d’eau, et pas exclusivement à une perte de gras.

Etape 2 : mangez des protéines, des graisses et des légumes
Chacun de vos repas devrait inclure des protéines, des graisses et des légumes pauvres en glucides.

Protéines : les meilleures sources de protéines sont les œufs bio ou enrichis en oméga-3, les fruits de mer, les crustacés, les petits poissons, la volaille, l’agneau, le porc, le bœuf.

Les études ont montré qu’un régime riche en protéines [3] :

Donne une impression de satiété si forte que, sans y penser, vous mangerez en moyenne 441 calories en moins par jour. Pour rappel, les besoins caloriques d’une personne peu active tournent autour de 2000 calories par jour [4].
Réduit les pensées sur la nourriture. Les personnes qui suivent un régime riche en protéines pensent 60 % moins souvent à manger [6]. Vous serez donc libéré des rêves de tartines de Nutella, de chips et de hamburgers.
Vous aurez moitié moins envie de grignoter le soir.
Cela paraît fou, mais manger plus de protéines donne de l’énergie à vos cellules.

Manger 50 g de protéines en plus par jour vous fera aussi dépenser 100 calories [5], autant que 23 minutes de vélo [6]. C’est donc aussi un moyen d’être moins fatigué pendant un régime amincissant.

Graisses : les meilleures sources de bonnes graisses sont l’huile d’olive et de colza (pour assaisonner) et l’huile de noix de coco (pour cuire), enfin les huiles de poisson dans les petits poissons gras (sardines, anchois, harengs, maquereaux).

Ces graisses vous procurent un sentiment de satiété pour plusieurs heures.

Si vous travaillez plus avec votre cerveau qu’avec votre corps, vous devez savoir que ces graisses serviront surtout à faire fonctionner votre cerveau.

Ne croyez pas ceux qui vous diront que manger gras rend gros, aggrave votre cholestérol et votre risque de maladies du cœur. Cette hypothèse a été invalidée par la science il y a bien longtemps. L’effet de toutes les graisses n’est pas le même sur votre santé et les problèmes de cœur sont surtout fréquents chez les personnes qui mangent beaucoup de sucre et de féculents. Voilà les ennemis.

Les études ont montré qu’un régime pauvre en glucides réduit votre taux de sucre sanguin [7], ce qui réduit votre risque de diabète de type 2.

Un régime pauvre en glucides fait aussi baisser votre niveau de cholestérol (LDL) [8] et de triglycérides [9] [10]. Enfin, il rééquilibre votre pression sanguine pour une bonne santé du cœur [11].

Légumes pauvres en glucides : le brocoli, le chou-fleur, et tous les autres choux, l’épinard, les blettes, la salade verte, le céleri, le concombre, la courgette, l’aubergine…

N’ayez pas peur de remplir votre assiette de ces légumes. Vous pouvez en manger à volonté. Ils sont riches en fibres, en minéraux, en vitamines (si vous les mangez crus ou cuits à la vapeur).

En revanche, n’essayez pas de faire un régime à la fois pauvre en glucides et en graisses, et de ne manger que des protéines. Car vous avez presque la garantie de craquer. C’est trop dur.

Si vous vous en tenez à ces recommandations, vous ne serez même pas obligé de compter vos calories de manière obsessionnelle. Bien sûr, une petite attention à ce paramètre reste nécessaire, et pour cela je peux vous recommander ce calculateur de calories.

Etape 3 : faites du sport 3 fois par semaine
L’exercice physique n’est pas indispensable pour perdre du poids avec cette méthode, mais c’est un bonus intéressant.

Vous pouvez faire des séances courtes trois fois par semaine : s’échauffer, soulever de petits poids, s’étirer. Vous pouvez aussi nager ou marcher.

L’activité physique empêche votre métabolisme de ralentir. Vous brûlez donc autant des calories que possible, ce qui a pour conséquence de vous faire perdre du poids.

Les études ont montré qu’en suivant ces conseils, vous devriez perdre deux à trois fois plus qu’en vous forçant à ne manger que des plats pauvres en matière grasse [12] [13].

Bien à vous,

Eric Müller
PS : merci à Kris Gunnars et au travail de l’équipe de Authority Nutrition, sur lequel je me suis appuyé pour rédiger cet article.

Sources :
[1] Lack of suppression of circulating free fatty acids and hypercholesterolemia during weight loss on a high-fat, low-carbohydrate diet

[2] Insulin's impact on renal sodium transport and blood pressure in health, obesity, and diabetes

[3] The effects of consuming frequent, higher protein meals on appetite and satiety during weight loss in overweight/obese men

[4] A high-protein diet induces sustained reductions in appetite, ad libitum caloric intake, and body weight despite compensatory changes in diurnal plasma leptin and ghrelin concentrations

[5] How to Lose Weight Fast: 3 Simple Steps, Based on Science

[6] 50 Easy Ways to Burn 100 Calories

[7] Beneficial effects of ketogenic diet in obese diabetic subjects

[8] Carbohydrate Restriction has a More Favorable Impact on the Metabolic Syndrome than a Low Fat Diet

[9] Efficacy and Safety of a High Protein, Low Carbohydrate Diet for Weight Loss in Severely Obese Adolescents

[10] Separate effects of reduced carbohydrate intake and weight loss on atherogenic dyslipidemia

[11] Short-term effects of severe dietary carbohydrate-restriction advice in Type 2 diabetes—a randomized controlled trial

[12] Systematic review and meta-analysis of clinical trials of the effects of low carbohydrate diets on cardiovascular risk factors

[13] Low-carbohydrate nutrition and metabolism



Les informations de cette lettre d'information sont publiées à titre purement informatif et ne peuvent être considérées comme des conseils médicaux personnalisés. Aucun traitement ne devrait être entrepris en se basant uniquement sur le contenu de cette lettre, et il est fortement recommandé au lecteur de consulter des professionnels de santé dûment homologués auprès des autorités sanitaires pour toute question relative à leur santé et leur bien-être. L'éditeur n'est pas un fournisseur de soins médicaux homologués. L'éditeur de cette lettre d'information ne pratique à aucun titre la médecine lui-même, ni aucune autre profession thérapeutique, et s'interdit formellement d'entrer dans une relation de praticien de santé vis-à-vis de malades avec ses lecteurs. Aucune des informations ou de produits mentionnés sur ce site ne sont destinés à diagnostiquer, traiter, atténuer ou guérir une maladie.

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source source https://www.pure-sante.info/
Perdre du poids pour guérir
28 mars 2017


Chère lectrice, cher lecteur,

5 kilos de gras au mauvais endroit, ce sont 20 kg qui pèsent sur vos articulations :

Chaque fois que vous faites un pas, les articulations de votre jambe – hanche, genou – supportent 4 fois le poids de votre corps [1].

Imaginez un pack de lait accroché à votre taille en permanence : dans les escaliers, quand vous vous levez, vous baissez, quand vous vous relevez, pour entrer dans votre baignoire et jusque dans votre lit…

Imaginez porter ce pack de lait des années et des années. Imaginez la fatigue et l’inconfort que vous accumulez.

Médicalement, c’est la certitude d’enflammer vos articulations, de détruire vos cartilages, c’est l’arthrose qui ne vous quitte plus : vous ne pouvez plus vous baisser, ni tenir un crayon plus de quelques secondes, serrer un proche dans vos bras deviendra impossible. Les gestes du quotidien les plus simples (lacer vos chaussures) sont un calvaire.

Et cela durera 20, 30 ans… sans doute plus – un tiers de votre vie en souffrance et dans l’infirmité.

C’est ce qui attend près d’un Français sur deux aujourd’hui en surpoids (statistiques de l’OCDE) [2].

Si nous tirons la sonnette d’alarme aujourd’hui, c’est parce que le surpoids a un rôle morbide (littéralement qui rend malade) dans presque toutes les maladies de notre époque :
Le risque de développer de l’arthrose est multiplié par 4 [3]

L’hypertension s’installe avec le risque d’accident cardiaque — saviez-vous que 50 % des personnes hypertendues retrouvent une tension normale en perdant 3 à 5 kg [4] ?

Le diabète de type 2 est toujours lié à un problème de surpoids ou d’obésité

De manière générale, le risque de contracter des maladies non transmissibles augmente selon la progression de votre indice de masse corporelle (source : Organisation mondiale de la santé) [5].

Votre corps n’est pas prévu pour supporter l’obésité

Quand vous êtes en surpoids, chaque kilo de trop dérègle un peu plus le fonctionnement de votre organisme :
Les articulations trinquent

Le sommeil se dérègle (somnolence et insomnies)

La tension monte

Le diabète pointe

La digestion vous épuise

La mauvaise fatigue s’installe

L’estime de soi s’effrite

l’idée même de séduire s’évapore (ce n’est pourtant pas réservé au moins de 30 ans)

Vos proches s’inquiètent

Les inconnus détournent le regard.

C’est un véritable cercle vicieux qui se referme sur vous.

Bien sûr, cela n’arrive pas du jour au lendemain. Année après année votre corps se fatigue, vous mettez ça sur le compte de l’avancée en âge, de la maladie, ou tout simplement vous êtes-vous habitué-e.

Pourtant votre organisme n’a tout simplement pas prévu l’excès de poids (je vous explique ci-dessous ce que signifie précisément excès de poids et pourquoi votre balance vous ment).

L’arme secrète de votre corps, c’est le sentiment de satiété.
C’est lui qui aurait dû vous arrêter avant que vous ne commettiez des excès.

Mais c’était sans compter le génie des experts chimistes associés aux experts en marketing qui ont trouvé depuis près de 70 ans les recettes pour vous faire manger toujours plus des aliments toujours moins bons pour votre santé (et plus rentables).

Tout cela, avec la complicité de nos autorités de santé qui vous ont enfermé dans des prégugés mensongers :

Le sucre des fruits (fructose) est meilleur pour la santé que le glucose : c’est FAUX, le fructose est un mauvais sucre lorsqu'il est consommé isolé (ce n’est pas le cas lorsque vous mangez un fruit frais). Au lieu d'être utilisé pour donner de l'énergie aux cellules ou au cerveau, comme le glucose, le fructose est métabolisé par le foie qui le transforme en triglycérides, des graisses qui circulent dans le sang et augmentent le risque de maladies cardiaques. Manger beaucoup de fructose provoque une résistance à l'insuline et à la leptine, la première étape vers le syndrome métabolique, l'obésité, le diabète.

Il faut bannir les aliments gras : c’est ARCHI-FAUX. Non seulement le sentiment de satiété vient plus vite avec un aliment gras – comparez votre faim après avoir mangé un demi-avocat et après avoir mangé un morceau de pain – mais surtout il existe des aliments gras comme les amandes dont la science a prouvé qu’ils faisaient maigrir !! D’ailleurs, une poignée d’amande bio est probablement un des meilleurs en-cas si vous êtes en proie à une fringale.

Il faut manger un peu de tout : c’est ENCORE FAUX. S’il y a un type d’aliments à éviter, c’est ceux qui sont riches en « sucres rapides » : les sucreries de toutes sortes, bien sûr, mais aussi le pain, le riz blanc ou les pommes de terre. Malheureusement, si vous vous promenez dans les rayonnages d’un supermarché vous verrez pourtant que les aliments riches en sucres et glucides constituent l’immense majorité des rayonnages.

Alors que faire ?
Le piège des publicités AVANT / APRÈS
Surtout, pas de « régime ».

Ainsi, quand vous faites un régime restrictif, vous perdez d’abord de l’os et des muscles. Ce qui veut dire que vous gagnez de la graisse, proportionnellement à votre poids total.

C’est pourquoi vous voyez les kilos disparaître sur la balance, mais vous vous sentez affaibli.

C’est logique. Votre corps est en train de se transformer : il est moins lourd, mais il est aussi plus faible, vulnérable.

Mais la catastrophe se produit si vous vous remettez brusquement à manger.

Car alors c’est à nouveau sous forme de graisse que vont être prioritairement stockées toutes les calories. Pour faire du muscle, il faudrait faire du sport intensif, sur une longue période. Les os se reconstituent plus lentement encore.

D’où le danger de se remettre à manger quand on en a « marre » de son régime.

Vous retrouvez votre poids d’origine mais vous êtes moins musclé et plus graisseux.

Mieux vaut pas de régime qu’un régime raté
Vous comprenez maintenant pourquoi plus une personne a fait le « yo-yo », plus elle devient en mauvaise santé et peine à perdre du poids.

Arrive un point où la dépression, le diabète et les accidents cardiovasculaires deviennent des fatalités.

Mais que faut-il faire ?
Renoncer à sa santé ? Renoncer à se sentir belle ou beau et bien dans sa peau ? Attendre patiemment la fin ?
Non, trois fois non.
Mais la solution ne tient pas en une pilule miracle, ni dans un abonnement à un club de sport, ni dans l’achat des dernières barres ou substituts de repas à la mode.


La plupart des régimes sont des calvaires, des séances de torture répétées repas après repas.

Ils privent votre corps des calories dont il a besoin pour fonctionner.

Ils oublient de respecter votre physiologie, le fonctionnement de votre organisme, ils oublient de s’adapter à votre mode alimentaire, y compris le végétarisme.

Il existe pourtant un moyen de perdre du gras définitivement, sans se priver durablement, en renforçant votre forme physique, votre moral et votre santé en général. Il faut pour cela vous remettre à l'écoute de votre corps et… utiliser un peu votre tête. Et cela commence par là…  

Une expérience efficace une fois sur 2 dès le premier jour
Même s’il paraît compliqué de supprimer les sucres et glucides le temps d’une journée, l’expérience a montré que 70% des personnes ont réussi du premier coup.

Imaginez la fierté de trouver une solution efficace aussi rapidement ! Voici les témoignanges que j'ai pu relever sur Internet :
« Je n'ai pas mangé de pain à midi, ce qui est un grand changement pour moi. J'ai modifié mon petit déjeuner et j'ai l'impression d'avoir plus d'énergie dans la matinée. »

« Je me suis sentie tout de suite nettement mieux. Mon compagnon n'a eu aucun mal à s'y mettre lui aussi ! Cela nous a chamboulé dans le bon sens ! Nous avons du tonus à revendre et pouvons vaquer à toutes nos occupations sans fringale ni coup de pompe. Incroyable ! Nous sommes conquis ! »

« J'ai bien relevé mon challenge et je suis fière de moi ! Le soir, j'étais étonnée car moi qui ai faim vers 18h, je l'ai pas vu passer et à 20h30 je n'avais toujours pas faim !!! »

«Je ne pensais pas pouvoir déjeuner avec une tranche de jambon et un œuf à la coque et puis ça passe bien et surtout ça m'évite de grignoter tout le matin. Le plus dur pour moi c'est de ne pas manger du pain au repas de midi et soir. Je vais continuer aujourd'hui. Le WE sera peut-être plus compliqué (restaurant!!). Ce qui m'encourage c'est que j'ai perdu 400gr sur ma balance ce matin. Je voudrais arriver à perdre 2kg sans faire un régime strict. »

« Je ne l'ai testé que depuis hier. Je prends 3 œufs par jour. Et c'est vrai que ça tient au corps et qu'on se sent léger. C'est peut-être un peu tôt pour le dire, mais il me semble que mon attention et ma concentration se sont améliorées… »

3 étapes INCONTOURNABLES pour retrouver forme et silhouette pour de bon
ÉTAPE N°1 : supprimez les sucres de votre alimentation

Vous l’avez compris, la première étape pour retrouver votre silhouette et votre forme : faites la chasse au sucre !

Il va vous falloir éradiquer de votre alimentation toute trace de glucose, fructose, saccharose… Et les édulcorants aussi. Vous le savez maintenant, ce n’est pas simplement le sucre qu’il faut supprimer mais aussi le goût sucré.

Il ne va pas falloir faire dans la demi-mesure. Il va falloir prendre votre courage à deux mains pendant un mois.

Si vous n’êtes pas prêt à cet effort – 0 sucre et 0 édulcorant pendant un mois – alors arrêtez votre lecture tout de suite.

Vous allez avoir besoin d’aide bien sûr, un accompagnement pour savoir quels aliments choisir et lesquels fuir, un soutien pour garder votre motivation.

Mais si vous y arrivez, voici ce qui va se passer…

Réveillez vos papilles !
La plupart des aliments sucrés de notre alimentation n’ont en fait pratiquement aucun goût.

Savez-vous qu’à l’aveugle vous ne sauriez probablement pas reconnaître un yaourt à la fraise d’un yaourt à l’abricot ?

Que plus les aliments du commerce sont de mauvaise qualité, plus les industriels mettent de sucre : afin de masquer le mauvais goût des autres ingrédients.

Moins vous allez consommer de sucre, plus vos papilles vont se réhabituer à toute une palette de goûts délicieux. En particulier les épices et certaines huiles essentielles comestibles : cannelle, mélange 4 épices, gingembre, huiles essentielles comestibles de menthe, de lavande, de cannelle, de gingembre, de mandarine, de citron ou d’orange (amère ou douce).

Elles remplaceront avantageusement le sucre dans les salades de fruits ou les laitages, les boissons…

ÉTAPE N°2 : Réapprenez la satiété
Au bout d’un mois à faire la chasse au sucre, vous aurez réhabitué vos papilles à une consommation très modérée de sucre. Vous apprécierez à nouveau un dessert légèrement sucré occasionnellement.

Mais une gorgée de soda, une cuillerée de pâte à tartiner vous dégoûteront tout autant qu’un aliment sans sucre vous faisait grimacer le mois précédent.

Et c’est aussi efficace pour les becs sucrés ! Même s’il vous faudra faire attention à ne pas retomber dans la dépendance. Et il y a pour cela des techniques très efficaces, comme vous allez le voir.

C’est là l’efficacité et la beauté du fonctionnement du corps humain : pour peu que vous vous en occupiez un peu, votre organisme fera le reste.

Ce qui vaut pour le sucre vaut pour tous les autres aliments, à commencer par les glucides : pain, pâtes, pizza, patates… Mais aussi tous ces éléments que vous aviez appris à n’aimer qu’en excès.

ÉTAPE N°3 : Apprenez les secrets du quotidien pour retrouver durablement votre silhouette
Pour maigrir durablement, il faut un peu bousculer vos certitudes et les nombreux principes qui vous empêchent de perdre du poids :

Pourquoi, malgré ce que rapportent les campagnes de prévention du ministère de la Santé, les féculents font grossir, ne sont pas tous rassasiants et n'aident pas à gérer votre poids, bien au contraire !

Pourquoi il est faux de dire qu'une calorie est une calorie et qu'il n'y a pas de différences quelle que soit leur provenance. La minceur ne se résume pas à compter les calories, ce serait trop simple, et leur impact peut être totalement différent selon l'aliment duquel elles proviennent et selon le moment de la journée auquel elles sont consommées par exemple. Un repas, à nombre de calories égal, vous rassasiera longtemps tandis qu’un autre attisera votre faim et vous fera prendre du poids !

Comment mieux dormir, car, comme le stress, la fatigue donne faim. Comment chasser le stress, surtout au moment des repas. Le stress chronique est un des pires ennemis de la minceur : il ouvre l’appétit !

Comment vous protéger des polluants toxiques et en particulier des perturbateurs endocriniens comme le bisphénol A qui ont un rôle prouvé dans l’obésité.

Mettez toutes les chances de votre côté
Avant de vous lancer dans cette aventure, il est essentiel que vous vous assuriez d’avoir les bons conseils et les bons soutiens tout au long du voyage.
C’est un chemin de longue haleine, difficile, et qu’il vous sera difficile de réussir seul-e.

Santé !

Gabriel Combris

Sources :
[1] Lorsqu’on marche, on soulève une jambe. À ce moment-là, les articulations de l’autre jambe, la hanche et le genou, doivent supporter une charge élevée correspondant à 3 à 7 fois le poids du corps. Les Dossiers de Santé & Nutrition N°54, mars 2016, p. 6

[2] L’OBÉSITÉ ET L’ÉCONOMIE DE LA PRÉVENTION : OBJECTIF SANTÉ
https://www.oecd.org/france/Obesity-Update-2014-FRANCE_FR.pdf

[3] Arthrose : perdre du poids pour souffrir moins
http://sante.lefigaro.fr/actualite/2014/02/12/21980-arthrose-perdre-poids-pour-souffrir-moins

[4] Perdre du poids fait baisser l'hypertension chez les gens en surpoids
http://www.regimesmaigrir.com/actualites/article.php?id=133

[5] Obésité et surpoids
http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs311/fr/



Les informations de cette lettre d'information sont publiées à titre purement informatif et ne peuvent être considérées comme des conseils médicaux personnalisés. Aucun traitement ne devrait être entrepris en se basant uniquement sur le contenu de cette lettre, et il est fortement recommandé au lecteur de consulter des professionnels de santé dûment homologués auprès des autorités sanitaires pour toute question relative à leur santé et leur bien-être. L’éditeur n’est pas un fournisseur de soins médicaux homologués. L’éditeur de cette lettre d'information ne pratique à aucun titre la médecine lui-même, ni aucune autre profession thérapeutique, et s’interdit formellement d’entrer dans une relation de praticien de santé vis-à-vis de malades avec ses lecteurs. Aucune des informations ou de produits mentionnés sur ce site ne sont destinés à diagnostiquer, traiter, atténuer ou guérir une maladie.

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MessageSujet: Re: Diététique et s'alimenter autrement   Mer 29 Mar 2017 - 16:16



Je fais remonter régulièrement cette info importante

source https://www.santenatureinnovation.com/les-dangers-du-pamplemousse/
Les dangers du pamplemousse
Régulièrement, les médias mettent en garde les populations contre les interactions du pamplemousse avec certains médicaments.

De nombreux lecteurs m’écrivent pour me demander si vraiment, un fruit aussi sain que le pamplemousse peut être dangereux pour la santé.  

Ma réponse est un grand OUI !
Les risques du pamplemousse sont majeurs, avec de nombreux médicaments. Les effets indésirables de ces médicaments peuvent être multipliés par 20 par un simple verre de jus de pamplemousse, avec des conséquences potentiellement fatales.

Voici pourquoi, et voici comment vous protéger :

Le pamplemousse bloque la métabolisation de certains médicaments
Lorsque vous avalez un médicament, celui-ci passe dans votre sang puis il est utilisé par votre organisme : des enzymes vont « digérer » le médicament pour le transformer en substances utilisables par vos cellules, qui vont l’absorber, le « consommer », puis rejeter des déchets par les urines.

Le problème est que le pamplemousse contient des produits actifs appelés furanocoumarines, qui bloquent de façon irréversible un de nos enzymes, le CYP3A4.

Or, cet enzyme CYP3A4 est précisément celui qui sert à assimiler de nombreux médicaments contre le cancer, l’hypertension, les problèmes cardiovasculaires, les problèmes urinaires, ainsi que des médicaments immunodépresseurs (qui affaiblissent le système immunitaire) et des anti-infectieux, des analgésiques (antidouleur) et des tranquillisants (la liste de ces médicaments est à la fin du message).

Voici donc ce qui arrive aux personnes qui prennent du pamplemousse en même temps que ces médicaments :

Leurs médicaments passent dans leur sang et ne sont pas « consommés » comme ils devraient l’être, (en langage médical, on dit « métabolisés »), parce que l’enzyme est bloqué. La concentration sanguine en médicament s’élève, jusqu’à atteindre l’overdose, avec des effets graves incluant « mort subite, blocage rénal aigu, arrêt de la respiration, saignements gastro-intestinaux, destruction de la moelle osseuse chez les personnes ayant un système immunitaire affaibli. » (1)

« Prendre un comprimé avec un verre de jus de pamplemousse est comme prendre 20 comprimés avec un verre d’eau », explique David Bailey, le pharmacologue canadien qui a découvert ce phénomène il y a 20 ans, et qui s’est spécialisé dans l’étude des interactions entre médicaments et pamplemousse. « Il s’agit d’overdose accidentelle. » (2) Des études avaient en effet déjà indiqué que boire un verre de 200 mL de pamplemousse par jour, trois jours de suite, provoque une hausse de 330 % de la concentration sanguine de simvastatine, un médicament très couramment prescrit contre le cholestérol, par rapport à un verre d’eau.

85 médicaments concernés
Malheureusement, il existe de plus en plus de médicaments qui sont métabolisés par l’enzyme CYP3A4 – et dont la métabolisation est donc bloquée par la consommation de pamplemousse.

La liste est passée de 17 médicaments en 2008 à 43 en quelques années !

Le risque d’accident s’est donc considérablement élevé, et justifie aujourd’hui que chacun veille à ce que les médicaments qu’il prend ne soient pas incompatibles avec le pamplemousse.

Ceci est d’autant plus important que l’effet se produit même avec des petites doses, que le pamplemousse soit consommé tel quel ou sous forme de jus.

Les personnes de plus de 45 ans compensent moins bien les concentrations excessives de médicaments dans le sang, et sont donc particulièrement vulnérables, surtout que ce sont elles qui consomment en général le plus de pamplemousses.

Comment vous prémunir

Si vous ne prenez aucun médicament, pas de problème, vous pouvez continuer à vous régaler de ce fruit délicieux.

Si vous prenez des médicaments, vous n’êtes pas forcément obligé d’arrêter le pamplemousse.

Vous devez savoir que le risque ne concerne que :
-les médicaments pris oralement (par la bouche) ;

-qui ne sont que faiblement ou moyennement absorbés par l’organisme ;

-et qui sont métabolisés par l’enzyme CYP3A4, ou cytochrome P450 3A4, ce que vous pouvez vérifier sur la notice.

Lorsque c’est nécessaire, la notice des médicaments concernés comprend toujours l’avertissement de ne PAS consommer de pamplemousse simultanément, donc c’est une raison de plus de toujours lire les notices.

Vous trouverez ci-dessous la liste des médicaments principaux concernés : je vous donne les noms des molécules (génériques), et pour certains le nom commercial.

Bien à vous,

Jean-Marc Dupuis



Liste des médicaments contre-indiqués avec le pamplemousse (attention, cette liste n’est pas forcément exhaustive : vérifiez toujours la notice de vos médicaments, et demandez conseil à votre médecin ou votre pharmacien.

1. Certaines statines (médicaments pour faire baisser le cholestérol)
Nom de la molécule : Simvastatine. Nom commercial : Zocor et génériques

Nom de la molécule : Atorvastatine. Nom commercial : Tahor et génériques

Nom de la molécule : Lovastatine

2. Certains médicaments contre l’hypertension
Nom de la molécule : Félodipine. Nom commerciaux : Logimax, Flodine et génériques

Nom de la molécule : Nicardipine. Nom commercial : Loden

3. Certains médicaments immunodépresseurs (contre le rejet de greffe d’organe)
Nom de la molécule : Ciclosporine. Nom commercial : Néoral

Nom de la molécule : tacrolimus. Nom commercial : Tacrolimus

Nom de la molécule : Sirolimus. Nom commercial : Rapamune

Nom de la molécule : Everolimus. Nom commercial : Afinitor

4. Certains médicaments contre le cancer
Nom de la molécule : Crizotinib

Nom de la molécule : Dasatinib

Nom de la molécule : Erlotinib

Nom de la molécule : Everolimus

Nom de la molécule : Lapatinib

Nom de la molécule : Nilotinib

Nom de la molécule : Pazopanib

Nom de la molécule : Sunitinib

Nom de la molécule : Vandetanib

Nom de la molécule : Venurafenib

5. Certains médicaments contre les infections
Nom de la molécule : Erythromycine

Nom de la molécule : Halofantrine

Nom de la molécule : Maraviroc

Nom de la molécule : Primaquine

Nom de la molécule : Quinine

Nom de la molécule : Rilpivirine

6. Certains médicaments contre les problèmes cardiovasculaires
Nom de la molécule : Amiodarone

Nom de la molécule : Apixaban

Nom de la molécule : Clopidogrel

Nom de la molécule : Dronedarone

Nom de la molécule : Eplerenone

Nom de la molécule : Felodipine

Nom de la molécule : Nifedipine

Nom de la molécule : Quinidine

Nom de la molécule : Rivaroxaban

Nom de la molécule : Ticagrelor

7. Certains médicaments contre les problèmes nerveux et psychiques
Nom de la molécule : Alfentanil (oral)

Nom de la molécule : Buspirone

Nom de la molécule : Dextromethorphan

Nom de la molécule : Fentanyl (oral)

Nom de la molécule : Ketamine (oral)

Nom de la molécule : Lurasidone

Nom de la molécule : Oxycodone

Nom de la molécule : Pimozide

Nom de la molécule : Quetiapine

Nom de la molécule : Triazolam

Nom de la molécule : Ziprasidone

8. Certains médicaments contre les problèmes gastrointestinaux
Nom de la molécule : Domperidone

9. Certains médicaments contre les problèmes urinaires
Nom de la molécule : Darifenacine

Nom de la molécule : Fesoterodine

Nom de la molécule : Solifenacine

Nom de la molécule : Silodosine

Nom de la molécule : Tamsulosine

Sources :
(1) Étude menée par l’Université Western à London, en Ontario, publiée dans le Journal de l’Association médicale canadienne

(2) David Bailey, pharmacologue au Lawson Health Research Institute à London (Canada), cité par CBSnews Health, Grapefruit juice interaction with drugs can be deadly



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Diététique et s'alimenter autrement
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