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 Phytothérapie ou comment se soigner avec les plantes

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MessageSujet: Re: Phytothérapie ou comment se soigner avec les plantes   Dim 19 Mar 2017 - 19:19



source http://www.passeportsante.net/fr/Solutions/HerbierMedicinal/Plante.aspx?doc=bardane_hm
Herbier médicinal : la bardane

Son nom
Arctium viendrait du grec et signifierait « ours », par allusion à l'involucre, écrit le frère Marie-Victorin. L'involucre, pour les ignares dont j'étais jusqu'à il y a quelques heures, c'est « une réunion de bractées, verticillées, ou imbriquées, insérées à la base d'une ombelle, d'un capitule ou de toute autre inflorescence ». Ah ben merci! Ça explique tout! Sauf que quelqu'un pourrait-il m'expliquer S.V.P. le rapport avec l'ours ou bien ai-je l'esprit trop obtus pour saisir l'évidence même? Certains affirment que ce serait parce que l'inflorescence est rugueuse et ébouriffée, mais là, franchement, ça ne colle pas. À moins qu'il ne s'agisse d'une allusion aux griffes de l'imposant plantigrade, lesquelles, comme chacun le sait, ne sont pas rétractiles. Pas plus que ne le sont les bractées de l'involucre de la bardane, comme nous en avons tous fait l'expérience le jour où il a fallu tailler dans le vif de la chevelure pour les enlever.

L'origine du nom français est encore plus obscure. Pour certains, ce serait un emploi métaphorique du lyonnais « bardane », qui voulait dire « punaise ». Tout cela viendrait du latin populaire barrum, qui signifie « boue », la punaise ressemblant à une tache. Vous y comprenez quelque chose, vous, à ce charabia? D'autres affirment plutôt qu'il viendrait du radical latin baritare qui veut dire « s'opposer à, diverger ». Youhou! Faudrait vous entendre, là!

Lappa, qui veut dire « saisir, prendre », était le nom du genre avant que le sieur Linné n'arrive avec sa nouvelle terminologie et le repousse au niveau de l'espèce. Les Romains désignaient ainsi toutes les plantes dont les fruits s'accrochent aux vêtements.

À cause de ses particularités, de ses fruits surtout, la bardane s'est vu attribuer de multiples noms populaires au fil des siècles : artichaut, rhubarbe sauvage, tabac du diable, rapace, graquias, toques, bourrier, choubourrache, glouteron, grateron, péterolle... Et « amoureux » : tsé le genre de crampon dont on n'arrive pas à se débarrasser!

Les enfants français appellent « boutons de pompiers » les fruits qu'ils s'amusent à accrocher en rangées sur leurs vêtements. Toutefois, en passant chez les anglophones, ces derniers perdent du grade puisqu'on les surnomme « boutons du quêteux » (beggar's buttons). Dans ma jeunesse, on les désignait tout simplement sous le nom de « pipiques ».

Enfin, en France, on l'a également baptisée « herbe aux teigneux », à cause de son efficacité contre les maladies chroniques de la peau et du cuir chevelu.

Son rôle dans l'équilibre écologique
« Mauvaise herbe gênante et encombrante, de décréter le frère Marie-Victorin, qu'on ne saurait tolérer nulle part. » C'est tout à fait l'avis de mon voisin, qui m'a suggéré, fort délicatement d'ailleurs, de couper tous les plants qui poussent sur mon terrain et de leur faire subir l'ultime sacrifice du feu. S'il devait découvrir que j'en cultive dans mon jardin, cela finirait de ruiner ma réputation, déjà fort compromise par le fait que je refuse absolument de tondre les plantes sauvages qui poussent sur le bord de la route le long de ma propriété, comme le font tous les bons citoyens de la région. En passant, dans le langage des plantes, bardane signifie « importunité ».

Dotée d'une grande intelligence botanique, la plante a mis au point trois façons de disséminer ses semences. Soit les fruits se réunissent en pelotons que le vent fait rouler sur le sol. Soit ils restent sur la tige et finissent par s'ouvrir pour répandre leurs graines. Mais la troisième est de loin la plus brillante : en s'accrochant aux toisons des animaux - notamment aux queues des chats et des chiens - ou aux vêtements et cheveux des humains, ils voyagent gratos jusqu'à des endroits parfois fort éloignés de leur lieu de naissance, endroits que la plante va s'empresser de coloniser au détriment de toutes les autres espèces végétales, qui n'ont aucune chance contre sa féroce compétitivité. C'est comme ça, paraît-il, que l'on conquiert un territoire.

Et ça se mange?
En provenance d'Europe, la bardane n'est apparue dans l'alimentation des Amérindiens qu'assez récemment, d'où le peu d'usages documentés dont on dispose à cet effet. On sait que les Iroquois mangeaient les jeunes feuilles cuites et employaient la racine séchée dans la soupe. Chez les Lillooets de la Colombie-Britannique, on cueillait la racine avant l'apparition des feuilles et on la mangeait crue.

Par contre, en Europe, on l'a beaucoup consommée dans les campagnes. D'abord ses feuilles, les très jeunes seulement, car en se développant elles deviennent amères. Ensuite les pétioles des feuilles, qu'on peut manger crus ou cuits lorsqu'ils ne sont pas amers et qu'on peut faire lacto-fermenter. Puis les jeunes pousses, tout juste sorties de terre, qui se mangent crues en autant qu'on les pèle d'abord pour en éliminer la partie amère. On peut aussi les conserver dans du vinaigre. Toutefois, il arrive assez souvent qu'elles soient infestées par le perce-tige de la bardane, ce qui les rend nettement moins attrayantes.

C'est probablement au Japon qu'il se consomme la plus grande quantité de bardane par tête de pipe. Ce peuple, qui a porté l'art culinaire à un raffinement d'une exquise sobriété, a mis au point des variétés moins amères et plus tendres qu'on apprête en légume, comme la carotte, le panais ou le salsifis.

La racine peut également être lacto-fermentée. De plus, tout comme la chicorée, le pissenlit, le topinambour et le salsifis - incidemment, quatre plantes de la même famille - elle a servi à faire un succédané de café.

Un truc à retenir : lorsqu'on coupe la racine, elle s'oxyde rapidement. Après l'avoir coupée, il est donc recommandé de mettre les morceaux à tremper quelques minutes dans de l'eau très froide.

Et ça soigne quoi?
En médecine orientale, on a employé le jus de bardane contre l'appendicite, à raison d'un demi-verre que l'on recommandait de boire d'un coup. En outre, on a utilisé la décoction de semences (10 à 20 grammes par tasse d'eau) pour traiter les tumeurs du sein ou d'une glande lymphatique, pour les maladies de l'appareil digestif comme les crampes d'estomac et en cas de manque de vitalité. On soigne traditionnellement l'anémie avec des kinpira (littéralement «paix dorée» ou «morceaux précieux aplatis») de bardane, plat qui consiste à faire cuire dans une poêle la racine découpée en allumettes. On fait sauter les morceaux pendant 2 ou 3 minutes dans de l'huile, on ajoute un peu d'eau et on laisse mijoter jusqu'à ce qu'ils soient tendres. On assaisonne d'un peu de sauce tamari et on cuit quelques minutes encore, à couvert. Puis, on retire le couvercle et laisse le tout sur le feu jusqu'à évaporation complète du liquide.

La tradition européenne en a fait une plante médicinale fort appréciée, particulièrement pour ses vertus dépuratives. Décrassantes, quoi! Elle est également sudorifique, diurétique, cholérétique, antidiabétique, antibiotique, topique, antivénéneuse. On l'a utilisée pour soigner la furonculose, l'anthrax, les abcès de gorge et dentaires, les dermatoses, l'acné, l'eczéma, les plaies, la teigne, la rougeole, la goutte, les rhumatismes, le diabète, les calculs urinaires et les morsures de vipères. Son emploi en cas de diabète s'expliquerait par sa richesse en inuline, un sucre complexe que les diabétiques peuvent assimiler.

Selon le docteur Jean Valnet, la racine doit être utilisée fraîche et non séchée car sinon elle perdrait alors la plus grande partie de ses propriétés. Ce qui en limite l'emploi au printemps et à l'automne. Pour la préparer, on fait bouillir 60 grammes de racine fraîche dans un litre d'eau pendant dix minutes.

Par ailleurs, on peut également la préparer en teinture. En France, il existe un extrait de bardane stabilisé mais, à ma connaissance, il n'y a rien de tel ici.

Les feuilles fraîchement cueillies ont été appliquées en cataplasme contre les affections pulmonaires chroniques, les rhumes traînants et les rhumatismes; macérées dans l'huile d'olive, elles hâteraient la cicatrisation des ulcères aux jambes et des plaies en général.

On les a également employées pour prévenir la chute des cheveux. On confectionne une lotion en faisant bouillir une tasse de feuilles dans deux tasses d'eau. On passe, on laisse refroidir et on applique sur le cuir chevelu. Est-ce très efficace? Probablement pas mais, contrairement aux traitements classiques qui ne le sont guère non plus, ça a au moins l'avantage d'être gratuit.

En 1890, les Soeurs de la Providence écrivaient dans leur Matière Médicale que « d'après de récentes expériences, faites par un médecin distingué des E-U, les semences de bardane sont un véritable spécifique contre les maladies de la peau, même les plus invétérées ». Pour préparer le remède, on passait deux ou trois fois dans un moulin à café 450 grammes de semences puis on les ajoutait à quatre litres de whisky tiède. On laissait « digérer » dans un lieu chaud pendant quelques semaines en ayant soin de brasser tous les jours, puis on filtrait. La dose était d'une cuillère à soupe, trois fois par jour avant les repas. Il fallait, disait-on, en prendre pendant plusieurs mois mais le résultat était assuré. Ou, encore, on préparera un amer de bardane et d'aralie, aux propriétés dépuratives avérées (voir notre recette dans Documents associés).

On la trouve où?
La grande bardane (Arctium lappa) est beaucoup plus rare que la petite bardane (Arctium minor), qu'on trouve, elle, partout au Québec, particulièrement dans les terrains vagues, les terres récemment bouleversées par la culture, etc. On peut également la cultiver. Richter's vend des semences de la grande bardane commune, de même que celles d'une variété japonaise qui, en plus d'être meilleure au goût, aurait de puissantes propriétés antitumorales.

Recherche et rédaction : Paulette Vanier - PasseportSanté.net

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Dernière édition par Libellule le Lun 20 Mar 2017 - 21:18, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Phytothérapie ou comment se soigner avec les plantes   Lun 20 Mar 2017 - 21:02



source https://www.pure-sante.info/438-2/
Réussir son premier cataplasme
Par Gabriel Combris/14 avril 2016


Le cataplasme est l’un des trésors les plus précieux de la médecine naturelle.
Il s’agit d’une préparation pâteuse à base de plantes, de fruits, d’algues ou de légumes, qui peut être chaude, froide, cuite ou diluée, qu’on applique sur la peau et qui apaise et soigne les hommes depuis des millénaires.

Il fut une époque où préparer un cataplasme, même sophistiqué, ne faisait peur à personne. Hélas, ce remède a laissé peu à peu sa place aux solutions toutes faites comme les baumes, les pommades ou les médicaments.

Quel dommage !
Car le cataplasme est efficace pour calmer une douleur, assainir une plaie, soulager une entorse, consolider une fracture, désencombrer les bronches, stopper un saignement…

La rédaction du journal Plantes & Bien-Être connaît sur le bout des doigts tous les conseils pratiques pour réussir à faire un cataplasme.

La rédactrice-en-chef du journal m’a autorisé à vous révéler quelques techniques pour réaliser les grands classiques (cataplasme de lin contre la toux, cataplasme de choux pour neutraliser les infections, d’oignons pour apaiser les douleurs etc.), mais également des préparations plus originales pour soulager des pathologies plus lourdes, comme les douleurs articulaires, la névralgie, l’eczéma etc.

Si vous n’avez jamais fait de cataplasme, ces informations vont vous permettre de réussir votre première préparation mais aussi d’entrer dans un monde de soin absolument fascinant…

Aux origines de l’homme
Vous allez renouer avec une idée qui remonte probablement aux origines de l’homme, celle d’apposer sur la peau une plante écrasée ou un peu de terre argileuse, et qui s’est affinée avec les siècles, comme un outil perfectionné par l’expérience des générations.

Dans l’Antiquité, on recourait déjà à des préparations plus élaborées, les emplâtres. De consistance pâteuse, ils mêlaient des poudres de plantes, des résines et des gommes, de la cire ou de la graisse. Leur composition s’est complexifiée au fil des époques. Par exemple, on comptait plus d’une vingtaine d’ingrédients dans une célèbre préparation de Paracelse nommée « emplâtre d’opodeldoch ».

Mais avant de vous lancer dans une telle mixture, voici d’abord une question : pourquoi ça marche ?

Deux raisons évidentes expliquent l’action des cataplasmes :
L’action thermique : la chaleur provoque une vasodilatation locale (dilate les vaisseaux) et une meilleure circulation sanguine. Elle apaise, réconforte, soulage les spasmes et les tensions. Le froid entraine au contraire une vasoconstriction (resserre les vaisseaux) et dissipe bien les congestions ou contusions. Il est utile en cas de blessure ou de traumatisme. Il calme les douleurs aiguës de l’arthrite ou celles dues à l’inflammation d’un nerf. Le tiède est souvent employé pour les douleurs chroniques non inflammatoires.

L’effet des actifs naturels : la peau est perméable et absorbe facilement les actifs naturels. Les vertus antiseptiques, astringentes, apaisantes, reminéralisantes ou anti-inflammatoires des plantes sont mises à profit pour cibler le mal. On recourt parfois à des plantes révulsives (moutarde, piment, gingembre) pour irriter la peau. En réaction, notre organisme provoque un afflux sanguin et lymphatique vers la zone concernée pour apporter plus rapidement des molécules anti-inflammatoires, des anticorps ou d’autres substances du système immunitaire. La zone malade ciblée par le cataplasme s’en trouve plus vite traitée, apaisée et drainée.

Le cataplasme soulage soit directement la peau, en cas de brûlure ou de démangeaison par exemple, soit les tissus profonds en cas de douleur articulaire ou musculaire, d’œdème ou d’encombrement respiratoire.

Mais encore faut-il pour cela bien faire son cataplasme.
D’abord, un petit point sur le matériel dont vous allez avoir besoin :
Des bandes de gaze ou tissus en coton ou en lin. L’essuie-tout peut servir en dépannage.
Du film étirable, idéal pour éviter que le cataplasme ne sèche trop vite.
Une bande de contention élastique (ou bande de crêpe), qui permet de maintenir fermement un emplâtre, même volumineux.
En fonction du type de cataplasme : casserole, bol en pyrex, cuillère en bois, hachoir…

Le chaud, ça brûle !
Petite précaution et contre-indications des cataplasmes chauds : comme leur nom l’indique, ils présentent toujours un risque de brûlure.

On considère généralement que les cataplasmes chauds sont à proscrire en cas de fièvre, d’inflammations, de douleurs de ventre ou de maladie cardiovasculaire. Ils sont aussi à éviter chez les personnes âgées et les enfants de moins de 7 ans, qui se contenteront de cataplasmes tièdes (moins de 38°).

La règle d’or est très facile à retenir : l’application d’un cataplasme chaud doit toujours procurer une sensation agréable.

Je vous propose maintenant de découvrir comment préparer un « blockbuster » du cataplasme, le classique des classiques : le cataplasme de lin contre la toux, puis, lorsque vous aurez pris le tour de main, de vous attaquer à une préparation un peu plus audacieuse à base de plantes.

Cataplasme de lin contre la toux
Indications : toux grasse ou spasmodique, bronchite, rhume ou douleurs apaisées par le chaud comme les torticolis ou les tensions musculaires.

Intérêt : réchauffant, stimulant de la circulation sanguine, fluidifiant, émollient (relâche les tissus). Sous forme de farine, le lin est utile mélangé avec des plantes pour améliorer la texture du cataplasme et conserver plus longtemps la chaleur.

Préparation :
Mélanger 4 à 5 cuillerées à soupe de farine de lin avec un peu d’eau bouillante.
Mélanger pour obtenir une pâte de bonne consistance.
Poser la pâte chaude sur un tissu propre, une bande de gaze, ou deux feuilles d’essuie-tout.
Appliquer bien chaud après avoir contrôlé la température pour ne pas vous brûler. Pour un enfant, soyez doux et prévenant en mettant votre main entre le cataplasme et la peau pour le rassurer. Pour prolonger l’effet de la chaleur, on peut placer une bouillotte par dessus.
Laisser en place tant que la sensation est agréable et renouveler 2 à 3 fois par jour, plusieurs jours si besoin. Le lin ne doit être utilisé qu’une seule fois.

Où trouver de la farine de lin : en pharmacie, sous forme déshuilée. On peut aussi moudre des graines ou employer les graines entières. Celles-ci garderont la chaleur plus longtemps grâce à l’huile qu’elles contiennent mais on perdra la qualité de texture que procure la farine.

Cataplasme de plantes fraîches
Cueillir ses plantes au jardin ou en pleine nature est idéal. Dans ce cas, soyez sûr de ce que vous cueillez. Pour profiter des vertus des plantes fraîches, il faut libérer leurs actifs soit en les pilant au mortier, soit en les mâchant directement sans en avaler le jus.

Ensuite, déposez la plante ainsi préparée sur une gaze et appliquez directement à l’endroit désiré. On maintient le tout avec du film étirable, une bande de contention élastique ou un tissu.

On peut également recourir à un liant comme de la farine de lin, de fenugrec, d’orge, de seigle ou du son de blé ou d’avoine avec en proportion ¼ de plante pour ¾ de farine. Idéal pour couvrir les zones étendues ou pour maintenir un peu de chaleur. L’application d’une bouillotte par dessus le cataplasme est aussi une solution utile pour conserver la chaleur.

Cataplasme de plantes sèches
Elles sont souvent plus faciles d’accès car en vente en pharmacie ou en herboristerie. Coupez la plante en petits morceaux puis imbibez-la avec un peu d’eau bouillante. Remuez pour obtenir une pâte.

Appliquer de la même manière que pour la plante fraîche ou en mélange avec un liant.

Quelques plantes utiles :
Plante-----------------------------------------Partie utilisée--------------------------- Indications
Achillée millefeuille

(Achillea millefolium)...............................Feuilles...........................................Plaies ou petites coupures, pour diminuer ou stopper les saignements (propriétés hémostatiques) et accélérer la cicatrisation. On l’appelait l’herbe des charpentiers car ils s’en servaient en cas de blessure importante, souvent causée par un coup de hache !

Armoise
(Artemisia vulgaris)..................................Parties aériennes.............................Douleurs de règles : appliquer sur le bas-ventre la plante seule avec une bouillote par dessus ou en mélange avec de la farine de lin.

Bardane
(Arctium lappa)........................................Feuilles..........................................Peau grasse, eczéma, ulcères, plaies purulentes.

Camomille romaine
(Chamaemelum nobile]..............................Fleurs............................................Eczéma, plaie, herpes, démangeaisons.

Carotte
(Daucus carota)........................................Pulpe............................................Brûlures légères, coupure peu profonde, inflammation cutanée, eczéma.

Consoude
(Symphytum officinale)..............................Feuille ou racine.............................Enflure, fracture, contusions, pour accélérer la cicatrisation des coupures.

Gingembre (Zingiber officinale)....................Racine (fraiche)..............................Douleurs articulaires et musculaires, toux grasse, rhumatisme chronique.

Lavande (Lavandula officinalis).....................Fleur.............................................Brûlures, accélère la cicatrisation et assainit les plaies.

Lierre grimpant (Hedera helix)......................Feuille...........................................Névralgies, sciatique, cellulite, douleurs musculaires, bronchite.

Mauve* (Malvia sylvestris)...........................Fleurs............................................Tout type de démangeaison cutanée.

Plantain (Plantago major).............................Feuille............................................Cicatrisation des plaies, encombrement respiratoire, piqure d’insecte, conjonctivite.

Souci (Calendula officinalis)..........................Capitule..........................................Eczéma, brûlures, égratignures.


Les cataplasmes sont un univers immense et fascinant, et l’on ne peut que regretter que la médecine « officielle » les regarde souvent avec froideur.

Il y a c’est vrai en la matière une longue tradition de mépris. Voyez ce que les rédacteurs de L’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert pensaient de l’emplâtre :
« On peut voir, au mot EMPLÂTRE, combien est frivole l’espoir de l’inventeur, qui a prétendu faire de cet emplâtre un remède souverainement résolutif, dessicatif, vulnéraire, cicatrisant, etc. et combien surtout le suc des plantes en est un ingrédient puéril. L’emplâtre opodeldoch n’est donc qu’une composition qui, comme la plupart des autres emplâtres très composés, doit son origine à la charlatanerie et à l’ignorance » [1].

Mais quelle erreur, lorsqu’on observe avec sincérité leurs effets spectaculaires. Les cataplasmes argile/miel/cire d’abeille peuvent soigner des ulcères variqueux avancés et profonds, pratiquement incurables par la médecine traditionnelle, tout comme les cataplasmes de chou, incroyablement efficaces (ils étaient déjà connus des Grecs et des Romains).

Avant de se précipiter sur des crèmes bourrées de toxiques ou des médicaments aux effets secondaires indésirables, il ne coûte rien de vérifier sur Internet s’il n’existe pas un cataplasme adapté à votre problème de santé.

Santé !

Gabriel Combris

source
Encyclopédie de Diderot et d’Alembert [1]



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MessageSujet: Re: Phytothérapie ou comment se soigner avec les plantes   Lun 20 Mar 2017 - 21:31



source https://www.pure-sante.info/diabete-27-plantes-plus-efficaces-medicaments/
Diabète : 27 plantes plus efficaces que les médicaments
Par Gabriel Combris/2 août 2016


Il existe une plante dont beaucoup de grands laboratoires pharmaceutiques préféreraient qu’on taise le nom : la berbérine.

Couramment utilisée en médecine chinoise et ayurvédique, cet alcaloïde végétal est reconnu pour ses propriétés immunostimulantes, antifongiques, antibactériennes, et ses facultés à réguler les troubles intestinaux.

Mais depuis quelque temps, les recherches scientifiques ont rajouté une nouvelle corde à son arc traditionnel : le traitement du diabète de type 2 (90 % des diabètes !) Avec un succès qui dépasse celui du principal médicament antidiabétique (la metformine).

Vous comprenez pourquoi certains fabricants de médicaments ont tout intérêt à ce que cette nouvelle reste très discrète.

Comment dire… C’est raté !

Et c’est une excellente nouvelle quand on connaît l’ensemble des complications que peut engendrer un diabète trop longtemps déséquilibré.

La clé ne marche plus
Le diabète provient toujours d’un défaut de fonctionnement d’une hormone : l’insuline.

Cette protéine sécrétée par notre pancréas a un peu le rôle d’une clé qui ouvre la porte de nos cellules afin d’y permettre l’entrée des sucres ingérés, véritables carburants, avec l’oxygène, pour notre métabolisme.

Physiologiquement, le taux du sucre sanguin (glycémie), qui en principe s’élève doucement après un repas contenant des glucides, revient quelques heures après à son taux normal grâce à l’insuline.

En cas de défaut de production de l’insuline par le pancréas (diabète de type 1) ou quand toute cellule devient résistante à son signal (diabète de type 2), le taux de sucre ne redescend pas suffisamment dans le sang, restant alors durablement trop élevé.

Touillez, vous allez comprendre
Voilà pour la théorie. Maintenant, faisons une petite expérience.

Prenez un verre d’eau et mettez-y une bonne cuillerée de sucre. Touillez ce mélange avec votre doigt pendant quelques secondes. Résultat : ça colle !

Imaginez l’état du réseau artériel soumis à un mélange saturé de sucre pendant des années et vous comprendrez l’ensemble des complications que peut engendrer un diabète trop longtemps déséquilibré :
-Les personnes atteintes de diabète de type 2 ont en moyenne des accidents cardiovasculaires (infarctus, AVC) 15 ans avant les autres

-Leur risque de mourir d’un problème cardiaque est 2 à 4 fois plus élevé que chez les autres

-Le diabète est la principale cause de cécité (être aveugle) chez les personnes de 20 à 74 ans

-Le diabète est la principale cause d’insuffisance rénale

-60 à 70 % des diabétiques ont des problèmes nerveux comme : perte de sensibilité dans les mains et les pieds, mauvaise digestion, syndrome du canal carpien, impuissance.

-Amputation : chaque année, 8000 amputations de membres sont pratiquées en France en conséquence du diabète

-Hygiène buccale : presque un tiers des personnes diabétiques ont de graves problèmes de gencives.

Aujourd’hui, le diabète est généralement traité soit par une insuline de substitution (injections, pompes), soit avec des médicaments hypoglycémiants (ceux qui font baisser le taux de sucre dans le sang).

Ces médicaments ont parfois des effets secondaires très lourds.

Arrêtez le test, tout le monde meurt !
Une grande étude [1] sur les effets des médicaments contre le diabète a dû être interrompue brutalement parce qu’on s’est aperçu que les patients diabétiques qui prenaient le plus de médicaments avaient le plus fort risque d’infarctus, d’accident cardiovasculaire et de mort par maladie cardiaque !

Mais ce qu’on évite soigneusement de dire, c’est que le diabète n’est pas une fatalité vouée aux seuls traitements par les médicaments.

Des changements du mode de vie ainsi que l’emploi de plantes médicinales bien sélectionnées permettent d’améliorer considérablement le contrôle glycémique et de prévenir les complications du diabète.

Dans des études récentes, des plantes ont montré pour le diabète de type 1 que le défaut de sécrétion d’insuline par le pancréas (phénomène supposé irréversible) peut faire l’objet d’une réactivation !

C’est le cas de la berbérine [2], du ginseng américain, du melon amer pour ne parler que d’eux.

D’autres épices, qui sont certainement déjà sur les étagères de votre cuisine, préviennent également le diabète.

La cannelle améliore la glycémie
Dans les études, la cannelle améliore la glycémie à jeun et après les repas, augmente la sensibilité à l’insuline, et protège les reins des lésions vasculaires diabétiques.

Attention, pour des raisons de composition optimale, il faut préférer la vraie cannelle de Ceylan (jaune) et éviter l’emploi de la cannelle de Chine, d’Indonésie ou du Vietnam (rouge).

La cannelle de Ceylan se prend à raison de ½ cuillerée à café de poudre répartie en 2 à 3 prises quotidiennes.

L’écorce, ou sa poudre, peut être utilisée pour relever vos plats sucrés et salés ou pour aromatiser vos boissons chaudes avec ses notes caractéristiques : tonique, chaude et vanillée.

Point particulier : l’huile essentielle de cannelle, très concentrée en principes aromatiques, ne présente ni la même composition ni les mêmes effets que la poudre d’écorce et ne sera donc pas indiquée pour la prise en charge du diabète.

Le curcuma pour stimuler l’insuline
Cette épice est employée en Inde depuis longtemps pour lutter contre le diabète et de récentes études accréditent son emploi dans le diabète de type 1 pour stimuler la sécrétion d’insuline dans le pancréas, et même pour prévenir très efficacement le diabète de type 2 chez des individus prédisposés (état de surpoids et d’obésité par exemple).

Le curcuma se prend en poudre de rhizome séché : soit ½  à 1 cuillerée à café par jour (environ 60 mg à 200 mg de curcuminoïdes).

En cas de résistance, les doses peuvent être majorées par l’emploi d’extrait normalisé de curcuminoïdes : soit 200 mg à 400 mg de curcuminoïdes, 3 fois par jour (extraits normalisés à 95 %).

Le poivre noir augmente considérablement l’absorption intestinale de curcuminoïdes. N’hésitez pas à l’associer au curcuma.

Le gingembre salué par la meilleure revue sur le diabète
Considéré comme une véritable panacée en médecine indo-asiatique, le gingembre est une plante condimentaire et médicinale utilisée depuis plus de 3000 ans.

Le gingembre permet une amélioration significative, qu’il s’agisse de la glycémie à jeun ou après les repas, du taux de fructosamine, de la résistance à l’insuline,

Des études publiées récemment dans la revue de référence « Diabetes care », estiment que le curcuma et le gingembre viennent de prouver leur efficacité à 100 % dans la prévention chez les prédiabétiques et pour les complications du diabète.

Les doses de gingembre préconisées en prise quotidienne sont de 1,6 à 3 g de poudre de rhizome.

Le ginseng : la plante qui ressemble à un homme
C’est une plante qui ressemble un peu à un homme avec des jambes et de longs cheveux.

C’est le plus grand mythe de l’histoire de la médecine. Et c’est aujourd’hui la plante médicinale la plus utilisée dans le monde. Il faut sept ans au ginseng pour pousser et révéler l’étendue de son pouvoir de soin, en particulier contre le stress.

Des études récentes montrent que le ginseng américain augmente la production d’insuline et réduit la destruction des cellules bêta du pancréas, ce qui est remarquable en cas de diabète de type 1.

En cas de diabète de type 2, le ginseng a révélé dans plusieurs études cliniques sa capacité à améliorer la glycémie postprandiale, c’est-à-dire le taux de sucre dans le sang après avoir mangé.

La dose de 3 g semble être la dose maximale à utiliser car au-delà les résultats ne sont pas meilleurs [3]. À prendre le matin en raison de l’effet stimulant.

Fruits et les légumes « antidiabète »
La prévention du diabète commence bien sûr à table, en invitant les végétaux qui aident à diminuer le taux de glucose dans le sang.

Alors, usez et abusez des carottes, des haricots, des asperges, des aubergines, du brocoli, du céleri en branches, des champignons, de la chicorée, des choux en général, du concombre, des courgettes, du cresson, des endives, des épinards, des navets, du radis et même des topinambours.



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MessageSujet: Re: Phytothérapie ou comment se soigner avec les plantes   Lun 20 Mar 2017 - 23:07



source https://www.pure-sante.info/plantes-psychedeliques-curieuse-histoire/
Plantes psychédéliques, curieuse histoire
Par Gabriel Combris/15 juillet 2016


La presse américaine a relaté l’étonnante expérience d’Asa Barrett, un soldat américain ayant servi en Afghanistan [1].

Revenu de la guerre avec de profonds traumatismes, des insomnies et des tendances suicidaires, il a commencé par suivre un traitement classique à base d’antidépresseurs.

Sans aucune amélioration.

Il a alors décidé de se rendre au Pérou, car il a entendu dire qu’on y peut consommer de l’ayahuasca, un breuvage traditionnel à base de lianes aussi appelées la « vigne de l’âme ». Interdite aux USA car considérée comme drogue, cette boisson aux effets psychotropes est légale au Pérou, dans le cadre des rituels chamaniques.

Un peu comme Tintin dans le Lotus bleu, voilà donc l’ancien soldat allongé parmi vingt personnes dans la hutte d’un petit village péruvien, à boire une préparation d’ayahuasca sous les incantations d’un chamane (on appelle ces chants des icaros).

Au début, il faut le reconnaître, ça a l’air plutôt désagréable : une sensation de glissement, des couleurs vibrantes qui jaillissent devant ses yeux, une vision déformée de la réalité qui conduisent Barret à vomir ses tripes dans un seau placé à côté de lui… Réaction commune à l’ayahuasca, qui n’empêche pas le chamane de poursuivre ses incantations.

La suite est plus intéressante : Barret affirme être… propulsé dans le passé qui le hante.

Il revient, dans une sorte de réalité augmentée, à l’endroit même où il a failli perdre la vie : il y a des traces de balles dans un mur, une femme morte qui gît au sol et, soudain, un engin explosif dont la détonation inonde toute l’atmosphère de sa violence…

Mais contrairement à ce qui se produisait dans ses cauchemars, le soldat Barett ne se sent plus « prisonnier » de cette scène de guerre qu’il a réellement vécue. Peu à peu, il s’en libère. Et il voit apparaître comme un éclat de lumière.

« Pour la première fois depuis longtemps, je me sentais à l’aise » témoigne-t-il.

Et ce n’est pas qu’un sentiment.

Pour le comprendre, il faut revenir au début des années 1960, aux Etats-Unis, à un moment où se développe un vif intérêt scientifique pour des substances « psychédéliques » naturelles comme la mescaline ou la DMT, que l’on trouve dans l’ayahuasca.

L’engouement fut lancé par le mycologue Robert Gordon Wasson, revenu d’un voyage au Sud Mexique avec des échantillons de champignons utilisés par un chamane lors de cérémonies de guérison. On en identifiera ensuite les deux molécules principales, la psilocyne et la psilocybine, actives sur le système nerveux central.

Des gens sautent par la fenêtre !
Dans la foulée, un millier d’études réalisées en laboratoire sur 40 000 patients montreront des résultats très prometteurs sur l’anxiété, la dépression ou encore le traitement des névroses.

Mais le problème est qu’il y eut aussi de sévères débordements dans l’utilisation de ces substances.

Un professeur à Harvard, par exemple, s’amusait à distribuer de la psilocybine à ses étudiants…

Les journaux de l’époque ont raconté que les élèves se sont mis à sauter par la fenêtre parce qu’ils croyaient avoir des ailes.

L’histoire était fausse, mais qu’importe : l’utilisation répétée de plantes psychédéliques par la jeunesse hippie pour se « farcir la tête » et vivre des « délires hallucinogènes » allait leur faire perdre tout crédit et motiver leur interdiction à peu près partout dans le monde.

Sentir de nouvelles émotions avec l’ayahuasca
Mais les progrès de l’imagerie médicale donnent aujourd’hui de nouvelles indications sur le rôle de la psilocybine contenue dans les lianes de Banisteriopsis caapi, que les chamanes utilisent pour préparer l’ayahuasca.

On sait que la psilocybine n’agit pas de façon anarchique sur le cerveau ; au contraire, elle diminue l’activité de zones cérébrales bien précises, celles qui sont responsables de l’ornière dans laquelle se trouvent les dépressifs, obnubilés par des souvenirs et des pensées négatives répétitifs.

On sait aussi qu’elle active les connexions entre les neurones et qu’elle augmente la croissance des cellules nerveuses, ce qui permet au patient de créer de nouvelles pensées et émotions [2]. Et donc de sortir des pensées négatives dans lesquelles on peut rester enfermer.

On s’est également rendu compte que la psilocybine agit sur les mêmes récepteurs à la sérotonine (un neurotransmetteur qui régule l’humeur) que le Prozac ou les antidépresseurs, sauf qu’il suffit seulement d’une à quelques prises pour avoir un effet durable, tandis que les antidépresseurs doivent être pris tous les jours durant des mois !

Le Wall Street Journal énumère de nombreux autres témoignages de personnes pour qui l’ayahuasca a permis une véritable libération.

Jeffrey Hill, chef de chantier à Chicago, affirme que l’ayahuasca a atténué sa dépression. Pour Juliette Wilkerson, elle l’a aidée à guérir ses migraines débilitantes. Quant à Jaylene Johnston, c’est cette préparation qui lui a permis de surmonter le traumatisme de la mort de son mari.

Alors, crédibles ou pas, ces histoires ?
Pour répondre à cette question, il faut commencer par reconnaître que ces substances ne sont absolument pas sans risques.

L’ayahusca peut être fatale lorsqu’elle est mélangée avec d’autres médicaments comme les antidépresseurs et devrait être évitée par les personnes bipolaires ou schizophrènes. En 2012, un jeune homme est mort après avoir pris de l’ayahuasca au Pérou. Et l’année dernière un touriste canadien a tué l’un des autres participants à un rituel de nuit…

Car il faut dire aussi qu’un véritable business s’est développé, avec des tours opérateurs qui organisent des séjours pour venir boire l’élixir à Iquitos, une ville de 500 000 habitants dans le nord du Pérou, moyennant 2500 $ la semaine.

80 000 touristes viendraient ici chaque année, dans l’un des 22 « lodges » certifiés (et 5 fois plus de « clandestins ») qui proposent des rituels chamaniques…

D’autres plantes intéressantes
On voit que le problème avec l’ayahuasca est que le folklore du style « Vas-y man, tu vas planer » n’est jamais très loin.

Mais la science poursuit malgré tout ses recherches pour obtenir plus de données et mieux comprendre le potentiel thérapeutique de la plante ainsi que ses dangers.

Lors des études menées dans les années 1960, 66 % des patients atteints de névroses sévères ont connu des améliorations nettes de l’anxiété et de la dépression. On peut reprocher à ces études anciennes de ne pas avoir été réalisées en suivant le cadre scientifique actuel, c’est-à-dire en double aveugle contre placebo. Il suffirait de les reproduire…

Depuis quelques années, d’autres axes de recherche se sont développés. Ils ont évalué l’impact de la psilocybine sur les troubles obsessionnels compulsifs (TOC) et l’on a constaté chez les personnes testées un net recul de leurs troubles. Là aussi, ces études doivent être confirmées.

Une association multidisciplinaire pour les études psychédéliques basée en Californie [3] a notamment financé des chercheurs de l’Université de Stanford et l’Université de Pennsylvanie, et prévoit de soutenir une étude de l’ayahuasca au Pérou en 2016, pour les personnes souffrant d’un trouble de stress post-traumatique.

D’autres plantes psychotropes intéressent aussi les chercheurs pour leur potentiel thérapeutique :

l’iboga, une plante africaine utilisée traditionnellement pour voyager dans le monde des esprits
le peyotl, un petit cactus sans épines qui contient de la mescaline, une molécule psychoactive
ou encore la sauge divinatoire, plante utilisée par les indiens aztèques à des fins médicales et religieuses.
Trois nouvelles plantes prometteuses pour la santé des hommes, ou trois nouvelles destinations dans les guides des tour-opérateurs spécialisés dans le « trip hallu » ?

La curieuse histoire se poursuit.

Santé !

Gabriel Combris



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Témoignages
https://www.pure-sante.info/plantes-psychedeliques-curieuse-histoire/

Diana Dirickx dit : 24 octobre 2016 à 16 h 24 min
Bonjour,
Comme je suis contente de voir un article sur les plantes psychédiliques sacrées!
Vous parlez de MAPS, association multidisciplinaire en Californie. Je veux juste ajouter qu’il existe une association multidisciplinaire basée à Barcelone, connue mondialement, qui donne aussi des renseignements aux gens intéressés. Il s’agit d’ICEERS (International Centre for Ethnobotanical Education, Research and Service) et leur site est http://www.iceers.org.

Ils viennent de clôturer leur 2ième « World Ayahuasca Conference » cette fois-ci à Rio Branco au Brazil.
J’aimerais encore mentionner qu’il y a le Centre Takiwasi au Pérou, principalement pour aider les toxicomanes, dont le directeur est un médecin français. http://www.takiwasi.com

*****************

eric dit : 3 octobre 2016 à 19 h 02 min
Bonjour je confirme a 100% ce que dit Elvire pour avoir moi meme fait l experience et vu les changements rapides apres quelque seance sur d autre participants.Ceci dit il existe en suisse en tout cas un « homme blanc »(ne me demandez pas le contact svp..) qui sait tres bien ce qu il fait et acompagne vraiment ses « patients » .A deconseiller en effet fortement de ne pas se lancer dans ce genre d aventure sans etre 100% sur du chaman,vu la puissance de l entité ça peut vite partir en sucette avec un charlatan,sans compter que l intention du chaman met en preparant le breuvage est tres importante.
A la votre.
Eric

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WERY Michel dit : 3 octobre 2016 à 12 h 28 min
La L-Tyrosine devrait remplacer 97% des antidépresseurs chimiques d’après le docteur Jean-Paul Curtay,dans un dossier de Santé et Nutrition..
J’ai essayé après 15 ans d’antidépresseurs, et les résultats sont spectaculaires avec action au bout de 24 h00,
Cordialement.

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jérom dit : 26 septembre 2016 à 12 h 09 min
bonjour gabriel ,vous oubliez de parler des psylos de normandie remplie de psylocibine beaucoup plus accéssible pour les français que tous ce que vous venez de citer , et quand est ce que vous parlerez de cannabis dont le liste des vertus ne fini pas de s’allonger .. a oui, pardon, en france c’est un sujet tabou, mais lorsque l’on sais que c’est que ca soigne l’épilepsie ,parkinson ,qu’il soulage les gens atteints de scérose en plaque ,ailzeimer .. que le thc réduit le taux de sucre sanguin, stimule l’appétit et aide au sommeil induit l’apoptose des vieilles cellules ,que le cbd est anti bactérien, anti inflammatoire ,anxiolytique, tranquillisant, traite le psoriasis, vasodilatateur et que thc + cbd réduit la douleur ,prévient le développement des cellules cancéreuses,aide la croissance osseuse, réduit nausées vomissements, réduit la fréquence des convulsions et crises neurologiques et supprime les spasmes musculaire …donc a quand l’article : comment bien consommer du cannas !! , a votre santé !

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Elvire dit : 24 septembre 2016 à 9 h 40 min
Bonjour Gabriel

Heureuse de voir une lettre qui explique bien les effets des plantes sacrées (car oui, elles le sont).
Je peux témoigner des effets positifs de ces plantes si elles ne sont pas consommées de façon idiotes et surtout si on ne les considère pas comme des DROGUES, ce qui est l’erreur fréquemment commises. Ce chemin est un chemin difficile, ces plantes sont à respecter, c’est très très important.
Il est aussi important de ne pas faire n’importe quoi avec elles et de choisir soigneusement le chaman avec lequel vous allez travailler, car il s’agit bien d’un travail, terme qui fait pourtant sourire les blancs à chaque fois que je l’utilise. J’ai fait une expérience avec l’ayahuasca avec un homme blanc se disant chaman, franchement, je le déconseille. Il y a toute une mode sur cette plante actuellement, des gens qui ont fait une ou plusieurs session se pensent capables d’en faire faire aux autres, c’est une grave erreur, ne suivez surtout pas ce genre de personne, ILS NE SONT PAS APTES À VOUS SOIGNER. Les chamans reçoivent des formations depuis leur enfance, ne croyez pas que n’importe qui disant bien connaître les plantes sera un chaman, je préconise une grande prudence par rapport à cette mode.

Par ailleurs, j’ai moi-même été traitée dans mon enfance par un « grand » professeur (Debré-Ritzen pour ne pas le citer !) dans mon enfance par du Gardenal et du Dépakine de l’âge de 4 à 15 ans (parce que j’ai tout envoyé balader et pas parce qu’on a interrompu le traitement) alors que je n’ai JAMAIS été épileptique. résultat des courses : j’ai été alcoolique, héroïnomane, fumeuse comme un pompier de clopes et pétards… Ayant un caractère assez fort, j’ai pu me sortir de l’alcool, de l’héroïne sans passer par ces merdes de substitutions qui vous accrochent encore plus même si elles permettent de retrouver une vie à peu près normale ce qui est déjà)à énorme. Seulement voilà, arrivée à 45 ans, je n’arrivais toujours pas à arrêter le cannabis qui m’aidait à me calmer, pas à me « défoncer » spécialement.
La session d’ayahuasca étant mal encadrée, cela ne pas pas spécialement aidée.
Par contre, j’ai eu la chance de pouvoir travailler dernièrement avec un maraakame Huichol (on ne dit pas chaman chez eux) très fort avec le peyotl qui est leur cactus sacré. J’ai fait deux cérémonies qui étaient un peu dures à vivre mais ses chants allaient tellement profond que j’ai pu remonter dans mon enfance, au moment où on m’a intoxiquée (j’ai pu pardonner à ma mère ce qui était très fort). Depuis, je ne fume plus du tout (même pas de tabac), je n’ai pas remplacé par autre chose genre alcool, bref, je ne me reconnais plus, ça fait bizarre, c’est comme si j’étais une nouvelle personne.
Je tiens à préciser que l’intention que vous y mettez à la base est EXTRÊMEMENT importante : si vous y allez juste pour un « trip », il y a de fortes chances pour que vous ne viviez seulement cela et pas de guérison. Il est très important d’avoir des intentions claires avant d’y aller, c’est une grosse partie du travail.
Voilà, j’espère que mon expérience vous servira.
Merci pour vos lettres.
Amicalement



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