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 PHYTOTHERAPIE ou comment se soigner avec les plantes

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MessageSujet: Re: PHYTOTHERAPIE ou comment se soigner avec les plantes    Sam 5 Mai 2018 - 10:38



source http://www.reponsesbio.com/2018/05/02/la-consoude-plante-therapeutique-ou-mauvaise-herbe/
La consoude, plante thérapeutique ou mauvaise herbe ?
2 mai 2018


On pourrait la prendre pour une indésirable envahissant le potager, pourtant la consoude sauvage a bien plus d’un tour dans ses ramures.
Mais ce n’est pas sans précaution et discernement que l’on profitera pleinement de ses nombreux avantages.


Critiquée par les laboratoires pharmaceutiques depuis qu’a été confirmé le risque qu’une consommation excessive de ses racines entraîne au niveau du foie, comme beaucoup de plantes médicinales la consoude a très injustement été reléguée au plan de mauvaise herbe.

Pourtant il existe tant d’usages aussi utiles pour la santé que pour le potager, qu’après avoir appliqué quelques précautions d’emploi, vous la verrez certainement sous un nouvel angle.

Qui sait, peut-être lui dédierez-vous même une place à part entière dans votre cour et vos habitudes ?

Mais pour cela il est indispensable de ne s’intéresser qu’à la consoude officinale, en prenant soin d’éviter scrupuleusement les hybrides comme la consoude de Russie ou la cultivar bocking 14.

Peut-on utiliser la consoude par voie orale ?
Comme pour beaucoup de remèdes à base de plantes, il est indispensable de comprendre que naturel n’est pas synonyme d’inoffensif.

Personne n’illustra mieux ce principe que Paracelse en expliquant que « rien n’est poison, tout est poison, c’est la dose qui fait le poison ».

Et même dans ce contexte, « la dose » pourra être très variable en fonction de l’individu.

Par exemple un enfant, une personne fragile ou déficiente n’aura évidemment pas la même tolérance qu’un adulte bien portant.

Toujours est-il que la consoude contient des alcaloïdes pyrrolizidiniques isolés, qui peuvent, à forte dose, s’avérer toxiques pour le foie.

Néanmoins ils sont largement moins nombreux dans les parties aériennes que dans les racines.

Il est donc crucial de se souvenir qu’en usage interne ses racines et ses graines sont proscrites, dans la mesure où elles peuvent causer des lésions hépatiques irréversibles.

Les sommités et feuilles matures pourront quant à elles être utilisées par voie interne afin de consolider les os, les articulations et lutter contre l’inflammation et les rhumatismes, en prenant soin de ne pas dépasser six semaines d’utilisation annuelle.

Les vertus thérapeutiques de la consoude
La consoude est très riche en :
→ acides phénols,

 → alcaloïdes,

 → tanins,

 → mucilages,

 → terpenoïdes,

 → calcium,

 → potassium,

 → phosphore,

 → fer,

 → et silice.

Mais elle contient surtout de l’allantoïne, une substance connue pour faciliter la granulation et la formation des cellules… participant ainsi à de nombreux processus de guérison.

Consommée depuis le néolithique et préconisée par tous les médecins antiques, c’est essentiellement sous forme de cataplasmes que la consoude entend :
→ favoriser la cicatrisation,

 → soulager les inflammations,

 → soigner les foulures et élongations musculaires,

 → participer à ressouder et réparer les os en cas de fracture,

 → ou encore résoudre crevasses, prurit, écorchures, gerçures ou piqûres d’insectes.

Pour réaliser des cataplasmes on utilisera aussi bien les racines, récoltées au moment où leur taux d’allantoïne est le plus haut, à savoir en automne, que les feuilles et parties aériennes, que l’on récoltera en été.

Les grands modes de préparation de la consoude
 → Le cataplasme de consoude se confectionne, soit en versant de l’eau bouillante sur des feuilles fraîchement hachées que l’on enveloppera dans de la gaze, soit en mélangeant une moitié de farine de feuille de consoude à une autre moitié d’amidon, afin d’obtenir une pâte épaisse.

 → La décoction se prépare avec 100 g de racines épluchées pour 250 ml d’eau et doit être limitée à une utilisation externe, en application d’une quinzaine de minutes, à renouveler toutes les trois heures.

 → L’infusion de consoude se prépare à l’aide de 6 grandes feuilles fraîches ou séchées dans 1 l d’eau, avant de filtrer et laisser refroidir.

Elle pourra être bue ou mélangée à l’eau du bain.

 → Le jus de consoude quant à lui, s’obtient en mixant les feuilles que l’on mélange à de l’eau, avant de filtrer la préparation pour n’en garder que le jus.

La préparation des cataplasmes
Hacher les feuilles fraîches avant de les mélanger à de l’eau bouillante, ou verser de la farine de feuilles de consoude dans  de l’eau bouillante pour obtenir une pâte épaisse.

On enveloppera ensuite cette pâte dans de la gaze afin de l’appliquer à l’aide d’un bandage sur la partie à traiter.

C’est le meilleur moyen de libérer l’allantoïne tout en assurant la stérilisation.

La chaleur est également un élément important pour optimiser les vertus de la consoude.

Mais on peut aussi opter pour la confection d’une pâte plus compacte, en mélangeant une moitié d’amidon à une autre moitié de farine de feuilles de consoude.

Il conviendra alors de mélanger l’amidon dans de l’eau froide afin d’obtenir une pâte épaisse, puis de verser de l’eau bouillante pour obtenir une texture un peu liquide.

On ajoutera immédiatement la farine de consoude jusqu’à obtention d’une consistance adhérant à la peau.

Cependant une décoction réalisée avec 100 g de racines pelées dans 1/4 l d’eau pendant 10-15 minutes pourra également être efficace sous forme de compresses.

Dans tous les cas il conviendra de laisser agir un minimum de 15 minutes, et de renouveler toutes les trois heures.

Un remède de grand-mère contre les crevasses aux seins relative à l’allaitement consiste tout simplement à creuser un trou dans une racine de consoude pour y placer le téton.

Même les animaux pourront profiter de cataplasmes de feuilles de consoude cuites, utilisées depuis longtemps pour guérir l’eczéma.

Il existe aussi la recette de pommade de Maria Treben consistant à couper en petits morceaux 4 à 6 racines fraîchement cueillies et méticuleusement lavées.

Les faire saisir à la poêle dans 250 g de saindoux, puis laisser reposer une nuit.

Le lendemain vous pourrez réchauffer la préparation avant de la filtrer.

Verser ensuite le filtrat dans de petits récipients que vous conserverez au réfrigérateur.

Cette pommade est particulièrement indiquée pour le traitement des plaies chez l’homme et l’animal, pour favoriser la cicatrisation après désinfection.

La consoude alimentaire
Pour l’alimentation on ne s’intéressera qu’aux feuilles matures de consoude dans la mesure où ce sont les moins riches en allantoïne, donc les moins toxiques pour le foie.

En vue d’une utilisation hors saison, en dehors du séchage, vous pouvez aussi congeler la consoude et en faire des conserves, tout comme pour l’ortie.

Elle est parfois cuisinée comme les épinards.

On peut aussi utiliser les grandes feuilles pour faire des rouleaux de printemps.

Ou encore les faire frire rapidement à la chinoise, dans quelques gouttes d’huile de sésame grillé avec des lamelles de gingembre, avant de couper le feu pour terminer la cuisson avec une rasade de sauce de soja.

Toutefois attention, bien avant que son aspect hépatoxique soit découvert par les laboratoires pharmaceutiques, Hildegarde de Bingen disait déjà :

« Si l’on a un membre cassé ou blessé, ou couvert d’ulcères, manger de la consoude. Mais la consoude prise sans raison renvoie la pourriture à l’intérieur : c’est comme si on jetait des pierres dans un grand fossé pour empêcher l’eau de s’en aller, et alors la vase s’installe au fond. »

Le purin de consoude
Tout aussi efficace que le purin d’ortie en sentant bien moins fort, le purin de consoude est lui aussi un atout indéniable pour votre potager.

On le préparera en utilisant un kilo de plante fraîche grossièrement hachées pour 10 litres d’eau de pluie ou de source.

Le processus de fermentation demandera environ 15 jours à 18°C, mais peut s’avérer un peu plus long au printemps, ou, au contraire, bien plus rapide en été.

On en diluera ensuite 5 à 30% dans l’eau d’arrosage en prenant soin de bien viser le sol et d’éviter les feuilles.

Et en mélange avec du purin d’ortie, vous obtiendrez un engrais extrêmement riche.

En répandant les feuilles directement sur le compost, vous accélérerez facilement sa décomposition.

Cultiver la consoude ?
L’idéal étant bien sûr de privilégier la consoude sauvage, que vous trouverez facilement en bordure de forêt, près des ruisseaux ou d’une manière plus générale dans les zones humides, rien ne vous interdit non plus d’en commander des boutures ou d’en demander autour de vous.

Une fois que quelques pieds auront pris, vous pourrez la propager aisément en divisant la couronne en plusieurs plantes… ou tout simplement en déterrant un morceau de racine avant de le remettre dans la terre.

La teinture-mère de consoude (racine)
Du fait de son excellente faculté reminéralisante, la teinture-mère de racine de consoude officinale, Symphytum officinalis, consolide les os et participe à la reconstruction des tissus.

Elle est indiquée en usage externe pour aider à :
→ traiter les ecchymoses, entorses, douleurs musculaires et articulaires,

 → soigner les boutons d’acné,

 → résoudre eczéma et psoriasis,

 → cicatriser plaies et piqûres, une fois qu’elles ont été désinfectées,

 → faire disparaître les furoncles et les ulcères cutanés,

 → soulager les inflammations…

Jean-Baptiste Loin



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MessageSujet: Re: PHYTOTHERAPIE ou comment se soigner avec les plantes    Ven 11 Mai 2018 - 15:12



source http://www.reponsesbio.com/2018/05/09/la-phytotherapie-ayurvedique/
La phytothérapie… Ayurvédique
9 mai 2018


L’Ayurvéda nous propose une lecture de la nature et des plantes qui diffère considérablement de l’approche scientifique occidentale.
Il y a de cela quelques dizaines de millénaires, les origines de la phytothérapie se sont plus ou moins confondues avec la spiritualité.
Les plantes servaient en effet tout autant à provoquer des transes qu’à guérir des maladies alors perçues comme possessions par des esprits malins.
Un peu plus tard et partout dans les grandes civilisations traditionnelles, celtique, chinoise ou indienne, cette science spirituelle des plantes a pu s’approfondir, se complexifier et devenir, notamment en Inde et en Chine, des médecines à part entière.


Le docteur David Frowley l’écrit fort pertinemment : « la phytothérapie ayurvédique nous procure non seulement des plantes spécifiques, mais la façon de comprendre toutes les plantes ».

Et la meilleure façon de comprendre les plantes est certainement de se rendre réceptif à la conscience qui se manifeste en elles.

Pour le matérialiste qui croit que c’est uniquement le cerveau et plus particulièrement le cerveau humain qui produit la conscience, il est évidemment strictement impossible de prendre au sérieux le discours traditionnel qui place au contraire la conscience au centre de toute manifestation.

Pour le spiritualiste, en revanche, tout est conscience, tout est Esprit, y compris la matière la plus matérielle… qu’il convient dès lors de voir comme de la conscience à l’état figé.

Quant à la conscience humaine, elle ne se limite évidemment pas au mental puisqu’elle est à même de rejoindre l’être sous toutes ses formes.

Mais c’est seulement au-delà de la barrière créée par l’ego et son cortège d’illusions, que cette conscience animant toute forme de vie, du plus simple brin d’herbe jusqu’à l’humain le plus évolué, se révèle pleinement.

La différence entre le brin d’herbe et l’humain, résidant dans le fait que l’humain est conscient d’être conscient à partir du moment où il parvient à voir au-delà de son ego… alors que le brin d’herbe, quoi qu’il fasse, n’aura jamais ce privilège.

Mais ce brin d’herbe, ces feuilles, ces racines, toutes ces plantes n’en demeurent pas moins autant de manifestations d’une conscience unique.

Le reflet de la conscience
Le corps humain participant à ce processus de cristallisation de la conscience, va se nourrir de plantes sans se douter que, ce faisant, il se mange lui-même.

Et surtout qu’en mâchant telle ou telle feuille, racine, graine ou fruit, il communie avec des parties inconscientes de lui-même dans l’espoir machinal de se compléter en les rendant conscientes.

Une science oubliée
Que ce soit à travers l’acte trivial de se nourrir ou de se soigner, ou encore a fortiori de stimuler ses perceptions et sa cognition à l’aide de drogues, l’humain, dans sa consommation du végétal, n’a jamais voulu retrouver autre chose que sa conscience oubliée.

C’est en tout cas uniquement sur la prise de conscience de cette base métaphysique qu’ont pu s’élaborer les sciences spirituelles qui, à leur tour, ont donné naissance à des médecines traditionnelles comme l’Ayurvéda.

Des Sages ont tout d’abord eu la connaissance directe que la conscience était en tout et par conséquent aussi cachée dans les roches ou les plantes.

Puis, plus tard, des prêtres ou des Yogi ont été rechercher plus précisément quels étaient les messages spécifiques de cette conscience à travers les différentes plantes par lesquelles elle se manifestait, autrement dit en quoi le Soi de chaque plante pouvait apporter une aide au Soi de chaque homme.

Des concepts ont alors été élaborés, tel le microcosme humain dans lequel étaient symboliquement contenus tous les règnes de la nature, minéraux, végétaux ou animaux.

D’autres concepts, toujours fondés sur l’analogie, attirèrent l’attention des adeptes sur les similitudes que l’on pouvait observer entre certaines parties du corps et différents végétaux.

Le système nerveux, par exemple, fut symboliquement rapproché de l’arbre, prenant, selon les cultures, l’aspect plus particulier du banyan aux Indes, du figuier en Israël, ou du chêne chez les Druides…

Aux antipodes de la pensée rationnelle qui gouverne aujourd’hui le monde, la pensée analogique de l’antiquité était parvenue, au fil des millénaires, à une maturité exceptionnelle qui en a hissé les productions au rang d’une science, certes d’un autre type mais une science malgré tout digne de ce nom… et dont on a malheureusement aujourd’hui à peu près tout oublié.

L’homme est la plante de la conscience
Dans les Védas, par exemple, on considérait que chaque règne est investi par la nature d’une mission de transformation.

Et alors que l’homme est fait pour transformer la vie en conscience, la plante, elle, fut créée pour transformer la lumière en vie.

Comme la rappelle le docteur David Frawley « le mot sanskrit pour plante, est osadhi, signifiant littéralement réceptacle ou esprit.

« C’est l’esprit, dhi, contenant une transformation ardente, osa.

« Or, dans les Védas ce terme se réfère non seulement aux plantes mais à toute entité de la création ».

Aussi, cette science spirituelle voit très poétiquement dans l’être humain, la plante, la fleur, de la conscience.

Par voie de conséquence, le processus de transformation opéré par la plante à un niveau inférieur de l’évolution entrerait donc dans une sorte de résonance avec celui effectué par l’être humain.

Voilà pourquoi la plante est élue dans toutes les traditions spirituelles pour nourrir notre esprit et notre système nerveux, et favoriser par conséquent le processus de transformation dont l’humanité est chargée.

Frawley explique plus en détail ce processus :
« Le règne végétal », dit-il, « a pour but d’introduire les sentiments dans la manifestation.

« Au niveau végétal, les sentiments existent sous une forme pure et passive.

« Mais règnes animaux et humains les manifestent plus activement, plus séparément mais souvent sans autant de beauté.

« La conscience dans les plantes est à un niveau primaire d’unité ; elle est ainsi plus psychique et télépathique.

« Les formes de vie sont des postes de réception et de transmission des forces, à travers lesquels tout est nourri.

« Chaque chose existe pour nourrir les autres, et en retour pour être elle-même nourrie.

« Ainsi chaque règne dans la nature sert à recevoir et à transmettre la vie.

« Cette vie est implicite dans la lumière et dans la transmission des forces stellaires ou astrales.

« La terre, semblable à un récepteur gigantesque ou à une station émettrice, inspire et expire les forces stellaires et cosmiques, dont l’essence absorbée construit et développe la vie.

« Ces forces ne sont pas toutes matérielles, mais incluent des énergies subtiles de nature occulte ou spirituelle.

« Les plantes transmettent les impulsions vitales et émotionnelles, la force vitale cachée dans la lumière.

« Cette force est le don, la grâce et le pouvoir des plantes ».

Et de conclure, « les plantes nous confèrent le pouvoir nourrissant du soleil qui est l’énergie similaire à celle des étoiles.

« Ainsi l’existence des plantes est une grande offrande, puisqu’elles nous offrent non seulement leur propre valeur nutritive, mais aussi la véritable lumière et l’amour des étoiles dont elles sont les messagères.

« Elles nous apportent la lumière universelle pour que nous puissions entrer dans la vie universelle ».

Compréhension des plantes et du vivant sur laquelle se fonde la pharmacopée Ayurvédique, dont nous verrons plus en détail les indications thérapeutiques dès dimanche.

Jean-Baptiste Loin

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