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 Liens et culture des Joubarbes- Sempervivums

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MessageSujet: Liens et culture des Joubarbes- Sempervivums   Lun 16 Jan 2017 - 17:10



source https://fr.wikipedia.org/wiki/Joubarbe
Les joubarbes (de jovibarba, « barbe de Jupiter ») — genre Sempervivum — sont de petites plantes de la famille des Crassulacées produisant des rosettes de feuilles charnues accolées les unes aux autres, dont la forme évoque le capitule d'un artichaut. Les fleurs apparaissent en été et sont de couleur rose, rouge ou jaune. Il existe actuellement plus de 4 000 variétés obtenues par hybridation naturelle ou obtenues artificiellement1.

Caractéristiques générales[modifier | modifier le code]
Ce sont des plantes succulentes (le terme vient du latin « succulentus » ou « suculentus » qui signifie « plein de suc », ne pas confondre avec délicieux) très résistantes à la sécheresse et au froid et ne nécessitant presque aucun soin lorsqu'elles sont cultivées. Elles se plaisent dans tout sol bien drainé, même sec et pauvre. Elles supportent tous types d'exposition en climat tempéré. Les joubarbes sont d'une culture très facile, mais en extérieur exclusivement.

Reproduction[modifier | modifier le code]
Les joubarbes poussent en touffes de rosettes vivaces mais monocarpiques. Chaque rosette se propage soit asexuellement par rosettes latérales (rejetons, "poule et poussins»), soit en se séparant de la rosette (seulement Jovibarba heuffelii) soit sexuellement par de minuscules graines. Typiquement, chaque plante pousse pendant plusieurs années avant la floraison. Leurs fleurs hermaphrodites ont d'abord une phase de sexe masculin. Puis les étamines se courbent et se dispersent loin des carpelles au centre de la fleur, de sorte que l'auto-pollinisation est assez difficile.

La couleur des fleurs est rougeâtre, jaunâtre, rosâtre, ou rarement blanchâtre. Chez les Sempervivum, les fleurs sont actinomorphes (comme une étoile) et ont plus de six pétales, tandis que chez les Jovibarba, les fleurs sont campanulées (en forme de cloche) et sont vert-jaune pâle à six pétales. Après la floraison, la plante meurt, laissant généralement une nombreuse progéniture qu'elle a produit au cours de sa vie.

Histoire[modifier | modifier le code]
Les joubarbes sont cultivées depuis la plus haute antiquité : les Romains leur attribuaient ainsi la faculté d'éloigner la foudre, expression de la colère de Jupiter (d'où le nom de Jovis barba, « barbe de Jupiter »2), alors que les anciens Scandinaves lui attribuaient le pouvoir d'éloigner les mauvais esprits de la maison3... On plantait de ce fait de la joubarbe sur les toits, et nombre d'églises et de cathédrales gothiques sont ornées de fleurs de joubarbe en pierre. Les feuilles de joubarbe servaient aussi au Moyen Âge comme émollient sur les blessures. Elles étaient cultivées comme plante médicinale.
Inventaire[modifier | modifier le code]

Sempervivum arachnoideum
Les feuilles, riches en eau, se terminent par des piquants rougeâtres ou brunâtres. Les tiges (des stolons) poussent au ras du sol et s'enracinent en produisant de nouvelles plantes. Les racines fibreuses permettent à la plante de s'accrocher sur des surfaces aussi hostiles que des rochers ou des murets de pierre sèche.
Liste des espèces[modifier | modifier le code]
Flore de France (liste non exhaustive)
Sempervivum arachnoideum L. — joubarbe à toile d'araignée
Sempervivum calcareum Jord. — joubarbe du calcaire
Sempervivum montanum L. — joubarbe des montagnes
Sempervivum tectorum L. — joubarbe des toits
Sempervivum grandiflorum Haw. — joubarbe à grandes fleurs
Sempervivum wulfenii Hoppe ex Mertens & Kock — joubarbe de Wulfen
Toutes les espèces acceptées (The Plant List [archive])
Sempervivum armenum
Sempervivum calcareum
Sempervivum cantabricum
Sempervivum carpathicum
Sempervivum caucasicum
Sempervivum ciliosum
Sempervivum dolomiticum
Sempervivum fauconnettii
Sempervivum × giuseppii
Sempervivum globiferum
Sempervivum grandiflorum
Sempervivum heuffelii
Sempervivum jakucsii
Sempervivum kindingeri
Sempervivum kosaninii
Sempervivum leucanthum
Sempervivum macedonicum
Sempervivum marmoreum
Sempervivum minutum
Sempervivum montanum
Sempervivum octopodes
Sempervivum pittonii
Sempervivum rhenanum
Sempervivum ruthenicum
Sempervivum tectorum
Sempervivum × thompsonianum
Sempervivum transcaucasicum
Sempervivum vicentei
Sempervivum wulfenii
Sempervivum zeleborii

Utilisation[modifier | modifier le code]
En phytothérapie, la décoction de fleurs de la grande joubarbe est donnée contre la dysenterie et les maux de tête.



Site indispensable pour cultiver ces plantes, voila un tout petit aperçu de leurs précieux conseils
source http://stalikez.info/fsm/semp/site/sol_fr.php#sm_2
Sol et milieu de culture
Les rapports d'une plante avec son substrat sont souvent complexes et parfois "conflictuels". Ici encore les Joubarbes feront preuve de bon caractère et démontreront la grande plasticité de leur besoins physiologiques

Sommaire :
1. Nature physico-chimique
Même si, dans leurs stations, certaines espèces paraissent plus ou moins inféodées à un certain type de sol, on constate en culture une indifférence quasi totale des Joubarbes à la nature physico-chimique du substrat. D'ailleurs, in situ, les diverses inféodations à un type de sol semblent le plus souvent relever de la compétitivité sélective plutôt que de réels besoins physiologiques.

Que ce soit un gravier calcaire, de la glaise, du sable, du fumier semi-décomposé, ou de la tourbe, tout peut à la rigueur convenir si l'on a rien d'autre sous la main ! La présence d'un peu de matière organique est néanmoins souhaitable, on verra plus loin pourquoi.

Il est aisé d'effectuer des comparaisons entre divers substrats de culture pour une même plante, toutes les conditions restant par ailleurs identiques. La seule différence que l'on constatera sera due à l'éventuelle différence de richesse en éléments minéraux assimilables entre les divers substrats et non à la nature des substrats eux-mêmes. En effet, si l'on compense la pauvreté initiale d'un substrat, par des apports d'engrais régulier, toute différence disparaît.

A noter qu'il n'y a encore pas si longtemps, dans les campagnes, pour implanter S. tectorum sur un toit en "dur", on calait tout simplement sur celui-ci une belle bouse de vache dans laquelle on piquait quelques rosettes qui ne tardaient pas à y prospérer. Ce substrat, très éloigné de ceux de leurs sites naturels, s'avérait pourtant le plus performant dans ces conditions (du fait de sa nature fibreuse et de sa richesse). Le plus étonnant est que cette pratique est attestée aussi bien en Bretagne qu'en Allemagne (Bade-Wurtemberg) ou en Roumanie (dans le district de Prahova). De là à conseiller la bouse fraîche comme substrat de culture pour les Joubarbes en pots, c'est selon vos goûts et odorat...

Inutile donc de se casser la tête avec l'élaboration de substrats sophistiqués, même pour conserver des "perles rares" ou des plantes caractérielles, la nature physico-chimique du substrat étant de peu d'importance et ne se comportant apparemment pas comme un facteur limitant pour la croissance des Joubarbes. Si celles-ci ne se comportent pas bien en culture, ce n'est certainement pas dans la nature du sol ou du substrat des pots qu'il faut en chercher la cause première.

2. Drainage
2.1. Nécessité du drainage
Quand on se trouve en présence d'une plante succulente, on pense immédiatement qu'un substrat très drainant est indispensable, sous peine de pourriture rapide. Qu'en est-il pour les Joubarbes ?

Les Joubarbes sont d'authentiques succulentes et pourtant la qualité du drainage de leur substrat semble d'importance assez mineure, que ce soit en culture de pleine-terre ou en hors-sol. Là encore, le fait que leurs substrats naturels soient quasi-constamment des milieux très drainants relève plus d'un accroissement de la compétitivité sélective en de tels lieux que d'une sensibilité particulière à l'humidité persistante ou à la mauvaise aération du sol.

La nécessité d'un bon drainage n'est donc pas si évidente que cela. Attention ! un drainage correct reste tout de même préférable et un drainage minimum est indispensable... Les Joubarbes ne sont pas des nénuphars et si vous oubliez de percer des trous d'évacuations au fond de leurs pots, elles vous le rappelleront vite...

2.2. Comportement des Joubarbes en fonction du drainage
Si la partie aérienne de ces plantes est souvent sensible à l'humidité hivernale et prompte à pourrir pour ce qui est des feuilles, l'appareil radiculaire et la souche semblent, au moins dans la plupart des cas, d'une résistance étonnante par rapport à bien d'autres plantes alpines ou succulentes. L'humidité permanente du substrat est donc très bien supportée par la souche et les racines.

Chez nombre de plantes succulentes la perte par pourriture démarre le plus souvent à partir des racines (ou du collet), mais chez les Joubarbes (hormis le cas particulier de Jovibarba heuffelii et de sa souche caudiciforme) la pourriture démarrera quasiment toujours à partir des feuilles, et plus précisément à partir des feuilles adultes médianes et périphériques, le point végétatif apical résistant beaucoup mieux ou plus longtemps. C'est donc le drainage superficiel qu'il faudra privilégier.

2.3. En pratique
On cherchera donc à améliorer le drainage superficiel, c.à.d. à accélérer l'assèchement de la couche superficielle du sol, et cela pour deux raisons :

Diminuer le contact direct des feuilles avec le substrat humide
Diminuer l'évaporation de surface, qui crée une couche d'air humide et dense stagnant au niveau du sol.
Pour cela, on apportera une couche de sable grossier sur le substrat au niveau du collet des touffes.

Dans le cas de Jovibarba heuffelii et affines, le drainage superficiel pourra être de bonne épaisseur, car cette espèce développe une grosse souche pérenne et plus ou moins caudiciforme qui mérite quelque attention, bien que par ailleurs il s'agisse de l'une des Joubarbes les plus résistantes à l'humidité pour ce qui est du feuillage lui-même.

La couche drainante de surface devrait théoriquement être entretenue annuellement. En effet, toutes les Joubarbes se forment elles-mêmes leur propre sol par l'accumulation et la décomposition plus ou moins complète de leurs feuilles inférieures, qui se renouvellent constamment mais sans se détacher de la souche. Les vieilles feuilles s'accumulent donc progressivement en couche épaisse et compacte à la base des rosettes. Ce mécanisme d'auto-recyclage aboutit rapidement à former une épaisse couche d'un beau terreau brun-noir recouvrant la couche de drainage. Cette accumulation d'humus néoformé est certainement bénéfique dans les conditions des sites naturels, où ces plantes se trouvent souvent en situation de plantes pionnières saxicoles, mais présente surtout des inconvénients en conditions de culture.

Sur les sites naturels, on constate que l'humification de cet amas dense de vieilles feuilles semble rester bloqué au stade de l'humus brut, même en conditions relativement humides (sans doute par acidité excessive de l'humus ainsi formé). Cette dégradation incomplète peut ainsi entraîner l'accumulation d'une litière organique peu décomposée d'épaisseur non négligeable par rapport à la taille modeste de ces plantes, surtout sur roche-mère cristalline ou décarbonatée.

En culture, on constate que cette couche humique retient malheureusement beaucoup trop d'humidité en hiver sous les feuilles et annihile ainsi l'effet du drainage superficiel. De plus, elle constitue un abri et un garde-manger idéal pour les cloportes, qui sont fort utiles quand ils se contentent de recycler ces vieilles feuilles, en hâtant ainsi leur humification, mais dont l'ardeur au travail les fait parfois outrepasser les limites entre tissus morts et tissus vivants...

Il est donc souhaitable, (si l'on est du genre patient... ) de procéder en cours d'automne, puis de nouveau en cours d'hiver, à un nettoyage soigneux des touffes, en s'aidant par exemple d'une pince genre fortes brucelles, ou d'une pince fine d'électricien. On en profitera éventuellement pour rajouter un peu de matériau drainant en surface. Un inconvénient supplémentaire de cette litière de vieilles feuilles accumulées est qu'elle est très difficilement remouillable après avoir complètement séché en été (de la même manière que de la tourbe blonde) ce qui peut représenter une gêne à l'arrosage des plantes en pots quand les rosettes recouvrent toute la surface du récipient de culture.
_____

Un truc simple et efficace pour drainer les pots sans avoir rien à faire est de les coucher sur le flanc durant l'hiver, même sous abri, et cela tant que leur substrat ne sera pas sec. Ceci évite la formation d'une fine couche d'air humide et dense retenue par les bords du pot.

3. Composition
Bien que cela soit de peu d'importance, on pourrait dans l'idéal conseiller comme milieu de culture, uniquement à titre d'exemple et pour la seule culture en pots, le mélange suivant :
- Couche profonde : drainage facultatif mais conseillé de petits graviers recouverts d'une fine couche de sable grossier.

- Compost de remplissage :
- 1/4 sable grossier
- 1/4 vermiculite ou perlite (ou mélange des deux)
- 1/4 terreau de compostage bien décomposé
- 1/4 terre franche de jardin

En mélange non tassé, car les arrosages et surtout les pluies s'en chargeront secondairement.

- Couche superficielle (sur 1 à 2 cm) : 1/2 sable grossier + 1/2 compost de remplissage.
_______

Le terme "terre franche de jardin" acceptant autant de définitions qu'il existe de jardins, tout autre "recette" sera certainement aussi adaptée et procurera d'aussi bons résultats...

A noter que si ces proportions sont modifiées, il est préférable que ce soit par une augmentation de la fraction en matière organique (c.à.d. par augmentation de la terre franche et surtout du terreau) plutôt que par une augmentation de la fraction minérale inerte (sable et perlite/vermiculite), le rapport d'1/2 pour celle-ci représentant, sauf cas particuliers, un maximum à ne pas dépasser car imposant au-delà des apports répétés d'engrais minéraux. Ce rapport ne représente en effet qu'un compromis entre l'objectif de bonne conservation des plantes et celui de bonne croissance et comme tout compromis il ne représente donc l'optimum ni de l'une ni de l'autre.

Pour la culture en pleine-terre, le sol naturel tel qu'il se présente sera toujours bien adapté, sans qu'il soit nécessaire de se lancer dans de pénibles et coûteuses tentatives pour le corriger.

3.1. Remarques à propos de la vermiculite et de la perlite
Remarques à propos de la vermiculite et de la perlite

Ces deux composants ont des caractéristiques équivalentes au départ : granuleux, inertes, aérés, hygroscopiques, imputrescibles, quasi stériles. Cependant, la perlite vieillit beaucoup mieux une fois intégrée au compost que la vermiculite dont les paillettes s'altèrent et se désagrègent progressivement. Par contre, la vermiculite se mélange de manière plus cohérente avec le compost et y adhère mieux, alors que la perlite tend à s'en dissocier facilement, surtout à sec. Leur prix est modique et assez proche, mais la vermiculite est beaucoup plus facile à se procurer (marchands de matériaux, magasins de bricolage) alors que la perlite ne se trouve que difficilement ailleurs que chez les grossistes en fournitures horticoles. Une dernière différence est que les produits de dégradation de la vermiculite seraient à tendance alcaline alors que ceux de la perlite seraient à tendance acide, d'une part cela reste à vérifier et d'autre part c'est assez secondaire du fait de l'inertie physico-chimique assez marquée de ces matériaux.

On pourrait éventuellement considérer que la perlite est plus adaptée pour un substrat utilisé hors-abri et la vermiculite pour un substrat utilisé sous-abri. En fait, l'usage de l'un ou de l'autre de ces matériaux est une question d'opinion personnelle et surtout de disponibilité locale.

3.2. Substrat et mycorhizes
Lorsque vous préparez un substrat neuf pour empoter des Joubarbes, c.à.d. un substrat sans trace de sol ayant hébergé récemment des Joubarbes, il est préférable d'y ajouter un peu de vieux substrat, particulièrement si vous compter y piquer de jeunes rosettes sans racines. Pourquoi ? Tout simplement parce que les Joubarbes croissent en symbiose avec certains champignons du sol avec lesquels elles forment des mycorhizes. Les mycorhizes sont particulièrement nombreuses chez ces plantes et elles augmentent considérablement les apports hydriques et minéraux. En fait, il y a de fortes chances que votre substrat contienne déjà les champignons nécessaires mais la probabilité qu'il ne les contienne pas n'est pas nulle, donc ajoutez toujours un peu de vieux substrat par sécurité. Si vous rempotez des plantes munies de leurs racines cette précaution est inutile car elles sont généralement déjà porteuses de mycorhizes et ce sont elles qui ensemenceront le substrat si nécessaire.

'importance des mycorhizes chez Sempervivum explique aussi que ces plantes apprécient la présence d'un peu de matière organique dans le substrat plutôt qu'un substrat purement minéral.. En effet, sans la présence d'un minimum de matière organique, les champignons mycorhyziens ne peuvent se développer normalement. Cependant, même absente au départ cette matière organique est vite auto-produite par les vieilles feuilles de la base des rosettes. On constate d'ailleurs souvent la présence de racines mycorhizées qui s'insinuent entre ces vieilles feuilles.



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MessageSujet: Re: Liens et culture des Joubarbes- Sempervivums   Lun 26 Juin 2017 - 0:15

source http://www.sempervivum.fr/
Le genre sempervivum compte plus de 50 espèces et plus de 4 000 cultivars et appartient à la famille de plantes succulentes (crassulaceae), lesquelles apprécient les climats secs. Les sempervivum sont des succulentes vivaces que l’on retrouve dans les régions montagneuses d’Europe et en Asie. Le nom de sempervivum est d’origine latine et signifie « vie éternelle ».
La nomenclature des sempervivum pose toutefois problème. Outre les espèces authentiques, on trouve bien entendu de nombreux hybrides naturels qui sont apparus spontanément, auxquels sont ensuite venus s’ajouter d’innombrables hybrides artificiels. Compte tenu du nombre élevé d’hybrides artificiels et du fait que les mêmes espèces ont été décrites à plusieurs reprises, il est apparu une certaine confusion dans la nomenclature des cultivars, lesquels portent parfois plusieurs noms.






Dernière édition par Libellule le Lun 26 Juin 2017 - 0:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Liens et culture des Joubarbes- Sempervivums   Lun 26 Juin 2017 - 0:16

source http://www.cactuspro.com/encyclo/Sempervivum
Description
Les termes de joubarbe ou « d’artichaut » sont souvent employés pour nommer ces petite plantes de rocailles.

Ce sont des plantes vivaces en rosette produisant souvent de nombreux rejets au bout de courts stolons. Les feuilles sont succulentes, alternes, entières, sessiles, oblongues, glabres ou pubescentes, aiguës ou acuminées et généralement avec des cils marginaux.

Les inflorescences sont des cymes unipares scorpioïdes. Il y a une bractée de petite taille sous chaque fleur. Les fleurs sont sessiles ou subsessiles et obdiplostémones. Les sépales sont plus ou moins soudés à la base et lancéolés. Les pétales sont libre à la base, érigés ou étalés en étoile. Ils sont de couleur blanche, rose, rouge, pourpre ou jaune. Les filets sont rarement glabres. Ils sont de couleur rouge, pourpre, violet ou jaunâtre, voir blanche. Les anthères sont rouges ou jaunes. Le style est distinct et souvent courbe.

Les fruits sont des follicules érigés, rarement glabres. Ils contiennent de nombreuses graines et s’ouvrent par une seule fente de déhiscence. Les graines sont ellipsoïdes, ovoïdes, marron et sont marquées de cotes.

Henk‘t Hart distingue 2 sous-genres :
1-Sous-genre Sempervivum :
Les fleurs sont 8 à 18-mères. Les pétales ont des marges entières et sont étalés pendant la floraison. Les fleurs sont blanches, roses, rouges ou jaunes. Le filet est rouge, rose, blanc, jaune ou violet. La cytologie est x =16, 17, 18, 19, 20 ou 21. Ce sous-genre se rencontre sur l’ensemble de l’aire de répartition du genre.

2-Sous-genre Jovibarba :
Les fleurs sont 6-mères (rarement 7-mères). Les pétales ont des marges fimbriées et sont érigés pendant la floraison. La couleur des fleurs varie du blanc au jaune. Le filet varie du blanc au jaune. La cytologie est x =19. Ce sont des plantes des montagnes du Centre et du Sud-Est de l’Europe, du Nord-Ouest et du Centre de la Russie.

Les deux sous-genres ont des préférences d’habitat et d’écologie similaires. Bien que ces 2 sous-genres peuvent se côtoyer sur les mêmes stations, aucun hybride n’a pu être décelé entre les 2.

La position de Jovibarba en sous-genre de Sempervivum n’est pas suivie de tous les auteurs. Nous suivrons l’avis de H. ‘t Hart dans l’encyclopédie.

Ce genre est riche de 44 espèces, 14 sous-espèces, 2 variétés et de 17 hybrides.

Classification
Famille : Crassulaceae
Sous-famille : Sedoideae
Tribu : Sedeae
Sous-tribu : Sedinae
Culture
Ce sont des plantes faciles à cultiver à l’extérieur en situation lumineuse avec un substrat bien drainé. On peut aussi les mettre en pot dans un mélange traditionnel cactée (3 tiers), toujours à l’extérieur.
La multiplication végétative est la plus aisée, en retirant quelques rejets de la plante mère et en les replantant directement. Les graines étant très fines, le semis est possible mais un peu contraignant.
Étymologie
Du latin semper, toujours et vivus, vivant, vert, en raison de la résistance de ces plantes à la sécheresse.
Anecdotes
Espèce type : Sempervivum tectorum L. - Species Plantarum [ed.1] : 464 (1753)., lectotype accordé par Britton & Rose, N. Amer. Fl. 22 : 10 (1905).

Distribution géographique :
Ce genre est présent en Eurasie et en Afrique : Nord-Ouest et Centre de la Russie, Péninsule Balkanique, Carpathes, Turquie, Iran, Caucase et Maroc (Monts de l’Atlas).

Utilisations particulières :
Les toits végétalisés :
De la même manière que les Sedum, les Sempervivum peuvent être utilisés pour habiller les toits végétalisés. Les Sempervivum n’ont pas le pouvoir couvrant des Sedum, mais ils se comportent bien dans ces conditions particulières et leur floraison est attractive.

Anciennes croyances :
Les joubarbes ont été planté par le passé sur les toits pour une soi-disant faculté à éloigner la foudre de l’habitation. C’est ainsi que l’on retrouve ces plantes installées sur le faîtage des chaumières en Normandie.
Nous connaissons mal les origines de cette vieille croyance.

Systématique.
Les botanistes ont eut quelques difficultés à définir chaque espèce. La nomenclature en est souvent compliquée et confuse. On retrouve ainsi dans la bibliographie certains taxa comme espèce, sous-espèce, variété ou même forme.
La plupart des problèmes taxonomiques sont dus aux caractéristiques biologiques de ce genre encore « jeune » et en pleine évolution :
1. Une aire fragmentée : ces plantes poussent en montagne ou sur des reliefs accidentés (le plus souvent entre 1000 et 2000 m). En conséquence, l’aire de distribution de la plupart des espèces est fragmentée et des populations se retrouvent localement isolées (une montagne ou un massif de montagnes ).
2. Une forte multiplication végétative : Les Sempervivum ont des rosettes monocarpiques (meurent après fructification). Chaque année seulement environ 20% des rosettes fleurissent. Dans le même temps de nombreux rejets sont produits. Cela aboutit à des populations clonales plus ou moins importantes.
3. Les hybrides, introgressions et rétrocroisements sont courants au sein des populations mixtes (2 espèces ou plus sur la même localité). Les plantes de la station présentent alors un panel de caractères plus ou moins important appartenant tantôt à l’un des parents tantôt à l’autre.

Tous ces phénomènes compliquent la tâche des botanistes. Des 200 espèces qui ont été décrites seule une quarantaine est encore valide. Les espèces européennes sont désormais bien connues, ce qui n’est pas le cas des espèces asiatiques. Des chamboulements taxonomiques sont encore à venir…






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MessageSujet: Re: Liens et culture des Joubarbes- Sempervivums   Lun 26 Juin 2017 - 0:16

Site spécialisé
http://sempervivophilia.stalikez.info/
http://stalikez.info/fsm/semp/site/sol_fr.php#sm_2

Fiches d'espèces :
Sempervivum arachnoideum Linné 1753
Sempervivum arachnoideum ssp. tomentosum (C.B. Lehmann. & Schnittspahn) Schinz & Thellung 1923
Sempervivum x barbulatum Schott 1853
Sempervivum calcareum Jordan 1849
  Sempervivum x christii Wolf 1890
Sempervivum x fauconnetii Reuter 1861
 Sempervivum x funckii F.Braun ex W.D.J.Koch 1832
 Sempervivum globiferum Linné 1753
Sempervivum globiferum ssp. allionii (Jordan et Fourreau) Hart et Bleij 1999
   Sempervivum grandiflorum Haworth 1821
  Sempervivum montanum Linné 1753
  Sempervivum montanum ssp. burnatii Wettstein ex Hayek 1922
   Sempervivum tectorum Linné 1753
 Sempervivum tectorum v. arvernense (Lecoq & Lamotte) Zonneveld 1999
Sempervivum wulfenii Hoppe ex Mertens & W.D.J.Koch 1831

Fiches de synonymes :
Fiche de synonyme Jovibarba allionii (Jordan & Fourreau) D. A. Webb 1963
   Fiche de synonyme Sempervivum allionii (Jordan & Fourreau) Nyman 1879
   Fiche de synonyme Sempervivum alpinum Grisebach & Schenk 1852
   Fiche de synonyme Sempervivum arboreum Carl von Linné 1753
   Fiche de synonyme Sempervivum arenarium Koch 1837
   Fiche de synonyme Sempervivum arvernense Lecoq et Lamotte 1847
   Fiche de synonyme Sempervivum eu-tectorum Wettstein ex Fournier 1947
   Fiche de synonyme Sempervivum x funckii v. aqualiense E.Morren
   Fiche de synonyme Sempervivum gaudini H. Christ 1867
   Sempervivum glandulosum Aiton 1789
Sempervivum glutinosum Aiton 1789
   Fiche de synonyme Sempervivum hirtum Rouy & E.G. Camus 1901
   Fiche de synonyme Sempervivum x oliveri Gautier 1898
   Fiche de synonyme Sempervivum x piliferum Jordan 1849
   Fiche de synonyme Sempervivum x pomelii Lamotte 1864
   Fiche de synonyme Sempervivum x rubellum Timbal-Lagrave 1858
   Fiche de synonyme Sempervivum schottii Baker 1874
   Fiche de synonyme Sempervivum soboliferum Sims 1812
   Sempervivum tectorum ssp. alpinum (Grisebach & Schenk) Arcangeli 1894
   Fiche de synonyme Sempervivum tectorum ssp. arvernense (Lecoq & Lamotte) Rouy & E.G. Camus in Rouy 1901
   Fiche de synonyme Sempervivum tectorum ssp. boutignyanum (Billot & Grenier) H.Jacobsen 1954
   Fiche de synonyme Sempervivum tectorum ssp. decoloratum (Jordan & Fourreau) ...
   Fiche de synonyme Sempervivum verloti Lamotte 1864





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MessageSujet: Re: Liens et culture des Joubarbes- Sempervivums   Lun 26 Juin 2017 - 0:16

source http://www.aujardin.info/plantes/joubarbe.php

Famille: Crassulacées
Origine: Europe
Synonymes: Jovibarba
Période de floraison: d’avril à août, selon les espèces
Couleur des fleurs: rouge, rose, jaune pâle, blanc
Exposition: soleil
Type de sol: rocailleux, ordinaire, léger
Acidité du sol: neutre
Humidité du sol: normal, sec
Utilisation: rocaille, muret, bac, bordure, couvre-sol
Hauteur: de 5 à 20 cm en fleur
Type de plante: plante grasse
Type de végétation: vivace
Type de feuillage: persistant
Rusticité: très rustique
Plantation, rempotage: printemps, automne
Méthode de multiplication: séparation des rejets, division des touffes, semis

Espèces, variétés intéressantes:
Le genre comprend plus de 40 espèces
-  Sempervivum arachnoidenum, la joubarbe araignée dont les rosettes sont recouvertes de fils de soie ;
- Sempervivum ciliosum, au feuillage dense, vert et velu et aux fleurs jaunes ;
- Sempervivum 'Commander Hay', aux rosettes de feuilles rouge foncé, à base verte, et aux fleurs rouge verdâtre ;
- Sempervivum montanum, la joubarbe des montagnes, aux feuilles couvertes de poils collants et glanduleux et aux fleurs rouge pourpre ;
- Sempervivum tectorum, la joubarbe des toits, aux rosettes de feuilles à bout pourpre, et aux fleurs rouge pourpre, sur des tiges de 30 cm.

Maladies et ravageurs:la rouille

Si l'origine des joubarbes reste encore soumise à discussion (à priori, Sud de l'Europe), il est cependant certain qu'elles sont des plantes de montagne.

Les joubarbes sont de petites vivaces, très décoratives. Reconnaissables par leur fameux port en rosette, elles possèdent de nombreuses petites feuilles succulentes qui s'agglutinent, très serrées et de façon hélicoïdale, à la courte tige centrale. La forme des feuilles est très variable : linéaire, oblongue, lancéolée, elliptique, spatulée ou même cordiforme. Parfois lisses ou duveteuses, veloutées ou poisseuses, elles se teintent de diverses couleurs : jaune, vert, bleu-vert, gris, rougeâtre, pourpre plus ou moins foncé...

À la fin du printemps, les fleurs font leur apparition. Là aussi, elles se déclinent sous plusieurs coloris : du jaune soufre au rouge-prune, sans oublier le blanc parfois teinté de vert.

Le système racinaire de la joubarbe
Contrairement à ce que l'on peu penser, la joubarbe possède un système racinaire important, compte tenu de la petite taille de la partie aérienne de la plante. Formé de longues racines, il se développe essentiellement verticalement, cherchant, à l'image du système racinaire des plantes dites « de fissures », à aller toujours plus loin en profondeur. Cela s'explique, si l'on étudie le milieu naturel dans lesquel évoluent les joubarbes : substrat rocheux et caillouteux, sur lequel elles doivent s'arrimer et infiltrer les interstices, à la recherche d'un peu d'humidité.

Cette caractéristique est à prendre en compte si vous souhaitez cultiver la joubarbe dans un pot ou un récipient quelconque.

En pot ou en pleine terre ?
L'adaptation des joubarbes à la culture « hors-sol », permet mille et une mises en scène décoratives : en pots de toutes sortes, dans des auges, sur des murets, voire sur les toits ! Toutes les idées sont possibles pour créer des jardins miniatures, seules ou accompagnées de sédums, de saxifrages ou de campanules de rocailles. Choisissez cependant des récipients assez profonds, pour pouvoir permettre le développement des fameuses racines. La culture en pot convient particulièrement aux variétés à faible floraison. Les espèces trop « florissantes » se trouvent vite à l'étroit et s'étiolent. D'autres espèces, aux stolons baladeurs, ont vite fait de coloniser les pots voisins.

La culture de la joubarbe en pleine terre peut, quant à elle, se faire sous forme de plates-bandes, de bordures ou de couvres-sols, mais ce n'est assurément pas le meilleur moyen de la mettre en valeur. Affleurements rocheux, rocailles, talus, correspondent davantage à cette petite plante des montagnes. La culture en pleine terre, si on la compare  à la culture en pot, permet un développement optimisé du pied mère et de ses rejets, moins à l'étroit que dans un conteneur. Mais gare aux hivers humides et pluvieux de certaines régions. Toutes les espèces de sempervivum ne les supportent pas.

Culture et entretien
Un substrat très drainant, une exposition chaude et ensoleillée sont les besoins simples mais nécessaires pour la survie des joubarbes.

Au printemps et en été, arrosez les joubarbes cultivées en pots, dès lors que le terreau s'est asséché. À partir de l'automne, mettez-les à l'abri des pluies (pour les cultures en pleine-terre, un « parapluie » peut-être installé si nécessaire). Supprimez les rosettes desséchées et guidez le développement des stolons.

Le saviez-vous ?
Le Haut-moyen-âge voit fleurir ses toits de multitudes de Joubarbes, pour leurs vertus protectrices contre la foudre.
   Joubarbe est la francisation du Latin médiéval Jovis barbam, qui signifie "barbe de Jupiter" ; Jupiter étant le dieu associé, traditionnellement, à la foudre.






Dernière édition par Libellule le Lun 26 Juin 2017 - 0:20, édité 1 fois
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