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 OS, Calcium, alimentation, ostéoporose, silicium organique

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MessageSujet: Re: OS, Calcium, alimentation, ostéoporose, silicium organique    Lun 1 Mai 2017 - 21:43



Ostéoporose : ne tombez pas dans ce «piège à senior»
25 juillet 2016


L’engrenage commence par une banale visite chez votre médecin, après 50 ans.
Peut-être avez-vous subi récemment une petite fracture, du poignet par exemple. Peut-être votre médecin apprend-il qu’un membre de votre famille s’est cassé le col du fémur. Ou peut-être vous juge-t-il simplement un peu trop maigre…

Il n’en faut pas plus, généralement, pour qu’il vous envoie faire une « mesure de la densité osseuse », une sorte de radio censée vérifier si vos os sont solides.

Vous vous exécutez de bonne grâce… Mais vous avez le malheur de ressortir de cet examen avec un « T-score » inférieur à – 2,5. Soudainement, vous tombez alors dans la catégorie des « malades » nécessitant un « traitement médicamenteux ».

Vous pensiez vous portez comme un charme ? Pas du tout : pour la médecine, vous êtes victime « d’ostéoporose » (ce qui signifie : « maladie des os poreux »).

Résultat : votre médecin commence par vous conseiller de manger plus de produits laitiers (« vos os ont besoin de calcium » !). Surtout, il vous place rapidement sous médicament. « Grâce à ces pilules, vous dit-il, vous aurez moins de risques de vous fracturer un membre ».

Vous vous sentez soulagé(e) ?
Eh bien vous ne devriez pas !!! Vous ne pouvez pas vous en douter, mais vous venez :
– D’accepter de prendre pour des années un médicament dangereux pour votre santé…

– Sur la base d’un examen (« la mesure de la densité osseuse ») tout sauf fiable…

– Tout cela, sans réduire réellement votre risque de vous fracturer un membre !

Et si votre médecin a le malheur de vous prescrire, en plus, un comprimé de calcium, c’est votre risque de crise cardiaque que vous pourriez augmenter !
Cela vous paraît fou ? Pourtant, comme vous allez le voir, tout ceci est scientifiquement établi.

Avoir des os solides, une question de vie ou de mort
Attention, je ne minimise pas les dangers de l’ostéoporose. Quand on est jeune, une fracture est généralement un « mauvais moment à passer ». Mais passé un certain âge, c’est une mésaventure qui peut… tuer !

Ce sont les statistiques qui le disent : si vous avez le malheur de vous fracturer la hanche après 65 ans, vous avez deux fois plus de risque de mourir prématurément ! Et je ne vous parle pas des conséquences sur votre qualité de vie : hospitalisation, handicap, dépendance, etc. [1]

Evidemment, votre risque de fracture ne dépend pas uniquement de la solidité de vos os. Si vous avez un bon équilibre, des muscles bien entretenus et une vue perçante, vous avez beaucoup moins de chances de faire une mauvaise chute… et donc de vous casser quelque chose.

Mais il est clair que vous mettez toutes les chances de votre côté si vos os sont suffisamment solides pour résister à une chute malchanceuse.

Malheureusement, ce n’est pas en suivant les recommandations officielles que vous renforcerez vos os… Bien au contraire !

Contre l’ostéoporose, boire du lait ne sert à rien
Contrairement à ce qu’on vous a répété pendant des décennies, boire du lait en quantité est inutile pour la santé de vos os.

Les chercheurs sans conflit d’intérêt avec l’industrie du lait le disent depuis des années. En 2010, l’un des nutritionnistes les plus reconnus au monde, le Pr Walter Willet, patron de l’Ecole de santé publique de Harvard, résumait ainsi ses recherches :
« Nous n’avons trouvé aucune relation entre la qualité de l’os chez la personne âgée et la consommation de laitages. L’ostéoporose devient un problème de plus en plus préoccupant avec le vieillissement de la population, mais quoi que dise l’industrie laitière, boire du lait n’est pas la solution. » [2]

Les études parues depuis n’ont fait que confirmer cette analyse. En 2015, le prestigieux British Medical Journal a publié une large revue d’études, dont la conclusion clôt définitivement le débat :
« La prise de calcium alimentaire n’est pas associée à un risque de fracture moins élevé, et il n’existe pas d’essai clinique prouvant qu’augmenter le calcium alimentaire prévient les fractures. » [3]

Je prends bien soin de citer les chercheurs, car je sais bien que beaucoup d’entre vous, chers lecteurs, auront du mal à me croire.

Car l’idée que le lait est bon pour les os est incrustée dans nos cerveaux depuis notre plus tendre enfance. Et ce n’est pas les grands médias qui vous sortiront cette idée de la tête : ils sont trop dépendants des pressions de l’industrie laitière (avez-vous remarqué le nombre de pubs pour les produits laitiers à la télévision ?).

La vérité scientifique ne fait vraiment pas les affaires des industriels. Car non seulement le lait ne « sert à rien », mais il pourrait même être nocif pour la santé de vos os !

C’est ce que suggère une autre étude publiée dans le British Medical Journal : après avoir suivi plusieurs dizaines de milliers de Suédois pendant des années, des chercheurs ont découvert que les femmes qui consomment trois verres de lait par jour (ou plus) ont un risque de fracture de la hanche « de 60 % plus élevé » que celles qui se limitent à un verre par jour maximum ! [4]

Encore plus impressionnant : les grandes buveuses de lait ont aussi un risque de décès « de 90 % plus élevé ».

C’est un paradoxe en apparence… mais vous allez voir que cela n’a rien de mystérieux.

Vous n’avez pas besoin de tout ce calcium !
La réalité est simple : oui, vos os ont besoin de calcium, mais non, ils n’en n’ont pas besoin d’une quantité démesurée.

En fait, vous n’avez même pas besoin de produits laitiers pour ingérer la quantité journalière de calcium dont vos os ont besoin.

C’est une bonne nouvelle pour les milliards d’Asiatiques et d’Africains qui ne tolèrent pas le lactose : ils ne sont pas condamnés à finir avec des os de verre !

Notez d’ailleurs que les Japonais ont nettement moins d’ostéoporose que les Européens, alors qu’ils ne consomment pas une goutte de lait !

Car on oublie souvent que certains légumes sont extrêmement riches en calcium. C’est notamment le cas de toutes les variétés de choux, la palme revenant au chou chinois, qui en contient davantage que le lait [5]. On trouve aussi des bonnes doses de calcium dans les sardines ou les eaux minérales.

A l’inverse, consommer trop de calcium peut être dangereux pour votre santé, et même vous conduire à l’infarctus.

La raison est simple : votre calcium peut venir renforcer vos os (ce qui est une bonne chose !), mais il peut aussi venir se déposer… sur vos artères ! Dans ce cas, vos artères deviennent plus « rigides » et plus vulnérables au risque de caillot… et d’infarctus.

Voilà pourquoi des chercheurs d’Ecosse et de Nouvelle Zélande ont découvert que ceux qui prennent régulièrement un complément alimentaire de calcium ont presque deux fois plus de chances d’avoir une attaque cardiaque que ceux qui n’en prennent pas. [6]

Retenez donc trois choses :
– Vous n’avez pas besoin de lait pour protéger vos os – vous pouvez trouver suffisamment de calcium dans votre alimentation ;

– Consommer trop de lait pourrait même être contre-productif pour vos os, (vraisemblablement par son effet acidifiant et pro-inflammatoire) ;

– Et en dehors de carence avérée en calcium (très rare), il est dangereux pour le cœur d’augmenter sa dose quotidienne de calcium, surtout si vous en prenez sous forme de complément alimentaire.

Malheureusement, le Ministère de la Santé continue de soutenir les fameux « trois produits laitiers par jour » et la supplémentation de calcium.

Et ce n’est que le début de la scandaleuse désinformation médicale sur l’ostéoporose.

A savoir avant de passer cet examen médical
Quand on vous prescrit une « mesure de densité osseuse », ce qu’on se garde bien de vous dire, c’est que cet examen est spectaculairement peu fiable.

Une chose devrait toutefois vous mettre la puce à l’oreille : si vous êtes amené à faire le test une deuxième fois, votre thérapeute vous demandera de le faire impérativement sur le même appareil que la première fois.

Pourquoi ? Parce que vous pouvez obtenir des résultats très différents selon l’appareil que vous utilisez ! Pas très « scientifique », n’est-ce pas ?

Autre problème de taille : cet examen est incapable de déceler si vous avez des os larges ou des os fins. Pourtant, comme vous pouvez l’imaginez, plus vos os sont larges, moins vous avez de risques de fractures.

Encore plus grave : cette mesure ne dit rien de la flexibilité de vos os. C’est bien d’avoir des os « denses » et donc bien rigides, mais pour absorber un choc et éviter la fracture, il faut également qu’ils soient malléables (essayez donc de casser un roseau !). Or cela, l’examen ne vous le dit pas. [7]

Au total, la Haute Autorité de Santé elle-même reconnaît que ce test échoue à repérer la moitié (!) des patients ayant de l’ostéoporose [8]. Ne comptez donc pas sur cet examen pour vous prédire avec précision votre risque de fracture !

Certes, tout cela ne serait pas très grave si ce test n’était qu’une indication, un petit signal d’alerte vous encourageant à mieux prendre soin de vos os.

Mais la réalité est que c’est un critère « diagnostic » qui conduit le médecin à vous déclarer comme « malade » et à vous prescrire des médicaments… effrayants !
Des médicaments qui augmentent votre risque de certaines fractures !!!
Les médicaments anti-ostéoporose sont l’exemple le plus caricatural de l’incroyable arrogance de la « médecine » moderne – et de la cupidité sans limite des laboratoires pharmaceutiques.

Car ils viennent perturber de façon grossière un processus naturel et complexe, le « remodelage osseux », ce processus qui permet à vos os de se régénérer.

Comme un chantier en travaux, vos os se renouvellent en permanence : vous avez des ouvriers spécialisés qui s’occupent de détruire les parties du bâtiment qui partent en ruine et de retirer les gravats (vos cellules « ostéoclastes ») et puis vous avez d’autres ouvriers chargés de la construction des murs neufs (vos cellules « ostéoblastes »).

C’est un processus naturel bien huilé dans lequel les « destructeurs » et « constructeurs » fonctionnent dans une belle harmonie pour améliorer la santé de vos os.

Et ils travaillent si bien qu’ils renouvellent entièrement votre squelette tous les 10 ans !

Malheureusement, à mesure que vous vieillissez, les pertes osseuses l’emportent sur le renouvellement – les ostéoclastes deviennent plus actifs que les ostéoblastes.

Vous pouvez ralentir ce processus avec une bonne hygiène de vie, mais vous ne pouvez pas l’empêcher totalement. Et empêcher les ostéoclastes de faire leur travail n’est pas une bonne idée, car vous ne pouvez pas construire du neuf sans détruire l’ancien au préalable… ou alors vous déséquilibrez gravement votre ouvrage.

De fait, les ostéoclastes (destructeurs) sont utiles, car ils empêchent l’os trop vieux et usé de s’accumuler dans votre squelette.

Mais l’industrie pharmaceutique ne s’embarrasse pas de ce genre de subtilité. Lorsqu’elle a découvert par hasard une molécule ralentissant l’action de ces ostéoclastes, elle s’est dit que l’occasion était trop belle pour créer un médicament contre l’ostéoporose !

Pour obtenir le feu vert des autorités, il lui suffisait de montrer que ces médicaments (les « bisphosphonates ») réduisaient modestement le risque de fracture à court terme.

C’est effectivement le cas. Mais l’effet est plus que limité : d’après une toute récente étude du British Medical Journal, publiée en 2015, il faudrait traiter 175 femmes ayant une fragilité osseuse pendant 3 ans pour éviter une seule fracture de la hanche ! [9]

Et le problème est que ces médicaments ne se contentent pas d’être inefficaces. Comme toujours lorsqu’on interfère de façon aussi brutale avec un processus complexe et naturel, les effets indésirables finissent par apparaître.

Et le plus ironique d’entre eux est que ces médicaments finissent par rendre les os plus fragiles, en empêchant la destruction (et donc le renouvellement) des parties les plus abîmées et les plus usées.

Au départ, ces médicaments rendent vos os plus denses, plus rigides… mais ils finissent par nuire à leur qualité, et probablement à leur souplesse, indispensable pour absorber les chocs. [10]

Résultat : une étude publiée en 2012 dans Archives of Internal Medicine (JAMA) a découvert que ceux qui prenaient ces médicaments avaient plus de risques d’être victimes de « fractures fémorales atypiques ». Plus ces médicaments étaient pris sur longue durée, plus le risque était élevé, même si le nombre total de ces fractures restait limité. [11]

Ce serait déjà une bonne raison de se méfier de ces médicaments. Mais si l’on ajoute à cela leurs autres effets indésirables, il est clair qu’il faut les fuir !

Risque de cancer, toxicité pour les reins, le cœur et les yeux…
Voici les dangers répertoriés à ce jour. La liste est déjà longue, mais je suis persuadé, hélas, qu’elle continuera de grandir dans les années qui viennent :

– Maladie du cœur : une association statistique claire a été trouvée entre la prise de ces médicaments et la « fibrillation auriculaire » , un trouble du rythme cardiaque ; [12]

– Cancer : la prise de ces médicaments au long cours double le risque du cancer de œsophage ; [13]

– Reins : ces médicaments peuvent causer des dysfonctions rénales, raisons pour laquelle ils sont contre-indiqués à ceux qui ont des reins en mauvaise santé ; [14]

– Yeux : la prise de ces médicaments peut causer des maladies inflammatoires des yeux comme l’uvéite ou la sclérite ; [15]

Et je ne vous parle pas des troubles intestinaux que ces médicaments provoquent chez la plupart des patients (nausées, brûlures d’estomac, indigestion, etc.), ni des cas de nécrose de la mâchoire, rares mais horriblement douloureux.

Et tout ça pour quoi ?
Pour des effets au mieux modestes (et au pire totalement inexistants à long terme) sur votre risque de fracture. C’est un gâchis insensé !

Car ces traitements « officiels » ont en plus le grave défaut d’éclipser les stratégies les plus efficaces pour avoir des os en bonne santé, 100 % naturelles et 100 % sans effets secondaires !

J’y reviendrai, mais sachez déjà que les deux meilleurs « médicaments » pour avoir des os solides sont… l’activité physique et le soleil !
Bonne santé !

Xavier Bazin

Sources :
[1] Mortality Risk Associated With Low-Trauma Osteoporotic Fracture and Subsequent Fracture in Men and Women

[2] Du lait ou du calcium contre les fractures ? Oubliez.
https://www.lanutrition.fr/les-news/du-lait-ou-du-calcium-contre-les-fractures-oubliez

[3] Calcium intake and risk of fracture: systematic review

[4] Milk intake and risk of mortality and fractures in women and men: cohort studies

[5] OÙ TROUVER DU CALCIUM EN DEHORS DES LAITAGES ? ICI

[6] M. J. Bolland, A. Grey, A. Avenell, G. D. Gamble, I. R. Reid. Calcium supplements with or without vitamin D and risk of cardiovascular events: reanalysis of the Women's Health Initiative limited access dataset and meta-analysis. BMJ, 2011; 342 (apr19 1).

[7] Thierry Souccar, Le mythe de l’ostéoporose, TSE Editions, 2013

[8] Indications de l'ostéodensitométrie
http://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_1194578/fr/osteoporose

[9] Jarvinen, Teppo L.N., professor, et al. “Overdiagnosis of bone fragility in the quest to prevent hip fracture.” BMJ. May 27, 2015; 350:h2088. Web. http://www.bmj.com/content/350/bmj.h2088

[10] Quantity vs. quality: Long-term use of bone-building osteoporosis drugs

[11] Meier, Raphael, P.H., M.D., et al. “Increasing Occurrence of Atypical Femoral Fractures Associated With Bisphosphonate Use.” Arch Intern Med. 172. 12. (2012): 930-936. Web. April 30, 2016. Web. http://archinte.jamanetwork.com/article.aspx?articleid=1160667

[12] Risk of serious atrial fibrillation and stroke with use of bisphosphonates: evidence from a meta-analysis

[13] Oral bisphosphonates and risk of cancer of oesophagus, stomach, and colorectum: case-control analysis within a UK primary care cohort

[14] Renal complications from bisphosphonate treatment

[15] Inflammatory ocular adverse events with the use of oral bisphosphonates: a retrospective cohort study



Les informations de cette lettre d'information sont publiées à titre purement informatif et ne peuvent être considérées comme des conseils médicaux personnalisés. Aucun traitement ne devrait être entrepris en se basant uniquement sur le contenu de cette lettre, et il est fortement recommandé au lecteur de consulter des professionnels de santé dûment homologués auprès des autorités sanitaires pour toute question relative à leur santé et leur bien-être. L’éditeur n’est pas un fournisseur de soins médicaux homologués. L’éditeur de cette lettre d'information ne pratique à aucun titre la médecine lui-même, ni aucune autre profession thérapeutique, et s’interdit formellement d’entrer dans une relation de praticien de santé vis-à-vis de malades avec ses lecteurs. Aucune des informations ou de produits mentionnés sur ce site ne sont destinés à diagnostiquer, traiter, atténuer ou guérir une maladie.



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MessageSujet: Re: OS, Calcium, alimentation, ostéoporose, silicium organique    Jeu 16 Nov 2017 - 23:04



source https://www.pure-sante.info/osteoporose/#respond
Ostéoporose : n’écoutez pas tout ce qu’on vous dit
Par Gabriel Combris/1 novembre 2017


Chère lectrice, cher lecteur,

A propos de solidité des os, j’ai lu que deux médecins américains se disaient « très inquiets » : selon eux, trop peu de personnes atteintes d’ostéoporose suivent les traitements médicamenteux prévus à cet effet.

Et nos deux scientifiques pestent contre un « excès de méfiance » vis-à-vis des médicaments en question, les biphosphonates.

Hum….C’est que, à vrai dire, il existe de très bonnes raisons de s’en méfier !

Les études parues ces dernières années sur la question ne sont guère rassurantes.

Les bisphoshonates sont les principaux médicaments utilisés pour l’ostéoporose. Pour la petite histoire, ce sont des molécules étudiées à l’origine par les fabricants de lessive pour leur capacité à rendre le linge plus souple et plus blanc !

Ils inhibent la résorption osseuse (limitent la suppression des cellules de l’os) et améliorent la densité de l’os, mais ils n’ont aucun effet prouvé sur la qualité de l’os.

Surtout ils ont de lourds effets secondaires : nécrose de la mâchoire, douleurs osseuses, articulaires, musculaires après quelques jours, mois ou années de traitement… qui subsistent parfois même après l’arrêt du traitement !

Dans un rapport de la fondation Cochrane, un de ces médicaments n’a montré un potentiel de réduction des fractures de la hanche que de…1 à 2 % !

Au vu de ces résultats peu concluants, on comprend tout de même mieux le scepticisme des patients.

Surtout qu’il existe d’autres moyens (naturels et sans risque) de préserver ses os.

Les Dupont et Dupond de l’os
D’abord, il ne faut pas oublier que nos os sont des tissus vivants qui se renouvellent en permanence. Pour cela, deux acteurs cellulaires entrent en jeu : l’ostéoclaste et l’ostéoblaste.

On remarque qu’une seule lettre les distingue, et pourtant cellules ont un travail totalement opposé. Les Dupont et Dupond de l’os, si on peut dire…

La première, en sécrétant des enzymes, élimine le vieux tissu tandis que la seconde permet la formation d’os neuf en synthétisant du collagène et en participant à la minéralisation des tissus. Ce cycle s’appelle le remodelage osseux.

A partir de l’âge de 20-30 ans, la perte osseuse est plus importante que le renouvellement et l’os s’affaiblit.
Chez la femme, cette tendance s’accélère encore au moment de la ménopause, parallèlement à la chute des hormones féminines. Il y a ostéoporose lorsque l’os, affecté par ce phénomène, se fragilise tellement qu’il devient extrêmement vulnérable aux fractures.

…il ne faut pas croire tout ce qu’on raconte
Cet affaiblissement du squelette est naturel, pourtant il est possible de le ralentir, et cela passe avant tout par…ne pas croire tout ce qu’on raconte.

En effet, malgré de très nombreuses études scientifiques qui pointent les risques [1], on conseille encore aujourd’hui aux patients de boire du lait et de prendre des compléments de calcium pour renforcer leurs os.

C’est deux erreurs pour le prix d’une.

Première erreur : les produits laitiers créent un environnement acidifiant dans l’organisme, favorisant la perte de minéraux ; au lieu de se renforcer, vos os perdent du magnésium, du calcium et sont encore plus fragiles. D’ailleurs, les femmes qui vivent dans des pays où l’on consomme pas ou peu peu de lait (Chine, Japon…) ont les os beaucoup plus solides que dans les pays qui en consomment beaucoup (France, Suisse, Pays Nordiques)  [2];

Deuxième erreur : le calcium, pris sous forme de compléments alimentaires, est mal assimilé par l’organisme ; de plus, même s’il est absorbé, il ne rejoint pas forcément les os. Au contraire, une partie du calcium se dépose dans les artères où il contribue à la rigidification des parois. Le risque d’accident cardiovasculaire (au niveau du cœur ou du cerveau) peut augmenter à cause des compléments de calcium.
En revanche, d’autres stratégies, et en particulier nutritionnelles, sont réellement efficaces pour renforcer la densité et la qualité osseuse.

Laissez de côté les produits trop acides
Certains aliments stimulent la régénération de l’os alors que d’autres accélèrent son affaiblissement.

Il y a une raison précise à cette relation : la santé de notre ossature est tributaire de l’équilibre acide-base de notre organisme.

Lorsque l’alimentation est trop acidifiante, notre corps cherche à rétablir l’équilibre en puisant dans ses principales réserves de minéraux basifiants, à savoir ses muscles, et surtout ses os.

A terme, un régime déséquilibré provoque une destruction progressive de nos os.

La principale solution pour freiner la fragilisation de nos os consiste donc à adopter un régime qui rétablit l’indispensable équilibre entre acides et bases.

Les aliments les plus acidifiants, dans leur ordre d’importance, sont les suivants :
Le sel de table
Le fromage
Le pain
Les charcuteries
Les viandes et les poissons
Les céréales
Lorsqu’ils sont consommés en excès, ils acidifient notre organisme et augmentent la perte de masse osseuse.

Il faut également éviter toute nourriture qui possède un trop fort indice glycémique, non seulement les sodas et les sucres dits « rapides », mais aussi les pommes de terre et la plupart des produits céréaliers faussement qualifiés de « sucres lents ».

Des études ont en effet mis en évidence le lien entre le taux de sucre dans le sang et le risque de fractures.

Après avoir analysé 180 hommes et 109 femmes ménopausées, il s’est avéré que les individus dont la glycémie est plus élevée produisent moins d’ostéocalcine, une hormone sécrétée par les ostéoblastes qui intervient dans la fabrication de l’os.

Fruits et des légumes pour ralentir la perte osseuse
Mais réduire sa consommation de produits acidifiants et sucrés ne suffit pas, il faut aussi consommer des aliments contenant des minéraux basifiants tels que le calcium, le magnésium, le zinc et le cuivre.

En plus de permettre au corps de conserver le juste équilibre entre acides et bases sans puiser dans ses réserves, ces minéraux sont nécessaires à la bonne régénération des os.

Parmi les nombreuses recherches consacrées à la question, une étude anglaise vient de montrer qu’une supplémentation de minéraux basifiants permet de limiter la fuite du calcium osseux dans l’urine.

On trouve principalement ces substances basifiantes dans la plupart des fruits et des légumes, quelques soient leurs formes : crus ou cuits, entiers, en purées ou en soupes.

Parmi eux, les différentes variétés de choux en sont particulièrement riches, de même que les légumineuses, les fruits à coque, les légumes verts, les bananes, les abricots ou les fruits rouges.

Vitamines en renfort
Je vous ai dit tout plus haut que la supplémentation en calcium était à éviter, mais certaines vitamines – K et D – jouent un rôle essentiel à la bonne santé de notre squelette en facilitant l’absorption du calcium dans les os et en freinant leur fuite dans l’urine.

Dans l’étude dite « des Infirmières » (Ecole de santé publique, Harvard), qui a suivi pendant 10 ans 72 327 femmes âgées de 34 à 77 ans, celles qui consommaient peu de vitamine K ont vu leur risque de fracture du col du fémur augmenter par rapport à celles qui en consommaient le plus [3].

Dans l’idéal, il faudrait consommer près de 120 μg de vitamine K chaque jour, 200 μg après 50 ans pour se mettre totalement à l’abri d’un risque de déficit

On trouve une quantité importante de vitamine K dans le persil, le basilic, les crucifères, les épinards et plus généralement dans tous les légumes verts.

Quant à la vitamine D, la meilleure façon d’en faire le plein est de s’exposer au soleil, une dizaine de minutes par jour, entre 11 et 15h durant l’été.

Pour le reste de l’année, on recommande une supplémentation avec des doses journalières recommandées qui vont jusqu’à 4000 UI chez l’adulte.

Le secret des japonais contre l’ostéoporose
Les Japonais consomment depuis plus de 2000 ans un aliment à base de haricots de soja fermentés, le natto.

Il a la particularité d’être le seul produit à contenir en très forte concentration une forme rare de vitamine K, nommée K2 MK-7.

Leon Schurgers, un biochimiste spécialiste de cette vitamine, a découvert que son action sur les os était trois fois plus puissante que les vitamines K présentes dans les végétaux.

Non seulement elle stimule l’ostéocalcine, l’hormone qui fixe le calcium, mais elle est aussi capable d’inverser le phénomène de calcification. Elle évacue l’excédent de calcium qui se dépose dans nos artères et permet de fixer le minéral dans les endroits appropriés tels que les os.

Tisane reminéralisante
Certaines plantes sont particulièrement riches en calcium, magnésium et potassium, et contiennent aussi des quantités importantes de fer et de manganèse.

En outre, elles ont une excellente biodisponibilité, ce qui signifie qu’une grande proportion de leurs minéraux sont assimilés par le corps humain.

Dans votre tasse, vous pouvez infuser, au choix, des feuilles de deux ou trois de ces plantes : ortie bien sûr (20 % de ses constituants sont des minéraux (calcium, potassium, silicium et fer), luzerne, prêle, avoine, cataire, fraisier et menthe poivrée.

Cette dernière, en plus de contenir beaucoup de minéraux, relèvera le goût de la tisane, tout comme une cuillère de miel.

Des os plus forts : la meilleure solution
Une alimentation adéquate permet d’arrêter la fragilisation des os, mais pas de les rendre plus solides.

Ce sont les différents mouvements que nous effectuons quotidiennement qui renforcent notre ossature.

Rien ne remplace donc…l’activité physique ; elle stimule la minéralisation et accélère la formation osseuse. Pratiquez régulièrement des exercices qui sollicitent au maximum nos membres, comme la musculation, le vélo, le jogging ou encore l’escalade.

Bon enfin l’escalade, je dis ça comme ça…N’allez pas vous balancer dans le vide si vous n’avez pas fait de sport depuis 20 ans sous prétexte que vous l’avez lu dans PureSanté, je vais encore me faire disputer !

Santé !

Gabriel Combris

Sources :
[1] Site Overblog, les suppléments de calcium... attention danger
http://adn109.over-blog.com/article-les-supplements-de-calcium-attention-danger-85152035.html

[2] The effects of vitamin D, K and calcium co-supplementation on carotid intima-media thickness and metabolic status in overweight type 2 diabetic patients with CHD.Br J Nutr. 2016 May 20:1-8.[4] Cumming RG, Cummings SR, Nevitt MC, Scott J, Ensrud KE, Vogt TM, Fox K. Calcium intake and fracture risk: results from the study of osteoporotic fractures. Am J Epidemiol. 1997 May 15;145(10):926-34.

[3] Feskanich D. Vitamin K intake and hip fractures in women : a prospective study. Am J Clin Nutr 1999;69:74-79.



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