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 COUSCOUS et recettes avec la graine de couscous

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Date d'inscription : 27/01/2008

MessageSujet: COUSCOUS et recettes avec la graine de couscous   Dim 6 Sep 2015 - 21:01



Bonjour

Voila un dossier sur les couscous, car il y a autant de familles que de recettes

Les renseignements ci dessous sont une infime partie du site qu'il faut consulter pour connaitre toute la palette des recettes
Like a Star @ heaven source http://www.le-couscous.com/
Tout savoir pour faire un bon Couscous...

Venez découvrir les recettes de couscous ( couscous marocain, couscous algérien, couscous tunisien, couscous d'agneau, couscous aux poissons...), l'histoire du couscous des origines à aujourd'hui,  les vertus nutritionnelles du couscous, les contes et légendes du couscous...

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Un grain qui déchaîne toutes les folies !
Il était une fois l'histoire d'un plat culte au Maghreb, Le Couscous, qui décida un jour de repousser les frontières de sa renommée. Escalade magique au sommet car il est aujourd'hui célèbre  aux quatre coins de la planète et notamment en France...

Le couscous (se prononce /ˈkuːskuːs/) est un terme à double sens : il désigne à la fois la graine qui le constitue et le plat en lui-même.

Le "couscous" désigne les granules sphériques (ou graines) obtenues par agglomération de semoule de blé dur et de farine (ou semouline) aspergée d’eau froide salée, puis pressée et roulée. Elles peuvent être fines, moyennes ou grosses. Il fait partie de la famille des pâtes alimentaires. Il appartient aussi à la famille culinaire des "panades" (préparations à base de pain ou de pâte émiettée arrosée d'un bouillon).

Le couscous est un plat typiquement berbère, populaire dans de nombreux pays.
Il est composé de semoule cuite à la vapeur qui sert d’accompagnement à un bouillon contenant généralement des légumes, de la viande, des épices, ou autres selon les goûts.

L'origine du mot couscous (appelé anciennement aussi couscoussou) suit plusieures pistes...
La plus ancienne et la plus probable : Il vient  du terme originel berbère (tamazight) k'seksu ou seksu ou suksou ou el kessou ou keskesu en berbère saharien"... qui désigne à la fois la semoule de blé dur et le plat populaire dont elle est l'ingrédient de base. Aussi le berkukes ou berquqes est un couscous à gros grains...

L'origine même du mot berbère serait le mot idzagzu qui voudrait dire moudre ou piler le grain. En  arabe classique on le nomme kouskous ou kuskus . Il s'écrit  كوسكوس en arabe.
D'autres sont d'avis qu'il pourrait être dérivé de l'arabe classique kaskasah, qui signifie "broyer, piler", de l'arabe "rak kès kès" qui signifie broyer menu, de l'arabe "kiskis" désignant la marmite à vapeur utilisée pour sa cuisson ou encore du son émis par la vapeur pendant sa cuisson.
Ou encore, "couscous" serait la transcription phonétique de kès-kès ou kès-ksou, nom d'un récipient en alfa (plante) tressé ou en terre percé de trous...(couscoussier actuel).
Certains pensent qu'il provient d'une onomatopée faisant référence au souffle et au cliquetis des grains de semoule quand on les roule sous la main ou encore le bruit que l'on entend lorsque l'on roule la semoule sur un support en bois. Il pourrait également venir d'un mot arabe signifiant la becquée que l'oiseau donne à ses petits.

Autres appellations
En Algérie, au Maroc, en Tunisie et en Lybie, on le nomme aussi ta'am " طعام " c'est à dire nourriture en arabe.
On dit aussi coski en Tunisie, cusucus alle sarde est un couscous sicilien (à Trapani) au poisson préparé de la même manière que sur les côtes tunisiennes. (Il faut dire que les musulmans ont régné sur la Sicile pendant au moins 2 siècles d'où ces influences culturelles). Le couscous au mérou, est un couscous au poisson typiquement sicilien, tout comme le couscous pkaïla ou bkaïla (épinard, en arabe) qui est un couscous aux épinards et à la viande de bœuf. Il existe une variante de couscous avec des grains d'une taille plus importante : le « Aych ».
Dans la petite île sarde de San Pietro, peuplée de Tabarquins (Génois d’origine, descendants de pécheurs de corail actifs à Tabarka jusqu’au XIXe siècle), on sert toujours le cascà, couscous aux légumes variés, dépourvu de viande ou de poisson.
A l'est de l'Algérie, ce plat est nommé na'ma نعمة ( bénédiction). On l'appelle encore aussi k'sakso كسكسو ou sakso  سكسو dans certaines régions marocaines.
Dans l'est du pays algérien, on le nomme barbucha ou barboucha, on l'appelle encore seksou en Kabylie, taberboucht chez les Aurès (un peuple berbère d'Algérie), Taâm chez les Ouled-Naïl, lem'hawar chez les gens de Mila et naâma chez ceux de Constantine. Dans la région de Chenoua, on fait du taâm oubelout ou "couscous à base de glands". Il s'appelle mesfouf ou masfouf quand il est sucré avec des raisins secs mais aussi beurré avec des petits pois, seffa avec du beurre, raisins secs, fleur d'oranger, cannelle et amandes. Lemziet est un couscous de couleur brunâtre dont les citadins de Constantine raffolent. Timzine est un couscous berbère fait avec de l'orge et badez un couscous de maïs. Le couscous barbouche est un plat typique oranais, c'est un couscous aux tripes et aux herbes (feuilles de coriandre, persil), servi traditionnellement avec des œufs durs...etc...!

Autant de mots, chargés d'une symbolique forte qui font aujourd'hui du couscous, le symbole d'un art de vivre qui s'est développé par delà la Méditerranée et qui a acquis ses lettres de noblesse dans le monde entier.

Les Origines du Couscous
Le couscous, plat culte des pays du Maghreb, est issu d’une longue histoire. C’est un plat porteur d’une signification profonde, qui a su conquérir le monde. Allons à la recherche des origines de ce plat mythique très apprécié....
Il est plus qu'une simple recette de cuisine ou un délicieux mélange d'ingrédients. C'est un ensemble de références culturelles, selon les régions et les pratiques sociales.
Les origines primitives du couscous relèvent presque du mythe tant elles sont obscures.
Certains le voient naître en Chine, il y a des milliers d’années. D’autres pensent qu’il a d’abord existé en Afrique de l’Est. La plupart reconnaissent ses origines nord-africaines, car c’est vraisemblablement à partir de cette région que le couscous a commencé à bâtir sa renommée qui est en tous les cas d'origine berbère.
L'origine de ce plat remonterait à l'antiquité ! (En histoire européenne, l'Antiquité désigne la période des civilisations de l'écriture autour de la Méditerranée et au Moyen-Orient, après la Préhistoire, et avant le Moyen Âge,au IVe millénaire av. J.-C. (-3500, -3000)). L'historien culinaire Lucie Bolens décrit des pots primitifs de couscous trouvés dans des tombes qui remontent au règne du roi berbère Massinissa c'est-à-dire entre 238 et 149 Av JC.

Le Blé!
La base du couscous étant cette graine obtenue à partir de la semoule, c’est pour cette raison que son histoire reste indissociable de celle des céréales, et principalement le blé. (On fait cependant du couscous avec d'autres céréales, comme l'orge par exemple...)
Les céréales telles que l'engrain, l'amidonnier ou l'orge sont cultivées depuis environ 10 000 ans dans la région du Moyen Orient.
Le blé dur est probablement apparu dès le Néolithique. On le trouve dès le 7e millénaire av. J.-C. à Can Hasan III (Turquie) et Tell Aswad (Syrie), puis en proportions croissantes à la fin du néolithique, et au 5e millénaire en Grèce et dans l'ouest de la Méditerranée. Progressivement, de nouvelles variétés de céréales plus facile à travailler et plus productive apparaissent, améliorant la qualité du blé. Toutefois, c'est à la période gréco-romaine que l'on note la substitution de ces anciennes variétés, (l'amidonnier par exemple) par des blés tendres et froments, améliorées par l'invention gauloise de la levure de bière, donnant ainsi à ces céréales plus de légèreté.
Apogée de l'empire romain
Sous l’empire Romain (a partir de -500 av.J.C. environ), le blé était essentiellement cultivé dans les colonies d’Afrique du Nord, du Proche Orient et en Sicile. Ces régions font office de greniers nourriciers. En effet, elles exportent leur production de blé dans tout l’Empire par de longs circuits commerciaux. Le blé dur réussissant bien dans les zones chaudes et sèches. Ainsi, à partir de l’Antiquité Gréco-romaine, le blé devient la base de l’alimentation des populations méditerranéennes.

La semoule
La fabrication de la semoule, à partir du concassage des graines de blé, se fait à l'époque de différentes manières selon les régions d’Afrique.
Dans le nord, ils utilisent encore jusqu'à nos jours, une pierre ronde sur une auge ou une surface ronde.
En Afrique noire, le grain est pilé avec un lourd bâton dans un grand récipient très profond.
Les grains sont ensuite torréfiés sur des pierres brûlantes permettant la disparition de toutes les parties indigestes. Avant de connaître les ustensiles de cuisson, la semoule était mangée soit telle quelle, soit écrasé dans de l'eau.
Le plat

La date exacte de la découverte du vrai couscous (plat) qu’on connaît aujourd’hui, demeure un mystère. Elle semblerait avoir lieu lors des conquêtes arabes à partir de 647 ap.J.C.

La semoule, bien connue dans les pays  Maghreb avant la conquête arabe, ne l'est pas par les conquérants du Moyen Orient. Lors de l'islamisation de l'Afrique du Nord, ils découvrent et adoptent la semoule, (semid, en arabe).
Il semblerait que le couscous soit originaire du Soudan, via l'Egypte. Au Soudan, on cuisait du pilpil et du "couscous" de mil ou de sorgho dans des paniers tressés soumis à la vapeur, de la même manière que l'on cuit aujourd'hui la semoule de blé ou d'orge dans la passoire du couscoussier.
2 ou 3 siècles après la conquête islamique des pays du Maghreb, les populations utilisaient comme second récipient pour cuire la graine à la vapeur, soit une passoire de terre cuite perforée (voir le couscoussier ), soit un panier de vannerie nommé " l'alfa ". Ensuite, ils mettent au point une sorte de bouillon de légumes dont la semoule sert d'accompagnement. Ils appellent la semoule : " keskes ", terme issu de l'arabe koskoss, signifiant poudre...(voir toutes les thèses d'origine du mot "couscous" dans  étymologie).
Lors de fouilles archéologiques en Afrique du nord , on a retrouvé la présence d'ustensiles de cuisine en argile datant du 9ème siècle qui ressemblaient fortement au couscoussier...
Ainsi serait né le couscous ...

Expansion du couscous
L'expansion du couscous fut accélérée par le développement des cultures de blé dans région. En effet, conquis par ce plat berbère, les conquérants arabes entreprennent de le diffuser sur tout le pourtour méditerranéen, en Andalousie ainsi qu’en Afrique Subsaharienne. Ainsi, vous trouverez du couscous à base de millet ou de mil en Afrique noire, à base d’orge au Sahara ou encore de boulghour au Moyen-Orient. Chaque région, chaque pays et parfois même chaque ville possède, aujourd’hui, sa propre spécialité de couscous.
Selon la chercheuse Lucie Bolens, l’introduction du couscous dans la Péninsule Ibérique daterait de la période des dynasties Berbère (Almohade), au XIIIe siècle. La popularité du couscous se propage alors rapidement en Espagne. Au Portugal, il est introduit selon les sources durant le règne du roi Manuel Ier, entre 1495 et 1521. Il est consommé par la petite et haute noblesse pendant les XVIe et XVIIe siècles. La popularité du couscous s’est vite propagé en Espagne et au Portugal, ainsi il y a des recettes de couscous dans les deux livres de cuisine disponibles à partir de cette époque, al Tabij Kitâb et Fadalat al Jiwan par Ibn Razîn al Tujibî, (le 13ème siècle).

En Italie :
Cùscusu est un plat typique de Sicile occidentale, surtout de Trapani, où il est mangé avec un poisson cuit à l’étouffée. La date de l’introduction du couscous en Sicile est incertaine. Certains auteurs déclarent que le couscous a été présent pendant la période Musulmane (827-1063).
L’introduction du couscous au Brésil, colonie portugaise, date du XVIe siècle, selon Luis da Cámara Cascudo. Elle est le résultat des influences gastronomiques tant du Portugal que des cultures d’esclaves africaines.
Quant à la France, Il est communément admis que l’introduction du couscous dans la cuisine est issue de la colonisation du Maghreb au XIXe siècle. Pourtant, l’histoire du couscous en France et en Europe méridionale est bien plus ancienne !
Dès le XVIe siècle, on trouve en effet plusieurs mentions au couscous dans l’œuvre de François Rabelais, qui l’appelle alors coscosson ou coscotons (Ancien mets composé de farine granulée que l'on faisait cuire dans le bouillon, ce paraît être une altération de couscoussou) on trouve aussi cuscuso, couscoussi, couscoussou :

Le coscosson, servi avec « renfort de potages », est au menu du souper offert par Grandgoussier pour fêter le retour de son fils Gargantua (Gargantua, 1542). Il est offert en présent, avec des langues de bœuf fumées, à la sibylle de Panzout pour qu’elle prédise à Panurge son futur mariage ( Tiers Livre , Lyon, 1546, Chapitre XVII), Extraits , tandis que dans le Cinquième Livre, les « coscotons à la mauresque » font partie d’un « pot pourry » .
Certes, le couscous n’était pas encore un plat très répandu à cette époque. Si l’on a un temps pensé que cette évocation culinaire pouvait être un emprunt littéraire, il est de fait plus probable que Rabelais y ait réellement goûté, à Lyon, ou au cours d’un séjour en Provence, région connue dès le XIVe siècle pour son engouement pour toute forme de pâtes, y compris le couscous. En 1630, on trouve mention d’une dégustation de couscous à Toulon, sous le nom courcousson, dans les récits de Jean-Jacques Bouchard sur la Provence . Il le décrit comme un plat de pâtes en forme de grain dégustées en potage.
Si l’on trouve relativement peu de mentions de couscous sous des termes aussi proches que coscossou ou courcousson, la semoule du couscous est pourtant mentionnée dans les sources historiques sous d’autres noms, tel que la simole ou la semola de fideis.
Le Thrésor de santé, ouvrage anonyme de diététique publié à Lyon en 1606, décrit la « simole » comme des pâtes en forme de petit pois, faites avec de la fine fleur de farine, cuites avec du lait ou du potage.
En 1694, le Dictionnaire des Arts et des Sciences donne au terme semoule la définition qui suit : 
« Semoule, subst. fém. : la plus belle farine de froment, appelée ainsi par les italiens, de Sémol, qui signifie parmy eux, son de farine, ou sorte de grain qui vient de Lombardie, et que l’on mange comme de l’orge mondé ». 
La définition explique ensuite en détail la fabrication de la pâte faîte avec cette farine et de l’eau, qui servira à la fois à la fabrication de vermicelles et de semoule : « Ceux qui sont par petits grains comme la moutarde, prennent le nom de semoule, de celuy de la farine dont on les fait » .
On trouve également mention des fidiaux, terme probablement issu de l’arabe fidawsh (qui veut dire largement pâtes et désigne aussi le couscous. Ces deux termes sont réunis, quoique modifiés, dans la semola de fideis, qui selon Jean-Louis Flandrin désignait aussi le couscous, et dont on trouve mention dans le tarif de la gabelle d’Avignon en 1397 à la rubrique « grains ».
Toutefois, s’il s’agit des mêmes pâtes, ou semoules, que celles utilisées pour le couscous (à savoir de petits grains obtenus par la technique du touillage), cette semoule est consommée en bouillon et non cuite à la vapeur comme le couscous que nous connaissons.
Les rapports commerciaux des cités littorales soulignent des relations avec le Maghreb dès le Moyen Âge. Si l’acculturation du couscous en France n’est pas aussi ancienne, il s’agit néanmoins d’une vieille histoire, antérieure même à la fixation de la langue française telle que nous la connaissons aujourd’hui.
Mais les français l'ont véritablement découvert sous Charles X au XIXe siècle à l'époque de la conquête de l'Algérie ( à partir de 1830 ).

L’expansion du couscous s’est ensuite poursuivie et a connu une importante poussée durant le XXème siècle grâce aux vagues successives d’immigration depuis l’Afrique du Nord vers de nombreux pays européens. Son succès s'est aussi propagé par l'industrialisation de la production de graine. Fondée en 1853 à Blida (Algérie), la maison Ricci imagine la première de sécher par une ventilation artificielle une graine toujours roulée et tamisée à la main. Créée en 1907 par Jean-Baptiste et Anaïs Ferrero, la maison du même nom met au point, en 1953, la première rouleuse mécanique de la graine.
En France, ce plat est devenu au fil des années très populaire et une véritable institution culinaire à tel point que différents sondages ont révélé que le couscous occupe la seconde place parmi les plats préférés des français !
Que de chemin parcouru pour ce plat, qui caractérise tellement la cuisine nord-africaine. Le Couscous demeure aujourd’hui l’un des rares mets qui garde une part de mystère et d’intrigue de par la richesse de son histoire, de magie de son goût !

Aujourd’hui, chaque pays du Maghreb se targue d’être à l’origine de ce plat aux saveurs berbères. Le Couscous est aujourd'hui le symbole d'un art de vivre. Présent dans les noces, dans les circonstances de fêtes et de peine, le couscous s’est toujours entouré de rituel qui lui donne une certaine sacralité. Ce plat a aujourd'hui acquis ses lettres de noblesse dans le monde entier, mais l'on a plaisir à retrouver ses véritables origines historiques et culinaires. On dit assez souvent que ” les fleuves coulent vers la mer et gardent la nostalgie des hauteurs où ils ont pris leur source…” Il en est de même pour les peuples .

Il est impensable pour une famille du Maghreb de ne pas posséder un couscoussier chez soi. Même si, en Occident, le couscous est fabriqué de façon industrielle, pour certains pays d'Afrique, manger cette graine non artisanale serait un véritable sacrilège! La plupart des femmes du Maghreb, et parfois même celles qui ont émigrées en Occident, préparent encore le couscous à l'ancienne selon un dosage bien précis de semoule fine et de semoule épaisse ainsi que de l'eau et de la farine. (voir préparation du couscous)
Le couscous représente pour les Maghrebins un aliment de base et un pilier identitaire. Sa préparation et sa dégustation sont toujours une fête.
femme préparant le couscous
Par ailleurs, le couscous demeure en Afrique du nord un plat national avec une forte connotation religieuse et sociale. Il est en effet présent à toutes les grandes occasions : naissances, mariages et fêtes religieuses. Sa dimension dépasse le simple cadre culinaire pour devenir un véritable ciment du lien social. Le couscous se mange dans un grand plat autour duquel tout le monde est convié à le déguster avec une cuillère ou, plus traditionnellement, à la main.
C’est un plat de partage et de convivialité.



Like a Star @ heaven source http://www.mavieencouleurs.fr/cuisine/inspirations/tout-savoir-sur-le-couscous-sans-pedaler-dans-la-semoule
Tout savoir sur le couscous, sans pédaler dans la semoule !
Un plat généreux et équilibré, plein de couleurs et de saveurs, qui donne le sourire aux lèvres à tous les âges… Pas étonnant que le couscous soit le troisième plat préféré des Français ! Adulé depuis des décennies, qui peut cependant se vanter de le connaitre sur le bout des doigts ? Pour lever le voile sur les mystères de ce plat emblématique de la cuisine nord-africaine et apprendre à le préparer comme « là-bas », suivez le guide !

Petite et grande histoire d’une graine ensorcelante
Le blé dur fut amené au Maghreb par les Romains. Un cadeau indigeste ? C’était sans compter sur l’ingéniosité des femmes nord-africaines qui surent d’instinct qu’il fallait le casser à la meule et le faire cuire à la vapeur pour en faire des merveilles ! Des couscoussiers en terre cuite datant du
IXe siècle ont d’ailleurs été restaurés par des archéologues !

Le « k’seksu » (de son petit nom berbère) attendit cependant le XXe siècle et les années 50-60 pour débarquer en France, dans les valises des jeunes maghrébins, des pieds noirs d’Algérie et des juifs d’Afrique du Nord. Ce fut d’abord dans les petits cafés proches des usines que le couscous se préparait, en toute discrétion. Un lieu de rencontre essentiel entre immigrés, qui prenaient des nouvelles de leurs proches encore au pays grâce au précieux téléphone de l’établissement. Puis les cafés devinrent des restaurants plus ou moins folkloriques ouverts aussi aux « Européens ».

Aujourd’hui, c’est surtout à la casbah (maison) que le couscous authentique et inimitable se déguste : celui de la maman, préparé avec amour et patience ! Le « vrai » couscous est en effet une affaire de femmes, une histoire de gestes, de goûts et d’odeurs uniques qui se transmettent de mère en fille. Au-delà des spécificités d’un pays ou d’une religion, c’est au niveau de chaque foyer que les recettes varient.

Nos 5 conseils pour avoir le vrai coup de main
Plat du vendredi (après la prière du matin chez les musulmans et à la tombée de la nuit chez les juifs), mais aussi des événements joyeux et tragiques, le couscous ne doit pas être traité à la légère !

La semoule. Il en existe de trois tailles, mais la plus simple à cuisiner est la moyenne. Indissociable du couscoussier et de son panier haut où elle se prélasse tranquillement dans plusieurs bains de vapeur, la semoule se transforme en grains parfumés d’une légèreté incomparable. La semoule précuite vous fera gagner un temps précieux, mais sera un « chouïa » moins digeste.

Conseil + : pensez à nouer un chiffon entre les 2 éléments du couscoussier pour éviter la déperdition de vapeur.

La viande : oui, au singulier. Ne proposez qu’une seule sorte de viande : du poulet, de l’agneau (souris, épaule), du veau (jarret) ou du bœuf (macreuse, jumeau). Le « couscous royal » qui propose à la fois du poulet, de l’agneau et de la merguez est une invention pour les touristes, sachez-le ! Si vous n’êtes pas carnivore, le couscous s’associe avec bonheur au poisson (mérou ou mulet), c’est un délice !

Les légumes : du frais, sinon rien ! Proposez au moins 5 légumes selon votre goût et la saison, et des pois chiches secs plutôt qu’en boîte.

Les épices et les herbes sont indispensables pour un bon bouillon bien parfumé ! Le raz el hanout, ce mélange oriental de 27 épices, est bien entendu la star du couscous, mais il y a aussi le gingembre en poudre, la cannelle, le safran, la poudre de rose (eh oui) et bien sûr les herbes fraîches comme le persil, la coriandre et la menthe.
N’oublions pas la harissa, la célèbre purée de piment, qui s’ajoute au bouillon ou se sert dans l’assiette.

La recette du couscous, comme là-bas !
À Shabbat*, les juifs proposent en entrée des kemia (petites salades cuites et crues), mais le couscous étant un plat très complet, vous pouvez faire l’impasse.  

Notre recette pour 8 chanceux : la veille, faites tremper 100 g de pois chiches secs.

Le jour même, versez 1 kg de semoule moyenne dans un saladier, ajoutez une cuillère d’huile d’arachide et un verre d’eau froide pour l’humecter. Frottez les graines entre les paumes des deux mains, doigts ouverts (tout est dans le geste). Dans le bas du couscoussier, disposez 1.5 kg de la viande de votre choix, un oignon coupé en 4, deux tomates entières, les pois chiches, les épices (1 c. à café d’ail écrasé, de raz-el-hanout et de poudre de rose) et un bouquet de coriandre, de persil plat et de menthe attachés ensemble à l’aide d’une ficelle alimentaire. Salez et poivrez, puis recouvrez d’eau. Disposez la semoule dans le panier haut, couvrez et faites cuire le tout pendant une heure.

Reversez la semoule dans le saladier et égrainez-la à nouveau avec un verre d’eau et une petite cuiller de sel. Dans la partie basse du couscoussier, ajoutez à la viande les légumes découpés en tronçons ou cubes moyens (5 carottes, 3 navets, 2 poireaux, 8 pommes de terre, 4 courgettes, 2 branches de céleri, quelques feuilles de chou vert) et en haut, remettez la semoule. Faites cuire 30 minutes cette fois-ci.

Enfin, reversez une dernière fois la semoule dans le saladier pour l’arroser de beurre clarifié (le « smen » peut s'acheter tout prêt dans les épiceries hindou sous le nom de « ghee » ; pour le faire, faites chauffer du beurre dans une casserole et retirez le petit-lait qui nage à la surface). Vérifiez la cuisson de la viande et des légumes, et poursuivez si nécessaire.

Un quart d’heure avant le service, réchauffez viandes et légumes sur feu doux, et la semoule dans un plat allant au four (180 °C) recouvert de papier alu.

Conseil + : en dessert, une salade d’oranges maltaises à la cannelle et à l’eau de fleur d’oranger sera plus que bienvenue, surtout avec un thé à la menthe !
* Jour de repos assigné au septième jour de la semaine juive, le samedi.

Bonus : que faire avec les restes ?
Légumes et bouillon passés au blender deviendront une soupe consistante très parfumée. La viande se recyclera en boulettes et la semoule en taboulés pleins de fantaisie.  

Pas de stress, le couscous étant réputé porter la baraka (chance), vous ne pourrez que le réussir… Bon appétit !



Quelques liens
Histoire et origine du couscous
Like a Star @ heaven http://www.sesamelivremoi.com/histoire.htm
Like a Star @ heaven http://www.la-cuisine-marocaine.com/forum/sujet-479-origine-couscous

Like a Star @ heaven http://www.cuisineaz.com/categorie/2/couscous-473.aspx

Like a Star @ heaven http://www.evasion-culinaire.com/preparation-du-couscous-a-la-vapeur-etape-par-etape/

Like a Star @ heaven http://cuisine.journaldesfemmes.com/recette-couscous

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MessageSujet: Re: COUSCOUS et recettes avec la graine de couscous   Dim 27 Nov 2016 - 23:00



Taboulé recette Tupperware

Préparation :10mn
Ingrédients : pour 6 a 8 personnes
500g de tomates coupées en 2,
500 g de concombres pelés,
1 oignon blanc épluché,
20 cl de jus de citron (3 ou 4 fruits),
20 cl d'huile d'olive,
20 cl d'herbes aromatiques (menthe, persil, ciboulette, estragon, cerfeuil, )
sel , poivre
250 g. de semoule de couscous moyen non cuite (la graine complète du biocoop est à tomber par terre)

Coupez en petits cubes les tomates, les concombres et l'oignon.
Ajoutez le jus de citron, l'huile d'olive, les herbes hachées, le sel, le poivre,
Mélangez, ajouter la semoule, et laisser gonfler au moins 3 heures au frais.

Un lien complémentaire pour des astuces ou conseils
http://1guide.tupperware.fansforum.info/t287-Taboule-dans-le-Quick-Chef-Tupperware.htm



Graine de couscous pour manger avec une grillade
1 verre de semoule entière
1 verre d'eau
sel, huile

Mettre la graine dans un grand bol ou un saladier.
Faites chauffer l'eau dans une casserole, lorsqu'elle est chaude retirer du feu, ajouter le sel et l'huile, mélanger et verser sur la graine.
Remuer avec une fourchette et couvrir avec une assiette
Au bout de 5 mn c'est prêt.



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COUSCOUS et recettes avec la graine de couscous
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