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 Mieux choisir ce qu'on mange et qu'on consomme, et réflexions diverses

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MessageSujet: Re: Mieux choisir ce qu'on mange et qu'on consomme, et réflexions diverses   Mer 6 Juin 2018 - 15:28



source https://www.sante-corps-esprit.com/transformer-stress-en-booster/#respond
Stress : transformez-le en… booster grâce à cette méthode
5 juillet 2017


C’est très désagréable d’être stressé.

Mais c’est surtout dangereux : le stress et l’anxiété font vieillir plus vite et mourir plus tôt que prévu. [1]

Cela provoque aussi des maladies comme le diabète, l’hypertension… et même les démences séniles !

Heureusement, il existe un nombre impressionnant de méthodes naturelles validées scientifiquement pour se protéger contre ce « tueur silencieux ».

De la nutrithérapie (vitamines B, C, magnésium [2] et probiotiques [3]) à la médecine par les plantes (passiflore, valériane, Griffonia [4]) en passant par l’aromathérapie (huile essentielle de lavande [5]), la nature nous offre quantité de remèdes précieux contre le stress.

Et il y a bien sûr toutes les approches « corps-esprit », incontournables pour retrouver la sérénité en profondeur : cohérence cardiaque, massages, yoga, qi gong, tai chi, méditation, biofeedback, EFT…

Mais je voudrais aujourd’hui vous parler d’une méthode nouvelle, révolutionnaire.

Vous n’avez pas besoin de pilule, de plante, de matériel, et encore moins de faire des exercices.

Tout se joue dans votre tête, sur le simple pouvoir de votre pensée… c’est d’une simplicité biblique !

Et en plus, cette technique a le grand avantage d’agir sur le stress le plus redoutable, celui qui vous tue à petit feu.

Car il n’y a pas un seul type de stress… il y a du « bon » et le « mauvais » stress :

Le BON : ce stress vous permet de vous dépasser !
Le bon stress, c’est celui dont la Nature nous a équipé pour faire face aux dangers du quotidien.

Quand nos ancêtres chasseurs cueilleurs se trouvaient nez à nez avec une bête féroce, c’est grâce aux effets du « stress » qu’ils parvenaient à s’en sortir vivant.

Le stress prépare votre corps à agir : soit à vous battre, soit à prendre la fuite (fight or flight).

En moins d’1/20ème de seconde, votre système nerveux « sympathique » vous rend prêt à vous battre, à courir plus vite, ou encore à mieux respirer.

L’adrénaline se met à couler à flot dans votre corps, avec tout une série de conséquences utiles :
Votre cœur bat plus vite et votre tension s’élève, pour mieux irriguer vos organes essentiels pendant l’effort intense à venir ;
Vous devenez pâle, car la circulation sanguine se concentre sur vos membres les plus vitaux : les bras, les jambes, le cerveau, les yeux et même le nez. L’objectif est que vous puissiez agir et réfléchir plus efficacement ;
Vos pupilles se dilatent, pour améliorer votre vision et votre bouche devient sèche car l’heure n’est pas à la digestion (aidée par la salive), mais à sauver votre peau.
Bref, vous mobilisez en une fraction de seconde toutes les ressources de votre corps pour vous dépasser… et rester en vie.

De nos jours, on croise moins de bêtes féroces…

…Mais le même phénomène se produit avant un discours en public, une compétition sportive, ou une rencontre amoureuse : votre corps vous prépare à donner le meilleur de vous-même.

C’est pourquoi, d’ailleurs, les grands sportifs ont besoin du « bon » stress.

Lorsqu’une grande sprinteuse est venue consulter le spécialiste Jim Afremow parce qu’elle voulait « arrêter de stresser »… celui-ci a éclaté de rire tellement cela lui paraissait incongru :
« Les athlètes doivent concevoir le stress comme quelque chose qui les aide à se préparer à la performance. Ils doivent se dire ‘’Oui, j’en ai besoin !’’ Au lieu de vouloir éviter le trac, les ‘ »papillons dans l’estomac’’, ils doivent amener ces papillons à se coordonner et à voler en formation ». [6]

Ce « bon » stress est là pour vous aider à surmonter des épreuves… y compris les plus pénibles.

Du bon stress, oui, mais à une condition
Quand vous essuyez les foudres de votre patron, la colère d’un client mécontent ou d’autres difficultés du quotidien, comme les disputes conjugales ou les conflits avec ses enfants…

… c’est encore le stress qui vous aide à mobiliser votre énergie pour affronter l’orage.

C’est lui, également, qui vous permet aussi de réagir au quart de tour en cas de danger imminent, comme lorsque vous voyez votre enfant s’approcher dangereusement de la route.

Le stress peut alors vous donner une force vertigineuse : pensez à ces deux mères qui ont réussi à soulever une Renault Clio de 1 400 kilos pour sauver un enfant. [7]

Tous ces stress ponctuels n’ont rien de mauvais si vous respectez une condition : que vous bénéficiez d’un repos bien mérité après l’événement stressant.

Si vous continuez d’être stressé après coup, par exemple pendant le repas, vous ne pourrez pas bien digérer. Je rappelle que ce n’est pas la priorité de votre corps, qui se comporte comme si vous faisiez face à un rhinocéros !

Même chose pour le côté créatif qui est en vous : il est mis en sommeil, car ce n’est pas le moment de peindre un chef d’œuvre ou de faire de l’humour.

Et c’est le même problème pour la guérison : une étude récente a montré que les blessures des patients stressés mettaient 40 % de plus de temps à guérir ! [8]

C’est logique, car votre corps stressé est focalisé sur sa capacité à combattre, et non à se réparer !

Voilà pourquoi vous risquez de dépérir si votre vie n’est qu’une succession ininterrompue de stress.

Comme le dit joliment le Dr Joe Dispenza :
« C’est comme vivre dans un pays où 98 % des ressources seraient affectées à la défense nationale, et où rien ne serait consacré aux écoles, aux bibliothèques, à la construction et à l’entretien des routes, aux systèmes de communication, etc. » [9]

C’est aussi comme si vous courriez un marathon tous les jours.

L’activité physique est comme le stress : elle est bonne à petites doses, à condition d’être suivie d’un repos suffisant.

Si vous faites trop de sport, votre corps devient affaibli, vulnérable. Vous êtes au bord de l’épuisement. Alors que si vous faite de l’activité raisonnablement, votre corps en sort renforcé, ragaillardi.

De même, à petites doses, et avec le bon repos, le stress vous rend plus fort.

Mais s’il devient trop fréquent, il vous affaiblit, parfois jusqu’au « craquage » (burn-out).

Voilà la différence classique que font les psychologues entre stress « aigüe » (ponctuel, utile) et « chronique » (permanent, dangereux).

Mais vous devez connaître également une autre forme de stress, que l’on a découvert récemment.

Lui aussi était prévu par la Nature pour nous sauver la vie… mais aujourd’hui au 21ème siècle, il fait généralement notre malheur !

La BRUTE : ce stress vous paralyse (littéralement)
Face à une bête sauvage ou un ennemi puissant, notre corps n’est pas seulement programmé pour se battre ou fuir (fight or flight).

Dans certaines conditions, notre corps a aussi prévu de se figer sur place (freeze).

Cela se produit quand votre cerveau estime que vous n’arriverez pas à vous en sortir.

Votre cerveau pense que vous n’avez aucune chance… qu’il est totalement inutile de combattre ou de fuir… et il vous prépare alors au pire.

Au lieu d’avoir la tension qui s’élève pour mieux irriguer vos organes vitaux, votre pression artérielle se réduit et vos vaisseaux se contractent… pour vous éviter de saigner trop abondamment en cas de blessure !

Plutôt que de vous donner de l’énergie pour combattre, votre corps se met en veilleuse et se prépare à « endurer les coups » en libérant des anti-douleurs (endorphines).

Cela peut aller jusqu’à l’évanouissement, qui est une stratégie de survie fréquente dans le monde animal : « faire le mort » écarte les prédateurs car ils se méfient instinctivement des cadavres (après tout, ils ne savent pas de quoi ils sont morts, peut-être d’un empoisonnement !).

Cette « stratégie » consistant à se « figer » peut d’ailleurs être encore utile de nos jours.

Récemment, un homme nommé Todd Orr a survécu à l’attaque d’un ours dans un parc national américain… parce qu’il a fait le mort ! [10]

De façon plus dramatique, la réaction de « paralysie » frappe fréquemment les femmes victimes de viol. Après coup, beaucoup s’en veulent de s’être « laisser faire », alors qu’elles n’ont tout simplement pas pu surmonter ce réflexe inné qui les a paralysées.

En dehors de ces horribles circonstances, ce type de stress n’est pas toujours mauvais lorsqu’il reste ponctuel, face à un événement grave par exemple.

En revanche, c’est bien ce stress qui cause le plus de dégâts lorsque votre imagination en fait une réalité quotidienne.

Le TUEUR : ce stress qui rend malade
Nous, les êtres humains, nous n’avons pas besoin de nous retrouver face à un danger immédiat pour ressentir du stress.

Il nous suffit d’imaginer un drame ou une épreuve pour que notre corps s’y prépare. Même si cet événement pourrait avoir lieu des jours ou des mois plus tard !

Cette anticipation du danger produit deux réactions très différentes, selon la situation… ou votre tempérament :
Soit vous estimez que vous avez la capacité d’y faire face, et votre corps se met en mode d’un défi à relever : c’est le « bon stress » qui vous prépare à fuir ou vous battre en mobilisant toutes vos ressources physiques et intellectuelles ;
Soit vous pensez que vous n’êtes pas « de taille », et votre corps se met en mode d’une menace à subir : cela ressemble au stress paralysant, qui déclenche chez vous des émotions de peur et d’anxiété.
Est-ce que cela ressemble à ce que vous ressentez ?

Si le stress a tendance à vous paralyser à l’avance, si les épreuves futures ont tendance à vous donner envie de vous cacher sous les couvertures plutôt que de les affronter…

… alors vous faites partie de la deuxième catégorie.

Si c’est le cas, j’ai une bonne et une mauvaise nouvelle.

La mauvaise, c’est que cela peut raccourcir votre vie en bonne santé si ce stress devient quotidien.

La bonne, c’est que vous pouvez agir de façon très simple pour l’éviter !

Votre vie est-elle un défi ou une menace ?
C’est une expérience scientifique incroyable qui nous le dit.

Des chercheurs ont rassemblé des mères qui s’occupent d’un enfant victime d’une maladie chronique – et qui subissent un énorme stress permanent, comme vous pouvez l’imaginez.

Ils ont ensuite mesuré leurs « télomères ». Les télomères, c’est le capuchon de vos chromosomes, qui révèlent votre « âge biologique réel ».

Si vos télomères sont longs, c’est que vous êtes encore jeune dans votre corps et votre tête, avec de bonnes chances de vivre vieux et en bonne santé. [11]

Si vos télomères sont « courts », vous avez plus de risques de mourir prématurément et d’être victime des maladies chroniques.

Sans surprise, les chercheurs ont trouvé que les mères qui s’occupent d’enfant malade ou handicapé ont des télomères plus courts que les autres – c’est l’effet délétère du stress chronique. [12]

Mais parmi ces mères soumises à un terrible stress, certaines avaient conservé des télomères longs : malgré le stress, elles n’avaient pas vieilli plus vite !

Quel était leur secret ?
En fait, ces mères restées en pleine santé avaient une anticipation très différente du stress.

Des chercheurs l’ont démontré en les soumettant à un stress « expérimental ».

Au moment où elles attendaient le moment stressant, dans une salle d’attente, elles percevaient le stress à venir comme un défi.

Alors que les mères qui avaient des télomères courts, signe d’un vieillissement accéléré, percevaient l’épreuve à venir comme une menace !

J’insiste sur ce point essentiel : ce n’est pas le fait de vivre un événement stressant qui pose problème.

C’est l’idée qu’elles se faisaient de l’épreuve avant de la subir qui faisait toute la différence.

Bien sûr, il n’y a jamais de réaction 100 % « pure » : notre anticipation du stress est toujours un mélange de menace et de défi.

Mais si vous avez tendance à vivre davantage le stress comme une menace que comme un « challenge », alors le stress risque de causer des dégâts !

Heureusement, il est possible de modifier votre perception du stress… dans le bon sens !

Pour réagir autrement… il suffit d’y penser !
Cela peut paraît incroyablement simple, mais il pourrait suffire de modifier la perception de votre stress pour le réorienter positivement.

Quand des chercheurs ont encouragé des étudiants à interpréter leur réaction physiologique de stress comme quelque chose qui va les aider à réussir…

… ces étudiants ont eu de meilleures notes à leur test ! [13]

Une autre étude l’a confirmé : face à un stress, ceux à qui on a demandé de penser leur stress comme « utile » sont parvenu à garder leur maîtrise : ils ressentaient moins d’anxiété ! [14]

Voici le précieux conseil d’Elisabeth Blackburn, prix Nobel de médecine, et du Dr Elisa Epel, professeur de psychiatrie :
« Pour canaliser votre stress et faire en sorte qu’il vous procure plus d’énergie positive pour gérer une situation ou réaliser une performance, dites-vous ‘C’est excitant !’ ou encore ‘Mon cœur s’emballe et mon estomac est sens dessus dessous. Super – ce sont les signes d’une belle grosse réponse au stress’.

Bien sûr, si vous vivez un stress émotionnellement épuisant comme celui des mères de notre étude, ce langage vous paraîtra sans doute trop désinvolte. Parlez-vous plus gentiment à la place. Vous pouvez vous dire : ‘Les réactions de mon corps sont en train d’essayer de m’aider. Elles servent à me permettre de me concentrer sur ce que j’ai à faire. Elles montrent que je ne m’en fiche pas’.

La réponse de défi n’est pas une attitude faussement enjouée, du style ‘chouette, je suis si content d’être stressé’. Elle revient à savoir que, malgré les difficultés rencontrées, on peut tourner le stress à son avantage. » [15]

Pourquoi ne pas essayer cette méthode, dès aujourd’hui ?

Bonne santé,

Xavier Bazin



Sources
[1] Systematic review of the association between chronic social stress and telomere length: A life course perspective, BS. Oliveira et all, Ageing Research Reviews, mars 2016

[2] A double-blind, placebo-controlled, double-centre study of the effects of an oral multivitamin-mineral combination on stress, L. Schlebusch et all, NCBI, 2000

[3] Bifidobacteria exert strain-specific effects on stress-related behavior and physiology in BALB/c mice, HM. Savignac et all, NCBI, 2014

[4] Effect of a serotonin precursor and uptake inhibitor in anxiety disorders; a double-blind comparison of 5-hydroxytryptophan, clomipramine and placebo, RS. Kahn et all, NCBI, 1987

[5] Dental patient anxiety: Possible deal with Lavender fragrance, M. Zabirunnisa et all, NCBI, 2014

[6] Dr Elisabeth Blackburn, L’effet télomère, Guy Tredaniel editeur, 2017

[7] ‘Supermothers’ and grandfather lift 1 ton Renault Clio off trapped schoolboy, Daily Mail, 2009

[8] Wound site neutrophil transcriptome in response to psychological stress in young men, S. Roy et all, NCBI, 2005

[9] Joe Dispenza, Le placebo, c’est vous, Ariane, 2015

[10] Montana man details how he survived grizzly bear attack in Facebook video, The Guardian, octobre 2016

[11] Voir L’Effet Télomère. Guy Tredaniel editeur, 2017

[12] Stress appraisals and cellular aging: A key role for anticipatory threat in the relationship between psychological stress and telomere length, A. O’Donovan et all, NCBI, 2012

[13]Turning the Knots in Your Stomach into Bows: Reappraising Arousal Improves Performance on the GRE,

[14] https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24749642

[15] L’effet télomère, Guy Tredaniel editeur, 2017, page 111



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MessageSujet: Re: Mieux choisir ce qu'on mange et qu'on consomme, et réflexions diverses   Mer 6 Juin 2018 - 15:40



source https://www.sante-corps-esprit.com/posez-cette-question-a-votre-medecin/#respond
La question CAPITALE à poser à votre médecin
5 avril 2017


La prochaine fois que vous allez chez le médecin (ou chez le pharmacien), posez-lui cette question :

Dites-moi, Docteur, comment le Doliprane (paracétamol) parvient-il à faire baisser la fièvre et réduire la douleur ?

C’est une question légitime. Après tout, le paracétamol est le numéro 1 de tous les médicaments vendus en pharmacie.

Il est prescrit en première intention par la quasi-totalité des médecins.

Mais je suis prêt à parier que votre médecin vous fera cette réponse :
C’est très simple : il agit grâce à son double effet antalgique et antipyrétique.

Intéressant, sauf que… antalgique signifie « anti-douleur » et antipyrétique signifie « qui agit contre la fièvre ».

Autant dire que vous n’êtes pas plus avancé !

Vous êtes un peu comme Géronte face à Sganarelle, le médecin « malgré lui » de la fameuse pièce de Molière :
GÉRONTE.— Ma fille est devenue muette, sans que jusques ici, on en ait pu savoir la cause. (…) Et je voudrais bien que vous me pussiez dire d’où cela vient.

SGANARELLE.— Il n’est rien plus aisé. Cela vient de ce qu’elle a perdu la parole.

GÉRONTE.— Fort bien: mais la cause, s’il vous plaît, qui fait qu’elle a perdu la parole?

SGANARELLE.— Tous nos meilleurs auteurs vous diront que c’est l’empêchement de l’action de sa langue.

GÉRONTE.— Mais, encore, vos sentiments sur cet empêchement de l’action de sa langue?

SGANARELLE.— Aristote là-dessus dit… de fort belles choses.

GÉRONTE.— Je le crois.

SGANARELLE.— Ah! c’était un grand homme!

GÉRONTE.— Sans doute.

Le reste du dialogue est à mourir de rire, et je vous invite à le lire (ici, la pièce en intégralité).

Bien sûr, depuis Molière, on a fait des progrès immenses dans la connaissance du corps humain.

Mais contrairement à ce qu’on s’imagine, on baigne encore dans une ignorance sidérante de la façon dont notre organisme fonctionne réellement.

S’agissant du Doliprane, par exemple, la vérité est que personne ne sait précisément comment il agit.

Mais ce n’est pas votre médecin qui est ignorant, c’est nous tous, moi le premier ! C’est notre science moderne qui est encore incroyablement limitée !

Et il est très, très important que vous le réalisiez.

Sinon, vous serez toujours à la merci des Sganarelle qui vous feront avaler n’importe quoi, avec la bénédiction des grands laboratoires pharmaceutiques !

Pour vous convaincre, voici un petit échantillon de l’étendue de notre ignorance :

Cancer, Alzheimer, Arthrose : ce qu’on ne comprend toujours pas
Malgré des dizaines d’années de recherches actives, on n’a toujours pas de réponse satisfaisante à des questions aussi élémentaires que celle-ci :

Pourquoi une cellule saine devient-elle cancéreuse ?
Sincèrement, on ne sait pas vraiment.

On sait quels comportements sont associés à un risque de cancer (la cigarette, la malbouffe, la sédentarité, les produits chimiques, etc.).

Mais on ne sait pas ce qui déclenche vraiment le cancer. Des hypothèses, on en a des dizaines, voire des centaines.

Mais des certitudes, aucune.

Et c’est la même chose pour de nombreuses maladies :
Comment « déclenche-t-on » la maladie d’Alzheimer ?
Là encore, on n’en a aucune idée. Certains chercheurs pensent que c’est une forme de virus. D’autres, une forme de diabète (de type III).

Pour vous dire à quel point on est encore « paumés » sur cette maladie, on misait beaucoup d’espoir sur des médicaments permettant de lutter contre les fameuses « plaques amyloïdes », caractéristiques de cette maladie…

…alors qu’on commence à penser que ces plaques seraient là pour protéger notre cerveau contre les conséquences d’Alzheimer !

Pourquoi a-t-on mal aux articulations ?
Même l’arthrose cache un mystère insondable : certains patients ont des radios impeccables et subissent des douleurs articulaires intenses.

D’autres semblent criblés d’arthrose – en tout cas sur leur radio – et ne souffrent pas du tout !

Pourquoi ? Personne ne sait !

Et je pourrais continuer la liste. Pourquoi certaines personnes ont des brûlures d’estomac (reflux) et d’autres non, alors qu’elles mangent la même chose ? Pourquoi notre corps crée-t-il de l’hypertension ?

Je sais que ça paraît fou, mais la vérité est qu’on ne comprend pas grand-chose à la plupart des maladies de notre temps.

Et quand on en vient aux remèdes conventionnels, l’ignorance est encore plus terrifiante.

Médicaments : personne ne sait pourquoi ils marchent… ou pas
Les antidépresseurs sont sans doute le cas le plus caricatural.

Si vous demandez à votre médecin pourquoi les antidépresseurs soulagent la dépression, il vous dira qu’ils augmentent la sérotonine dans le cerveau, et donc améliorent l’humeur.

Mais posez-lui ces deux questions simples…

D’accord, mais alors pourquoi les antidépresseurs mettent-ils 3 semaines avant d’agir… alors qu’ils augmentent le niveau de sérotonine dans le cerveau en 24 heures?
Et pourquoi les amphétamines et la cocaïne, qui augmentent aussi les niveaux de sérotonine, n’ont aucun effet sur la dépression ?
… et je vous promets qu’il restera sans voix. Personne ne sait répondre à ces questions.

Bon, vous me direz peut-être que les antidépresseurs touchent au cerveau, et que c’est une zone hyper compliquée.

Mais prenons un médicament de référence plus simple, utilisé depuis longtemps contre le diabète : la metformine.

La prochaine fois que votre médecin ou pharmacien vous en donne, posez-lui la question :
Comment la metformine parvient-il à réduire mon taux de sucre dans le sang ?
Son réflexe sera peut-être de dire qu’il réduit la résistance à l’insuline… ce qui est simplement une autre manière de dire qu’il lutte contre le diabète.

Mais comment ce médicament réduit-il la résistance à l’insuline ? Par quelle magie ? On n’en sait rien…

La vérité, c’est que nous en sommes encore à l’âge de pierre de la médecine.

Bien sûr, nous faisons des prouesses technologiques, qui sauvent des vies tous les jours : scanner, IRM, opérations chirurgicales, greffes d’organes, hanches artificielles, etc.

Mais dès qu’il s’agit de la compréhension des équilibres métaboliques hyper complexes du corps humain, nous sommes tout simplement désarmés.

On ne s’en rend pas compte, car on nous fait en permanence la promotion de nouveaux médicaments chimiques « révolutionnaires ».

Vu de loin, on a l’impression d’une avancée toujours plus décisive de la connaissance scientifique, capable d’agir avec toujours plus d’efficacité et de précision sur le corps humain.

Mais la réalité est toute autre : parmi les milliers de molécules « découvertes » depuis 50 ans, la plupart sont simplement copiées sur la nature, ou bien trouvées par hasard !

Les molécules des labos pharmaceutiques ne font « qu’imiter » la nature
Ne pensez pas que les médicaments sont le fruit d’une compréhension biochimique de notre organisme.

Dans la plupart des cas, ce sont de pures copies de la nature, ou bien des remèdes utilisés par les médecines traditionnelles :
L’aspirine est simplement composée d’acide acétylsalicylique… contenu dans l’écorce de saule blanc, utilisé depuis le Moyen-Age comme anti-douleur efficace ;
Les antibiotiques ont été découverts totalement par hasard : la pénicilline n’est rien d’autre qu’une moisissure naturelle dont on s’est aperçu qu’elle tue les bactéries ;
La metformine, le médicament de référence contre le diabète de type 2, a été synthétisée à partir d’une plante, la Galega officinalis, utilisée comme antidiabétique depuis longtemps ;
La L-Dopa, le médicament phare contre Parkinson, est une substance naturelle trouvée dans la « fève des marais » et le « pois mascate » (Mucuna Pruriens), ce dernier étant utilisé traditionnellement par la médecine ayurvédique contre Parkinson ;
Le curare, si précieux pour anesthésier les patients avant une opération chirurgicale, a été inventé par les Indiens d’Amazonie, avec leurs plantes locales ;
Le célèbre anti-cancéreux paclitaxel, utilisé en chimiothérapie, a été extrait de l’écorce de l’if (l’arbre) ;
Et tout le monde sait que la morphine, cet antidouleur parfois indispensable en soins palliatifs, est issu du pavot.
Et puis il y a les médicaments qui sont une copie d’un autre genre : non pas des copies des plantes, mais des copies des substances guérisseuses que nous avons dans le corps.

C’est le cas des hormones, si précieuses pour certains patients : l’insuline sauve la vie des diabétiques de type 1, les hormones thyroïdiennes font vivre des patients sans thyroïde ; et le cortisol est un accélérateur incroyable de guérison à court terme.

Mais là encore, on s’est contenté de recréer chimiquement une substance déjà existante dans le corps humain. Aucune compréhension précise des équilibres métaboliques n’était nécessaire.

Quant aux vaccins, dont notre médecine moderne est si fière (pas toujours à juste titre), ils ne sont rien d’autre que l’inoculation d’un virus « naturel » à une personne bien portante.

Pourquoi on ne trouve (presque) plus de médicaments efficaces
En fait, l’âge d’or de la chimie médicale a eu lieu dans les années 1960, lorsqu’on s’est mis à tester frénétiquement des dizaines de milliers de molécules dans des éprouvettes.

Les grands laboratoires n’y sont pas allés par quatre chemins : ils ont passé au peigne fin toutes les molécules qu’ils avaient sous la main… et sur le tas, ils en trouvé quelques-unes qui avaient un effet thérapeutique.

Mais aujourd’hui, c’est fini.

Aucune nouvelle classe d’antibiotique n’a été découverte depuis 40 ans.

L’industrie pharmaceutique a même renoncé à trouver des médicaments contre de nombreux problèmes psychiatriques (anxiété, dépression, troubles bipolaires, etc.), faute d’espoir de succès. [1]

Et la plupart des nouveaux médicaments sont moins efficaces ou plus dangereux que ceux d’avant – pensez à la pilule de 3ème génération.

Au total, vous comprenez mieux pourquoi la médecine moderne n’a toujours pas « vaincu » le cancer, ni le diabète, ni l’arthrose, ni les insomnies, ni Alzheimer, ni Parkinson, ni l’intestin irritable, ni les brûlures d’estomac, ni la maladie de Lyme, etc.

Et surtout, surtout…

Vous comprenez pourquoi vous avez tout intérêt à faire confiance au potentiel guérisseur de votre corps avant de recourir à la dernière molécule miracle de l’industrie chimique.

Mieux vaut faire confiance à votre corps… et à la nature
La vérité est que votre corps est beaucoup, beaucoup plus intelligent que n’importe quel médecin ou scientifique de notre temps.

Ce sera peut-être différent dans 50 ou 100 ans, avec la progression de la recherche.

Mais d’ici là, mieux vaut vous demander ce qui va renforcer votre organisme avant de chercher à interférer avec ses réactions naturelles.

C’est la raison pour laquelle la première des médecines est l’alimentation, l’activité physique, la gestion du stress et la protection vis à vis des polluants.

L’objectif est de donner à votre organisme tout ce dont il a besoin pour optimiser ses capacités d’auto-guérison.

La seconde médecine, c’est celle que la nature a mis à notre disposition (plantes et huiles essentielles).

L’objectif est de donner un coup de pouce à notre corps, avec des molécules dont l’efficacité et la non toxicité est garantie par des centaines d’années d’usage traditionnel.

Quant aux médicaments chimiques qui interfèrent avec des mécanismes naturels, ils ne viennent que dans un troisième temps.

Bien sûr, ils peuvent sauver des vies dans des situations d’urgence. Mais sur le long terme, ils ont toutes les chances de produire de lourds déséquilibres dans votre organisme hyper-complexe.

Voilà pourquoi, tant que nous en serons à l’âge de pierre de la médecine, il vaut presque toujours mieux faire confiance à notre corps et à la nature !

Et voilà pourquoi vous ne devez pas avoir peur de « tenir tête » à votre médecin, en lui demandant de justifier les remèdes qu’il vous prescrit (et avec de meilleurs arguments que Sganarelle !).

Vous savez lire ? Dialoguez avec votre médecin !
Vraiment n’ayez jamais de complexe à demander des explications à votre médecin.

Car dès qu’il s’agit de savoir quel traitement vous convient le mieux, les connaissances biochimiques pointues de votre médecin ne lui servent pas à grand chose.

La seule référence universelle pour savoir avec certitude si un traitement est utile et sans danger, ce sont les études expérimentales : on donne le remède à un groupe de patients, contre placebo et on observe le résultat.

Pour cela, vous n’avez pas besoin de connaître les mécanismes biochimiques hyper-complexes de notre corps. Ce qui compte, c’est que les remèdes soient efficaces, et sans effet secondaire… et cela, seuls des essais cliniques peuvent nous le dire avec certitude.

Cela veut dire que si vous savez lire des études statistiques, vous pouvez en savoir autant que votre médecin sur l’efficacité de 95 % des traitements… même sans avoir la moindre connaissance en physiologie !

Voilà pourquoi je cite toujours les études scientifiques auxquelles je me réfère. C’est pour vous placer sur un pied d’égalité avec votre médecin, pour que vous puissiez nouer un dialogue riche et fructueux sur les avantages et inconvénients des médicaments et remèdes naturels.

Si votre médecin vous prescrit du paracétamol contre votre mal de dos, par exemple, dites-lui qu’une revue d’études publiée dans le prestigieux British Medical Journal a montré que ce médicament est totalement inefficace contre les lombalgies (voir ma lettre à ce sujet). [2]

S’il veut vous donner des médicaments anti-acides (IPP) contre vos brûlures d’estomac, dites-lui qu’une étude réalisée sur près de 80 000 malades et publiée dans le non moins prestigieux Journal of the American Medical Association a montré qu’ils augmentaient le risque d’Alzheimer de 44 %. [3]

Peut-être aura-t-il de bonnes raisons de vous en prescrire malgré tout, mais vous avez le droit de les connaître.

Et s’il vous dit, d’un ton méprisant, « vous n’êtes pas médecin »…

…répondez-lui : « oui, mais je sais lire » !

Bonne santé,

Xavier Bazin



Sources
[1] Why « big pharma » stopped searching for the next Prozac, Mary O’Hara et al., The Guardian, janvier 2016

[2] Efficacity and safety of paracetamol for spinal pain and osteoarthritis: systematic review and meta-analysis of randomised placebo controlled trials, G. Machado et al., British Medical Journal, mars 2015

[3] Association of proton pump inhibitors with risk of dementia, W. Gomm, The Jama Network, april 2016



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MessageSujet: Re: Mieux choisir ce qu'on mange et qu'on consomme, et réflexions diverses   Ven 15 Juin 2018 - 14:44



source https://www.sante-corps-esprit.com/petit-guide-de-survie-a-lhopital/#respond
Petit guide de survie à l’hôpital
6 mai 2017


Vous êtes assis ? bien accroché ?

Alors voici ce qui est arrivé à une patiente, venue à l’hôpital pour une consultation de gastro-entérologie :

« Quand elle s’est présentée à la consultation, on l’a fait attendre dans le box à deux portes, en lui demandant de se déshabiller entièrement et d’enfiler une simple chemise, fendue à l’arrière.

On l’a fait entrer dans une salle où se trouvait, sans qu’on l’ait prévenue, un groupe d’internes postés autour de leur patron. L’un d’eux l’a guidée jusqu’à une table d’examen installée au milieu de la pièce. Là il l’a fait monter sur la table et lui a demandé de s’agenouiller et de se prosterner, le visage contre le cuir.

Pendant qu’elle se cachait le visage, honteuse, elle a entendu quelqu’un enfiler un doigtier en caoutchouc et l’a senti, sous le regard de tous, lui glisser sans ménagement l’index, puis un objet rigide, dans l’anus.

Cinq minutes plus tard, elle ressortait en larmes. L’examinateur n’avait pas prononcé un mot. Avant qu’elle ait fini de se rhabiller, elle a entendu la porte du box s’ouvrir et un jeune homme lui déclarer : « On va écrire à votre médecin traitant. Au revoir, madame ».

C’est un médecin retraité, Martin Winckler, qui a raconté cette histoire sidérante dans un livre au titre provocateur, Les Brutes en Blanc.

Il faut savoir que ces pratiques d’un autre âge sont plus fréquentes qu’on ne l’imagine.

En février 2015, la presse révélait que les étudiants en médecine s’exerçaient au toucher vaginal ou rectal… sur des patientes endormies au bloc opératoire [1] – sans leur demander leur avis !

La Ministre de la Santé, pour une fois réactive, avait alors immédiatement demandé un rapport officiel… [2] qui a confirmé en octobre 2015 que ce n’était pas un cas exceptionnel. Ce serait même une pratique répandue à l’hôpital !

Mais ce qui se passe parfois en cancérologie est à mon avis encore plus grave.

La boule au ventre chez son cancérologue
J’ai encore en mémoire l’émotion de mon ami le Dr V., lorsque nous avons parlé tout récemment de ses patients frappés par le cancer.

Le Dr V. n’est pas cancérologue : ce n’est pas lui qui prescrit la chimiothérapie. Mais il propose à ses patients des traitements d’accompagnement pour traverser l’épreuve dans de meilleures conditions.

Il leur prescrit notamment des plantes et compléments alimentaires validés scientifiquement et qui peuvent faire une belle différence en cas de cancer. [3]

Le drame se produit lorsque ces patients doivent « avouer » à leur cancérologue qu’ils prennent ces traitements naturels.

« Dans la plupart des cas, leur cancérologue leur tombe dessus, les engueule violemment. Dans le meilleur des cas, il dit au patient qu’il peut faire « ce qu’il veut », affichant un souverain mépris pour ces traitements complémentaires.

Tu te rends compte, Xavier, me dit le Dr V., suffoqué par l’indignation, ces patients arrivent la boule au ventre chez leur cancérologue. Ils ont le cancer et ils subissent en plus la maltraitance de celui qui est censé les aider à guérir ! »

Et ce n’est pas seulement un problème de réticence vis à vis des médecines naturelles.

Malheur à vous si vous n’acceptez pas immédiatement le traitement que votre cancérologue vous propose !

« Puisque vous ne voulez pas de mon traitement, pas la peine de revenir me voir »
Sur son blog De la médecine générale [4], un médecin généraliste relate son entretien avec la femme d’un de ses patients :
« On a dit à mon mari, j’étais là, qu’il allait mourir à 99 % »

« Ils vous ont dit ça ?
– Je vous jure, docteur, mon fils était là… »

Donc, je résume (écrit le médecin blogueur) : on a dit au patient et à sa famille qu’il allait mourir à 99 % et on lui a posé une chambre implantable (un cathéter avec boîtier pour administrer la chimiothérapie). Sans lui demander son avis. On lui a d’abord posé une chambre sous la peau avant de savoir s’il allait faire la chimiothérapie.

La femme du patient ajoute : « Le docteur a dit qu’avec le nouveau traitement mon mari pouvait vivre entre trois et neuf mois de plus et que s’il le refusait il pouvait mourir dans une semaine ou dans un mois. »

Et le coup de grâce : « Le docteur a dit que puisqu’il refusait le traitement il n’avait pas besoin de le revoir. »

Commentaire du médecin blogueur : « Je suis effondré. Comment peut-on prononcer une phrase pareille ? Comment peut-on se comporter aussi mal à partir du moment où le patient (qui va mourir) décide de ne pas se traiter ? »

Est-ce un cas exceptionnel ? Probablement pas, hélas.

« Vous avez une tumeur inopérable. Au revoir »
Il est vrai qu’annoncer à quelqu’un une maladie grave est horriblement difficile.

Mais combien de médecins annoncent encore leur diagnostic sans aucune précaution, de manière glaciale et inhumaine ?

Difficile de donner chiffre, mais cela arrive encore trop fréquemment :
« Un étudiant m’a raconté son stage en neurologie en 2011 dans un hôpital parisien, raconte Martin Winckler. Le chef de service annonçait les diagnostics de tumeurs ou de maladies dégénératives à haute voix en entrant dans les chambres, en présence d’étrangers ou de membres de la famille qui ne s’étaient pas présentés.

Et quand on demandait quel était le traitement, il répondait : « Il n’y en a pas. Mais moi j’ai fait mon travail, vous savez ce que vous avez. A présent, je vous demanderai de quitter mon service. D’autres patients attendent. »

C’est peut-être cette obsession française pour le « diagnostic », plutôt que le soin, qui explique un autre genre de maltraitance :

Malheur à vous si vos symptômes ne « correspondent pas »
Combien de médecins ont prononcé cette terrible phrase à leur patient qui se plaignait de douleurs ou de symptômes étranges ?

« C’est dans votre tête. »

Vous venez confier votre souffrance à un médecin, vous vous êtes mis à nu psychologiquement…. et il vous traite d’hypocondriaque !

Parfois, il va jusqu’à vous prendre pour un fou ou un simulateur.

Si vos douleurs ou vos symptômes ne correspondent pas à ce qu’il a appris à la Faculté, c’est forcément qu’ils sont imaginaires !

C’est une double violence : il vous laisse entendre que vous vous trompez sur vos propres perceptions (!). Et en plus, il refuse de chercher la moindre solution !

Combien de gynécologues ont balayé d’un revers de main les plaintes de leurs patientes sous pilule : « perte de libido, prise de poids ? C’est dans votre tête ! »

Mais le pire, c’est lorsque vous souffrez de ces maladies très mal comprises : sclérose en plaque, fibromyalgie, syndrome de fatigue chronique… et la maladie de Lyme.

« Les autres médecins se sont moqués de moi »
Là encore, une histoire vraie, racontée par un médecin humain et empathique (il y en a aussi énormément, cela va sans dire !), vaut mieux que mille discours :

« Madame D. – c’est la première fois qu’elle fait appel à moi – me décrit les symptômes qu’elle ressent. Ils ne ressemblent à rien que je ne connaisse ou aie déjà vu, mais je note consciencieusement ce qu’elle me dit et je m’interroge tout haut sur les explorations à faire pour identifier ce qui la fait souffrir.

Je la vois glisser la main dans son sac et en ressortir une feuille pliée en quatre qu’elle me tend en tremblant. C’est un article découpé dans une revue de santé grand public. On y décrit la maladie qu’elle redoute d’avoir.

J’ouvre l’article et je le lis devant elle. Il ne s’agit pas d’une maladie exotique, mais de la maladie de Lyme, une infection dont on parle peu en France à l’époque. J’en ai entendu parler pendant mes études et ce que dit l’article semble tout à fait solide.

Je lui déclare : « Vous avez raison, ça pourrait être ça ; je vais ajouter la sérologie de la maladie de Lyme à la prise de sang ». Elle se met à pleurer. Je lui demande pourquoi.

Elle me répond : « vous êtes le premier qui me dit ça. Les autres médecins se sont moqués de moi ».

Le premier avait grommelé ‘ne venez pas m’emmerder avec ces conneries’. Le deuxième avait à peine regardé l’article et le lui avait rendu sans un mot. Le troisième avait souri de manière assez méprisante et dit : ‘vous ne devriez pas lire des choses que vous ne comprenez pas’ » [5].

Comment comprendre que des professionnels dont la mission est de soigner puissent se comporter ainsi ?

Probablement parce que certains « Docteurs » n’ont rien compris à leur mission de « soignant ».

Votre médecin est-il un « docteur » ou un « soignant » ?
Dans un roman publié en 1998, le médecin Martin Winckler (encore lui !) fait cette distinction lumineuse :

« Le Docteur « sait » et son savoir prévaut sur tout le reste.

Le soignant cherche avant tout à apaiser les souffrances.

Le Docteur attend des patients et des symptômes qu’ils se conforment aux grilles d’analyse que la faculté lui a inculquées.

Le soignant fait de son mieux (en questionnant ses maigres certitudes) pour comprendre un tant soit peu ce qui arrive aux gens.

Le Docteur prescrit.

Le soignant panse.

Le Docteur cultive le verbe et le pouvoir. »

Malheureusement, pour beaucoup de médecins, les « soins », c’est bon pour les infirmières, les kinés, les psys.

Les « Docteurs », eux, ce sont des gens qui savent, et qui le montrent.

J’ai expliqué dans une autre lettre pourquoi un médecin « froid et hautain » ne peut pas être un bon médecin, même s’il est bardé de diplômes universitaires.

Mais vous n’avez pas toujours le choix de votre médecin… surtout quand vous vous retrouvez à l’hôpital ou chez un spécialiste.

Alors je vous ai préparé une petite liste de droits fondamentaux que vous devez connaître par cœur.

Attention : cette liste vous sera inutile chez la majorité des médecins, humains et professionnels.

Mais il est toujours possible de « mal tomber ». Et si c’est le cas, mieux vaut s’y être préparé.

Vos 8 droits fondamentaux
Voici donc huit conseils à avoir en tête en cas de consultation avec un médecin que vous ne connaissez pas [6] :

1:N’acceptez jamais de vous déshabiller avant qu’il ne vous ait écouté(e). Vous avez le droit que l’on vous explique à quoi l’examen va servir et vous pouvez le refuser si vous n’en voyez pas l’utilité. Dans tous les cas, il n’est quasiment jamais utile de se déshabiller totalement (même en cas de consultation gynéco, vous pouvez garder le haut).

2:N’acceptez aucun geste médical dont on ne vous a pas expliqué la nature et l’objectif, et pour lequel vous n’avez pas donné votre consentement. Lorsqu’on vous fait mal, dites-le.

3:Demandez toujours une explication détaillée de ce que le médecin a constaté, de ce qu’il pense ou croit avoir diagnostiqué. Et s’il ne sait pas, qu’il vous le dise !

4:N’hésitez pas à préparer vos questions par écrit si vous consultez pour un problème difficile. Si vous craignez de ne pas tout comprendre, faites-vous accompagner par une personne de confiance (le médecin n’a pas le droit de vous le refuser, vous avez le droit de lever le secret médical pour qui vous souhaitez).

5:Ne prenez pas de décision sans prendre le temps de réfléchir. En dehors d’une hospitalisation en urgence, rien n’est pressé à la minute, pas même un cancer invasif. Vous avez le droit de prendre quelques jours pour réfléchir au traitement.

6:N’acceptez jamais les comportements déplacés : reproches (« vous n’avez aucune volonté »), commentaires désobligeants (« oh, comme vous êtes douillette »), ou menace (« vous êtes inconscient de ne pas vouloir vous faire opérer ! Pensez à votre famille ! »). Demandez que cela cesse, et si ce n’est pas le cas, levez-vous et sortez immédiatement, sans régler.

7:Vous avez le droit d’être écouté(e) sans être interrompu. En revanche, vous avez le droit d’interrompre votre médecin pour lui demander d’où il tient une information que vous pensez erronée.

8:Ne prenez jamais de médicament sans vous être fait expliquer en détail les avantages et les risques qu’il comporte – et la liste de ses effets indésirables.

Et si votre médecin rechigne, rappelez-lui l’article 35 de son propre Code de déontologie :
« Le médecin doit à la personne qu’il examine, qu’il soigne ou qu’il conseille une information loyale, claire et appropriée sur son état, les investigations et les soins qu’il propose. Tout au long de la maladie, il tient compte de la personnalité du patient dans ses explications et veille à leur compréhension. »

Mon ami le Dr de Lorgeril appelle ça la médecine « bienveillante ». [7]

Si seulement elle pouvait être plus répandue !

Bonne santé,

Xavier Bazin

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Sources
[1] Toucher vaginal sur patientes endormies : des médecins alertent le gouvernement, Libération, février 2015
http://www.liberation.fr/societe/2015/02/06/toucher-vaginal-sur-patientes-endormies-des-medecins-alertent-le-gouvernement_1197388

[2] Rapport sur la formation clinique des étudiants en médecine, Conférence des Doyens de Faculté de Médecine, 2015
http://femmes.gouv.fr/wp-content/uploads/2015/10/271015-Rapport-Formation-clinique-etudiants-medecine.pdf

[3] Voir le livre très complet du Dr Eric Ménat, Cancer : être acteur de son traitement, Leduc Editions, 2016.

[4] L’oncologue est un nouveau barbare. Histoire de consultation, Docteur du 16, blog, juin 2016
http://docteurdu16.blogspot.com/2016/06/loncologue-est-un-nouveau-barbare.html

[5] Martin Winckler, Les brutes en blanc, Flammarion, 2016, page 78.

[6] Largement inspirés, encore une fois, du livre de Martin Winckler, Les brutes en blanc.

[7] Un terme qu’il a mis au cœur du nom de son association : association pour une médecine scientifique, indépendante et bienveillante (AMSIB)

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MessageSujet: Re: Mieux choisir ce qu'on mange et qu'on consomme, et réflexions diverses   Ven 15 Juin 2018 - 14:52



source http://www.reponsesbio.com/2018/06/14/qui-est-jean-baptiste-loin/
Qui est Jean-Baptiste Loin ?
14 juin 2018


Vous l’aurez peut-être compris, surtout si vous me suivez depuis longtemps, Jean-Baptiste Loin n’est pas mon véritable nom.
Pourquoi signer mes articles avec un pseudonyme ? Et pourquoi cela ne m’empêchera-t-il pas pour autant d’être aussi sincère et passionné que je l’ai toujours été ?
Les réponses à ces questions et peut-être même quelques autres, sont ici.


Lorsque j’ai commencé à écrire des articles de santé naturelle dans la presse papier, au tout début des années 80, je n’avais jamais pensé en faire le métier qui occuperait le reste de mes jours.

Pourtant, de fil en aiguille, le vaste monde des médecines naturelles s’étant ouvert à moi, j’y ai plongé sans retenue, me passionnant pour toutes les thérapies holistiques.

Sans retenue, si ce n’est la préservation de ma vie privée et par la même occasion de ma sécurité.

Je m’explique…

Dans les années 80 les lobbies du nucléaire, de l’industrie pharmaceutique, du pétrole et tout ce qui y était directement ou indirectement lié, menaçaient sérieusement la tranquillité et parfois la vie des journalistes indépendants et militants montrant à qui voulait bien l’entendre, l’étendue de la supercherie.

Or nous autres, journalistes de vulgarisation scientifique, étions en première ligne devant bon nombre de ces lobbies.

Et, croyez-moi ou non, les exemples de disparitions inexpliquées, d’accidents fortuits, de procès injustifiés ne sont pas rares.

Mais fort heureusement, le statut d’éditeur et celui de journaliste, ainsi que l’assiduité des gens faisant le choix de ce qui est bon pour l’humain, ont permis à quelque chose d’autre d’émerger.

Préservant farouchement l’intention de rester libre de publier en dehors des contraintes gouvernementales, politiques et financières.

Il nous a donc toujours paru évident, d’un commun accord avec mes éditeurs, que la précaution élémentaire d’un pseudonyme était appropriée.

C’est en tout cas ainsi que Jean-Baptiste Loin fut, si je puis dire, baptisé.

Né de la folle idée que nous pourrions parler impunément des médecines naturelles et des principes permettant une vie saine, exempte de pollutions invisibles tout en dénonçant les tentatives de manipulations et de désinformation auxquelles nous étions, et sommes encore confrontés.

Cela vous semble fou ?

C’est pourtant la triste réalité, le monde dans lequel nous vivons est revêtu d’un tissu d’incohérences, allant à l’encontre de tout bon sens.

Plus tard, en vous retrouvant sur internet avec Réponses Bio, la presse telle que nous la connaissions avait bien changé.

Pourtant mon rôle de journaliste, lui, demeure sensiblement le même.

Et certains articles que je publie à propos de médicaments dangereux, de substances nocives ou bien plus simplement de la bio et de ses dérives, ne sont pas toujours vus d’un bon œil par tout le monde.

C’est pourquoi, afin de continuer à vous écrire sans contrainte, si vous le voulez bien, je préserverai discrètement mon anonymat.

Un anonymat qui, paradoxalement, me permet aujourd’hui plus facilement d’être moi-même.

Cela étant dit, je ne suis que la partie immergée de l’iceberg, celle qui tel l’ermite reste invisible aux yeux du monde.

Ceux que vous voyez, en particulier Naevius et Nina, sont bien les noms réels du couple d’éditeurs faisant sans doute partie des plus atypiques de leur génération.

Sans leur travail quotidien, point de Jean-Baptiste Loin.

C’est pourquoi, afin de permettre à cette entreprise de se développer, et de continuer à inspirer des modèles similaires, nous avons créé une place de marché.

Il nous est en effet apparu depuis longtemps qu’en consommant des produits sains, justes et éthiques tout en favorisant l’artisanat et le partage des connaissances, le monde changerait bien plus vite que par le biais d’un parti politique, d’une ONG ou même d’un groupe de presse.

Le principe de cette place de marché et sa volonté de fonctionner humainement à l’intérieur d’une société déshumanisée, est finalement extrêmement simple :

Lorsque mes conseils vous semblent utiles et que vous achetez les produits et ressources pratiques qui y sont présentés, nous percevons une modeste commission sur la vente.

Ainsi ce qui vous rend service, nous permet de continuer à exister, et donc de vous rendre service à nouveau.

Cela vous convient-il ou souhaitez-vous en savoir plus à propos d’un point en particulier ?

Si c’est le cas, je vous invite vivement à me laisser votre ou vos questions dans les commentaires en bas de cet article, je vous répondrai personnellement.

Jean-Baptiste Loin



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