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 Mieux choisir ce qu'on mange et qu'on consomme, et réflexions diverses

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MessageSujet: Re: Mieux choisir ce qu'on mange et qu'on consomme, et réflexions diverses   Lun 12 Fév 2018 - 19:10



source http://www.sante-corps-esprit.com/vrai-secret-de-sante-centenaires/#respond
Le vrai secret de santé des centenaires
8 juin 2016


Et si l'amour était le plus PUISSANT des médicaments

Saviez-vous qu’une certaine habitude de vie, en apparence inoffensive, est aussi nuisible pour votre santé que de fumer 15 cigarettes par jour ?

Son importance est souvent sous-estimée, notamment par rapport à ces quatre piliers fondamentaux de la santé :
1. Une bonne alimentation, riche en légumes et pauvre en sucres rapides ;

2. Une activité physique régulière, qui stimule votre cœur et maintient votre masse musculaire ;

3. Une gestion efficace de votre stress, avec un sommeil réparateur ;

4. Une protection contre les poisons de la vie moderne (pesticides, perturbateurs endocriniens, médicaments toxiques etc.)

Bien sûr, si vous suivez ces 4 règles, vous diminuez drastiquement le risque d’être touché par la maladie et la dégénérescence liée à l’âge.

Mais ces efforts peuvent être réduits à néant si vous négligez le 5ème pilier de la santé et de la longévité.

Pour vous le faire découvrir, je vous invite à un petit voyage dans les « zones bleues », ces fascinantes régions du monde où l’on compte le plus de centenaires.

L’île mystérieuse où les hommes vivent aussi longtemps que les femmes
Notre parcours commence par la Sardaigne centrale. Ici, dans les villages de montagne, la longévité des habitants est impressionnante, comparable à celles des habitants d’Icarie en Grèce, l’autre île des centenaires de la Méditerranée.

Mais le plus frappant, c’est que cette région de Sardaigne est l’un des seuls endroits au monde où les hommes vivent quasiment aussi vieux que les femmes ! On compte 10 fois plus d’hommes de plus de 100 ans qu’ailleurs.

Pourquoi ? L’explication la plus vraisemblable risque de vous étonner : parce que ces hommes ont des relations particulièrement riches et étroites avec autrui.

Partout ailleurs dans le monde, on observe que les femmes, comparé aux hommes, ont des contacts beaucoup plus fréquents avec les membres de leurs familles, leurs amies ou leur voisinage. Et c’est sans doute ce qui explique en partie pourquoi elles vivent plus longtemps.

Car dans les villages sardes, où les hommes vivent si vieux, ils ont des relations humaines tout aussi intenses que les femmes.

Quand la chercheuse Susan Pinker s’est rendue sur place pour connaître le secret de leur longévité, elle s’est heurtée à un petit problème logistique : les centenaires qu’elle voulait interroger n’étaient jamais seuls !

Déjà, ils vivaient souvent sous le même toit que leurs enfants.

Là-bas, les maisons de retraite n’existent pas. Et pour cause : voici ce qu’a répondu une femme de 60 ans à Susan Pinker, lorsqu’elle lui a demandé si cela ne lui pesait pas trop d’héberger son oncle de 102 ans, presque sourd et un peu bourru :

« Non, non ! Vous, les Américains ne comprenez pas cela. C’est un plaisir que de m’occuper de lui. Il représente mes racines. Les seniors de ce village sont notre trésor » [1]

Et même lorsqu’ils vivent seuls, ils ne sont jamais isolés.

Prenez l’exemple d’un de ces anciens, Salvatore Pina (94 ans). Lui et ses 3 amis, âgés de 88 à 90 ans, passent presque toute la journée ensemble. Ils se voient le matin pour prendre le café. Puis l’après-midi pour jouer aux dominos. Et enfin, ils se retrouvent à nouveau le soir, pour boire le vin local, le Cannonau. [2]

On retrouve cette intense proximité sociale dans toutes les « zones bleues », à commencer par la fameuse « île des centenaires » à Okinawa (Japon).

D’Okinawa à Abkazhan, une même solidarité humaine
A Okinawa aussi, les liens familiaux sont primordiaux, et les personnes âgées sont respectées et honorées.

Mais là-bas, la vie sociale est aussi enrichie par une institution typique, le « moai ». C’est une sorte de « club » dans lequel on est inscrit pour toute la vie, dès le plus jeune âge.

Les membres se rencontrent chaque semaine pour être ensemble, rigoler, chanter ou partager le thé. L’objectif, à l’origine, était de régler des problèmes pratiques de la vie en communauté. Mais rapidement, les « moai » sont devenus des familles étendues, dans lesquelles chaque membre sait qu’il pourra s’appuyer sur les autres en cas de difficulté.

Le chercheur Dan Buettner mentionne le cas de deux femmes qui faisaient partie du même « moai » depuis 98 ans. A 102 ans, elles continuent à se voir, à boire du saké. Il leur arrive de se disputer, comme un vieux couple, mais elles savent qu’à la moindre difficulté, elles pourront compter l’une sur l’autre.

Le « yuimaru », la solidarité, est une valeur clé à Okinawa. Lorsque vous construisez une maison, tout le village est là pour vous apporter de l’aide. Chacun sait qu’il peut compter sur son voisin s’il a besoin d’un coup de main ou s’il tombe malade.

Un bel exemple est cette femme âgée qui tenait une petite boutique familiale. Lorsque son mari est mort et qu’elle n’avait plus grand chose à vendre, les habitants du quartier continuaient à passer la voir, pour faire quelques achats et surtout lui tenir compagnie.

On retrouve la même convivialité et solidarité dans toutes les « zones bleues » où vivent le plus de centenaires. Dans la république d’Abkazhie, dans le Caucase, on trouve souvent 3 ou 4 générations sous le même toit. La vieillesse est perçue comme source de respect et de sagesse, et non comme un fardeau. Même chose à Vilcabamba, au Pérou.

Et quand on regarde ce qui se passe dans nos pays occidentaux, on s’aperçoit que la richesse des relations sociales y est aussi un facteur clé de santé et de longévité.

Les relations humaines, le vrai secret de la longévité
C’est notamment la conclusion de l’extraordinaire « étude d’Harvard », commencée en 1938 et encore poursuivie aujourd’hui.

Depuis près de 80 ans, des chercheurs ont observé minutieusement le parcours de vie de centaines d’Américains. Sur les 724 du départ, 60 sont encore en vie.

Chaque année, ces hommes sont interrogés en détail sur leurs habitudes de vie. Les chercheurs ont aussi accès à leurs dossiers médicaux, leurs analyses sanguines. Ils savent à peu près tout de leur vie, depuis leur adolescence avant la seconde guerre mondiale !

Ils ont pu analyser les habitudes de vie protectrices : celles qui permettent de vieillir en bonne santé… et celles qui menaient à la maladie ou la mort prématurée.

Sans surprise, les chercheurs ont observé que l’alcoolisme, le tabac et l’absence d’activité physique étaient délétères pour la santé.

Mais lorsque le directeur actuel, le Dr Waldinger, a cherché à synthétiser les innombrables enseignements de cette étude, il a eu cette phrase :

« La conclusion la plus nette que nous pouvons tirer de cette étude de 75 ans est celle-ci : de bonnes relations nous maintiennent heureux et en bonne santé. C’est tout. » [3]

La qualité compte au moins autant que la quantité
S’il est aussi affirmatif, c’est que les données qu’il a recueillies vont toutes dans le même sens.

Les hommes qui étaient davantage liés socialement à leur famille, à leurs amis et à leur voisinage étaient plus heureux et vivaient plus longtemps que les autres. Avoir un cercle élargi de relations sociales est bénéfique, alors que l’isolement tue.

Mais la quantité ne fait pas tout. Les chercheurs ont aussi constaté qu’il était aussi primordial d’avoir dans sa vie une ou plusieurs personnes très proches, sur qui vous savez que vous pouvez compter.

De fait, on peut se sentir seul et isolé affectivement au milieu d’une foule… voire au sein de son propre couple. Dans l’étude d’Harvard, par exemple, les mariages très conflictuels avaient des conséquences désastreuses pour la santé mentale et la longévité des conjoints.

En revanche, il apparaît clairement que les mariages stables sont l’un des meilleurs gardiens de la santé qui existe. Plus la relation qui unissait les conjoints était étroite, moins ils subissaient de maladies chroniques, de maladies mentales ou de déclin cognitif.

Cela ne veut pas dire qu’une bonne relation de couple doit être un long fleuve tranquille. Selon le Dr Waldinger, les disputes n’avaient pas d’impact majeur sur la santé, du moment que les époux sentaient qu’ils pouvaient compter l’un sur l’autre en cas de difficulté.

Sceptique ? Une rafale d’études qui le confirment
Depuis l’étude d’Harvard, l’impact des relations sociales sur la santé suscite la passion des scientifiques.

En 2010, les chercheurs de l’Université de Birmingham ont étudié statistiquement le mode de vie de 309 000 britanniques. Ils ont découvert que ceux qui avaient de fortes attaches familiales et amicales avaient presque deux fois moins de chance de mourir prématurément que les personnes isolées.[4]

Avoir de bonnes relations humaines était nettement plus protecteur que de faire de l’activité physique ou de ne pas être en hypertension.

Plus étonnant encore : d’après cette étude, être isolé était plus délétère pour la santé que de fumer 15 cigarettes par jour !

Bien sûr, il n’est pas toujours facile de démêler les causes et les effets. Etre heureux et en bonne santé facilite les relations avec les autres, alors que la maladie peut conduire mécaniquement à se couper d’autrui.

Mais les recherches récentes sont unanimes à conclure qu’il y a bien un lien direct de cause à effet entre l’isolement et la santé :

– En 2014, des psychologues de l’Université de Michigan ont découvert que les personnes ayant peu de relations humaines avaient plus de risques de faire une crise cardiaque que celles qui sont bien entourées ; [5]

– En 2015, une revue d’étude a montré que l’isolement social augmentait le risque de mortalité de 30 %, un chiffre comparable aux autres grands facteurs connus de mortalité ; [6]

– En 2016, des chercheurs de l’Université de Caroline du Nord ont montré que les personnes bien entourées avaient une meilleure tension artérielle que les autres, ainsi qu’un niveau moins élevé d’inflammation.

Une dernière étude américaine a montré que les personnes âgées isolées souffrent deux fois plus de déclin cognitif que celles qui ont des liens étroits avec leur famille, leurs amis et leur voisinage. [7]

La puissance thérapeutique des relations humaines ne fait plus de doute. Ce qui reste à comprendre, c’est la façon dont cette magie opère.

Mais d’où vient ce prodige ?
Une des raisons de cet effet thérapeutique n’a rien de mystérieux : lorsque vous êtes entouré, vous avez tout simplement plus tendance à faire attention à vous, à votre alimentation et à votre activité physique.

Ma tante de 88 ans vit seule et a perdu la vue il y a quelques années. Les jours où personne ne vient la voir, elle se nourrit à peine… alors qu’elle mange de bon cœur lorsqu’elle est entourée.

Mais l’isolement impacte aussi directement le fonctionnement même de nos cellules.

Subir un déficit affectif a les mêmes effets sur l’organisme qu’un stress chronique : notre tension est plus élevée, nos hormones sont aux aguets, notre cœur est sur le qui-vive… toutes choses qui épuisent nos cellules et nous rendent plus vulnérables aux maladies chroniques.

A l’inverse, lorsque nous sommes aimés et entourés, nos fonctions physiologiques sont harmonisées… et notre santé est protégée.

Le seul fait de prendre quelqu’un dans ses bras déclenche les hormones d’ocytocine et de vasopressine qui réduisent le stress, la douleur et favorisent la guérison des cellules.

Des chercheurs de l’Université de Californie vont plus loin encore. Ils pensent que les contacts sociaux ont un effet direct sur nos gènes, et en particulier ceux qui régulent notre système immunitaire… et combattent le cancer. [8]

Et le fait est que, parmi des femmes touchées par un cancer du sein, celles qui ont un réseau social actif et de nombreuses interactions avec autrui ont quatre fois plus de chances de survivre que les femmes les moins entourées. [9]

Alors quelle que soit la raison exacte de ce petit prodige, ce qui compte, c’est de s’y mettre !

Et si l’on faisait des efforts ?
Le problème est qu’il est plus facile de mettre des brocolis dans son assiette que d’entretenir des relations riches et agréables avec sa famille, ses amis et son voisinage.

C’est un travail de toute une vie, qui ne s’arrête jamais. Et il est vrai que ce qui est facile et inné pour certaines personnes est beaucoup plus compliqué pour ceux qui sont moins à l’aise socialement.

Mais la vérité, dans ce domaine comme dans d’autres, c’est qu’avoir de bonnes relations demande d’abord des efforts, tout simplement.

Et il serait temps d’attacher au moins autant d’importance à ces efforts-là qu’à ceux visant à arrêter de fumer ou se mettre au jogging.

Voici quelques pistes pour élargir votre cercle social. Vous les connaissez aussi bien de moi, mais une piqûre de rappel ne fait pas de mal :
– Rejoignez ou créez un groupe autour d’une même passion. Que ce soit pour faire de la randonnée, jouer aux cartes ou faire de la photo, essayez d’imiter les anciens d’Okinawa en vous créant votre « moai » bien soudé.

– Essayez des activités qui vous feront rencontrer de nouvelles personnes. Si vous vous mettez à des activités bénéfiques comme le yoga, la danse ou le tai chi, vous ferez même d’une pierre deux coups pour votre santé !

– Résistez à l’envie de dire « non » aux invitations : on a toujours une bonne raison de rester tranquillement chez soi, mais cela vaut la peine de faire l’effort de sortir de son petit confort !

– N’hésitez pas à participer à une activité associative d’aide aux autres. Non seulement vous y rencontrerez d’autres personnes, mais le simple fait de « donner » de son temps pour d’autres a des effets bénéfiques pour la santé.

– Essayez d’enrichir votre relation avec les personnes que vous croisez régulièrement (voisins, commerçants, etc.). Apprenez à mieux les connaître.

– Passez du temps avec les membres de votre famille. Organisez des repas ou des sorties pour les rassembler. Contactez ceux avec qui vous n’avez pas parlé depuis des années. Faites la paix, oubliez les vieilles rancunes.

– Ne laissez pas vos amis s’éloigner. Montrez-leur qu’ils peuvent compter sur vous. Et n’hésitez pas à montrer vos points de vulnérabilité ou à partager vos secrets : c’est une des clés pour cimenter une relation de confiance réciproque.

Et bien sûr, si vous êtes en couple, prenez le plus grand soin de votre relation. Efforcez-vous de faire davantage de choses ensemble au quotidien (marcher, manger, parler, etc.). Essayez de nouvelles activités à deux. Et ne passez pas une seule journée sans contact physique affectueux.

Le (regretté) Dr David Servan-Schreiber le résumait à sa façon :
« Ce qui importe, c’est le sentiment de pouvoir être soi, complètement, avec quelqu’un d’autre. De pouvoir se montrer faible et vulnérable autant que fort et radieux. De pouvoir rire mais aussi pleurer. De se sentir compris dans ses émotions. De se savoir utile et important pour quelqu’un. Et d’avoir un minimum de contact physique chaleureux. D’être aimé, tout simplement. » [10]

Le paradis, c’est les autres.

Bonne santé,

Xavier Bazin

sources
[1] Susan Pinker, The Village Effect, Atlantic Book, 2015

[2] Want great longevity and health ? It takes a village by Dan Buettner, The Wall Street Journal

[3] Qu’est ce qui fait une vie réussie ? Leçons de la plus longue étude sur le bonheur, par Robert Waldinger. Conférence TED à visionner sur ce lien.

[4] Social relationships and mortality risk : a meta analytic review by Julianne Holt-Lunstad et al. PLOS Medicine

[5] Perceived neighbourhood social cohesion and myocardial infarction, Eric S Kim, Armani M Hawes, Jacqui Smith, J Epidemiol Community Health, 2014

[6] Loneliness and Social Isolation as Risk Factors for Mortality, Julianne Holt-Lunstad et al., Sage Journals

[7] Effects of Social Integration on Preserving Memory Function in a Nationally Representative US Elderly Population, Karen A. Ertel et al. Am J Public Health. 2008 July;

[8] Social regulation of gene expression in human leukocytes, Steve W Cole et it, Genone Biology 2007

[9] Social networks, social support, and survival after breast cancer diagnosis, Kroenke CH et al. J Clin Oncol. 2006 Mar

[10] L’amour médecin, David Servan-Schreiber – Psychologies Magazine – Mai 2002

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MessageSujet: Re: Mieux choisir ce qu'on mange et qu'on consomme, et réflexions diverses   Sam 10 Mar 2018 - 11:55



source https://www.sante-corps-esprit.com/doliprane/#respond
Doliprane : lisez ceci avant d’en avaler le moindre gramme
22 février 2017


Un des plus grands experts toxicologues du Canada, le Dr David Juurlink, a récemment lâché cette petite bombe :
« Si le paracétamol était mis sur le marché aujourd’hui, il ne serait pas autorisé à la vente. » [1]

Si vous pensez qu’il exagère, lisez bien cette lettre jusqu’au bout.

D’un point de vue scientifique, vous verrez qu’il a parfaitement raison (certaines découvertes récentes font froid dans le dos…).

Mais je peux d’ores et déjà vous affirmer que nos autorités ne risquent pas d’agir de sitôt.
Car le paracétamol est l’ingrédient principal d’un nombre impressionnant de médicaments : le Doliprane, bien sûr, composé à 100 % de paracétamol … mais aussi le Dafalgan et l’Efferalgan, ou encore Actifed, Humex, Fervex, Prontalgine, etc…

Cela fait du paracétamol le NUMÉRO 1 des ventes en pharmacie.

En nombre de boîtes, c’est le médicament le plus vendu en France, de très loin, avec la bénédiction de notre système médical.

Au total, les multinationales pharmaceutiques gagnent plus de 6 milliards de dollars avec ce produit. [2]

Si l’on révélait d’un seul coup toute la vérité sur le paracétamol, c’est tout notre système de santé qui pourrait chanceler :
Pour l’industrie pharmaceutique, le paracétamol est comme un domino : s’il s’effondre, il entraînera beaucoup d’autres médicaments dans sa chute. Car le paracétamol a longtemps joui d’une « bonne réputation » – si même lui est inefficace et dangereux, que penser des autres médicaments ?
Pour nos autorités de santé, c’est leur crédibilité qui est en jeu : comment ont-elles pu recommander son utilisation massive pendant si longtemps, et l’autoriser en vente libre ?
Quant aux médecins qui ont prescrit ce médicament de bonne foi pendant des années, ont-ils vraiment envie qu’on leur dise qu’ils ont mis leurs patients en danger ?

Personne n’a intérêt à ce que le scandale éclate.

Alors tout se passe discrètement, à pas feutrés…

Les petites manœuvres commencent
Aux États-Unis, la FDA (l’équivalent de notre « agence du médicament ») l’a récemment avoué : près de 100 000 Américains sont victimes chaque année d’une intoxication au paracétamol… et 450 d’entre elles n’en réchappent pas. [3]

Les autorités canadiennes ont fait un pas de plus : en 2015, elles ont lancé une grande réflexion officielle sur la prescription du paracétamol. Voici ce que vous pouvez lire sur le site du ministère de la santé canadien :

« Le paracétamol (acétaminophène) est la principale cause de graves lésions du foie, y compris l’insuffisance hépatique aiguë, dans de nombreux pays, dont le Canada, les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Australie. »

Notez que la majorité des surdosages sont parfaitement involontaires.

Pire, dans 1 cas sur 5, ces intoxications gravissimes ont eu lieu alors même que le patient avait respecté la dose maximale autorisée !!

Toujours sur le site officiel canadien, vous pouvez lire :

« De plus, jusqu’à 20 % des cas de lésions du foie associées au paracétamol mentionnent des doses dans la gamme recommandée (moins de 4 g par jour, soit l’équivalent de 8 comprimés de 500 mg). »

Malgré ce diagnostic sans appel, le Canada n’a toujours pas pris la moindre mesure.

Mais la Suède, elle, a commencé à prendre le sujet à bras le corps.

D’abord, les Suédois ont décidé de retirer le paracétamol des supermarchés, en novembre 2015. Il faut dire qu’entre 2006 et 2013, le nombre d’hospitalisations causées par ce médicament avait été multiplié par deux. [4]

Puis, en octobre 2016, les autorités suédoises ont interdit aux mineurs d’acheter plus d’une boîte à la fois. Quant aux adultes, ils recevront désormais un avertissement systématique, sous la forme de « conseils d’utilisation ».

C’est déjà un progrès. Car les pharmaciens suédois donneront enfin à leurs clients cette information capitale, qu’on n’entend jamais en France :

Surtout, n’en prenez pas après avoir bu de l’alcool !
Les lendemains de fête, on a souvent mal au crâne. Quoi de plus naturel d’ouvrir son armoire à pharmacie pour attraper un Doliprane ?

Et pourtant, ce simple geste peut vous envoyez à l’hôpital, si vous avez le malheur de forcer sur la dose.

Car cela fait 50 ans qu’on le sait : le paracétamol est toxique pour le foie !

L’alcool aussi. Et comme vous pouvez l’imaginez, si vous combinez les deux, les résultats peuvent être dramatiques.

Dans les services de transplantation du foie en Grande-Bretagne, les deux tiers des patients étaient là à cause d’un excès de paracétamol. Et c’étaient pour la plupart de bons buveurs d’alcool. [5]

En cas de mélange d’alcool et de paracétamol, ce sont aussi vos reins qui sont en danger : vous avez 120 % de risque en plus d’avoir de graves problèmes rénaux… même si la dose d’alcool est modérée ! [6]

Mais il y a beaucoup, beaucoup plus grave.

Le paracétamol n’est pas simplement dangereux en cas de surdose accidentelle. Là où il fait le plus de victimes, c’est chez ceux qui en prennent très régulièrement.

Si vous en prenez trop souvent, vous risquez tout simplement… la mort !
Le gros problème du paracétamol, c’est qu’il ne suffit pas d’éviter les overdoses pour être à l’abri : il est encore plus dangereux de dépasser légèrement mais souvent les doses autorisées.

Une grande étude publiée dans le British Journal of Clinical Pharmacology l’a révélé de manière éclatante [7].

Parmi des patients dont le foie était sévèrement endommagé, ceux qui avaient consommé chaque jour un peu trop de paracétamol avaient plus de risque de mourir que ceux qui avaient été hospitalisés pour un seul surdosage grave.

Ces pauvres malades voulaient calmer leurs douleurs chroniques… et à cause du Doliprane, ils se sont retrouvés dans un service de transplantation, à attendre la greffe d’un nouveau foie… qui arrive parfois trop tard.

Et si vous vous dites qu’il « suffit » de respecter les doses maximales autorisées pour être tranquille, détrompez-vous !

D’après une revue d’études publiée dans Annals of the Rheumatic Diseases, la prise de paracétamol aux doses conseillées augmente de 23 % le risque de mortalité ! [8]

Les mêmes chercheurs ont aussi découvert que les femmes qui prennent plus de 15 comprimés par semaine ont plus de crises cardiaques : leur risque est augmenté de 63 % !

Or 15 comprimés par semaine, c’est encore deux fois moins que le maximum autorisé !

Bref, le Doliprane n’est clairement pas cette « pilule inoffensive » qu’on vous a longtemps présentée.

Et si vous avez encore le moindre doute, voici d’autres effets indésirables très inattendus, découverts tout récemment :

Saignements gastriques, asthme, surdité, fertilité… et insensibilité !
On a cru pendant longtemps que le Doliprane ne posait pas de souci à l’estomac. C’était d’ailleurs un gros avantage par rapport aux anti-inflammatoires classiques (aspirine, Ibuprofène…), dont on sait qu’ils peuvent provoquer des brûlures d’estomac et des saignements.

Eh bien figurez-vous que cet « avantage » du paracétamol n’est pas si clair que cela.

Dans une étude récente, des patients ont pris soit du paracétamol, soit de l’Ibuprofène pendant 13 semaines. Sans surprise, au bout de 13 semaines, une petite partie des patients sous Ibuprofène avait perdu l’équivalent d’une unité de sang, probablement à cause de saignements digestifs.

Mais la perte de sang était exactement la même chez ceux qui avaient pris du Doliprane, preuve qu’il cause des dégâts digestifs ! [9]

Et je n’ai toujours pas fini. Voici les autres risques du paracétamol découverts récemment :
Il rend sourd ! Si vous êtes une femme, il suffit d’en prendre 2 fois par semaine pendant 6 ans pour augmenter votre risque de surdité de près de 10 % ! [10] (Même chose pour l’Ibuprofène, mais pas l’aspirine.) ;
Il peut rendre votre enfant asthmatique : s’il en prend régulièrement avant l’âge de 3 ans, son risque d’asthme augmente de 29 % [11] ;
Chez la femme enceinte, le paracétamol est à éviter fortement : non seulement il augmente le risque d’asthme de l’enfant, mais il accroît aussi son risque de troubles du comportement et d’hyperactivité [12], ainsi que d’infertilité et de cancer des testicules chez les garçons [13] ;
Et comme si cela ne suffisait pas, le paracétamol s’en prend aussi à votre cerveau :

Il suffit d’en prendre 1 000 mg pour que votre empathie baisse : vous devenez subitement moins sensible à la souffrance de ceux qui vous entourent ! [14]

Vous voyez que je n’exagérais pas !

Si le paracétamol était une plante chinoise ou un remède naturel… il serait interdit et pourchassé depuis longtemps… les médias nous abreuveraient de messages pour dire à quel point sa consommation est dangereuse et déconseillée…

…et si un naturopathe avait le malheur de le prescrire à un malade, il serait immédiatement traîné en justice, accusé d’être un meurtrier en puissance.

Et tout ça pour quoi ? Pour un médicament particulièrement inefficace !

Parfaitement inefficace en cas d’arthrose ou de mal de dos
Je sais que cela va vous surprendre.

Mais ce sont deux articles scientifiques récents qui ont révélé le pot aux roses. Ils ont été publiés dans les journaux médicaux les plus respectés au monde, le British Medical Journal et The Lancet.

Dans le premier, les chercheurs ont passé en revue toutes les études ayant comparé l’efficacité du paracétamol à un simple placebo.

Et le résultat est saisissant [15] : contre les douleurs de l’arthrose et de la lombalgie (mal du bas du dos), l’effet du paracétamol est soit totalement « inefficace », soit « insignifiant ».

Dans le second article, les chercheurs ont recensé 74 études ayant impliqué près de 60 000 patients [16] victimes d’arthrose.

Et ils sont arrivés exactement à la même conclusion : le paracétamol n’entame pas d’un millimètre les douleurs articulaires, par rapport à un simple placebo.

Et pourtant, aujourd’hui encore, en 2017, le paracétamol reste le médicament prescrit en première intention contre l’arthrose et les lombalgies.

Mais là où il est le plus utilisé, de loin, c’est contre les rhumes et les états grippaux.

Et là encore, c’est assez aberrant.

Inutile et dangereux en cas d’état grippal
D’abord parce qu’il est inutile et dangereux de chercher à faire baisser la fièvre d’un adulte, au moins tant qu’elle ne dépasse pas 39,5°.

Car la fièvre est votre amie ! Elle est là pour vous aider à tuer les microbes. Si vous l’empêchez d’agir, vous risquez tout simplement d’être malade plus longtemps et plus gravement !

Il est donc insensé de prendre du Doliprane au moindre petit état grippal !

De plus, il faut éviter comme la peste les médicaments à base de paracétamol spécialement conçus pour le « rhume », comme Actifed ou Fervex, car ils contiennent en plus des produits douteux :
Actifed contient aussi de la pseudoéphédrine, une molécule proche des amphétamines et dont les effets indésirables ont été jugés « peu acceptables » en 2008 par la Commission nationale de pharmacovigilance ;
LeFervex et l’Humex contiennent de la phéniramine, un antihistaminique aux propriétés anticholinergiques et qui, à ce titre, accroît votre risque de développer Alzheimer. [17]

Avez-vous vraiment envie de prendre des risques pour un simple rhume ?

Surtout quand vous avez compris que ces médicaments ne vous aideront jamais à guérir, puisqu’ils n’agissent pas sur les virus. Dans le meilleur des cas, ils « soulagent vos symptômes ».

D’accord, me direz-vous, mais si on a une vraie grippe, bien douloureuse, cela ne vaut-il pas le coup d’être « soulagé » ?

Si cela marchait, cela serait évident, bien sûr (avoir une grippe est très douloureux) ! Mais est-ce vraiment le cas ?

Pour en avoir le cœur net, des chercheurs de Nouvelle-Zélande ont sélectionné 80 patients atteints d’état grippal sérieux, dont la moitié ayant une grippe confirmée.

Et ils leur ont donné soit un placebo, soit 4 000 mg par jour de paracétamol (une dose très forte) pendant une à deux semaines.

Eh bien figurez-vous qu’ils n’ont pas trouvé la moindre différence dans l’état des deux groupes. Même sur la fièvre, le paracétamol n’avait pas eu le moindre effet !! [18]

Voilà pour l’efficacité du paracétamol. Un mythe s’effondre !

Alors n’hésitez plus : arrêtez d’acheter du Doliprane et tournez-vous vers les solutions naturelles, plus efficaces et moins dangereuses !

Des alternatives naturelles efficaces et sans danger
Si vous ne prenez qu’un ou deux comprimés de Doliprane tous les 2 ou 3 mois, vous ne risquez pas grand-chose, bien sûr.

Mais même dans ce cas, il y a tout de même mieux à faire !

Je vous ferai prochainement une lettre détaillée sur les meilleurs anti-douleurs, mais je voudrais ici vous rappeler que :
En cas de mal de tête, l’aspirine est nettement plus efficace que le paracétamol, mais il existe aussi des alternatives naturelles qui font moins de dégâts à l’estomac, comme l’huile essentielle de lavande vraie ou de menthe poivrée ;

La douleur est presque toujours liée à l’inflammation. Or le curcuma et le gingembre sont d’excellents anti-inflammatoires naturels, qui réduisent très efficacement la plupart des douleurs. [19] [20] [21] [22] Commencez toujours par cela avant de prendre quelque chose de plus fort !
Contre l’arthrose, la glucosamine et chondroïtine d’un côté, et l’harpagophytum réduisent aussi efficacement les douleurs que les médicaments anti-inflammatoires.

Des huiles essentielles comme l’Eucalyptus citronné ou la Gaulthérie couchée font des merveilles pour lutter contre les douleurs générales dentaires, musculaires, règles douloureuses, état grippal… quelques gouttes suffisent pour vous soulager rapidement !
Et n’oubliez pas non plus de vous servir d’un remède vieux comme le monde : la chaleur ! Une bouillotte chaude là où vous avez mal soulage dans de nombreux cas !

C’est ce qu’on faisait du temps de nos grands-mères : il n’y avait pas de paracétamol… et on ne s’en portait que mieux !

Bonne santé,

Xavier Bazin

PS : Si cette lettre vous a convaincu, transmettez-là autour de vous, et partagez-là un maximum sur Facebook !
Nous avons tous des proches qui prennent du paracétamol, et ils ont le droit de connaître la vérité !

Sources

[1] Why our faith in pain killer acetaminophen isn’t always justified. Paul Taylor. The Globe and Mail, Octobre 2015

[2] Top 20 generic molecules worldwide. By Eric Palmer FiercePharma

[3] Paracétamol hors officines : une expérience douloureuse en Suède. JIM. Octobre 2014

[4] Pourquoi la Suède retire le paracétamol des supermarchés. Léa Galanopoulo. Avril 2015 Allodocteurs.fr
[5] Darren G. N. Craig, Caroline M. Bates, Janice S. Davidson, Kirsty G. Martin, Peter C. Hayes & Kenneth J. Simpson Staggered overdose pattern and delay to hospital presentation are associated with adverse outcomes following paracetamol induced hepatotoxicity British Journal of Clinical Pharmacology Volume 73, Issue 2, Article first published online: 6 JAN 2012

[6] Relationship of acetaminophen and alcohol usage to renal dysfunction: An opportunity for health promotion/education in chiropratic. Think Global. Harrison T. Ndetan et all, Novembre 2013

[7] Craig DG, Bates CM, Davidson JS, Martin KG, Hayes PC, Simpson KJ. Staggered overdose pattern and delay to hospital presentation are associated with adverse outcomes following paracetamol-induced hepatotoxicity. Br J Clin Pharmacol. 2012 Feb;73(2):285-94. doi: 10.1111/j.1365-2125.2011.04067.

[8] Emmert Roberts, Vanessa Delgado Nunes, Sara Buckner, Susan Latchem, Margaret Constanti, Paul Miller, Michael Doherty, Weiya Zhang, Fraser Birrell, Mark Porcheret, Krysia Dziedzic, Ian Bernstein, Elspeth Wise, Philip G. Conaghan. Paracetamol: Not as Safe as We Thought? A Systematic Literature Review of Observational.Ann Rheum Dis doi:10.1136/annrheumdis-2014-206914.

[9] Michael Doherty, Chris Hawkey, Michael Goulder, Iain Gibb, Nicola Hill, Sue Aspley, Sandie Reader. A Randomised Controlled Trial of Ibuprofen, Paracetamol or a Combination Tablet of Ibuprofen/Paracetamol in Community-Derived People with Kneepain. Ann Rheum Dis 2011;70:1534-1541 doi:10.1136/ard.2011.154047.

[10] American Journal of Epidemiology December 14 2016 DOI: 10.1093/aje/kww154 Duration of Analgesic Use and Risk of Hearing Loss in Women

[11] Paracetamol use in pregnancy and infancy linked to child asthma

[12] Association of Acetaminophen Use During Pregnancy With Behavioral Problems in Childhood. Evidence Against Confounding. E. Stergiakouli et al. JAMA Pediatrics, août 2016. doi:10.1001/jamapediatrics.2016.1775

[13] S. van den Driesche, J. Macdonald, R. A. Anderson, and al. Prolonged exposure to acetaminophen reduces testosterone production by the human fetal testis in a xeno- graft model. Science Translational Medicine, 2015; 7 (288): 288ra80

[14] Mischkowski D., Crocker J., Way B.M. From Painkiller to Empathy Killer: Acetaminophen (Paracetamol) Reduces Empathy For Pain. Soc Cogn Affect Neurosci. 2016 May 5.

[15] Efficacy and safety of paracetamol for spinal pain and osteoarthritis : systematic review and meta-analysis of randomised placebo controlled trials. BMJ 2015. Gustavo C Machado. Pas mieux qu’un placebo, donc… mais beaucoup plus dangereux. Les auteurs révèlent que les patients sous paracétamol ont été 4 fois plus nombreux à se retrouver avec des analyses sanguines inquiétantes pour leur foie…. alors même qu’ils avaient pris des doses « normales ». Par ailleurs, une autre étude contrôlée confirme l’inefficacité totale du paracétamol contre le mal de dos : http://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(14)60805-9/abstract.

[16] Effectiveness of non-steroidal anti-inflammatory drugs for the treatment of pain in knee and hip osteoarthritis : a network meta-analysis. Bruno R da Costa. The Lancet. Mars 2016

[17] Voir ma lettre sur le sujet : Un moyen simple d’éviter Alzheimer

[18] Randomized controlled trial of the effect of regular paracetamol on influenza infection. Wiley Online Library. Saral Jefferies et all, Décembre 2015


[19] Ahebkar A., Henrotin Y. Analgesic Efficacy and Safety of Curcuminoids in Clinical Practice: A Systematic Review and Meta-Analysis of Randomized Controlled Trials. Pain Med. 2016 Jun;17(6):1192-202.

[20] Khayat S., Fanaei H., Kheirkhah M., Moghadam Z.B., Kasaeian A., Javadimehr M. Curcumin Attenuates Severity of Premenstrual Syndrome Symptoms: A Randomized, Double-Blind, Placebo-Controlled Trial.

[21] Kuptniratsaikul V., Dajpratham P., Taechaarpornkul W., Buntragulpoontawee M., Lukkanapichonchut P., Chootip C., Saengsuwan J., Tantayakom K., Laongpech S. Efficacy and Safety of Curcuma Domestica
Extracts Compared with Ibuprofen in Patients with Knee Osteoarthritis: A Multicenter Study. Clin Interv Aging. 2014 Mar 20;9:451-8. doi: 10.2147/CIA.S58535. eCollection 2014. [22] C. Black, P. O’Connor. Short Term Effects of 2-Grams of Dietary Ginger on Muscle Pain, Inflammation and Disability Induced by Eccentric Exercise. The Journal of Pain, vol. 9, issue 4, p25.



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MessageSujet: Re: Mieux choisir ce qu'on mange et qu'on consomme, et réflexions diverses   Jeu 26 Avr 2018 - 10:25



source http://www.reponsesbio.com/2018/04/25/phenomenes-de-vie-vus-prisme-qi/
Les phénomènes de la Vie vus par le prisme du Qi
25 avril 2018


La tradition et la médecine chinoises nous fascinent et nous rebutent à la fois.
Pourtant, si on prend la peine de s’en approcher avec des mots simples du vocabulaire d’aujourd’hui, elles peuvent nous apprendre beaucoup sur nous-mêmes et les phénomènes de la Vie.


Une continuité obstinée dans la recherche
Depuis près de trois millénaires, en Chine, des sages, qualifiés de savants, se sont penchés sur les origines profondes de la vie et en ont étudié les diverses manifestations.

Ils ne disposaient ni d’un matériel technologique sophistiqué, ni de formules mathématiques complexes, ni d’un langage spécialisé, éléments actuellement nécessaires pour qualifier une recherche de « scientifique ».

Leur empirisme, que certains leur reprochent, consistait à utiliser toutes les ressources de leur esprit, de leur imagination, de leurs sens, afin d’étudier les phénomènes de la nature et rechercher leurs éventuelles inter-relations.

Ils notaient ensuite, scrupuleusement, le résultat de ces observations de toute une vie, transmettant celles-ci à leurs successeurs qui, à leur tour, employaient les mêmes moyens.

Cette continuité, parfois effrayante, permet d’affirmer que ces recherches se sont, pour certaines d’entre elles, prolongées jusqu’à nos jours bien que remontant à la nuit des temps.

Seules résistaient à la transmission sur plusieurs dizaines de siècles les constatations et hypothèses maintes et maintes fois vérifiées sur le terrain.

Le reste se dissolvait peu à peu dans le temps et l’espace.

L’immense majorité de ces sages refusèrent toujours de dépendre d’un quelconque pouvoir économique ou politique, évitant ainsi les pressions qui influent, on s’en doute bien, sur l’orientation des recherches ainsi que sur les résultats.

Pourtant, si on se réfère aux excellents ouvrages de Joseph Needham, Sciences and civilisation in China, ainsi qu’à celui, plus accessible, de Robert K.G. Temple, Quand la Chine nous précédait – 3000 ans de découvertes et d’inventions chinoises, on comprend assez rapidement que cet « empirisme chinois » n’est pas sans résultat.

Que ces sages aient pu découvrir, entre mille autres choses :
→ la circulation du sang,

 → le rythme circadien du corps,

 → l’endocrinologie,

 → les maladies carentielles,

 → l’usage des hormones,

 → l’immunologie,

 → les taches et le vent solaires…

pour ne pas parler :
→ de la boussole,

 → de la poudre à canon,

 → du sismographe,

 → de l’imprimerie…

devrait amener un peu plus d’humilité dans la critique, soi-disant rationnelle, de ce système empirique de recherche.

La conclusion de Needham, à l’une de ses conférences à l’Université de Cambridge, ne laisse aucun doute à ce sujet :

« L’Orient et l’Occident peuvent, à mon avis, se comprendre et se pénétrer, sauf, peut-être, dans le mode strictement religieux.

« Certaines civilisations orientales nous dépassent souvent de loin et en profondeur.

« La chimie actuelle reprend de nombreux procédés aux alchimies chinoises et indiennes ; la physique actuelle, et particulièrement l’astrophysique, parvient aux conclusions des Taoïstes ; les théories de Freud forment un simple chapitre de certains yogas ; Bergson se retrouve dans l’ancienne théorie des Bhâkti ; nos psychistes découvrent, enfin, une science cultivée dans toute l’Asie.

« Nos novateurs vont de l’externe sensible à l’interne métaphysique.

« Les sages orientaux se flattent, au contraire, de posséder des principes tellement certains que leurs conséquences aboutissent nécessairement à un contrôle exact des faits physico-chimiques, psychiques ou intellectuels.

« C’est, par contre, dans le seul domaine strictement utilitaire, donc économique, que l’Europe peut encore apprendre quelque chose à l’Asie. »

C’est dans ce contexte qu’il convient d’étudier avec attention les connaissances subtiles qui nous ont été léguées par ces sages et qui appartiennent désormais au patrimoine universel.

Malheureusement, celles-ci se limitent trop souvent à des cercles restreints qui ne font pas toujours l’effort de les rendre compréhensibles, donc utilisables, à tout un chacun.

Il est vrai que la traduction des termes chinois n’est pas toujours aisée et qu’un dépoussiérage ne ferait pas de mal.

La terminologie le plus souvent utilisée en Occident date généralement de la fin du XVIIIème siècle et est à très forte connotation littéraire.

Il doit être possible de l’adapter au langage de notre époque.

Malgré tout, il convient de conserver le terme chinois afin de ne pas risquer de détourner le sens originel de la proposition.

Ce terme chinois correspond, ou peu s’en faut, à la dénomination latine accolée au nom français des plantes médicinales, par exemple, et évite, ainsi, une éventuelle confusion.

La Vie, une manifestation de l’énergie
Dans la conception taoïste de l’étude des phénomènes liés aux manifestations de la vie, conception reprise depuis lors en médecine chinoise classique (énergétique, acupuncture, pharmacopée, diététique et diétothérapie, exercices psycho-somatiques ou psycho-spirituels), existe une force originelle présente dans chaque chose et dans tout être.

Cette énergie originelle, le Yuan-qi (ou Yuen Chi), représente la réminiscence du souffle primordial qui, lors de la création, fut à l’origine de l’univers et de la formation de celui-ci.

Suivant cette tradition millénaire, il s’agit d’une énergie absolue, de nature indifférenciée et ne se manifestant que par sa simple présence immanente.

C’est, en quelque sorte, un « Potentiel Vital Naturel » demeurant à l’état le plus subtil.

Pour les Taoïstes, c’est la potentialité suprême, non encore manifestée mais déjà présente du Dao (ou Tao).

Il est à remarquer que, pour de nombreux pères Jésuites ayant étudié cette théorie lors de leur séjour en Chine, de 1601 à 1742, ce principe ne comportait aucune contradiction avec la Foi catholique.

Seuls les termes chinois de Dao et de Yuanqi, traduits habituellement par « Voie ultime » et « Souffle originel », leur posaient un problème.

Ils proposèrent donc de traduire Dao par « Dieu » et Yuanqi par « Souffle divin ».

Cela fut accepté par le Vatican, par décision du Pape Innocent X, en 1645.

Suite à une fort longue querelle interne entre Jésuites et Dominicains, ces derniers obtinrent, en 1742, la Bulle « Ex Illa Die » qui interdit, de nouveau, toute référence au système chinois.

Cette dernière décision sera remise en cause et, le 8 décembre 1939, le Vatican donnera de nouveau raison à la thèse des Jésuites en affirmant que cette conception n’est pas incompatible avec la Foie catholique.

Cette prise de position, passée sous silence à cause des événements secouant le monde de l’époque, mérite parfois d’être rappelée.

Ce « Souffle Primordial » ou originel, le Yuanqi, se rattache donc, dans la terminologie chinoise, au « Ciel antérieur » (Xian Tian – avant la création du Ciel), situation où Energie/Temps et Matière/Espace sont encore indifférenciés au sein d’un flux immense.

Sous l’influence du mouvement du Dao, certains diraient de sa « Suprême Volonté », ce flux immense (Taisu) fut à l’origine de deux forces différenciées mais complémentaires, Yin/Yang.

Le Yin, la réceptivité, correspondait à la concentration-rétractation, le Yang, la créativité, à l’expansion-extension.

Le Yin permit la formation de la matière, imagée par la Terre (Di), le Yang celle de l’énergie manifestée, imagée par le Ciel (Tian).

Ce stade de différenciation est alors considéré comme appartenant au « Ciel postérieur » (Hou Tian après la formation du Ciel).

Dans ce principe d’évolution, deux nouvelles énergies différenciées sont donc présentes : l’énergie du Ciel, le Yang originel, énergie nommée Shen Qi (« Souffle Spirituel »), et l’énergie de la Terre, le Yin originel, énergie nommée Jing Qi (« Souffle essentiel »).

Shen Qi et Jing Qi permettent une différenciation entre énergie et matière sur le plan terrestre.

Lorsque le Souffle primordial, ou originel, Yuanqi, rencontre une chose ou un être en état de potentiel de vie, il se transforme peu à peu, se polarise, au fur et à mesure de la manifestation de vie, sous l’influence de Shen-qi et de Jing-qi, progresse.

La rencontre et l’évolution entre la matière et ce Souffle Primordial provoque alors l’évolution de la matière et la différentiation du Souffle Primordial en de multiples manifestations d’énergie.

Ces différentiations mutiples, pourtant originaires du même souffle initial, sont, suivant cette théorie, à l’origine de la génétique et impliquent que, naturellement, un grain de blé produira un épi de blé et qu’une femme donnera naissance à un enfant humain normalement constitué.

Des mutations involontaires, ou volontaires, de cette énergie originelle peuvent, néanmoins, modifier ce processus normal, provoquant ainsi des mutations ou des malformations.

L’énergie ancestrale Zong Qi
Le souffle originel (Yuanqi) est donc présent, lors de la conception, à la réunion de l’ovule et du spermatozoïde.

Il permet, toujours suivant cette hypothèse taoïste considérée comme fondamentale en médecine chinoise classique, la réunion harmonieuse entre l’Esprit, conscience propre à l’individu (Shen Qi), et l’Essence, principe essentiel ou activité biologique (Jing Qi).

Cette réunion produit alors le Zong Qi, ou « Energie Ancestrale », spécifique à l’individu (Ren).

Cette « Energie ancestrale », que l’on peut qualifier, dans un langage plus actuel, de « Potentiel Originel Vital », est donc attachée à un individu, puisqu’elle est chargée de toute une hérédité, proche et lointaine, mémoire génétique léguée par les deux parents et leurs ancêtres.

Mais, et cela est important, elle est également universelle dans son principe puisqu’elle contient, en quelque sorte, la mémoire de l’univers (Yuanqi) depuis sa création.

Cette hypothèse empirique a été récemment vérifiée scientifiquement, puisqu’il a été prouvé que des éléments constitutifs des cellules du corps humain sont âgés de plusieurs milliards d’années.

Cela implique simplement le fait que chaque individu (textuellement : « qui ne peut être divisé ») est différent dans sa manifestation, mais semblable à tous les autres dans le principe.

Cette conception de l’Unité/Multiplicité, donc de la relativité, fut développée dans la philosophie du Dao depuis plus de deux mille ans.

Un potentiel à préserver
Si l’énergie originelle (Yuanqi) demeure intangible, le Potentiel Vital Originel (Zong Qi), nourri en partie par la respiration, l’alimentation, la vie relationnelle, décroît peu à peu au cours de l’existence, provoquant le phénomène du vieillissement.

Ce dernier peut être retardé, dans une certaine mesure, par diverses méthodes et thérapies, mais demeure inéluctable.

Lorsque ce Potentiel Vital Originel est épuisé, l’Energie Originelle quitte le corps (Xing), provoquant la séparation de l’Esprit (Shen) et de l’Essence (Jing).

Le corps (Xing = la forme) retourne nourrir la Terre (Di), tandis que l’Energie Originelle s’élève dans le Ciel (Tian), demeurant disponible pour un autre processus de vie.

Suivant cette même théorie taoïste, une autre particularité de ce Potentiel Vital Originel, ou « Energie Ancestrale » (Zong Qi), est de transmettre à l’individu, par le biais de l’Essence (Jing), une mémoire subtile qui lui est propre et qui, dans certaines circonstances, peut provoquer des états conscients ou inconscients de réminiscences proches ou très lointaines (sensation de mémoire de faits déjà vécus, de lieux déjà connus).

Cette « mémoire subtile » influe, bien évidemment, sur le comportement de l’individu, qu’il en soit conscient ou non, et implique, également, des réactions psychiques et énergétiques qui lui sont propres et qui conditionnent sa santé en fonction des circonstances rencontrées.

Cette « mémoire subtile » influe sur les « entités psychiques viscérales » mises en évidence en énergétique chinoise et en acupuncture traditionnelle.

Le Potentiel Originel Vital n’est malheureusement pas identique en quantité et en qualité chez tous les individus.

L’Energie léguée par les parents peut, en effet, être défaillante ou restreinte.

De même, une perturbation importante du Jing Qi ou du Shen Qi, donc une perturbation de l’énergie tellurique ou de l’énergie cosmique (taches ou éruptions solaires), peuvent, lors de la conception, affaiblir ce potentiel.

Les conditions de la gestation, de l’accouchement, de la nutrition pendant la prime enfance, favorables ou non, influent également sur ce potentiel.

Mieux vaut disposer, à la naissance, d’un fort Potentiel Vital Originel, mais convient-il encore, par la suite, de savoir l’entretenir et l’économiser.

Par constatation millénaire, il a été remarqué que la plupart de ceux qui disposent, par chance, de ce fort potentiel initial, n’en tiennent pas compte et finissent souvent par l’épuiser avant ceux qui, sachant la faiblesse, font en sorte de mieux le gérer et de l’économiser.

C’est simplement pour cette raison que les sages chinois, pour ne citer qu’eux, ont mis au point, depuis fort longtemps, diverses méthodes permettant de « travailler » sur ce « Capital de Vie » : exercices psychosomatiques et psycho-spirituels comme le Taiji Quan, les Qi Gong, les massages, l’acupuncture, la diététique et la diétothérapie, la phytothérapie, et conseillaient une hygiène de vie basée sur l’harmonie avec la nature.

Il est, en effet, facile de comprendre qu’un bon joueur, muni de cartes fort moyennes, prend souvent l’avantage sur un mauvais joueur doté d’un jeu excellent.

Ce Potentiel Vital Originel, ou « Energie Ancestrale », de l’homme correspond donc aux racines les plus profondes de la vie de l’individu, de ses parents et de ses ancêtres, mais aussi de celles de l’univers tout entier.

Il implique, tant une mémoire individuelle que collective, liées, toutes deux, à une mémoire universelle omniprésente dans toutes choses et tous êtres.

Dans une certaine mesure, la conception de l’homéopathie concernant les dilutions infinitésimales, influant sur la « mémoire de l’eau » et agissant sur les principes les plus subtils du fonctionnement du corps et de l’esprit humain, n’est en aucun cas contradictoire avec une conception élargie de la médecine chinoise et de la pensée taoïste qui fut à son origine.

Georges Charles

Sur Le Même Sujet (voir dossiers sur le lien en début de message)
Le dispositif Wai Qi, pour mobiliser l’énergie vitale
Les cinq éléments dans la médecine chinoise
De merveilleuses petites pilules chinoises
Le shiitake
L’énergétique alimentaire
La relance énergétique du printemps
Le Qi Gong selon Georges Charles
Un remède naturel à large spectre



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MessageSujet: Re: Mieux choisir ce qu'on mange et qu'on consomme, et réflexions diverses   Jeu 26 Avr 2018 - 11:01

source https://www.sante-corps-esprit.com/prozac-histoire-secrete-casse-siecle/#respond
PROZAC : révélations sur le « casse du siècle » de Big Pharma
12 avril 2017

Jamais je n’aurais imaginé qu’une telle arnaque soit possible.

Il faut dire qu’avant de devenir une sorte de « détective » de la santé, j’ignorais tout des méthodes de Big Pharma.

J’avais confiance dans le sérieux des « essais cliniques » réalisés par les firmes pharmaceutiques pour prouver l’efficacité de leurs médicaments.

Et j’étais certain que nos autorités de santé « veillaient au grain » : je ne pouvais croire qu’elles pouvaient laisser passer des médicaments dangereux ou inefficaces.

En fait, comme beaucoup de gens, j’étais d’une naïveté sans nom.

Aujourd’hui, après les scandales du Vioxx, du Médiator ou de Diane 35, tout le monde sait que les choses sont un peu plus compliquées que cela.

On sait que les firmes pharmaceutiques sont capables de manipuler les études scientifiques. On sait que beaucoup d’experts des autorités de santé sont en situation de « conflit d’intérêts », car ils sont rémunérés grassement par les labos.

Bref, on a un peu ouvert les yeux.

Mais je peux vous affirmer qu’on est encore loin, très loin d’avoir réalisé l’ampleur du problème.

Et la meilleure preuve, c’est l’histoire ahurissante du Prozac, ce médicament antidépresseur qui a crevé l’écran dans les années 1990. Une « pilule miracle », nous disait-on !

Même si vous vous méfiez déjà de Big Pharma, je vous mets au défi de ne pas tomber de votre chaise en lisant la véritable histoire de ce médicament.

Acte 1 : Masquer les effets secondaires
Tout commence en 1972, quand le laboratoire pharmaceutique Eli Lilly découvre une nouvelle molécule chimique, la fluoxétine, qu’elle baptisera plus tard « Prozac ».

Le mode d’action chimique de cette molécule est similaire à celui des antidépresseurs découverts 15 ans plus tôt. Pas exactement pareil, mais similaire.

Malheureusement pour la firme, les premiers résultats sont très décevants.

Chez les animaux, d’abord, les effets sont plutôt inquiétants. Après avoir pris le médicament, les rats avaient tendance à se lécher de manière compulsive. Quant aux chats et aux chiens, ils devenaient plus agressifs. [1]

En 1977, le laboratoire conduit son premier essai clinique sur les humains… et ce n’est pas beaucoup mieux. Sur les 8 patients déprimés qui prennent la molécule, aucun ne bénéficie de la moindre amélioration.

Pire : des effets secondaires sérieux frappent plusieurs patients. [2]

Certains de ces effets indésirables sont bien connus ajourd’hui et sont inscrits sur la notice de ce médicament : nausées, vomissements, amaigrissement, etc.

Mais un autre effet toxique plus grave est apparu à l’époque : c’est l’akathisie.

L’akathisie est un mot compliqué pour désigner un phénomène assez simple, que l’on retrouve parfois chez les malades de Parkinson : une agitation extrême, une incapacité à tenir en place, un besoin irrésistible de mouvement.

Le problème, c’est qu’on sait depuis les années 1950 que l’akathisie accroît le risque de suicide et de comportement violent.

Pour le laboratoire, c’est évidemment une très mauvaise nouvelle. Impossible d’obtenir le feu vert des autorités de santé avec des effets secondaires aussi dangereux.

Ils ont alors décidé de faire quelque chose d’inouï : dans le plus grand secret, la firme décida de donner aux patients des tranquilisants pour masquer l’agitation produite par le Prozac. [3]

Pour Eli Lilly, cela présentait un double avantage.

Car non seulement les tranquilisants (comme le Valium) masquent les effets secondaires gênants… mais ils augmentent artificiellement l’efficacité du médicament, en réduisant certains symptômes de la dépression.

Et pourtant, même avec ce tour de passe passe révoltant, ils n’arrivent toujours pas à démontrer l’intérêt du Prozac de manière définitive.

Acte 2 : Surmonter les avis négatifs
Déçu, le labratoire Eli Lilly envisage alors de le commercialiser comme un simple « coupe-faim »… puisque la perte de poids était l’un des effets secondaires apparus lors des essais cliniques.

Mais cela implique de repartir pour des années d’essais cliniques coûteux. Alors elle persiste sur l’effet anti-dépresseur, espérant élargir après coup son champ d’action au surpoids.

Le problème, on l’a vu, c’est que l’impact du Prozac sur la dépression était tout sauf probant.

Sans surprise, donc, l’autorité de santé allemande (Bundesgesunhdheitsamt) émet un avis très négatif sur le Prozac en mai 1984 :

« Si l’on considère les risques et les bénéfices, la fluoxétine (Prozac) ne convient pas au traitement de la dépression. Les effets secondaires sont trop fréquents et certains particulièrement graves ; et certains patients, jusqu’à là non dépressifs, le deviennent après avoir pris ce médicament ». [4]

Ce qui inquiète particulièrement les autorités allemandes, c’était les cas de suicide sous Prozac :

« Durant le traitement, il y a eu 16 tentatives de suicide, dont deux réussies. Etant donné que les patients à risque de suicide ont été exclus des études, il est probable que cette proportion élevée peut être attribuée à une action de la préparation (Prozac) ».

De fait, les suicides liés au Prozac étaient LA bête noire de Eli Lilly.

Dans un document interne daté du 29 mars 1985, le laboratoire relevait que « Le taux de suicide sous fluoxetine (Prozac) est 5,6 fois supérieur par rapport à d’autres médicaments actifs comme l’imipramine ». Presque 6 fois plus de suicides, donc, comparé à l’antidépresseur le plus courant à l’époque !

En 1985, c’est donc au tour de l’Autorité de santé américaine, la Food and drug administration (FDA) d’émettre un avis négatif sur le Prozac : elle juge son efficacité « à peine supérieure au placebo », avec des effets secondaires inquiétants.

Pour obtenir une autorisation de mise sur le marché, Lilly n’avait plus 36 solutions : il fallait encore « magouiller »… et cette fois ci à plus grande échelle.

Acte 3 : Maquiller les suicides
D’abord, il fallait maquiller ces mauvais chiffres de suicide.

Ce n’était pas si compliqué que ça :  il suffisait de modifier quelques mots clés dans les rapports d’essais cliniques.

Après correction, les patients n’avaient plus de « pensées suicidaires » : le mot a été remplacé par celui, plus neutre « d’accès de dépression ».

Les termes de « tentatives de suicide », eux, ont été transformés en « surdose de médicament ».

Attention : ne croyez pas que ce type de « truquage » est un fait isolé, ou réservé à Lilly. Le laboratoire GSK a fait exactement la même chose des années plus tard pour son antidépresseur Paxil/Deroxat (pour obtenir l’autorisation de le prescrire à des enfants et adolescents, GSK a parlé de « labilité émotionnelle » plutôt que de « pensées suicidaires »).

Quant aux patients qui avaient dû arrêter l’étude clinique pour cause d’agitation (akathisie), ils ont simplement été qualifiés de « non-observants », comme s’ils avaient décidé de leur propre chef de ne plus suivre leur traitement. [5]

Voilà pour l’acte 3… Mais attention les yeux, car c’est l’acte 4 le plus spectaculaire… de loin !

Et c’est l’ancien PDG d’Elil Lilly de Suède lui-même qui l’a raconté en détail, dans un livre confession publié en 2010, au titre évocateur : Effets secondaires : la mort.

Acte 4 : Acheter les autorités de santé
Nous voilà donc en Suède, au milieu des années 1980. Comme en Allemagne, et comme aux Etats-Unis, il paraît très difficile de convaincre les autorités de santé de l’intérêt du Prozac contre la dépression.

Comme le raconte John Virapen, l’ancien chef de Lilly en Suède, les premiers retours sont très négatifs :

« Pour évaluer les chances de la fluoxétine (Prozac) dans la procédure d’autorisation, nous avons montré certaines de nos données à titre de test à des psychiatres suédois pour voir leur réaction. Ils ont ri et secoué la tête lorsqu’ils ont appris notre intention de demander l’autorisation pour la Suède. Cela ne leur paraissait pas sérieux ».

Pour Virapen, pourtant, l’enjeu est énorme, car la psychiatrie suédoise a une excellente réputation.

Si jamais il réussissait à convaincre les autorités suédoises de l’intérêt du Prozac, cela ferait tâche d’huile et faciliterait son autorisation partout ailleurs, et en particulier aux Etats-Unis.

Dévoré par l’ambition, Virapen est prêt à tout. Il se voit déjà PDG de la zone Europe s’il réussit ce gros coup !

D’abord, il cherche à identifier l’expert suédois « indépendant » missionné pour rendre un rapport officiel sur le Prozac (pour l’autorisation d’un médicament, les autorités de santé confient toujours à un spécialiste le soin d’éplucher la totalité des études, d’en faire une synthèse et de donner son opinion).

Grâce à une discrète enquête, Virapen finit par découvrir son identité : c’est le Professeur Z.

Et John Virapen était prêt à tout pour « convaincre » ce fameux Professeur Z. de donner un avis favorable sur le Prozac.

Il commença par l’inviter à dîner. Après cette première prise de contact, ils se revoient une deuxième fois, et cette fois, Virapen met carte sur table. Il raconte la scène :

« ‘Ne le prenez pas mal, mais je sais que vous êtes chargé de notre dossier à la Commission de santé’. Le Pr Z. n’en fut pas choqué. Il se contenta de sourire et de commander un autre verre de vin. (…) »

Puis, Virapen lui demanda, en des termes à peine voilés, ce qu’il faudrait faire pour accélérer le processus d’autorisation du Prozac et accroître les chances de réponse positive.

« Le Pr Z. reposa son verre, s’essuya les lèvres avec sa serviette, puis parla posément : ‘l’argent est toujours utile’. Après un temps de réflexion, il cita un chiffre ».

Virapen se réjouit intérieurement : il n’attendait que cela.

Dans les jours qui suivirent, il obtient facilement que Lilly fasse un virement au Professeur Z, en passant par Genève pour l’anonymat.

Rapidement, tout fut plus facile. Le Pr Z se mit au travail et s’appliqua à ne retenir dans son rapport que les formulations les plus favorables au Prozac :

« En jouant avec les statistiques, la mort finit par disparaître, pour ne plus figurer que dans les notes de bas de page. Voici un exemple de ce qu’on pouvait lire :

‘Sur 10 personnes ayant pris le principe actif, 5 eurent des hallucinations et firent une tentative de suicide, dont 4 avec succès’.

En lieu et place, on trouvait :

‘Dans le cas d’un des sujets de cet essai, tout s’est passé comme prévu, une perte de poids a été relevée chez les 4 autres. Les 5 derniers ont présenté divers effets secondaires’.

L’horrible mot suicide ne se trouvait plus nulle part dans le texte. »

Et le résultat ne s’est pas fait attendre : quelques mois plus tard, Virapen reçut un appel des autorités de santé suédoises, signe que l’autorisation de mise sur le marché était imminente. Il ne restait plus qu’à négocier le prix !

Et voilà ce qui s’est passé la Suède. Mais aux États-Unis ?

On ne sait pas exactement. Mais il est troublant d’observer qu’en 1987, deux ans après son avis négatif, la FDA autorisa la mise sur le marché américain du Prozac.

Qui a dîné avec qui ? Impossible à dire.

Mais le fait est que les statistiques restaient dramatiquement défavorables au Prozac :

D’abord, 6 études sur 7 avaient montré que l’antidépresseur de référence de l’époque (imipramine) était plus efficace que le Prozac.

Mais surtout, malgré les efforts de Lilly pour maquiller ses études cliniques, le Prozac ne montrait globalement pas plus d’efficacité qu’un placebo !

Cela a été amplement démontré depuis [6], mais la FDA avait toutes les cartes en main pour le savoir dès cette époque. Car sur les 14 essais cliniques qu’elle avait entre les mains, 10 d’entre eux concluaient que le Prozac n’avait pas plus d’effet qu’un simple placebo !

Et pourtant, la FDA américaine a bien autorisé le Prozac.

Et en Allemagne ?

Là bas non plus, on ne sait pas très bien ce qui s’est passé.

Mais les autorités allemandes ont elles aussi fini par autoriser le Prozac, malgré l’avis très négatif rendu en 1984 (la seule condition qu’ils ont exigée était que le risque de suicide figure sur la notice).

Elil Lilly avait gagné la bataille « juridique » : le Prozac était désormais autorisé.

Mais il restait le plus important : gagner la guerre commerciale… auprès des médecins et du grand public.

Acte 5 : Manipuler les médecins et le grand public
D’un point de vue marketing, les « vieux » antidépresseurs comme l’imipramine avaient un grave « défaut » : ils faisaient gagner très peu d’argent aux laboratoires.

Pourquoi ? Parce qu’ils étaient réservés aux patients victimes de dépression sévère, et que seuls les psychiatres pouvaient les prescrire.

Il faut dire que leurs effets secondaires étaient graves et bien connus : surpoids et risque accru de diabète, notamment.

Le Prozac, lui, ne présentait pas les mêmes risques de surpoids et de diabète. Pour le laboratoire Eli Lilly, il y avait donc un vrai coup marketing à jouer.

Le moment était d’autant plus propice qu’une autre classe de médicaments très populaire venait de tomber en disgrâce.

Il s’agissait des médicaments contre l’anxiété, les tranquillisants (benzodiazépines) comme le Valium. Au début des années 1980, le grand public a commencé à réaliser qu’ils étaient addictifs. Quand les patients essayaient de les arrêter, ils subissaient d’affreux effets de manque.

Si Lilly parvenait à présenter le Prozac comme « efficace », « sans effet secondaire majeur » et « non addictif », le succès pouvait être fulgurant !

Car cette fois, on ne s’adressait plus à un public restreint de vrais « dépressifs »… mais à tous ceux qui ne « se sentent pas bien » à un moment de leur vie… donc à peu près tout le monde !

Et c’est ce qui s’est passé.

Une campagne médiatique sans précédent a été réalisé par la firme en faveur du Prozac.

Dès 1989, un grand journal comme le New York Magazine titrait « Au revoir, le blues – un nouveau médicament miracle contre la dépression ».

Et les autres médias suivirent.

En 1990, le journal Newsweek consacra sa couverture au nouveau médicament, avec ce titre : « Prozac : un médicament révolutionnaire contre la dépression ». A l’intérieur, on pouvait lire que d’innombrables patients se sentaient « mieux que bien » grâce au Prozac.

C’était la « pilule du bonheur », qui effaçait toutes les misères de l’existence.

Devant le succès commercial fulgurant du médicament, d’autres laboratoires pharmaceutiques ont rapidement commercialisé leur « équivalent » du Prozac.

A partir de là, Big Pharma dans son entier n’avait plus qu’un seul objectif : élargir la définition de la « dépression » pour permettre la prescription d’antidépresseurs à un public beaucoup plus large qu’auparavant.

Des associations de malade ont été créées et financées par les labos pour faire pression sur les autorités de santé. De grandes campagnes officielles d’information ont été lancées, financées par l’industrie pharmaceutique.

Il fallait dire et redire que la dépression était « sous-diagnostiquée » et « insuffisamment traitée ».

Cela a marché… au delà des espérances !

En 1992, les ventes du Prozac atteignirent le milliard de dollars. Une très bonne nouvelle pour les labos… mais beaucoup moins pour les patients.

Acte 6 : Stigmatiser les adversaires
Car les effets indésirables qui avaient été soigneusement « maquillés » dans les études devaient forcément ressortir un jour ou l’autre.

Dès 1990, un article rédigé par des chercheurs de l’Université de Harvard a révélé des cas d’akathisie provoqués par le Prozac. [7]

Je rappelle que l’akathisie est un état d’agitation extrême, propice au suicide et à la violence. Celui qui en est victime devient la proie d’impulsions violentes… qu’il met parfois à exécution, dans un état de désinhibition affective à peu près total.

Évidemment, sur la masse de patients qui a commencé à prendre des antidépresseurs, cela a commencé à faire des dégâts : beaucoup de suicides, et beaucoup de violences.

En 1990, on comptait déjà 44 procès intentés à Eli Lilly à ce sujet.

En septembre 1991, la FDA s’est sentie obligée d’organiser une grande audition publique, au cours de laquelle les parents de victimes décrirent de façon déchirante comment leurs proches avaient commis des actes de violence insensés et inexplicables… peu de temps après avoir pris du Prozac.

Mais Eli Lilly se défendit becs et ongles. Les « experts » du labo expliquèrent que ces comportements étaient la conséquence de la maladie, pas du médicament.

Il a fallu attendre encore 10 ans pour qu’une étude menée par le psychiatre britannique David Healy prouve le contraire… en montrant que ce type de médicament provoque des pensées suicidaires… chez des patients ne souffrant pas de dépression !

L’exemple de Traci Johnson est particulièrement éloquent.  Cette patiente ne souffrait pas de dépression mais s’était portée volontaire pour tester un médicament équivalent du Prozac dans une autre indication que la dépression… On l’a retrouvée pendue, dans les locaux même de Eli Lilly.

Au total, le psychiatre David Healy a évalué à plus de 40 000 le nombre de suicides provoqués par le Prozac de 1987 à 2004, sur les 40 millions de personnes qui en avaient pris. [8]

Même chose pour les antidépresseurs de cette famille des ISRS [9] (Zoloft, Paxil, etc.). A la fin des années 2000, le Dr Healy a conclu que « dans les essais cliniques, le risque de suicide est 2 à 2,5 fois plus élevé avec ces antidépresseurs que sous placebo ». [10]

Mais dans les années 1990, on n’avait pas tous ces chiffres. Et savez-vous comment Eli Lilly a réussi à retourner la situation médiatique ?

D’abord, comme d’habitude, en trouvant suffisamment de médecins pour dire tout le bien qu’ils pensaient du Prozac : « efficace » et « sans danger », répétaient-ils sur tous les tons, sur tous les plateaux de télé.

Mais de façon beaucoup plus habile, ils réussirent à présenter les adversaires du Prozac comme de dangereux extrémistes !

Ils expliquèrent que les patients qui se plaignaient étaient manipulés par… la Scientologie !

Et oui, sous prétexte que cette secte américaine s’était prononcée contre le Prozac, tous ceux qui critiquaient ce médicament étaient forcément de dangereux farfelus, « anti-psychiatrie » !

Et pendant longtemps, on a assimilé tous ceux qui critiquaient les antidépresseurs à des ennemis de la science (un peu comme ceux qui critiquent les excès de la vaccination).

Dernier acte : Préserver les profits
D’un point de vue commercial, donc, le Prozac a été un succès éblouissant pour Eli Lilly.

Mais cela n’a toujours qu’un temps.

En 1999, le brevet que possédait Eli Lilly sur cette molécule tombait dans le domaine public… et n’importe qui allait pouvoir en faire un médicament « générique » !

Fini, donc les super-profits… à moins de trouver une astuce ! Et cette astuce, les « marketeurs » de Lilly n’ont pas tardé à la trouver.

Ils ont décidé de recycler la même molécule… sous un autre nom… et pour une autre maladie !

Et c’est ainsi que Lily a développé le Sarafem, un nouveau médicament censé lutter contre une maladie inventée pour l’occasion, le « trouble dysphorique prémenstruel ».

Contrairement au Prozac, c’était une pilule couleur lavande, et non pas jaune… mais à l’intérieur, c’était exactement la même molécule !

Simplement, elle était vendue deux fois plus cher que le Prozac, et quatre fois plus cher que le générique. Avec comme cible des dizaines de millions de femmes, qui devraient prendre le médicament 8 jours par mois pendant des années.

Encore une belle arnaque, qui a fait gagner des milliards à la firme – même si le Sarafem n’a heureusement pas reçu d’autorisation de mise sur le marché dans l’Union européenne.

Ne restez pas les bras croisés !
Si vous pensez que toute cette histoire est une affaire « extraordinaire », qui concerne uniquement le Prozac et Eli Lilly, vous vous mettez le doigt dans l’œil.

Car ce n’est en réalité qu’un exemple – spectaculaire il est vrai – de l’ensemble des artifices et magouilles utilisés par l’industrie pharmaceutique pour s’enrichir sur le dos des patients.

Attention : je suis convaincu que l’industrie pharmaceutique a un rôle essentiel à jouer pour la santé publique, en tant qu’acteur majeur de la recherche scientifique.

Mais pas dans les conditions actuelles ! Dans notre situation de conflits d’intérêt, de manque de transparence et de course au profit, c’est la catastrophe.

Il faudra beaucoup de temps et d’efforts pour changer les choses.

On ne progressera que si l’on s’y met tous ensemble. Et cela commence aujourd’hui.

Si vous voulez agir, je vous demande une petite chose : transférez ce message à tous vos contacts, partagez-le partout où vous le pouvez, sur Facebook et ailleurs.

Car la seule manière d’avancer, c’est d’informer le plus grand nombre de gens sur les vraies méthodes de Big Pharma.

Sinon, on continuera toujours à nous faire « avaler n’importe quoi, au propre comme au figuré ».

Informez vos proches autant que possible. Et si vous appréciez mes messages, invitez-les à s’inscrire à ma lettre d’information, c’est gratuit, il leur suffit de se rendre ici.
https://www.sante-corps-esprit.com/inscription-projet-sante-corps-esprit/?leadcode=G1

Je compte sur vous. Ensemble, nous pouvons déplacer les montagnes.

Bonne santé,

Xavier Bazin

Sources
[1] Cette information, et beaucoup d’autres de cette lettre sont tirées de l’admirable livre Anatomy of an Epidemic, de Robert Whitaker. Lire aussi Big Pharma, coordonné par Mikkel Borch-Jacobsen, et le livre confession de John Virapen, l’ancien patron de Eli Lilly Suède, Effets secondaires : La mort.

[2] En 1978, une note interne de Lilly fait le point sur les études réalisées : « Il y a eu un assez grand nombre de signalements d’effets indésirables (…) Un autre patient dépressif a développé une psychose » (…) On a signalé de l’aktahisie et de l’agitation chez certains patients ».

[3] On le sait grâce aux procès qui ont eu lieu dans les années 1990, et qui ont permis de rendre public des documents internes et confidentiels de Lilly.Toutes les notes internes pertinentes sont aujourd’hui accessibles via : http://healyprozac.com/trials/criticaldocs/. L’un des documents de la firme, daté de 1978, le dit noir sur blanc : « Dans les études à venir, on permettra l’usage de benzodiazépines pour contrôler l’agitation ».

[4] Il s’agit de la citation d’un document interne de Lilly, résumant la position de l’autorité allemande, cité dans le livre Big Pharma.

[5] Voir Big Pharma, le chapitre sur les « suicidés du Prozac ».

[6] Initial severity and antidepressant benefits: a meta-analysis of data submitted to the food and drug administration, I. Kirsch et al., PLOS medecine, février 2008

[7] Emergence of intense suicidal preoccupation during fluoxetine tratment, MH Teicher, NCBI, février 1990

[8] Voir David Healy, Let them eat Prozac.

[9] ISRS : inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine

[10] Antidepressant drug use & the risk of suicide, D. Healy et al., NCBI, juin 2005

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Dernière édition par Libellule le Jeu 26 Avr 2018 - 12:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Mieux choisir ce qu'on mange et qu'on consomme, et réflexions diverses   Jeu 26 Avr 2018 - 11:18



source https://www.sante-corps-esprit.com/arnaques-aliments-industriels/#respond
Vérifiez vite votre frigo et vos placards !
28 décembre 2016


Aujourd’hui, on va rigoler un peu.

Je vais vous parler des combines hallucinantes des industriels de « l’alimentaire » pour nous faire avaler de la m…. (au sens propre, parfois, vous allez voir !!).

Bon, d’accord, vous allez rire jaune. Mais heureusement, ce sont des produits que vous devriez de toute façon ne jamais consommer !

80 % des produits alimentaires de votre supermarché sont faits à partir de plantes bourrées de pesticides… à partir d’animaux élevés dans des conditions exécrables… et sont ensuite trafiqués dans tous les sens, avec l’ajout d’additifs chimiques potentiellement dangereux.

Et ça… c’est quand « tout va bien » !

Dans un livre explosif, intitulé Mais vous êtes fou d’avaler ça, un ingénieur qui a travaillé des années dans l’industrie agro-alimentaire fait des révélations stupéfiantes sur l’envers du décor…. Et ce qu’il y a réellement dans votre assiette.

Vous avez le cœur bien accroché ? Alors c’est parti :

Des crottes de rat dans votre paprika !
Et ça commence fort. Voici l’une des affaires les plus choquantes racontée par cet ingénieur :

« On a un problème, m’annonça mon boss d’une mine déconfite un matin à mon arrivée au bureau. On s’est fait enfler par un Indien sur un lot de piment »

100 tonnes de piment qui ont été mal stockés. Les rats et les souris s’en sont données à cœur joie. En plus de quelques cadavres de rongeurs desséchés, on a retrouvé des poils et des crottes un peu partout, une véritable catastrophe.

La marchandise est pleine de crottes de rat. Et maintenant on a 100 tonnes de cette merde sur les bras. »

Là, vous vous dites sans doute qu’ils n’ont pas d’autre choix que de tout détruire, n’est-ce pas ?

Mais non, pas du tout : ce serait très mal connaître l’industrie agro-alimentaire !

« Tu crois qu’on te paie pour baisser les bras au moindre problème, me dit mon boss. Il me faut une solution. Hors de question de jeter 80 000 euros de came »

Et que croyez-vous qu’il arriva ? Ils ont fini par trouver une « solution ».

D’abord, ils ont renommé la chose. « Crotte de rat », cela ne fait pas bonne impression sur une liste d’ingrédients. Ils l’ont donc appelé officiellement « matière étrangère ».

Et ça tombe bien, car les industriels ont droit à 0,5 % de « matière étrangère » dans les produits comme le piment !

Ensuite, ils ont fait subir au piment un « traitement thermique » de choc, pour tuer les bactéries dangereuses. Mieux vaut éviter l’empoisonnement d’un client, ce ne serait pas bon pour l’image de marque de l’entreprise.

Puis, ils ont broyé le tout, le plus fin possible… pour que personne ne puisse faire la différence à l’œil nu entre les minuscules particules de crottes ou de poils et la poudre de paprika.

Et enfin, ils ont mélangé tout cela à d’autre lots « propres » pour que, en cas de contrôle, la fameuse « matière étrangère » ne dépasse pas les 0,5 %.

Et le tour est joué ! Avec cette terrible conclusion :

« J’aimerais vous dire que cette opération de « nettoyage » est un cas isolé, mais il nous est arrivé à de très nombreuses reprises de recevoir des lots d’épices de Turquie ou d’Egypte contenant des fientes d’oiseaux, du poivre d’Inde ou de Chine avec ces mêmes crottes de rat et de souris, des mégots de cigarettes et divers déchets. »

Cela vous étonne ? Alors vous n’êtes pas au bout de vos surprises :

Du miel fabriqué en usine… sans la moindre abeille !
Ces dernières années, plusieurs enquêtes ont montré que 10 à 30 % des pots de miel commercialisés sont gravement trafiqués.

La plupart viennent de Chine… et il se trouve que notre ingénieur connaît sur le bout des doigts les « techniques » chinoises :

« Au début, ils ont commencé à couper le miel avec un peu d’eau. Le miel étant un antibiotique naturel, il peut contenir jusqu’à 18 % d’eau sans s’altérer.

Mais certains, trop gourmands, ont eu la main lourde sur le robinet et des lots de miel ont commencé à fermenter lors du transport. La solution a été d’ajouter une bonne dose d’antibiotiques de synthèse. »

Heureusement, ce pot aux roses a été découvert, et le miel chinois a été banni d’Europe en 2002.

Mais cela n’a pas duré longtemps. Dès 2004, les importations de miel ont repris, avec de nouveaux « tours de magie » :

« Nos amis chinois ont alors ajouté discrètement des « sucres exogènes ». Ils ont commencé par ajouter le sucre industriel le moins cher, du sirop de glucose liquide.»

Mais pour ne pas se faire « attraper » en cas de contrôle, il leur fallait garder la proportion naturelle de fructose et de glucose dans le miel (40 % contre 30 %). Ils ont donc ajouté du fructose liquide de céréales.

Et bientôt, le miel n’a plus rien eu de naturel : « il n’était en réalité qu’un assemblage artificiel de sirops de glucose et de fructose industriels, coloré avec du caramel, le tout subtilement aromatisé ».

Problème : comme il n’y avait plus un gramme de vrai miel… les analyses ont révélé que ces miels ne contenaient pas de pollen.

Qu’à cela ne tienne : les Chinois ont alors décidé d’ajouter un peu de pollen à leur mélange de sucres et d’arômes artificiels… Et on trouve ce « miel » aujourd’hui dans nos supermarchés :

« Aujourd’hui, certaines sociétés chinoises, mais pas seulement, fabriquent un « miel » comme n’importe quel produit industriel. C’est pratiquement indétectable si la fraude et faite intelligemment, c’est-à-dire en respectant les ratios glucose/fructose naturels, en ajoutant la bonne dose du bon pollen, le bon colorant et le bon arôme.

Ce n’est pas 10 % de la fraude, mais bien davantage en réalité, croyez-moi ».

Il faut dire que, pour un industriel, le miel chinois a tout pour plaire : grosses quantités, petits prix… et une production stable, qui ne dépend ni de la météo… ni même des abeilles, dont le nombre se réduit d’ailleurs comme peau de chagrin en Chine.

Ah, et au cas où vous vous diriez qu’il suffit d’éviter le miel chinois, sachez qu’il n’est jamais mentionné tel quel ! Il se cache sous des termes vagues comme « hors Union européenne ».

Faites bien attention, donc, au miel que vous mettez dans votre thé. Et à propos de thé :

Des thés bourrés de pesticides… y compris du thé bio !
Comme le raconte notre ingénieur, même le thé bio industriel peut être frelaté :

« On a un problème avec le thé bio au citron, m’annonça mon boss. On a retrouvé de l’imazalil, du thiabendazole, du pyriméthanil et du carbendazime dans les derniers lots fabriqués.

On a 50 000 boîtes de sachets qui posent problème (…) Ils ne peuvent pas tomber du ciel ces pesticides !»

Non, pas du ciel… Après enquête, ils ont découvert que ces pesticides venaient des arômes de citron ajoutés au thé.

La raison est simple : les arômes naturels sont produits avec des méthodes qui concentrent les molécules aromatiques… mais qui concentrent aussi les polluants !

Résultat : « des citrons conventionnels ont de grandes chances de donner un extrait de citron parfaitement « naturel » mais pourri en pesticides, fongicides et autres molécules de traitement des cultures ».

Évidemment, notre industriel s’est bien gardé de jeter ces 50 000 boîtes de thé bio remplis de pesticides. Il les a écoulées, « comme si ce rien n’était ».

Attention : ce n’est pas une raison d’éviter le thé bio, car le thé conventionnel est bien pire !

Voyez plutôt cette autre histoire hallucinante, qui commence au bureau :

« – Tu n’as pas l’air dans ton assiette, Dany ? Un truc qui cloche ?

– C’est à cause des pesticides. J’ai 300 tonnes de thé vert de Chine en stock et c’est pourri en pesticides, des doses à tuer un cheval.

– Et alors ? C’est pas nouveau, dis-je, surpris qu’il s’inquiète pour si peu. On a toujours trouvé plein de pesticides dans les thés chinois, largement au-dessus des normes en général, tout le monde le sait et personne n’a jamais rien trouvé à redire.»

Sauf que cette fois, c’est différent.

Car c’est la brigade de détection des fraudes elle-même qui a découvert cette surdose de pesticides.  « Si on doit détruire 300 tonnes de came, je vais me faire lourder », s’inquiétait donc Dany.

Mais, à la surprise générale, Dany apprendra quelques jours plus tard que les Fraudes l’autorisent finalement à mettre ce thé toxique sur le marché !

« J’ai reçu un coup de téléphone de l’inspecteur hier soir qui m’a dit qu’on pouvait y aller… mais qu’ils ne feraient pas d’écrit. Il ne veut pas nous autoriser officiellement à vendre un produit hors normes, mais ils fermeront les yeux. »

Par quelle magie ? Notre ingénieur l’apprendra de la bouche même de l’inspecteur qui a pris cette décision ahurissante :

« Sur le ton de la confidence, il me dit que tous les importateurs de thé vert de Chine avaient été contrôlés en France et partout ailleurs en Europe, et que, bien entendu, le niveau de pesticides était trop élevé chez tout le monde.

L’information était remontée aux plus hautes instances des Etats et il avait été décidé qu’il était urgent… de ne rien faire. Surtout ne pas fâcher la Chine, pour qu’elle continue à nous acheter quelques avions et ne bloque pas le vin français, les voitures allemandes, ou l’edam de Hollande à ses frontières. »

Voilà une bonne raison de boire du thé bio… sans arôme ajouté… et sans miel industriel !

Mais aussi d’éviter autant que possible les aliments « transformés » ou « cuisinés »… Car vous ne pouvez jamais savoir ce qu’ils contiennent réellement !

Comment ils vous refourguent des champignons… bleu vif !
Un beau matin, notre ingénieur doit trouver une solution pour écouler des champignons de Paris surgelés, venus de Chine.

C’est un vrai défi, car il se trouve que ces champignons sont… bleus vif !

Personne n’accepterait donc de les acheter comme cela, surtout qu’on ne sait pas s’ils sont dangereux. C’est d’ailleurs la principale inquiétude de notre ingénieur :

« – On ne sait pas quel produit a donné cette couleur, fis-je remarquer.

– Qu’est-ce que ça peut foutre ? s’exclama mon boss, comme si je venais de dire une grossièreté. Je ne te demande pas de les bouffer ces champignons, juste de les vendre !

– Mais, si c’était dangereux ?

– Regarde les analyses dans le dossier, elles sont parfaites.

– Oui, j’ai bien vu, mais ce ne sont que des analyses de routine, personne n’a vraiment recherché ce qui clochait, insistai-je.

– Et alors ? S’il y a un problème, ce sera pour le fabricant et l’importateur. On n’est qu’un simple intermédiaire. Je me fous de tes états d’âme, je te demande simplement un moyen pour faire disparaître cette coloration afin qu’on puisse les vendre.»

Notre ingénieur se gratte alors la tête. Ce que lui demande son patron est d’autant plus difficile qu’il n’est pas possible de les cuire. La raison ? « Les Chinois ont gavé les champignons de flotte. Si on les fait frire, ils vont se ratatiner et on va trop perdre en poids ».

C’est lors qu’il a une idée de génie : pourquoi ne pas les enrober à froid, avec une espèce de panure ? Triomphe de son patron :

« Comme ça, on ne verra plus du tout la couleur et on garde toute l’eau à l’intérieur, commenta mon boss avec un léger rictus trahissant une profonde joie intérieure. »

Le marché était conclu le lendemain. Et évidemment, cette habile « manip » n’a pas manqué d’être réutilisée par la suite :

« J’ai croisé assez régulièrement des lots de champignons qui avaient tourné à la suite d’une panne de compresseur frigorifique, étaient oxydés, plus marron que blancs, voire totalement noircis. C’est également arrivé avec d’autres légumes, chou-fleur, brocolis ou poivrons, par exemple. Dans ce cas, l’enrobage à froid reste la meilleure solution que nous avons trouvée. »

Le livre de Christophe Brusset est truffé d’histoires de ce type… à ne plus jamais vous faire remettre les pieds dans un supermarché.

En voici deux derniers exemples, pour la route :

Yaourt Frankenstein, confiture de fraises sans fraise…
Pour faire baisser le coût de production du yaourt, une solution fréquente est d’y ajouter de l’eau, de la gélatine et des amidons modifiés… puis d’appeler ça « préparation laitière ».

Le seul problème est que si l’on met trop d’eau, le produit se conserve moins bien. Heureusement, l’industrie a une solution : elle rajoute des sulfites !

Les sulfites ont l’avantage d’être antifongiques et anti-levures…. Mais peuvent rendre malade ceux qui y sont allergiques ou intolérants !

Autre exemple : vous voyez les confitures de fraise qu’on vous sert dans certains hôtels au petit-déjeuner, dans de petites coupelles en plastiques ?

Bon, eh bien elles ne contiennent pas la moindre fraise :

« La recette : sirop de fructose et de glucose (avec la même proportion qu’on retrouve dans le fruit, en cas d’analyse), eau, jus concentré de fruits rouges (pour la couleur), petites graines de fraise dont se débarrassent les fabricants de jus (pour faire authentique), pectine.»

Je pourrais multiplier les exemples, mais le plus important est de prendre conscience de l’incroyable danger venant de l’accumulation de tous les ingrédients toxiques.

Après avoir parlé des jambons roses bourrés d’additifs, notre ingénieur explique :

« Imaginez la dose d’additifs qu’ingurgite le consommateur de mon croque-monsieur s’il l’accompagne d’un verre de soda light (acide citrique, sulfate de magnésium, lactate de calcium, chlorure de calcium, sorbate de potassium, gomme d’acacia, esters glycériques de résine de bois, acésulfame) de carottes râpées d’une marque française qui fleure bon le terroir (acide citrique, disulfite de potassium, gomme de guar, gomme xanthane, gomme tara, sorbate de potassium) et d’un yaourt aux fruits à la marque d’un distributeur (amidon modifié, pectine, citrate de sodium, sorbate de potassium).»

Et le pire, c’est que les pièges ne viennent pas que des supermarchés.

La plupart des boulangers ajoutent du gluten sec à la fabrication de leur pain, ainsi que des « améliorants » pour qu’il soit toujours plus brillant et gonflé.

Les vendeurs de glace vous proposent presque toujours des produits bourrés de colorants et additifs toxiques … et gonflés avec 50 % d’air !

Et ainsi de suite…

Que faire dans cette jungle alimentaire ??
C’est la jungle, il n’y a pas d’autre mot.

Tout récemment, on a retrouvé des métaux lourds dans les pots pour bébé. On a aussi réalisé que certains emballages alimentaires donnent le cancer. [1]

Et n’oublions pas que les supermarchés sont également remplis d’aliments pleins de sucre, à éviter de toute façon, même s’ils sont « bio » et « naturels » : galettes de riz soufflé, gâteaux industriels, céréales sucrées du petit-déjeuner, etc.

C’est bien simple : nous sommes cernés par la malbouffe !!!

Heureusement, il existe une solution, et elle est très simple. En fait, tout se résume à un choix entre le temps et l’argent.

Si vous avez le temps : n’achetez que des produits entiers (fruits, légumes, etc.) et cuisinez !

Faites-vous-même votre pain, votre houmous, vos soupes, vos glaces, vos bouillons etc. Privilégiez évidemment la production locale et « raisonnée », bio si possible.

Cela prend évidemment beaucoup plus de temps de tout faire soi-même, mais quel plaisir de faire soi-même de bons petits plats et de les déguster ! Tout en préservant son portefeuille !

Si vous n’avez pas la chance d’avoir le temps, alors vous n’avez pas le choix : vous devez dépenser plus d’argent pour vous nourrir correctement. Et économiser sur d’autres dépenses.

C’est ennuyeux, je sais, mais il n’y a pas de miracle : si les produits alimentaires sont aussi bon marché aujourd’hui, c’est qu’ils sont fabriqués dans des conditions invraisemblables.

Voici donc quelques règles simples à respecter si vous achetez des produits industriels :

Fuyez les premiers prix, c’est généralement ce qu’on fait de pire. Évitez les promotions étonnantes, car les bonnes affaires dans l’alimentaire n’existent pas. Et si vous avez à choisir entre une grande marque et une marque « distributeur » (Carrefour, etc.), choisissez la grande marque, elle sera toujours de meilleure qualité ;
Vérifiez bien la liste d’ingrédients : elle doit être aussi courte que possible et avec le moins d’additifs (colorants, conservateurs, aluminium, etc..) ;
Privilégiez le bio, évidemment. Le bio « industriel » n’est pas toujours parfait, mais c’est tout de même une excellente garantie pour éviter les produits chimiques. Et il y a des produits bourrés d’additifs, comme les bouillons, qu’il est hors de question d’acheter non bio.
N’achetez jamais de poudres et purées, car les industriels peuvent facilement masquer les « défauts » des aliments utilisés au départ. Choisissez donc votre poivre en grain plutôt qu’en poudre, des pommes entières plutôt qu’en compote. Et votre paprika en poudre, achetez le bio !
Surveillez les origines en choisissant le local et le national en priorité. Mais attention aux « faux amis » : les « Cèpes de Bordeaux » sont une espèce, pas une origine géographique… et peuvent donc venir directement de Chine !
Peut-être saviez-vous déjà tout cela, vous qui vous intéressez de près à la santé.

Mais pensons également aux autres, à ceux qui ne sont pas aussi bien informés. Si vous avez une minute et que vous avez trouvé cette lettre instructive, n’hésitez pas à la transférer et à la partager autant que possible.

Car c’est par nos choix, par nos décisions individuelles que nous réussirons à lutter contre l’omniprésence de la malbouffe.

À mon avis, tant qu’il y aura des gens prêts à avaler de la « m… » à moindre prix, il y aura toujours des industriels pour la fabriquer.

Mais si nous changeons nos habitudes, si nous sommes prêts à dépenser un peu plus de temps et d’argent pour privilégier les petits producteurs locaux ou les produits bio de qualité, tout peut changer !

Je compte sur vous et vous souhaite une…

Bonne santé !

Xavier Bazin

Sources
[1] Emballages alimentaires : faites le bon choix. Marie-Céline Jacquier. La Nutrition. Avril 2016





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