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 Lutter contre le frelon asiatique

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MessageSujet: Re: Lutter contre le frelon asiatique   Mar 28 Mar 2017 - 15:15

source https://theconversation.com/le-frelon-asiatique-est-entre-dans-paris-62746
Le frelon asiatique est entré dans Paris
22 juillet 2016,

En ce mois de juillet 2016, un nid du frelon asiatique à pattes jaunes, Vespa velutina, a été observé pour la première fois à l’intérieur de Paris par les jardiniers du Muséum national d’histoire naturelle.

Le personnel du muséum sensibilisé sur la question était particulièrement aux aguets. L’arrivée de cet envahisseur dans la capitale était en effet attendue puisque des femelles sexuées, potentielles futures reines, avaient été vues fin 2015 dans plusieurs arrondissements de la ville et en différents points de la banlieue parisienne.

Ce frelon est-il dangereux ?
Les frelons ont toujours été considérés comme des insectes dangereux. Or, si elle est douloureuse, leur piqûre n’est pas plus redoutable que celle des autres Hyménoptères sociaux – guêpes et abeilles.

Sauf s’il est allergique, un homme n’est pas en danger quand il est piqué plusieurs fois par des abeilles, guêpes ou frelons ; il faut des centaines de piqûres pour qu’il risque la mort.

Cependant, chez 0,3 à 7,5 % des victimes, une réaction allergique peut apparaître suite à des piqûres isolées, mais répétées dans le temps, les sensibilisant ainsi au venin des Hyménoptères. Une seule piqûre suffit alors à provoquer un état de choc qui, sans traitement rapide par injection d’adrénaline, peut entraîner la mort. Mais pour ces personnes, une piqûre de guêpe ou d’abeille est tout autant à craindre que celle d’un frelon.

De plus, les frelons ne sont jamais agressifs envers l’homme lorsqu’ils volent en solitaire ; ils n’attaquent que lorsqu’ils se sentent menacés, par des gestes brusques par exemple, ou si l’on s’approche à moins de 5 mètres de leur nid. Les nids de V. velutina étant en général placés très hauts dans les arbres, les risques de rencontre sont bien moindres qu’avec les abeilles et les guêpes sociales qui adoptent le même comportement pour défendre leurs colonies.

Une grave menace pour les ruches
Le frelon à pattes jaunes inquiète surtout les apiculteurs, car il s’attaque aux abeilles domestiques. Une évaluation de son impact est en cours d’estimation par les scientifiques, car aucune donnée chiffrée n’existe à ce jour. Il est toutefois certain que la présence du frelon en grand nombre – plus de 10 devant une colonie – peut entraîner la mort de ruches déjà affaiblies par d’autres facteurs de stress.

Les abeilles ne constituent pas ses seules proies et la collecte d’ouvrières avec les prises qu’elles ramènent au nid a permis de montrer que V. velutina capture autant d’abeilles que de guêpes et de mouches (environ un tiers chacune), mais aussi une très grande variété d’autres insectes et araignées ; il peut même, à l’occasion, prélever de la chair sur des cadavres de vertébrés.

En milieu urbanisé, où les insectes sont moins variés, les abeilles représentent les deux tiers de ses proies. Le frelon attrape sa prise en vol puis s’accroche à un support pour la dépecer. Il ne conserve que le thorax qu’il ramène au nid pour nourrir ses larves ; lui-même se nourrit de liquides sucrés (sève, miel et miellat) et du liquide protéique régurgité par ses larves.

En automne, V. velutina peut localement menacer fortement les ruchers, mais c’est surtout sa présence en vol stationnaire devant la ruche qui stresserait les abeilles provoquant un arrêt du butinage. Si ses réserves de miel sont insuffisantes, la colonie d’abeilles peut alors mourir de faim au cours de l’hiver suivant.

En Asie, où elles sont confrontées aux attaques de frelons depuis toujours, les abeilles mellifères asiatiques se défendent en formant une boule autour du frelon ; en faisant vibrer leurs muscles alaires, elles augmentent la température de la boule jusqu’à 46 °C ; le frelon meurt alors d’hyperthermie.

L’abeille mellifère européenne introduite en Asie depuis des décennies a développé le même comportement de défense face aux frelons, mais elle recrute moins d’ouvrières et atteint rarement une température létale pour le frelon. Elle reste donc moins efficace, mais est potentiellement capable avec le temps de faire de même en Europe.

Comment est-il arrivé en France ?
V. velutina a été observé pour la première fois en France en 2004 par un horticulteur du Lot-et-Garonne qui importait de Chine des poteries pour bonsaïs. Mais ce n’est qu’à l’automne 2005 qu’il a été découvert par les scientifiques ; ces derniers ont signalé sa présence début 2006 quand son acclimatation a été confirmée.

La lignée introduite en France appartient à la variété V. velutina nigrithorax que l’on rencontre du Népal à la Chine ; elle est brun sombre, avec une bande orange sur l’abdomen et des pattes jaunes à l’extrémité. Comme chez tous les frelons, la colonie est annuelle et meurt en hiver à l’exception des futures reines qui hivernent cachées dans un abri. C’est à ce stade qu’elles peuvent être transportées sur de grandes distances via le commerce international.

En comparant par des analyses génétiques des spécimens de V. velutina capturés en France et dans différents pays de son aire d’origine (Indonésie, Vietnam, Chine, Népal), les scientifiques ont montré que la lignée invasive provient bien de Chine, d’une région près de Shanghai où les poteries pour bonsaïs sont fabriquées. Cette étude prouve aussi que seul un petit nombre de reines, voire une seule reine fécondée par plusieurs mâles, a été introduit en France.

Ceci témoigne des grandes capacités de multiplication de cette espèce, qui est arrivée en France sans ses ennemis naturels, parasites (guêpes et mouches parasites, vers nématodes…), prédateurs (oiseaux, fourmis, frelons…) ou autres frelons avec lesquels il peut entrer en compétition, et qui profite aussi de l’abondance d’une de ses proies, l’abeille domestique.

Une invasion suivie à la trace

La progression de l’invasion est suivie par les chercheurs du Muséum national d’histoire naturelle qui cartographient la présence de ses nids depuis 2004 sur l’ensemble du territoire.

Le front d’invasion progresse chaque année d’environ 60 km et, à ce jour, plus des trois quarts de la France sont envahis. V. velutina a aussi atteint d’autres pays d’Europe : Espagne en 2010, Portugal en 2011, Italie en 2012 et Allemagne en 2014. Signalé dans le Nord et en Belgique en 2011, il n’y a pas été retrouvé depuis, mais le front d’invasion se rapproche inexorablement.

Vespa velutina a également été introduit en Corée dans les années 2000 et dans l’île de Tsushima au Japon en 2012. Sa progression confirme les prévisions établies à partir de modèles climatiques : le frelon est capable de se répandre dans une grande partie de l’Europe, mais aussi dans beaucoup d’autres régions du monde en cas d’introduction accidentelle. Le changement climatique (élévation de la température et augmentation des précipitations) risque d’accroître encore son expansion en élargissant les zones climatiques qui lui sont favorables.

source de la photo
https://theconversation.com/le-frelon-asiatique-est-entre-dans-paris-62746


Les moyens de la lutte

De nos jours, le varroa, cet acarien parasite d’origine asiatique dont la multiplication provoque la mort de la colonie d’abeilles, les maladies virales ou les pesticides constituent des dangers plus inquiétants pour l’apiculture ; mais la présence de ce prédateur est une menace supplémentaire. V. velutina a d’ailleurs été classé « danger sanitaire de 2e catégorie » au titre du code rural en 2012, et « espèce exotique envahissante » au titre du code de l’environnement en 2013.

Comme le soulignent de nombreux chercheurs travaillant sur les guêpes sociales invasives à travers le monde, s’il est possible de localiser et détruire leurs colonies et de piéger en masse les adultes, aucune de ces stratégies ne permet de réduire durablement les niveaux de populations de ces envahisseurs.

Il faut donc, dans les régions à risque, s’attacher à développer des réseaux de surveillance et de contrôle en vue de prévenir l’installation du frelon et donner rapidement l’alerte en cas d’introduction. L’objectif est de déceler la présence de fondatrices dès leur introduction et d’éradiquer avant le début de l’automne – moment correspondant à la dispersion de la génération sexuée – les premières colonies qui pourraient s’installer.

Pour limiter son impact sur un rucher, la destruction de tous les nids de V. velutina présents dans le voisinage demeure la solution la plus efficace. Le piégeage des frelons en automne dans le rucher peut être envisagé ; mais en l’absence d’appât spécifique, de nombreux insectes non-cibles risquent d’être capturés.

Les recherches pour tenter d’isoler une substance attractive spécifique de V. velutina (phéromone, par exemple) n’ont pas encore abouti. En l’absence d’appât spécifique, les piégeages de masse demeurent donc une menace pour la biodiversité.

Un groupe de travail (associant l’ITSAP et le MNHN) est actuellement chargé de mettre en place des mesures de surveillance, de prévention et de limitation de l’impact de Vespa velutina sur les ruchers. Le MNHN teste également, en partenariat avec son concepteur André Lavignotte un dispositif mécanique de type « muselière » – un grillage placé autour de la planche d’envol éloigne les frelons et diminue ainsi le stress des abeilles qui peuvent continuer à butiner.

Si vous découvrez un nid dans Paris, sachez que la mairie prendra en charge sa destruction sur le domaine public (espaces municipaux, façades d’immeubles sur rue, etc.). Il vous suffira pour cela d’appeler les services municipaux au 39 75 ou de laisser un commentaire sur la page dédiée à l’abeille domestique.

Si le nid est placé dans le domaine privé ou ailleurs en Île-de-France, vous pouvez contacter un des référents de la Fédération régionale des organisations sanitaires apicoles d’Île-de-France (Frosaif), organisme qui prendra en charge le plan de lutte localement ; la liste des intervenants est disponible ici.

Et n’oubliez pas qu’il faut éviter de s’approcher à moins de cinq mètres d’un nid de frelon ou de guêpe !

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MessageSujet: Re: Lutter contre le frelon asiatique   Sam 23 Juin 2018 - 14:54

Un apiculteur breton a trouvé une solution pour enrayer la prolifération du frelon
source https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/frelons-asiatiques-l-apiculteur-de-locmelar-leur-declare-la-guerre-5627939

Frelons asiatiques. L'apiculteur de Locmélar déclare la guerre
Le projet
Il est bien décidé à avoir sa peau. Ou, tout au moins, à porter un mauvais coup à son espèce. Le vespa velutina, le frelon asiatique de son nom scientifique, n'a qu'à bien se tenir. Une fois entré dans son piège, appâté par les effluves de miel, le nuisible sera condamné à y périr. Privé de nourriture, Denis Jaffré lui promet une mort lente et douloureuse. Aucune pitié pour l'envahisseur !

Depuis trois ans, Denis Jaffré planche sur une cage de capture qui permettrait de réguler ce nuisible qui menace les abeilles. Brevetée, l'invention de ce producteur de miel du pays de Morlaix va être industrialisée.

Un piège « optimal et redoutable »
L'apiculteur de Locmélar pense à cette invention depuis 2006, l'année où il a perdu 35 colonies à cause de cet indésirable qui décime des milliers d'abeilles, depuis son arrivée en France en 2004.

Sa cage de capture, jugée « optimale et redoutable », après expérimentation, est en voie de commercialisation. Somme toute sommaire, le dispositif comprend deux caisses. La première reçoit l'appât, « de la cire mielleuse ou du miel, de préférence local, disposé sur des copeaux de bois ».

« Le principe de la nasse »
La seconde caisse, à disposer sur la première, est grillagée dans le fond, de manière à laisser passer les odeurs qui attirent les hymenoptères. C'est ici que seront emprisonnés les frelons asiatiques. Toute l'ingéniosité de Denis Jaffré réside dans la conception des deux portes d'entrées latérales. Des « modules d'accès », en langage industriel, conçues « sur le principe de la nasse ».

Assez étroites pour ne pas laisser entrer les frelons européens, elles ont été pensées pour retenir son cousin asiatique sans emprisonner les abeilles, guêpes et bourdons de passage. « Ceux-ci arrivent à sortir en moins de trois minutes, ce qui ne laisse pas le temps à leur prédateur de les découper en morceaux ! », précise l'ingénieux apiculteur.

Breveté fin février, son système de capture, « d'une simplicité déconcertante mais d'une efficacité remarquable », devrait être présenté au concours Lépine, en avril. Expérimenté pendant un an, en 2017, sur l'une de ses colonies, il a permis à Denis Jaffré de recueillir « 1 062 frelons asiatiques dont 25 reines en début de saison ».

Un moule à 20 000 €
Un exploit pour le passionné qui veut désormais produire son piège en grande quantité, au plus vite.

Soucieux de travailler en local, il a passé un accord avec la société saint-martinoise RS Injection, qui fabriquera le dispositif en série, à partir de plastique recyclé. « Il coûtera moins de 10 € et sera d'abord vendu aux collectivités et aux groupements d'apiculteurs avant une commercialisation grand public. »

Pour la fabrication préalable du moule en acier des deux modules d'accès, estimé à 20 000 €, l'apiculteur va contracter un prêt. En espérant que la mise en place d'un financement participatif lui permettra de rentrer dans ses frais.

L'apiculteur de 62 ans, qui conduit une centaine de colonies « dans des sites privilégiés, de Taulé à Roscoff en passant par les monts d'Arrée, Brest ou la presqu'île de Crozon », veut aller vite pour protéger ses ouailles. Enfant, il a découvert l'apiculture aux côtés de son père.

Une passion qui ne l'a jamais quitté et qu'il a développée après une carrière dans la Marine nationale. Avec engagement. Après avoir été président du syndicat départemental des apiculteurs, Denis Jaffré est devenu coprésident de l'Association action anti frelon asiatique (AAAFA). Son invention y fait déjà un carton.

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source https://ladpdm.joomla.com/documentation-et-infos-techniques/17-le-bac-de-capture-par-denis-jaffre
Le Bac de Capture : Méthode préventive, simple, écologique, sélective,
efficace et très peu couteuse de lutte contre Vespa Velutina (VV)
Technique du Bac de Capture Préventive et organisation possible :
Cette Méthode a été mise au point par Denis Jaffré, coprésident de l'AAAFA et référent en matière de lutte

contre le frelon asiatique pour la région Bretagne.

Cette méthode très efficace est basée sur 6 principes :

La mise à disposition d'appâts très attractifs en grande quantité à la sortie d’hiver.
La boulimie glucidique qui est celle des reines de Vv à l’émergence d'hibernation.
La grande capacité de perception des effluves odorantes sur de très grandes distances de Vv (comme beaucoup d'hyménoptères, de diptères, de lépidoptères....).
Leur grande vulnérabilité (peu farouche dans cette situation).
L'absence de dangerosité individuelle évidente des jeunes reines constatée durant cette période (phénomène aussi bien connu chez la reine des abeilles mellifères) qui permet à chacun de mettre en place un dispositif simple et sans risques.
Enfin, l’inefficacité de la lutte curative (destruction des nids) en matière de prolifération de l’espèce et qui induit des coûts importants chaque année (30 000 000 € / an en France).
La méthode a été développée avec comme principe prépondérant de ne pas mettre en oeuvre de matériel élaboré, et/ou coûteux, ou susceptible de mettre en danger d'autres espèces. Cette philosophie est celle de l’AAAFA depuis sa création, définie par ses statuts, qui se résume à être une association nationale de lutte sélective et écologique contre Vv.

Le principe consiste donc à disposer en un lieu abrité et ensoleillé, un bac appelé "bac de capture", qui est en fait un bac d'alimentation contenant des substances attractives pour les reines de Vv. Des substances sucrées solides mises en morceaux (figues, dates, oreillons sucrés d’abricot, banane écrasée….). L’apport carné quotidien d’une sardine fraîche et de têtes de crevettes peut se révéler aussi très complémentaire. Le très célèbre mélange utilisé jusqu’ici dans les pièges abattoirs de différents types : bière brune, sirops de fruits rouges…., vin blanc doux (1/3 1/3 1/3), saturé en sucres, de restes de confitures et autres sirops divers, positionné dans un contenant (type assiette à potages dans lequel nous mettrons des bâtonnets de bois, des petits cailloux pour éviter les noyades) sera très utile. Un bloc de mousse à bulle ouverte, imbibée et positionné dans ce mélange assurera une meilleure évaporation. Les appâts qui ont été utilisés lors de l’expérimentation en 2015 étaient composés de miel de lierre issu de ruches en bon état sanitaire  c.a.d. exemptes de toute maladies contagieuse (loque, nosema...), (indifférence des abeilles sur ce type de miel au printemps lorsque les premiers nectars sont présents et donc pas de « pillage »). La cire sans miel de cadres, issue de ruches saines lors de la visite de printemps, broyés, émiettés, fera aussi une excellente source d’effluves attractives (sans risque d’y voir des abeilles) et compléteront l’arsenal opérationnel des appâts.

Ce dispositif très simple va permettre la capture et non le piégeage, (ce dernier ne permet pas d’être assez sélectif ni suffisamment attractif) de TOUTES les reines présentes dans le périmètre du BCP sur de très grandes distances. On peut ainsi tabler sur une efficacité d’un rayon au-delà du km autour du dispositif (distance qui sera affinée lors des prochaines expérimentations).

IMPORTANT : Nous insistons sur l'origine deu miel de lierre utilisé comme appât et qui doit provenit uniquement de ruches en bon état sanitaire, c.a.d. exemptes de toute maladies contagieuse (loque, nosema...).

Ce dispositif  très simple va permettre la capture et non le piégeage, (ce dernier ne permet pas d’être assez sélectif ni suffisamment attractif) de TOUTES les reines présentes dans  le périmètre du BDC sur de très grandes distances à la ronde. On peut ainsi tabler sur une efficacité dans un rayon de 1,5 a 2 km autour du dispositif.

Pour une efficacité optimisée sur les territoires, une répartition et un suivi cartographique des BCP doit être assuré par la commune ou l’intercommunalité. Une fiche de comptage et de bilan annuel (fichier Excel) à renseigner est disponible en téléchargement sur le site de l’AAAFA ou <ici>. Celle-ci. Elle vise à optimiser la méthode de régulation et est la contrepartie proposée aux poseurs du BCP et aux collectivités pour la renseigner et en faire retour (à l’adresse courriel : vespavelutinabzh@orange.fr).

Les outils de capture :

La capture s’effectuera avec un bocal et son couvercle, un pic à brochettes dont l’extrémité sera enduite de glue arboricole ou l’aspirateur à main avec une grande simplicité.

Cette méthode a été testée et validée sur une zone d’expérimentation : en effet, fin 2014, un nid de frelon n'avait pu être détruit car découvert tardivement à l'automne 2014 donc pratiquement vidé de ses jeunes reines. Mis en place au début du printemps 2015, le dispositif du BDC a par la suite permis la capture de 13 reines de VV sur la zone de test (évitant ainsi la construction de 3 ou 4 nids de VV) dans la zone d'action du BDC, et ce, entre le 1er mars et fin juin.

Pendant tout l’été et l’automne, le rucher principal où évoluent les abeilles d’une vingtaine de ruches n’a pas eu à subir la moindre attaque de VV et a été totalement protégé en 2015.

Le BDC Descrition et fabrication ;

Le Bac de capture peut être une caisse en bois ou en plastique surmontée d'un petit toit s’il n'est pas disposé sous un abri (auvent ou abris a bois, balcon couvert...). L'important est qu'il n’y pleuve pas et que l'appât reste compact et solide.

On peut, concevoir un bac facilement avec du contreplaqué ou du bois, 1cm  d'épaisseur suffira amplement pour concevoir l'ensemble. La taille minimale pourrait être de 25cmx40cm avec un rebord de 10 cm. N’importe quel autre contenant d’alu, d’inox, de plastique ou de bois (dont le fond sera couvert d’une feuille de plastique) feront l’affaire.

Le BDC n’est pas chronophage, une simple visite quotidienne peut suffire, les jeunes reines reviendront. Si le BDC est installé devant votre baie vitrée, exposé plein sud, posé sur des tréteaux à 1 m du sol, les captures se feront dans des conditions optimales. Il n’est pas nécessaire  d’installer le BDC au rucher.

Liste des éléments nécessaires à découper dans des panneaux ou planches de 1cm d'épaisseur et à assembler ensuite :
(voir photo et explications sur le site )
https://ladpdm.joomla.com/documentation-et-infos-techniques/17-le-bac-de-capture-par-denis-jaffre

L’AAAFA reste à disposition pour animer des réunions publiques pour développer la méthode BDC et où seront développés les aspects, liés à la biologie de VV, son mode de vie, ses conséquences sur l'environnement et sur l'humain en l'état actuel des connaissances en la matière, issus de la recherche scientifique et des expérimentations récentes effectuées sur le terrain par les équipes de l'AAAFA.

Pour une efficacité optimisée sur les territoires, une répartition et un suivi cartographique des BCP doit être assuré par la commune ou l’intercommunalité. Une fiche de comptage et de bilan annuel (fichier Excel) à renseigner est disponible en téléchargement sur le site de l’AAAFA . Celle-ci vise à optimiser la méthode de régulation. Elle est la contrepartie proposée aux poseurs du BCP et aux collectivités pour la renseigner et en faire retour (à l’adresse courriel : vespavelutinabzh@orange.fr). La présente FT sera actualisée régulièrement. Merci par avance pour votre concours à l’expérimentation participative et citoyenne initiée par les acteurs du terrain.

Docs diverses a télécharger :

Fiche du DBC en format pdf              
https://ladpdm.joomla.com/images/PDF/Fiche_Technique_BCP_V160325.pdf

Fiche de comptage en format pdf  
https://ladpdm.joomla.com/images/PDF/FICHE_RENSEIGNEMENT_CAPTURES_V160325.pdf

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source https://actu.fr/bretagne/locmelar_29131/lapiculteur-denis-jaffre-veut-finir-frelons-asiatiques_16321251.html
Lutte contre les frelons asiatiques. Près de Landivisiau, l’apiculteur invente un piège révolutionnaire
À Locmélar, près de Landivisiau (Finistère), l'apiculteur Denis Jaffré vient de concevoir un nouveau piège pour en finir avec le frelon asiatique. Son invention est brevetée.

A Locmélar, près de Landivisiau (Finistère), l’apiculteur Denis Jaffré vient de mettre au point un astucieux piège à frelon asiatique. Et peu coûteux, sous la barre des 10 euros.

Au premier abord, son invention est simple. Son piège est composé de deux petits bacs en plastique superposés l’un sur l’autre. Celui du dessous contient un appât protégé par un grillage. Au dessus, le second bac possède deux cônes en métal déployé pour permettre la capture des frelons asiatiques. « Mon piège reprend tout simplement le principe de la nasse », présente Denis Jaffré, également co-président de l’Association action anti-frelon asiatique.
http://anti-frelon-asiatique.com/

Perte de 35 ruches en 2016 à Brest et à Roscoff
Son invention découle de plusieurs années d’observation de ce nuisible.

Je suis le frelon asiatique depuis son arrivée en Bretagne, il y a plus de 10 ans. C’est d’ailleurs moi qui ai identifié le premier nid à Saint-Malo.

Son combat s’est intensifié, il y a deux ans, après la perte de 35 ruches à Brest et à Roscoff. « Mes 35 colonies d’abeilles ont été complètement anéanties. »

En lice pour le concours Lépine 2018
Il met alors les bouchées doubles pour concevoir un piège efficace.  La sélectivité est rendue possible grâce aux deux cônes réalisés en un fin métal déployé. Ils permettent ainsi aux autres insectes de ressortir rapidement du piège.

En effet, ces deux cônes font toute la singularité de son invention et sont protégés par un brevet. Fin avril 2018, il ira à Paris les présenter au concours Lépine.

Ensuite, Denis Jaffré compte les faire fabriquer en série par une entreprise de plasturgie de Morlaix. « Le modèle définitif est validé. Je dois encore lever certains freins administratifs. Si tout se passe comme prévu, la production devrait démarrer dans deux mois. »

Appel aux dons
Denis Jaffré doit auparavant réunir la somme de 24 000 euros pour la fabrication du moule des cônes. Il songe à ouvrir une campagne de financement participatif. Pour l’heure, le choix de la plateforme n’est pas arrêté. « J’espère la lancer le plus tôt possible. L’objectif est d’enregistrer des pré-commandes. En attendant, j’ai déjà reçu 1 000 euros de dons. »

Denis Jaffré signale que la Ville de Brest a déjà pris contact avec lui pour tester son piège. Que le Pays de Morlaix a aussi manifesté son intérêt. Avec son piège, Denis Jaffré ne s’adresse pas directement aux particuliers mais aux associations et groupements d’apiculteurs et aux mairies, communautés de communes.

Dans le Finistère mais aussi en Bretagne, la fédération départementale des groupements de défense contre les organismes nuisibles oeuvre également dans ce domaine.  
http://www.fredon-bretagne.com/fdgdon-du-finistere/

Infos pratiques.
Rens. : http://anti-frelon-asiatique.com ou par mail : vespavelutinabzh@orange.fr


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