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 Dossiers Alternative santé 2014

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MessageSujet: Re: Dossiers Alternative santé 2014   Ven 5 Juin 2015 - 23:21





source http://www.alternativesante.fr/
"Alternative Santé" est édité par la société Santé Port Royal, société de presse indépendante des laboratoires pharmaceutiques et des pouvoirs publics.
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Les informations et services proposés dans la newsletter Alternative Santé ne constituent ni directement, ni indirectement une consultation médicale. Les informations fournies sont destinées à améliorer et non à remplacer la relation directe entre le patient et les professionnels de santé. En aucun cas, les informations et services proposés ne sont susceptibles de se substituer à une consultation, une visite ou un diagnostic formulé par votre médecin ou peuvent être interprétées comme assurant la promotion de médicaments.Vous ne devez pas mettre en oeuvre les informations publiées par la newsletter Alternative Santé pour la formulation d'un diagnostic, la détermination d'un traitement ou la prise et/ou la cessation de la prise de médicament sans consulter préalablement un médecin généraliste ou spécialiste. La responsabilité d'Alternative Santé et de sa société éditrice Santé Port Royal ne pourra être recherchée au titre de l'information et des services proposés dans cette newsletter, et vous acceptez que l'utilisation de ces informations et services s'effectue sous votre seule et entière responsabilité, contrôle et direction.





AU SOMMAIRE DE CETTE NEWSLETTER n°99 du 4 juillet 2014
- Du cadmium dans le biberon par Dominique Vialard
- L'huile d'origan : les microbes s'en méfient, nous aussi par Caroline Morel




Bonjour,
Les mois d'été sont en général le moment où l'on se sent le plus proche de la nature. Une soirée sous un ciel étoilé, une ballade sous les pins et ça y est... Cela fonctionne pour moi comme une sorte d'aspirateur, un élan vers le haut, une envie de lever la tête et de respirer fort. La nature a ce don prodigieux de nous appeler à voir les choses autrement.

Il y a quelques jours, j'ai demandé à un de nos journalistes, Yann Kirdek, d'écrire l'introduction d'un hors-série du magazine "Plantes & Santé" consacré à l'énergie des arbres (sujet dont il est spécialiste). Je viens de la recevoir et je ne peux me retenir de vous en faire lire un extrait.

" Il arrive à tout un chacun de s’arrêter devant un arbre et de se sentir attiré l’espace d’un instant, sans trop savoir pourquoi. On aime à contempler les arbres de son jardin ou du parc d’à côté, on apprécie leur ombrage. Les arbres, on le sent bien, éloignent le stress. Mais emportés par l’accélération de nos vies, déconnectés, nous ne savons plus profiter de cette inépuisable source d’énergie. Comme si nous avions oublié tout ce que nous devons au maître du règne végétal (notre existence terrestre !), aux forces vitales dont il rayonne et se nourrit.

Peu nombreux sont ceux qui réalisent que derrière l’illusion d’immobilité d’un arbre oeuvrent des forces de vie en perpétuel mouvement. Et que s’il paraît silencieux, c’est qu’on ne l’écoute pas.
Ces brefs instants de grâce que tout un chacun peut vivre sont en effet des moments précieux dont on peut, si l’on veut, tirer de belles expériences.

Un arbre nous attire ? Arrêtons-nous, laissons parler notre instinct et l’inconscient collectif qui se rappelle à nous. Car il fut un temps où les hommes vivaient en paix avec les arbres. Nos ancêtres ont toujours considéré les arbres comme des compagnons bienveillants. Souvent ils les vénéraient comme des dieux, et même s’ils les craignaient parfois, ils communiquaient. Les Gaulois, les Celtes en tête, qui vivaient au rythme des arbres et connaissaient les attributs de chaque espèce.

Pendant des centaines de milliers d’années (jusqu’à hier), l’arbre a parlé aux hommes, les a inspirés, abrités, protégés, soignés, nourris. Il a écouté leurs prières, leurs promesses, leurs palabres, et pour toutes ces raisons les hommes le respectaient. Les arbres tiennent une place centrale dans toutes les religions, toutes les mythologies, toutes les cosmogonies.

De cet ensemble de savoirs passés et récents sur fond de croyances, de légendes et de superstitions qui n’ont pas totalement disparu, il ressort presque toujours, curieusement, un fil conducteur, un caractère énergétique dominant que l’on peut ressentir au contact de l’arbre. L’expérience est unique, c’est une histoire d’affinité entre deux êtres vivants.

Il existe autant de façons de capter l’énergie d’un arbre que d’individus et l’on peut utiliser tous ses sens. S’adosser simplement contre son tronc, y poser la main un moment, apprécier ses effluves ou le contempler à distance suffit parfois. Rappelons-nous : dans tous les cas l’arbre communique ! Et nous sommes tous capables d’entrer en résonance avec son énergie, c’est inscrit dans nos gênes. Le ressenti n’est pas forcément fort mais c’est toujours une pause bénéfique, une rêverie sereine qui permet de prendre la mesure du temps en laissant vaquer son âme, l’élever aussi. "

C'est une expérience que vous devriez faire ces jours prochains : parler aux arbres. Autour de vous, on vous prendra peut-être pour un fou (ou une folle)... Cachez-vous s'il le faut ! Mais faites-la, cette expérience, et n'hésitez pas à la décrire tout l'été sur la page Facebook de Plantes & Santé (photos à l'appui), on vous y attend.
https://www.facebook.com/plantes.sante?fref=ts

Cette newsletter vous semblera bien terre à terre après avoir lu le texte de Yann. Mais il faut aussi rester attentif à ne pas devenir, comme certains arbres, des éléments figés du paysage, débités, mis en pièces, compressés, pulvérisés, alignés au cordeau, cultivés, surexploités. Cette semaine Dominique Vialard vous parle d'un poison mortel - le cadmium - que certains ont eu la bonne idée d'intégrer aux laits premier âge ou aux boissons chocolatées. Dans notre deuxième article, Caroline Morel évoque les propriétés étonnantes de l'huile d'origan, tellement puissante qu'elle fait peur aux bactéries, champignons et parasites. Mais si puissante qu'on ne peut quasiment pas l'utiliser. A moins que...

Bonne lecture

Une dernière chose : Plus de 60 000 d'entre vous reçoivent cette newsletter mais n'ont pas eu la curiosité d'aller sur le site alternativesante.fr pour voir à quoi ça ressemble. C'est pas sérieux. Créez un compte (c'est gratuit) avant que je vous envoie quelqu'un pour vous casser les genoux !

Alexandre Imbert



DU CADMIUM DANS LE BIBERON : ENCORE UN AN AVANT QU'IL N'Y EN AIT PLUS
Quelques uns d'entre vous savent peut-être que le cadmium est un métal lourd dont il faut se méfier au même titre que le mercure et l’aluminium. Il est surtout réputé pour menacer la santé des fumeurs : chaque cigarette contient un microgramme de cadmium. Et comme ce métal est très volatil, son taux d’absorption par voie pulmonaire atteint 50%. Résultat : le niveau de cadmium dans le sang d’un fumeur est en moyenne deux fois plus élevé que celui d’un non-fumeur.

Mais combien d’entre vous se soucient des dangers du cadmium pour leurs enfants ou petits-enfants ? A mon avis personne, alors que pourtant les alertes et les études ne manquent pas sur ce sujet. Mais qui les publie, qui les lit ?

La faute aux produits industriels ?
Le cadmium est l’un des métaux lourds les plus dangereux qui soient (plus toxique que le plomb) mais il a fallu attendre les années 50 pour s’en rendre compte. C’est à cette époque que les Américains ont commencé à l’utiliser comme protection de récipients alimentaires et dans les réfrigérateurs. Une première vague d’intoxications spectaculaire (c’était à Alger) a donné l’alerte. A l’origine de ces empoisonnements : des brocs cadmiés dans lesquels on servait le vin.

Dans les années 90, la pollution environnementale au cadmium a connu des pics. Alors on s’est méfié des piles et batteries au nickel-cadmium (les deux tiers du marché mondial à l’époque), et à partir de 2008 l’Union européenne a imposé leur élimination.

Le cadmium est aussi utilisé comme stabilisant pour PVC et enduits de métaux, comme pigment pour plastiques, céramiques, photocopies et photographies. On en trouve jusque dans les cellules des panneaux solaires (c’est un excellent semi-conducteur).

Mais on en ramasse surtout à la cuillère dans notre assiette.

Les enfants premiers touchés
Un avis de l’Anses publié le 24 novembre 2011 sur la base d’études collectées à l’échelle européenne (lire ici) aurait dû nous alerter. Mais il faut scruter ligne après ligne ce long document pour lever le lièvre et mesurer la nature du danger... Car celui-ci se niche dans une étude américaine référencée en fin de rapport : « ATSDR (2008) Draft toxicological profile for cadmium – Agency for Toxic Substances and Disease Registry, Atlanta GA. ». C’est là !

Vérifiez si vous lisez l’anglais : il est dit clairement que le cadmium a envahi l’alimentation et menace le plus grand nombre, en particulier les enfants. Il n'y a dans cette affaire aucun secret, aucun complot, aucune dissimulation coupable puisqu'une autre étude publiée par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) l’a également dit en 2012. Sauf que personne ne diffuse l'information... et personne ne fait rien pour résoudre le problème !

Selon les derniers chiffres (officiels bien sûr), 5% d'entre nous seraient exposés à une dose supérieure à la dose hebdomadaire tolérable (DHT), dose qui a été fixée à 2,5 microgrammes de cadmium par kilo de poids par semaine.

Et 5%, ce n’est pas rien car les premiers touchés sont les enfants : à travers l'avis de l'Anses que j'ai cité plus haut, 1 enfant sur 6 dépasse cette dose tolérable de 2,5 microgrammes. L’explication est simple : beaucoup de produits visant les enfants contiennent des traces de cadmium et rapportée à leur poids corporel la quantité qu’ils consomment est plus importante.

Alerte chez les tout petits
Les enfants de faible poids entre 3 et 9 ans sont les plus exposés mais, phénomène plus alarmant, les enfants en bas âge, de 1 à 3 ans, le sont plus encore selon l'étude ATSDR citée plus haut.
Et dans l’avis de l’Anses de 2011 on constate que plus les enfants sont jeunes, plus les dépassements de la DHT sont importants (particulièrement entre 3 et 6 ans). Sources de contamination incriminées : l’eau, l'air et... la nourriture pour bébés.

Ces contaminations plus qu’inquiétantes proviennent en grande partie des laits infantiles et des produits chocolatés. Au point que l’Europe, pourtant connue pour son laxisme, a publié en mai dernier plusieurs règlements visant à abaisser les teneurs maximales autorisées dans toute une série d’aliments. Entre autres :

- A partir de 2015, les laits maternisés et les laits de croissance seront soumis à des limites de teneur en cadmium.

- Idem pour les produits chocolatés, le cacao et la poudre de cacao dont la part de responsabilité dans cette contamination est estimée à près de 10%. Mais là il faudra attendre l’année 2019 : le temps que ces braves industriels et ces gentils pays producteurs s’adaptent…

Enfants, adultes, végétariens : tout le monde est concerné
En réalité personne n’est à l’abri tant le nombre d’aliments impliqués est important. Voici un aperçu des denrées les plus touchées :

Mollusques et crustacés, particulièrement les coquilles Saint-Jacques,
poissons,
algues,
champignons (de Paris notamment),
abats,
pommes de terre,
fruits, légumes, céréales,
pain,
biscottes,
biscuits,
oléagineux
et bien sûr laits et cacao-chocolat.
Même les adeptes du végétarisme n’échapperaient pas à cette contamination si l’on en croit l’EFSA qui déclarait en mars 2009 : « Les végétariens – qui consomment des quantités relativement élevées de produits alimentaires contenant du cadmium, par exemple certains fruits secs, céréales, graines oléagineuses et légumes secs – présentaient une exposition moyenne hebdomadaire pouvant atteindre jusqu’à 5,4 microgrammes/kg de poids corporel. »

Bon, ceci est à prendre avec des pincettes compte-tenu de la source mais on peut penser que certains végétariens moins vigilants que d’autres, moins « bio » aussi, sont effectivement touchés.

Un empoisonnement typiquement « moderne » :
additif et cumulatif
Avoir du cadmium dans le sang n’est pas mauvais en soi. On ne lui connaît pas de rôle physiologique et pourtant nous en avons tous à l’état fœtal (un microgramme) et quelle que soit l’alimentation de maman (heureusement le cadmium ne franchit pas la barrière placentaire).

C’est après que les choses se compliquent, par bioaccumulation. A chaque fois que nous ingérons du cadmium, notre organisme en stocke une partie, d’abord dans le foie puis de façon plus définitive dans les reins. A l’âge adulte, la quantité totale de cadmium dans l’organisme passe facilement à 40 milligrammes par accumulation. Et en avançant en âge le risque croît : quand la concentration dans le rein dépasse les 200 mg par kg, les lésions deviennent irréversibles.

Cette pollution par bioaccumulation est triplement dangereuse car :
- le cadmium est néphrotoxique,
- c’est un cancérigène classé par le Centre international de recherche sur le cancer,
- il se comporte enfin comme un perturbateur endocrinien.

Les enfants, on l’aura compris, sont particulièrement vulnérables mais les femmes aussi.
Comme le mercure et le plomb, le cadmium présente des effets oestrogéniques (même à doses très faibles). Il est identifié comme une cause importante de cancer du sein (comme de cancer du poumon).
Sa rétention est aussi plus forte chez la femme que chez l’homme en raison d’une absorption plus élevée lorsque les réserves en fer de l’organisme sont faibles, situation que les dames rencontrent périodiquement.

Les reins et le squelette à tous les coups
Dans un document destiné aux professionnels de santé publié en 2008 par l’Institut de Veille Sanitaire (INVS), on lit au chapitre cadmium :
« Le principal organe cible est le rein. L’exposition chronique au cadmium peut entraîner l’apparition d’une néphropathie irréversible pouvant évoluer vers une insuffisance rénale.
L’atteinte rénale liée au cadmium se caractérise par une dégénérescence des cellules tubulaires rénales, suivie par une réaction inflammatoire interstitielle puis une fibrose. Des atteintes du squelette liées à une interférence avec le métabolisme du calcium sont également observées pour les expositions au cadmium aux concentrations les plus élevées. Une excrétion excessive du calcium est à l’origine d’ostéomalacie, d’ostéoporose, avec des douleurs osseuses intenses.
D’autres effets ont été décrits, notamment des atteintes neurologiques. »

Ce que chacun peut faire pour réduire les risques
Sur le plan environnemental, chacun peut contribuer à réduire la contamination des réserves d’eau. En recyclant au moins dans des centres de collecte piles solaires, vieux câbles de téléphone, téléviseurs, résines et plastiques, peintures, huiles moteur et radiateurs contenant du cadmium.

Sur le plan alimentaire, vu que les étiquettes nous mentent, mieux vaut éviter les aliments identifiés à teneur élevée : les fruits de mer, les coquilles Saint-Jacques, les algues (tous proches des sédiments marins), les poissons en excès, et les produits à base de cacao.
Quant aux enfants en bas-âge, rien ne vaut évidemment l’allaitement au sein.

Une cure de détox, oui, mais gare au résultat inverse…
Sur le plan thérapeutique enfin, il existe des protocoles de détoxication en pagaille, ce sont les mêmes que pour le mercure. Mais devant tous les conseils « éclairés » prodigués ici et là une grande vigilance s’impose.

Dans les cas d’intoxication les plus aigus on évitera difficilement la case « hôpital ». Mais pour ne pas en arriver là, il est utile de faire appel à des protocoles ciblés éventuellement accompagnés de mesures de restauration globale (irrigation côlonique notamment).

Le problème n’est pas d’utiliser les bonnes substances (chlorella, Laminaria japonica, ail des ours, coriandre, silymarine, etc.) mais de les utiliser sciemment. Ce qui suppose deux préalables :
1. Consulter un thérapeute compétent, capable de détecter l’empoisonnement, d’évaluer son degré (plus par l’anamnèse et/ou des tests énergétiques que par des analyses sanguines ou urinaires peu fiables).
Certains médecins savent faire cela, leurs noms circulent sous le manteau. Ceux-là mesurent chaque jour la gravité du problème chez les enfants qu’on leur envoie…

2. Toujours renforcer son organisme avant d’engager un processus d’élimination car la cure de détox fait rarement dans la dentelle (une partie des bons nutriments part avec les mauvais) et peut provoquer nombre d’effets indésirables sur un organisme affaibli.
Tout protocole d’élimination doit donc être précédé d’une complémentation nutritionnelle substantielle d’1 ou 2 mois.

Autrement dit, ce genre de cure ne se fait pas à la légère par l’auto-traitement ou des protocoles non-cadrés : cet amateurisme est la meilleure façon qui soit d’accélérer involontairement la mise en circulation du cadmium et des autres toxiques et de précipiter un empoisonnement dont les conséquences ne se seraient peut-être jamais manifestées.

Dominique Vialard



L'HUILE D'ORIGAN : ON COMPREND QUE LES MICROBES EN AIENT PEUR
On croit parfois que les plantes "ça ne peut pas faire de mal"... et on se trompe... surtout lorsque leurs principes actifs sont présentés sous forme d'huile essentielle. L'huile essentielle d'origan est, par exemple, un véritable danger public. N'en mettez pas sur vos doigts ou sur la peau, vous vous brûleriez gravement. N'en avalez pas quelques gouttes comme cela, sans précaution, vous auriez des douleurs presque intolérables et elle attaquerait vos nerfs et votre foie... On vous en propose à l'étranger pour calmer vos problèmes digestifs... fuyez !

C'est un poison alors ?
Moins forte que l'huile essentielle, il existe une autre forme galénique de l'origan : l'huile d'origan. Au Canada, les autorités sanitaires se sont toutefois empressées d'en limiter aussi l'usage tant ses principes actifs, le carvacrol et le thymol sont puissants. A vrai dire, les autorités canadiennes ont déclaré que le carvacrol pouvait entrainer de la toxicité, passée une certaine dose. Il est vrai que thymol et carvacrol contenus dans l'origan sont particulièrement puissants et, mal utilisée ou sans les conseils d’un thérapeute, l’huile d’origan peut être toxique. C’est pourquoi le Canada a souhaité en limiter l’utilisation. C’est une huile à manipuler avec précaution et dont la posologie doit être respectée scrupuleusement. Il y a peu de contre-indications à l’utilisation de l’huile d’origan, toujours est-il qu’il faut ne faut pas l’utiliser en usage cutané, ni pour un usage buccal et qu’elle est déconseillée dans les 3 premiers mois de grossesse.

Pourtant, l'origan est une épice délicieuse : un des ingrédients incontournables de la pizza. On utilise cette plante (de la même famille que la menthe et la marjolaine) dans toutes les cuisines du bassin méditerranéen pour sa saveur puissante, mais aussi pour ses propriétés : mettez de l'origan sur la viande et vous verrez qu'elle se conservera parfaitement. Pourquoi ? Parce que les microbes, champignons et parasites la fuient comme la peste. Mais comment profiter de cette incroyable propriété, sans s'empoisonner soi-même ?

Une combinaison de deux phénols très puissants
On l'a vu, les deux principes de base qui sont contenus dans l’huile d’origan et vont lui donner des vertus antimicrobiennes et antibactériennes s’appellent le carvacrol et le thymol.

Le carvacrol se retrouve dans l’origan, mais aussi dans le thym ou la sarriette. Il est utilisé comme conservateur alimentaire, mais aussi en cosmétique, ou encore dans les désinfectants naturels. Puissant antimicrobien, il agit dans la protection contre les moisissures et autres bactéries communes.

Second ingrédient et puissant fongicide et antibactérien, le thymol est depuis longtemps utilisé dans le traitement de la bronchite, on le retrouve dans nos produits d’hygiène bucco-dentaire et c’est un antiseptique majeur de maintes pharmacopées millénaires.

Quatre bonnes raisons de vouloir quand même prendre l’huile d’origan
- Traiter les infections
L’action conjuguée du thymol et du carvacrol a prouvé son efficacité antifongique et l’huile d’origan est déjà utilisée pour traiter le candida albicans ou les infections vaginales, mais pas seulement. En effet, le ministère de l’Agriculture américain a rapporté que l’huile d’origan avait une action efficace contre les germes de la salmonelle et d’Escherichia Coli.

- Combattre les organismes nuisibles
Si vous avez déjà consommé de la viande pas assez cuite, de l’eau non purifiée, vous savez que de nombreux germes et autres indésirables s’invitent facilement dans votre corps, provoquant diarrhées, vomissements, parfois pire encore. L’huile d’origan aide à éliminer ses organismes qui séjournent en nous. Une étude qui observait l’effet de l’origan sur des patients atteints de parasites, a démontré qu’une dose quotidienne de 600 mg d’huile d’origan pendant 6 semaines, avait permis de débarrasser totalement les parasites présents dans le corps des malades. Cet usage antiparasitaire interne peut permettre de traiter le ténia ou les vers.

- Se procurer des nutriments essentiels
Plus besoin de battre pour se suppléer en minéraux et vitamines essentiels. L’huile d’origan est bourrée de minéraux vitaux comme le magnésium et le zinc et de vitamines C et E. Prise régulièrement, elle apporte suffisamment de zinc, fer, calcium, cuivre, manganèse et potassium à l’organisme. Au vu des carences dont nous souffrons aujourd’hui, il devient vite évident de constater que l’origan peut être une réponse à bien des problèmes.

- Combattre les rhumes et la grippe
Le carvacrol est un puissant anti infectieux et un antibiotique naturel qui, associé au thymol donne de très bons résultats sur les pathologies qui associent parfois infection virale et microbienne comme les rhumes et même la grippe.

L’huile d’origan provoque, en plus, le suicide des cellules cancéreuses
Une étude récente faite par des chercheurs à l’Université de Long Island, indique que le carvacrol contenu dans l’origan pourrait potentiellement être employé pour traiter le cancer de la prostate, qui est la troisième principale cause de décès par cancer chez les hommes en France. Les chiffres font froid dans le dos : 1 homme sur 36 mourra du cancer de la prostate.

Supriya Bavadekar, PhD, RPh, Professeur Adjoint de la Pharmacologie à l'Université d'Arnold et Marie Schwartz de LIU, testent actuellement le carvacrol sur des cellules de cancer de la prostate. Les résultats de cette étude expliquent que le carvacrol induit l'apoptose de ces cellules. L'apoptose, explique M. Bavadekar, est la mort cellulaire programmée, ou simplement un « suicide de cellules. ». Bavadekar et son groupe essayent actuellement de déterminer les voies de signalisation que le carvacrol utilise pour provoquer le suicide d’une cellule cancéreuse.

Un procédé pour en profiter, sans se mettre en danger
Alors sommes-nous réduits à manger de la pizza pour nous protéger des infections et du cancer de la prostate ? Plus maintenant ! La société Biotics Research vient en effet de mettre au point une forme galénique brevetée de l'huile d'origan qui permet d'en prendre sans danger. Plus besoin de porter des gants, de compter les gouttes en tremblant ou de risquer la brûlure.

L’huile d’origan est ici obtenue par distillation à la vapeur et standardisée à un minimum de 70% de carvacrol. Transformée en microémulsion, qui est constituée de particules d’huile de 0,5 micron, elle est ensuite séchée, ce qui permet de la présenter sous forme de comprimés, faciles à manipuler. En outre, ces comprimés sont "à libération prolongée", ainsi les principes actifs ne se retrouveront pas à pleine puissance dans l'estomac ou dans le côlon. Il vont cheminer tout au long du système digestif larguant tout au long de leur parcours les principes actifs.

L’effet est dose-dépendant. À faible dose, l’huile d'origan de ce laboratoire ralentit la prolifération bactérienne (action bactériostatique) et, à dose suffisamment élevée, elle détruit les micro-organismes (action bactéricide et fongicide). Généralement, l’effet de l’huile émulsionnée est visible après deux semaines. Un résultat insuffisant s’explique le plus souvent par la présence d’un parasite, et il faut alors augmenter la dose.

Vous pouvez vous procurer de l'huile émulsionnée sous cette forme en suivant ce lien et, si vous n'êtes pas convaincus, retenez une chose Messieurs, lorsqu’on vous proposera une pizza Margherita, n’hésitez pas, dites oui !

Portez-vous mieux.

Caroline Morel



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MessageSujet: Re: Dossiers Alternative santé 2014   Ven 5 Juin 2015 - 23:21





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AU SOMMAIRE DE CETTE NEWSLETTER n° 100 du 11 juillet 2014
- Les ravages du sucre par Michel Dogna
- Punaise ! C'est quoi ces trucs dans mon lit ? par Caroline Morel




Bonjour,
Qui n'a pas entendu parler, ces derniers jours, du Dr Nicole Delépine. Elle est partout sur les plateaux télé, dans les journaux, à la radio et elle n'a pas sa langue dans sa poche. Elle a dû maugréer pendant des années et se mordre les lèvres tant qu'elle était encore en activité, mais maintenant, elle part à la retraite, elle ne craint plus rien et elle se lâche.

Son histoire, vous la lirez partout, mais en résumé, le Dr Delépine s'évertue à proposer aux enfants atteints d'un cancer les protocoles officiels qui ont donné, par le passé, les meilleurs résultats. Cela peut sembler banal, logique et on imagine que c'est ainsi que fonctionne la médecine depuis toujours, mais non... Un enfant atteint d'un cancer est, nous apprend-elle, presque systématiquement soumis à un protocole expérimental. Peu importe si on aurait pu le sauver avec un "vieux" traitement, il vaut mieux qu'il crève pour le progrès de la science et la gloire du Plan Cancer.

On apprend aussi en écoutant cette femme courageuse qu'on a tout fait pour fermer son unité au cours des vingt dernières années. Des petites vexations, les unes après les autres, qui sapent le moral et donnent envie de tout abandonner : fermetures de lits, rejet des demandes de mutations des médecins qui voulaient la rejoindre, pressions et menaces sur les parents qui voulaient que leur enfant soit traité à Garches...

On découvre enfin une médecine inhumaine lorsqu'on entend les témoignages des parents auxquels on n'a pas dit où vont atterrir leurs enfants, ni comment ils seront traités lorsqu'on aura fermé le service du Dr Delépine. Quelques-uns ont fait la grève de la faim, on les a délogés brutalement, trainés par terre et embarqués manu militari.

Non, le Dr Delépine n'est pas une héroïne. Elle s'est tue pendant des années alors qu'elle savait ce qui se passait hors de son service. Elle n'a jamais non plus exploré d'autres approches du traitement du cancer, plus naturelles - on l'aurait virée instantanément. Elle a seulement cherché à être un bon médecin et à sauver le plus d'enfants possible, mais aujourd'hui, cela semble être un acte de bravoure extrême.

L'institution médicale apparaît, grâce à ce fait divers, dans toute sa splendeur : glaciale, imbue d'elle-même, méprisante pour les patients, haineuse pour tout ce qui la contredit. Pour la servir, on comprend qu'elle peut compter sur des médecins expérimentés devenus serviles et terrorisés, et sur une armée de jeunes séides fraîchement diplômés et totalement lobotomisés.

Ce constat atterrant émeut aujourd'hui toute la France. Il n'est pourtant que l'illustration "soft" de ce que vivent les chercheurs des médecines alternatives qui n'ont pas la chance d'être protégés par leur position au sein de l'AP-HP. Lorsque la machine se met en route contre eux, ils sont broyés. Mais personne ne s'émeut et personne n'en parle. Sauf nous.

Une pétition circule pour soutenir le Dr Delépine dans son combat pour le maintien de son unité. Vous la trouverez ici.
https://www.change.org/p/service-d-oncologie-de-garches-non-%C3%A0-la-fermeture-d-un-service-qui-sauve-nos-enfants
Je ne la signerai pas parce que je ne voudrais pas que l'on pense que je soutiens, même un peu, les protocoles officiels de traitement du cancer.

Je préfère me consacrer à des choses plus basiques et, en particulier, à la dénonciation des causes non reconnues du cancer : l'abus de sucre par exemple (lisez l'article de Michel Dogna).
Je sais aussi que vous ne dormirez sans doute pas dans votre lit ces prochaines semaines et je voulais vous prévenir : depuis quelques mois, les hôteliers, les propriétaires de maisons de vacances ou de gîtes arrosent d'insecticides les chambres qu'ils vous louent, notamment toute la literie où l'on trouve, de plus en plus fréquemment, des punaises. Ils ne vont pas s'en vanter, on les comprend, mais c'est vous qu'ils empoisonnent (lisez l'article de Caroline Morel).

Bonne lecture

PS : Ceci est la 100ème newsletter d'Alternative Santé, vous pouvez télécharger toutes les autres en vous rendant sur ce lien.
http://www.alternativesante.fr/21/newsletters/newsletters/liste
Profitez-en pour parcourir le site alternativesante.fr, le nouveau numéro vient de paraître.

Alexandre Imbert



LES RAVAGES DU SUCRE : UNE PARABOLE DE MICHIO KUSHI
Lorsque l’on mange du sucre, celui-ci est assimilé très rapidement par l’organisme (cela est bien connu des sportifs). C’est, en somme, un dopant. La combustion de ce sucre nécessite une accélération plus ou moins importante de la respiration. La grande majorité actuelle de sédentaires dont la capacité respiratoire est réduite, n'est pas en mesure d'apporter suffisamment d'oxygène pour que cette combustion (ce feu de paille en quelque sorte) soit parfaite. D’où encrassement progressif de l’organisme.

Au niveau intestinal, le sucre provoque des fermentations que les dyspepsiques connaissent bien. En particulier, le sucre donne naissance à des bactéries qui mangent une partie de la flore microbienne de l’intestin, celle qui a pour fonction de synthétiser les vitamines du groupe B. Les mangeurs de sucres ont très souvent des carences en vitamine B.

Autre chose encore, lorsque le sucre arrive dans le sang (sous forme de glucose), il y a une brutale acidification du sang qui nécessite un effet tampon réalisé par la libération de calcium au niveau des os et même des dents – d’où les fréquents problèmes de calcium, de fragilité osseuse et de dentition chez les mangeurs de sucre.

Enfin, je voudrais reprendre une amusante parabole de Michio Kushi qui avait repris la direction du mouvement macrobiotique après la mort de son fondateur Oshawa.

« Au début, le sucre va jusqu’au foie et est stocké sous forme de polysaccharides. Le cas échéant, les polysaccharides se décomposent et rentrent dans le milieu sanguin pour répondre à un besoin du corps. Lorsqu’il n’y a plus de place, le foie s’enfle et accroche l’écriteau « complet » ! L’excès de sucre doit donc retourner au sang sous forme d’acides gras. Il y circule et se demande où il pourrait bien se loger. Il trouve un endroit agréable et tranquille pour emménager, comme votre épaule ou votre cuisse, sous le menton, etc. Il ressemble à ces personnes aux cheveux longs qui errent à la recherche d’un gîte…

Un sucre trouve un endroit merveilleux pour dormir – un autre arrive et se dit ! « Tiens, ce n’est pas mal ici, je crois que je vais rester ». Bientôt, d’autres viennent. Et à la longue, il y a des millions de sucres. Étant yin, le sucre cherche un milieu yang pour dormir, et il va aux organes yang comme le cœur, les reins, les ovaires et sous la forme d’acides gras, adhère comme une couche de graisse à ces organes. Mais ces sucres ne se contentent pas de rester à l’extérieur, ils veulent entrer dans la maison. Bientôt, ils se trouvent à la cuisine, en train de chercher de quoi manger, et au salon en train de regarder la télévision !

Ils commencent à pénétrer dans les cellules. Ils prennent d’assaut les organes. Les organes ne peuvent plus fonctionner – par conséquence, les acides gras se condensent et forment des calculs. Une personne dans cet état peut donc avoir des pertes vaginales, une toux, de la fièvre, etc. On peut avoir ensuite la maladie de Hodgkin, la leucémie et différentes maladies dont l’aboutissement est le cancer ! »

Bref historique du sucre
À l’origine, les habitants du Bengale (Inde) et de l’Indonésie suçaient couramment les tiges de canne. Au IVème siècle, on commença à cultiver la canne en Orient, puis en Chine et en Perse au Vème siècle. Puis les arabes s’y intéressèrent au VIIème siècle en Mésopotamie. Finalement Christophe Colomb importa la canne aux Antilles.
On commença à importer le sucre de canne en Europe au XVIIème siècle par le port d’Anvers. C’était à l’époque un produit de luxe. Mais suite aux déboires de fermentation dans le bateau, on dut effectuer des processus de purification du sucre, ce qui donna naissance au bien connu « sucre Candi ».

Suite à un blocus de l’Angleterre à l'époque de Napoléon, il n’y eut plus d’approvisionnement en sucre en France. Mais en 1806, un ingénieur allemand trouva le moyen d’extraire du sucre à bon marché à partir de la betterave… à sucre. L’industrialisation démarra en 1812. Ce sucre subit alors des processus chimiques très durs pour enlever son abominable goût et le rendre chimiquement pur… Mais comme tous les produits chimiquement purs - qui n’existent pas dans la nature - il se révèle agressif pour l’organisme. C’est ce sucre là, de grande consommation, qui était évoqué plus haut.

Il y a sucres et sucres
Le sucre blanc de betterave : mauvais, toxique.
Le sucre roux de canne : un peu moins mauvais.
La cassonade brune de canne : acceptable.
Le sucre roux (de betterave) qui a été chauffé : une tromperie pour les naïfs.
Le sucre complet de canne (avec plus ou moins de mélasse) : excellent.

Il existe toute une famille de sucres qui se terminent en « ose ». Nous avons parlé du saccharose, mais il y a le lévulose, le fructose, le lactose, le glucose... et en particulier les polysaccharides des céréales qui sont, contrairement au saccharose, des sucres lents : un aliment propre et sans déchets.

Une dernière chose : le sucre a jadis été vendu dans les drogueries, ce qui indique bien qu’il a été considéré comme une drogue. Et c’est vrai puisqu’il crée une addiction.

Michel Dogna



LES PUNAISES NE GÂCHERONT PAS VOS VACANCES
Les vacances sont proches (ou déjà commencées), vous allez peut être partir, voyager, aller à l’hôtel, peut être irez-vous aux Etats-Unis ou au Canada. Si c'est le cas, je vous recommande de faire un geste tout simple avant de vous coucher dans un lit qui n'est pas le vôtre, inspectez la literie !

Pourquoi ? Parce que depuis une quinzaine d’années, les punaises de lit font leur retour un peu partout dans le monde, un parasite qui rend la vie insupportable aux Américains et aux Canadiens et qui nous touche maintenant largement en Europe et en France.

Ce n'est pas une rumeur, c'est officiel et les agences régionales de santé (ARS) des régions PACA et Languedoc Roussillon ont d'ailleurs récemment mis en ligne sur leurs sites internet des plaquettes d’information à destination du public, car le nombre de cas d’infestations par les punaises a augmenté cette année. Les vacanciers qui séjourneront dans le sud de la France doivent aujourd’hui être avertis du fléau qui s’abat sur le pays et ses régions touristiques afin de prendre leurs précautions.

Aristote en parlait déjà il y a plus de 2 000 ans
Les scientifiques estiment que la punaise de lit côtoie l’homme depuis probablement plus de 35 000 ans. A l’origine, la punaise vivait dans les cavernes avec les chauves-souris dont elle suçait le sang pour se nourrir. Quand les hommes, à l’ère glaciaire, sont venus s’installer et vivre dans les grottes avec elles, les punaises ont trouvé une nouvelle source de nourriture. Lorsque les hommes quittèrent les cavernes, les punaises les suivirent et se répandirent avec eux sur la surface de la terre. Les Grecs la nommèrent coris (qui signifie piquer), Aristote y consacra quelques écrits, et les légions romaines qui combattirent et se chargèrent de l’essaimer dans toute l’Europe, l’appelèrent Cimex lectularius (punaise de lit).

De proche en proche jusque chez vous
Dans les années 40, un insecticide synthétique, le DDT, a presque réussi à éradiquer la punaise de lit en Occident. Mais le DDT était aussi un poison pour l'homme et son interdiction, combinée à la grande mobilité internationale de ces 30 dernières années, a permis un retour en force des punaises de lit.

Elles se propagent discrètement des vêtements d'un enfant à un autre à la garderie, dans les casiers scolaires, sur les sièges d'autobus, dans le métro, dans les taxis, elles assiègent parfois même des civières ou des ambulances ! On en trouve dans des immeubles entiers aujourd’hui. Elles hantent discrètement certains hôtels, motels et lieux de travail. Et bien sûr, elles voyagent avec vous dans votre valise, dans votre sac ou dans la doublure de votre manteau.

« En 1995, je recevais un appel par jour pour des punaises de lit. Aujourd'hui, c'est autour de 50. »
C’est le constat que fait Harold Leavey qui travaille à Montréal pour l’entreprise d’extermination Maheu. Selon lui, le nombre de cas a augmenté de 500% par an ces dernières années. Des villes comme New York sont infestées de punaises de lit et le nombre d’entreprises spécialisées dans l'éradication des « bed bugs » y a été multiplié par 10 en 3 ans.

L’infestation devient aujourd’hui massive avec les échanges internationaux. Les punaises de lit pullulent en Australie et à Singapour où une augmentation de 20% des demandes de traitement a été constatée en un an. Elles envahissent aussi l’Europe et la France en particulier. « Aujourd'hui, le fléau est mondial », souligne Pascal Delaunay, entomologiste au service de parasitologie du CHU de Nice.

Un ennemi presque invisible s'installe chez vous
Vous trouverez partout des descriptions des punaises de lit, photos, morsures, tout est accessible. Mais gardez bien à l’esprit que ce petit animal pas plus gros qu’une tête d’épingle se glisse partout, s’installe derrière les plinthes, dans les meubles, dans les tuyauteries, les gaines électriques, dans le linge et, surtout, le moins loin possible de son garde-manger : VOUS !

La punaise de lit se reproduit à la vitesse de l’éclair et si vous rapportez une seule femelle chez vous, sachez qu’elle peut pondre jusqu’à 5 œufs par jour. À partir de là, c’est une colonie que vous aurez sous peu dans votre maison.

Personne n’ose en parler, et surtout pas les hôteliers
C’est vrai qu’on n’ose pas avouer à ses voisins qu’on est infesté de punaises de lit. C’est un peu comme les poux. C’est la honte d’en avoir ! Bien souvent, les gens associent ces parasites avec des problèmes d’hygiène. Si on a des punaises chez soi c’est qu’on est sale. Mais il n’en est rien !

Il y a des punaises de lit partout, même dans les hôtels 4 étoiles. À l’Hôtel Marriott de Singapour, le personnel a été formé à la détection de ces parasites. Les hôteliers connaissent bien le problème, et ils traitent leur établissement avec des produits chimiques sans en dire un mot à la clientèle pour éviter l’infamie.

Ces traitements peuvent éradiquer temporairement les punaises, mais leurs conséquences sur notre environnement et nos organismes ne sont pas à prendre à la légère. Vous ne croiserez peut-être pas de punaises de lit pendant votre séjour à l’hôtel ou en chambre d’hôte, en camping ou en auberge de jeunesse, mais ne vous étonnez pas parfois de souffrir d’irritation des yeux, d’allergies incompréhensibles ou de réactions dermatologiques dans certains lieux d’hébergement. Vous comprenez pourquoi maintenant?

Les insecticides chimiques, un poison... pour vous
Avant d’entamer un traitement à base d’insecticide chimique, gardez à l’esprit que leur efficacité est variable. Leurs effets sur l’environnement sont désastreux et leur odeur est telle qu’il vous faudra, outre quitter votre logement pendant la durée du traitement, aérer votre habitation pendant plusieurs jours, voire semaines. Ces produits ont des effets nocifs sur la santé et notamment sur les voies respiratoires, ils peuvent provoquer des allergies et sont cancérigènes. Enfin, et pour couronner le tout, ces insecticides sont efficaces sur les colonies, mais pas sur les œufs. Autant dire que cela ne sert à rien.

Le b.a.-ba du chasseur de punaises
Quand vous voyagez, inspectez votre lit, les coutures du matelas et vos draps avant de vous installer. Les punaises de lit laissent des traces de déjection et des traces de sang facilement repérables. Lavez vos vêtements, votre sac à dos ou votre valise si vous avez un doute.

Les punaises n’aiment ni les hautes températures, ni les basses. Congelez des vêtements ou des draps qui vous semblent suspects ou lavez-les à plus de 60° et utilisez un nettoyeur vapeur sur les gros objets (fauteuils, matelas).

La punaise de lit ne peut pas grimper facilement sur le métal ou les surfaces polies, encore moins voler ou sauter, de sorte que le traitement des pieds de lit permettra de la tenir à distance. Enrobez les pieds du lit avec du papier adhésif double face pour tapis ou de la vaseline. Vous pouvez également placer les pieds du lit dans des pots de verre ou des boîtes de métal.

Si vous êtes dans un endroit infesté, prévenez le propriétaire et les voisins. Les punaises de lit peuvent traverser des murs un peu anciens sans trop de mal. En peu de temps, c’est tout un immeuble ou tout un hôtel qui peut être envahi.

Attention à tous les meubles de récupération. Ils peuvent transporter des parasites avec eux. Inspectez-les consciencieusement avant de les emporter chez vous.

Les huiles essentielles pour protéger le corps
Les insectes sont très sensibles aux odeurs, les huiles essentielles seront donc très performantes pour repousser les punaises de lit. Certaines agissent sur le système nerveux et peuvent tuer les insectes.

Les huiles essentielles seront employées en 3 différentes utilisations :
En spray répulsif pour les vêtements, les draps et la literie.
En application pour le corps pour calmer les piqûres et repousser les attaques des punaises.
En diffusion dans l’atmosphère pour affaiblir leur système neurologique.
Spray répulsif
En voyage, on peut se fabriquer un mélange d’huiles essentielles, additionnées d’eau de source ou d’eau distillée. Ce mélange sera pulvérisé autour du lit où vous devez dormir et, avant votre départ, dans vos sacs et valises.
Je vous propose la recette du mélange utilisé par Ellen Whitehurst, spécialiste des traitements alternatifs aux Etats-Unis, lorsqu’elle voyage.
10 gouttes de lavande (Lavandula latifolia)
6 gouttes de citronnelle (Cymbopogon winterianus)
6 gouttes d’arbre à thé (Melaleuca alternifolia)
10 gouttes de thym (Thymus Vulgaris)
Pour le corps
Pour une application sur le corps qui permet de se protéger des piqûres, la même recette peut être utilisée, additionnée cette fois d’un demi verre à moutarde d’huile (amande douce, jojoba, pépin de raisin).

En diffuseur
3 gouttes HE lavande (Lavandula latifolia)
3 gouttes HE menthe (Mentha piperita)
6 gouttes HE citronnelle (Cymbopogon winterianus).
Fermer les fenêtres et diffuser pendant 10 mn maximum. Vous pouvez procéder à 2 ou 3 diffusions quotidiennes.
L’huile de neem pour traiter la maison
L’huile de neem (ou de margousier /Azadirachta indica) est un autre répulsif et pesticide, produit par les graines et les feuilles de l’arbre à neem. Bien qu’elle ne soit pas toxique pour les animaux à sang chaud, elle permet de lutter contre plus de 400 espèces d’insectes ravageurs, dont certains sont même résistants aux pesticides chimiques.

Un de ses principes actifs a des propriétés ovicides et larvicides, qui lui permettent d’interférer sur la ponte des femelles, ainsi que sur la mue et la croissance des larves. Même si son action sur les punaises de lit n’est pas garantie à 100%, elle peut parfaitement entrer dans la confection d’un répulsif efficace. Attention cependant, l'huile de neem tache les tissus. On la réservera donc au traitement des planchers, murs et meubles. Pour le lit et les tissus on préfèrera la teinture-mère.

Pour les planchers et les bas des murs
2 c. à soupe d'huile de neem
1 ml (ou 25 goutes) clou de girofle (Eugenia caryophyllus)
½ ml menthe poivrée (Mentha x piperita)
1 ml thuya occidental (Thuya occidentalis)
1 ml citronnelle (Cymbopogon winterianus) ou eucalyptus citronné
4 tasses d'eau
Mélanger le tout dans un récipient à vaporiser et bien agiter.
Vaporiser le mélange sur les planchers, les murs, les meubles et les objets (pas électroniques).

Pour le lit et les tissus
2 c. à soupe Teinture mère de margousier ou alcool à friction 70 %
1 ml (ou 25 goutes) clou de girofle (Eugenia caryophyllus)
½ ml menthe poivrée (Mentha x piperita)
1 ml thuya occidental (Thuya occidentalis)
1 ml citronnelle (Cymbopogon winterianus) ou eucalyptus citronné
4 tasses d’eau

La terre de diatomée, une barrière de barbelés
Cette poudre non toxique et blanche comme du talc, appelée aussi diatomite, est constituée de restes fossilisés d’algues microscopiques dont les squelettes fossilisés et très durs peuvent avoir la forme de micro rasoirs, non dangereux pour l’homme, mais redoutables et même mortelles pour les punaises de lit. Les particules de la terre de diatomée sont abrasives et blessent le corps des parasites, provoquant la perte de leur fluide corporel et entraînant leur mort.

Cet insecticide naturel agit de manière « physique et mécanique » sur les punaises de lit, ce qui les empêche de développer une résistance face aux particules de diatomite, contrairement à de nombreux produits chimiques. La terre de diatomée sera répandue autour du lit en très petite quantité, on peut aussi en mettre dans des couvercles de bocaux dans lesquels seront posés les pieds du lit que l’on souhaite protéger des attaques. Le ruban adhésif double face sur lequel on applique de la diatomite sera aussi une excellente barrière contre les parasites.

Prenez garde cependant. Évitez de respirer la terre de diatomée et manipulez-la avec des gants. N’en mettez pas trop, cela aurait alors seulement un effet répulsif sur les punaises et vous ne les tueriez pas.

Le pyrèthre : du chrysanthème pour l'enterrement des punaises
Le terme "pyrèthre" désigne la poudre extraite des fleurs séchées du chrysanthème de Dalmatie tandis que le terme "pyréthrines" désigne les six composés actifs contenus dans cette poudre. Les pyréthrines de la plante attaquent le système nerveux de tous les insectes et, chez les moustiques, elles inhibent les femelles en les empêchant de piquer. Vous en saupoudrerez le lit et tous les endroits susceptibles de servir de nid aux punaises.

Attention, il ne faut pas confondre les pyréthrines avec les pyrèthrinoïdes qui sont des produits de synthèse (perméthrine, phénothrine, dépalléthrine, esdépalléthrine). Les pyrèthrinoïdes sont à déconseiller - d'autant qu'ils ne sont plus efficaces - car ils présenteraient une certaine toxicité pour les enfants et les animaux domestiques.

Vous pouvez maintenant partir l’esprit tranquille, ayez l’œil aiguisé et emportez dans votre valise de quoi parer au pire.

Passez de bonnes vacances et portez-vous mieux !

Caroline Morel



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MessageSujet: Re: Dossiers Alternative santé 2014   Ven 5 Juin 2015 - 23:21





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AU SOMMAIRE DE CETTE NEWSLETTER n° 101 du 18 juillet 2014
La véritable histoire de la mémoire de l'eau



Bonjour,
Il y a une dizaine d'années, j'ai assisté, à Paris, à une conférence de Masaru Emoto. Dans son petit complet veston de Japonais, le chercheur - désormais mondialement connu pour ses travaux sur l'eau - montrait ses diapositives et ses cristaux de glace. Si vous ne connaissez pas, cliquez ici.
http://www.alternativesante.fr/fre/22/article/articles/liste_videos/2092

Malgré son air sévère - je me souviens qu'il ponctuait son discours de "hay" secs et impérieux pour indiquer à une assistante empressée qu'il fallait appuyer sur le bouton de la télécommande - Masaru Emoto avait le goût du spectacle alliant la musique et les images, faisant un peu le cabotin parfois, souvent mystérieux et insondable. Son discours m'a beaucoup impressionné et j'en ai retenu de fortes convictions.

Je fais souvent l'expérience, depuis cette conférence, de faire disparaître un petit nuage simplement en m'adressant à lui et en disant : "Merci d'avoir disparu". Ça marche très bien et c'est assez confondant, je dois l'avouer. Masaru Emoto proposait de faire cette expérience pour illustrer un propos beaucoup plus large. Il parlait de l'eau et de son esprit avec lequel il serait si facile de communiquer.

J'ai compris ce jour-là que l'eau est un solvant universel, capable à la fois d'absorber les montagnes et les pensées. Très difficile à contenir, elle s'échappe toujours. Quand elle stagne, elle ne se sent pas bien. Si elle ne peut pas couler, elle s'évapore... Elle s'imprègne de toute chose au point de la dissoudre. En échange, elle porte l'information du vivant et la transmet à tout ce qu'elle touche.

Évidemment, on imagine toutes les bonnes choses qu'on pourrait faire avec de l'eau, si l'on parvenait à exploiter son incroyable pouvoir de transporteur d'informations complexes. Masaru Emoto proposait à l'époque d'envoyer des pensées de paix, un jour précis, vers le fleuve Jourdain qui coule entre Israël et les pays arabes, afin d'arrêter la guerre. C'était il y a dix ans... Manifestement, ça ne marche pas à chaque coup...
On suppose aussi que toutes les choses négatives imprègnent l'eau de la même manière. Et là, on prend peur. Car avec toutes les saloperies qu'on a mis dedans, si ça se trouve, on a transformé l'eau en poison. C'est possible... C'est aussi ce que démontre Masaru Emoto. Un poison pire qu'homéopathique... bourré d'informations négatives.

De très nombreux chercheurs se sont intéressés à la mémoire de l'eau. Certains sont devenus célèbres, d'autres sont restés dans l'ombre, mais tous ont amplement prouvé qu'il y avait matière à réflexion. Malheureusement, personne n'a trouvé où se situait le potentiel commercial de leurs découvertes. Au contraire, tous les industriels, labos en tête, ont vu que l'eau allait pourrir leurs affaires.

On pourrait sans doute se soigner, se nourrir, s'informer avec de l'eau... Voir la vidéo en 3D, que dis-je, vivre les spectacles en "sensarround"... en immersion totale dans un bain chaud, vous imaginez...

Je m'emballe parce que je suis content que le Professeur Montagnier se soit attaqué, depuis peu, à cet Everest de la pensée unique qu'est la mémoire de l'eau. Il le fait parce qu'il a créé un outil d'analyse qui parvient à mesurer les "restes" d'organismes et de substances pathogènes. C'est de la haute dilution, de l'information pure qui continue à faire son œuvre dans nos organismes malgré la disparition quasi totale de matière. Et il parvient à mesurer cette mémoire...

D'autres avant lui ont fait des recherches plus ambitieuses, mais ils ont en général subi un sort peu enviable. Raillés, poursuivis, discrédités... Les histoires abondent à leur sujet. Michel Dogna nous raconte justement l'histoire du vrai pionnier de la mémoire de l'eau Vinh Luu et de son célèbre successeur le Dr Benveniste.

Bonne lecture

PS : jusqu'au 15 août, je serai en vacances mais je vous enverrai tout de même, chaque jeudi, la newsletter Alternative Santé. Peut-être un peu plus "light" que d'habitude, mais à peine.

Et si vous voulez vraiment être au courant de tout, allez sur alternativesante.fr, il y a toujours des mises à jour. Par exemple, je viens juste d'y mettre un article sur les verrues.
http://www.alternativesante.fr/problemes-de-peau/verrues-les-faire-disparaitre-naturellement
Dans quelques jours je publierai le reportage de Claude Corse sur l'ondobiologie et son créateur, Jean-Marie Bataille. Il y aura aussi toutes les interviews que nous avons réalisées au Congrès international de la naturopathie (Robert Masson, Frederic Boukobza, Daniel Kieffer, Fatiha Lavand'Homme, Rudy Lanza, Alain Rousseau, Corinne Lopez, Ameet Aggarwal) qui s'est tenu en début de mois. Et si j'y arrive, je posterai les vidéos que je tournerai sur les contreforts des Cévennes, près d'Alès. Bref, vous n'allez pas vous ennuyer.

Alexandre Imbert



LA MÉMOIRE DE L'EAU : UN SUJET À SE BRÛLER LES AILES
Bien que 20 000 pharmacies en France délivrent de l’homéopathie, celle-ci est toujours reléguée à la case « bobothérapie ». Et tant que la science officielle niera la réalité électromagnétique et mémorielle de l’eau, rien ne pourra libérer l’humanité du carcan chimique.

Le vrai père de la mémoire de l'eau
La mémoire de l’eau est toujours liée au nom de Benveniste, et pourtant, le véritable découvreur, le précurseur, c’est incontestablement Vinh Luu. J’ai rencontré cet homme remarquable, aussi humble que discret il y a une quinzaine d’années à Candillargues, dans la région de Montpellier.

Son nom laisse deviner son origine asiatique ; il est né en 1936 à Saigon, en Indochine française, et a été initié à la médecine taoïste par son grand-père chinois. Il est venu en France en 1955, il devient docteur en physique et enseigne ensuite à l’université de Montpellier. Puis il s’intéresse à la phytothérapie et l’homéopathie, et crée avec sa femme Claudine, à Candillargues, un institut de recherche et d’enseignement.

Vinh Luu m’a offert, lors de notre rencontre, son ouvrage un peu artisanal contenant sa thèse déposée en 1974 sur le phénomène de la mémorisation électromagnétique de l’eau. Bien sûr, son exposé où les équations de physique côtoyaient l’ésotérisme du TAO n’était pas à la portée du français moyen sans les options.

Cherchant à expliquer le phénomène homéopathique, Vinh Luu demanda à sa femme Claudine, munie d’un spectroscope Rahman-Laser, d’enregistrer sur des dilutions successives de produits l’évolution de leur empreinte électromagnétique. Et là, ils constatèrent que l’empreinte, après une baisse de puissance après 3 CH reprenait du tonus dans le solvant-eau à partir de la dilution 12 CH ou 24 DH où il n’y a plus aucune chance de trouver une seule molécule de base dissoute (loi d’Avogadro : 6,02 x 1023). Et la différence était considérable.

Pédagogiquement parlant, disons que c’est comme l’étable du bouc qui sent encore plus fort le bouc lorsqu’il n’est plus là. Le fait était là, difficilement explicable... Et il était là dans toute son horreur dérangeante face à l’Intelligentsia médico-scientifique bornée, qui rejeta brutalement la thèse. Vinh Luu est décédé en 2013 à 78 ans.

Vingt ans après, Jacques Benveniste confirme
En 1985, le Dr Benveniste, chef de l’unité de recherche 200 à l’Inserm, était depuis longtemps reconnu comme une sommité dans le monde de la recherche, puisqu’il fut même sélectionné comme conseiller technique de la recherche par le cabinet de Chevènement.

Il est à son tour interpellé par le mystère de l’homéopathie après avoir pris connaissance des travaux de Vinh Luu, qu’il ne citera jamais…

Lui, grande gueule de réputation et qui a toujours rêvé d’un Prix Nobel, sent qu’il y a là un super créneau à prendre. Assisté par Elisabeth Davenas, ingénieur de recherche, il entame un programme de travaux sur la transmission des informations chimiques par l’eau dans les hautes dilutions. Aussi il y aura près de 500 expériences « en double aveugle » effectuées in vitro entre 1985 et 1989.

Il se sert pour cela d’un brevet mis au point dix ans avant à l’Inserm : la décoloration des cellules basophiles du sang, des leucocytes granuleux transparents et porteurs d’histamine esentiels au système immunitaire. A leur surface, les leucocytes basophiles possèdent des serrures formées d’anticorps nommés IgE (immunoglobuline E), qui s’ouvrent en présence d’allergènes, libérant les granules en surface des basophiles. Or on a trouvé une clé universelle nommée « anti IgE » tirée du sang d’une chèvre à qui l’on a injecté de l’IgE humain. Cette clé déclenche une réaction qui dégranule les basophiles même sur des sujets non allergiques. Enfin, pour suivre les processus au microscope, on introduit du bleu de toluidine qui colore les granules en rouge. Il ne reste alors qu’à compter les boules rouges lâchées en présence de l’anti IgE dans toutes les dilutions successives.
Donc,
- Plein de boules rouges : il ne s’est rien passé
- Peu de boules rouges (décoloration) : il y a eu réaction.

Résultat identique
Après s’être fortement estompé au-dessus de 3CH, le phénomène réapparaît (peu de boules rouges) dès qu’on atteint 12 CH, et ce jusqu’à des dilutions pouvant aller jusqu’à 60 CH !

Ceci est la première victoire : le passage au-delà du nombre d’Avogadro, qui en outre avalise les résultats de Vinh Luu par une autre méthode.

A noter que c’est par ce procédé que l’on a pu constater qu’il y a deux moyens pour effacer les mémoires de l’eau : le chauffage à 70° et l’action d’un champ magnétique de basse fréquence (sur le même principe que l’effacement des bandes magnétiques des magnétophones).

En juin 1988, Benveniste n’y tenant plus, envoie une parution officielle de ses résultats à la célèbre référence internationale : la revue Nature. Pour les scientifiques de Nature, cette découverte semble tellement incroyable qu'ils décident de venir début juillet à Clamart, afin de procéder à une vérification des procédures.

Une équipe composée de John Maddox, directeur de Nature, James Randi, spécialiste en détection d’artefacts, et tenez-vous bien, de « Stewart », magicien prestidigitateur professionnel (sorte de Majax). Le 28 juillet suivant, le rapport dans la revue conclut que
« la conception des expériences effectuées à l'unité 200 de l'INSERM était entièrement inadaptée aux affirmations faites par Benveniste le mois précédent, soulignant toutefois ne pas avoir mis en évidence des tricheries ou des malhonnêtetés dans le travail expérimental de l'équipe de Clamart. » Mais Benveniste est grillé !

L'étape fatale : la téléportation de l'information
Peu avant la funeste visite de Nature en 1988, Benveniste prend connaissance par le Dr Attias, médecin homéopathe, de la machine de Langendorff, élaborée depuis plusieurs décennies par deux Italiens : Del Guidice et Preparata.

Cet appareil utilise des cœurs de rats ou de cobaye (navré !) que l’on a sensibilisés à un allergène : l’ovalbumine du blanc d’œuf. Tout cœur plongé dans un liquide physiologique bat normalement ; on charge le liquide de plus en plus en ovalbumine, ce qui fait ralentir le cœur jusqu’à l’arrêter. En utilisant des dilutions successives d’ovalbumine, on parvient au même résultat.

Quatre ans après, en 1992, Benveniste fait fabriquer une évolution de cette machine avec deux récipients reliés par un fil électrique basse tension, le premier avec une bobine d’émission baignant dans de l’ovalbumine, et l’autre, une bobine de réception baignant dans de l’eau pure pendant un quart d’heure.

Résultat
Les cœurs sensibilisés à l’anti IgE plongés dans le récipient récepteur d’eau pure, ralentissent, voire s’arrêtent, comme s’ils étaient dans l’ovalbumine.
La même expérience sera ensuite réalisée entre Paris et New York, en envoyant le signal ovalbumine par Internet…ET LE MÊME RESULTAT SERA AU RENDEZ-VOUS !

Pensez quelle bombe dans les applications ! Je reprends les déclarations même de Benveniste dans le journal Ecologia de février 94 :
« … des médicaments transmis par câble et administrés par simple exposition à un champ électromagnétique – des radars pour remplacer les insecticides – des analyses biologiques effectuées par liaison radio – des thérapies géniques aussi simples que l’écoute de la 9ème symphonie de Beethoven... »

C’en était trop ! Benveniste est traîné dans la boue et excommunié du monde scientifique. Son transmetteur est taxé de machine diabolique, le labo de l’unité 200 sera dissout, avec l’ordre de remettre les clefs dès août 95. Benveniste a alors 60 ans, mais il n'abandonne pas la partie, poursuivant ses recherches dans le cadre de la société DigiBio qu'il avait créée en 1997.

La sanction scientifique exemplaire, téléguidée d’en haut, était prévisible car il s'agissait d'un arrêt de mort pour la gigantesque industrie pharmaceutique. Imaginez le prix de vente des fichiers/médicaments sur Internet !

Benveniste écœuré, meurtri, cassé, connaît l’isolement après la gloire, son labo confiné dans un Iveco de chantier… Sa santé décline et il décèdera à 69 ans en octobre 2004 pendant son opération du cœur.

Dix ans après, Luc Montagnier reprend le flambeau
Cette fois, l’homme est difficilement « déboulonnable », puisqu’à la retraite et déjà Prix Nobel pour sa découverte du VIH responsable du sida – (hypothèse jamais prouvée mais qui a bien rendu service au lobby pharmaceutique)… Qu’importe, l’essentiel était qu’il brise à nouveau cette omerta, même si son objectif central est toujours le sida.

Notons en passant que, pas plus que Benveniste, Montagnier ne semble avoir jamais fait référence à Vinh Luu, ce pionnier émérite trop discret. Mais dans la science, on est rarement partageur, même avec un mort.

La première expérience de Montagnier a consisté à d’abord numériser le signal rayonnant de l’ADN d’un patient infecté par le VIH. Ensuite, il reprend ce même ADN pour l’amener, succussions comprises comme en homéopathie, aux dilutions fatidiques de 12 CH ou 24 DH dans lesquelles il n’y a plus aucune trace du produit initial. Comme Benveniste, il soumet l’eau obtenue à un capteur qui l’envoie à un écran d’ordinateur. Et là, une fois encore, avec une méthode différente, il retrouve la signature de l’ADN initial. Il y a eu transduction d’une information fantôme, comme une photocopie faite sans original.

Ce miracle explose littéralement les dogmes les plus fondamentaux de la science, même si le professeur Marc Henry, professeur de chimie et de physique quantique à l’Université de Strasbourg, tente d’expliquer cela par la théorie des « domaines de cohérence » des chaînes moléculaires de l’eau.

Mais ce n’est pas tout, car voici le plus dérangeant ! Cette fois, le professeur, reprenant encore l’ADN d’un patient infecté par le VIH, le numérise dans la dilution la plus performante, et l’envoie par mail à l’université de Benevento, en Italie. Après avoir exposé un tube blindé d’eau pure pendant une heure à « la musique » de cette onde numérisée, l’eau informée est soumise à la PCR, une machine utilisée par la police scientifique pour identifier les criminels à partir des traces d’ADN.

Mais les enregistrements - disons radio – de l’alphabet ACTG de l’ADN nommés nucléotides, arrivent en vrac dans l’appareil. Et là, intervient la pièce maîtresse : la polymérase, qui a l’incroyable capacité de remettre dans l’ordre initial fidèle à 98% les nucléotides virtuels, reconstituant ainsi intégralement l’image de l’ADN envoyée.

Pour le Pr Luc Montagnier, avec le sida, l’autisme, certaines scléroses en plaques, les maladies d’Alzheimer et de Parkinson… les débouchés sont immenses. Mais encore une fois, c’est toute l’industrie pharmaceutique qui est remise en question, et vu ses moyens gigantesques, attendons nous à une violente contre-attaque pour démolir une fois de plus ce bond magistral et historique de la science, qui permettrait de se libérer une fois pour toutes de la toxicité chimique. Souhaitons au Pr Luc Montagnier plus de chance dans sa stratégie que ses prédécesseurs.

Michel Dogna



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MessageSujet: Re: Dossiers Alternative santé 2014   Sam 6 Juin 2015 - 0:16





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Bonjour,
Quelle chance j'ai d'être un homme. J'ai franchement plus de chances de rester en bonne santé. Oh, bien sûr, les hommes sont en première ligne lorsqu'il s'agit d'avoir un accident cardio-vasculaire, mais pour la quasi-totalité des autres maladies, les femmes sont en tête.

Ce n'est pas si étonnant car leurs organismes sont le siège d'événements autrement plus éprouvants que les nôtres. De nombreuses affections leur sont exclusivement réservées alors que nous... en dehors de la prostatite et de l'impuissance... Si on y ajoute le fait qu'elles travaillent, qu'elles s'occupent de la plupart des tâches ménagères et administratives du foyer et, qu'en plus, elles se doivent d'être séduisantes en toute occasion, on voit bien qu'elles mènent, en général, une vie plus éreintante que la nôtre.

De ce fait, les femmes sont des clientes plus intéressantes pour l'ensemble des professionnels de la santé (médecins, pharmaciens labos, cliniques...), non seulement en tant que femmes, mais aussi en tant que prescriptrices pour toute la famille, et plus particulièrement pour les enfants. Pour s'en convaincre il suffit d'aller faire un tour à la pharmacie : on n'y voit que des images de jambes légères (avec ou sans chaussures orthopédiques au pied), de peaux bronzées et de dents blanches ou bien des genoux d'enfants écorchés et des dessins maladroits d'insectes ou de poux. Avant les caisses... des crèmes pourtant des noms de stations thermales, des vernis à ongles, des boîtes colorées de tampons et serviettes... et des pastilles qui ressemblent à des bonbons pour les tout-petits.

Ce sont donc les femmes que nous devons convaincre de s'intéresser de plus près à la médecine naturelle - désolé messieurs. Voilà pourquoi nous consacrons parfois des éditions complètes de cette newsletter à des problèmes typiquement féminins. D'autant que les plus grands scandales sanitaires du moment les concernent directement : pilule, traitement hormonal, Gardasil, prothèses mammaires... Et j'en passe.

Mais la médecine alternative a parfois un caractère un peu brutal et péremptoire qui convient mieux aux hommes. Manger de l'argile pour nettoyer ses intestins, boire son pipi pour se remettre en forme, porter un collier d'ail pour éliminer les parasites, prendre un bain à 40° pour brûler les virus, disperser de la poussière au dessus du berceau de bébé pour qu'il n'ait pas d'allergies, se badigeonner d'huile d'olive pour se protéger du soleil... Tout cela n'est pas tellement "féminin", a priori.

Alors, si certaines d'entre vous sont choquées par nos coups de gueule, culpabilisées par nos révélations, ou dégoûtées par nos propositions, je leur recommande de lire notre autre magazine Plantes & Santé qui offre une autre manière d'aborder le sujet de la santé en s'intéressant plus précisément à l'alimentation saine, aux remèdes d'autrefois, aux plantes médicinales et aux huiles essentielles. Inscrivez-vous à la newsletter gratuite, dont la nouvelle version paraîtra dans quelques jours, pour vous faire une idée.

J'espère néanmoins que vous nous pardonnerez d'avancer des solutions d'hommes à des problèmes de femmes. C'est ce que Michel Dogna propose cette semaine en abordant le sujet de l'accouchement médicalisé. Et je vois d'ici les courriers que je vais recevoir quand vous aurez lu, chères lectrices, ce que Michel souhaite pour vous : des accouchements sans péridurale, sans épisiotomie, sans obstétricien, debout contre un mur de votre chambre... C'est un peu abrupt... Mais je crois néanmoins qu'il a raison...

Bonne lecture

PS : jusqu'au 15 août, je suis en vacances mais je vous envoie tout de même, chaque jeudi, la newsletter Alternative Santé. Nous continuons aussi de procéder à des mises à jour du numéro 15 d'alternativesante.fr (jusqu'à ce que le n°16 paraisse, début septembre). Celles que je vous avais annoncées la semaine dernière ont été faites. Les abonnés peuvent y avoir accès en suivant les liens ci dessous.

Alexandre Imbert



AU SOMMAIRE DE CETTE NEWSLETTER n°102 du 25 juillet 2014
ACCOUCHEMENT MÉDICALISÉ...LE DANGEREUX PARCOURS DE LA COMBATTANTE

L’accouchement médicalisé a été tellement banalisé par la presse féminine que les femmes n’ont même plus idée qu’elles peuvent refuser toutes ces techniques qui les rendent totalement dépendantes des médecins et qui les dépossèdent du vrai vécu de leur accouchement.

Entrées à l’hôpital, elles se soumettent à toutes les directives qui leur sont imposées, pensant que plus l’accouchement sera contrôlé par une technologie ultra-moderne, plus il aura de chance d’être réussi.

Elles se livrent, corps et âmes, aux technocrates de l’accouchement qui, d’un bout à l’autre du travail, décideront de tout sans laisser au corps de la femme, ni au bébé lui-même, l’occasion de s’exprimer.

Elles se résignent à être des patientes allongées sur des lits d’hôpital, plutôt que des futures mères, en train d’enfanter activement.

Il serait temps que les femmes reprennent, elles-mêmes, les décisions concernant leur accouchement. Il serait souhaitable qu’elles reprennent le contrôle de leur corps et la responsabilité de leur bébé après la naissance.

Pour cela, elles doivent être correctement informées sur la réalité des protocoles couramment employés dans les hôpitaux, sur leurs inconvénients et leurs effets secondaires, afin de choisir en conscience, l’accouchement qui leur convient le mieux.

La préparation psy : inexistante
Les statistiques montrent que les accouchements difficiles sont la plupart du temps liés à une absence de préparation psychologique. Ça se passe comme dans le sport de haut niveau où la réussite est programmée au niveau du corps par un film intérieur de l’épreuve dans tous ses détails, et cela d’une façon répétitive.

Or certaines femmes, parce qu’elles ont peur de l’accouchement, refusent d’y penser, ceci les privant de la programmation cellulaire indispensable au déroulement paisible de cet acte naturel.

Concernant la phase contractions préliminaires et dilatation du col, j’en profite pour mentionner le bain chaud bien connu qui atténue considérablement les douleurs et accélère la dilatation – mais il faut disposer d’une baignoire.

A noter aussi qu’il existe pour les perfectionnistes une méthode d’accouchement sans douleurs d’origine américaine : l’hypno-naissance enseignée en mini stages près de Toulouse par François et Julie Gerland au 05 61 68 33 82 ou 05 61 68 33 02.

Le soutien et les encouragements des proches et des « accompagnants » jouent également un très grand rôle. Ils sont rarement conviés. Les sages-femmes, outre leur compétence médicale, assurent un soutien psychologique important, mais elles n'ont plus le temps.

La position lithotomique : inepte
Que dire de l’accouchement en position dite lithotomique (allongée sur le dos, les jambes relevées) imposée aux femmes par le corps médical, parce qu’elle permet une meilleure visibilité ! Très inconfortable pour la parturiente, cette position multiplie au moins par dix les douleurs de l’accouchement.

Il a été institué que les femmes ont besoin de médicaments pour résister aux souffrances de l’accouchement, mais elles ont le droit de les accepter ou de les refuser. Durant le travail, il suffit pourtant de quelques mesures simples : marcher, changer de position et ne pas rester sur le dos... pour diminuer le besoin de médicaments et notamment de péridurale. Mais presque aucune clinique ne propose ce genre de « délassement ».

La péridurale : banalisée
Ah la péridurale ! Cette « merveilleuse » invention qui facilite la naissance reflète très bien la société dans laquelle nous vivons où tout fonctionne par le biais d’écrans protecteurs de la réalité, du « live ».

Ce menu séduisant, systématiquement proposé aux femmes, est de nature à les rassurer et les sécuriser. Pourtant cette technique délicate qui consiste à injecter un anesthésiant dans la moelle épinière est loin d’être anodine.

Aussi constate-t-on de temps en temps des femmes se retrouvant paralysées du bas du corps sur des périodes pouvant aller de 8 à 15 jours, ou avec des migraines intenses sur les mêmes périodes ; et tant pis pour celles sur qui cela tombe…

D’après l’American Journal of Obstetrics and Gynecology qui a fait paraître une étude concernant des femmes ayant choisi d’accoucher sous péridurale :

la première phase du travail a duré en moyenne deux heures de plus ;
la deuxième phase a duré une heure de plus ;
plus de la moitié de ces femmes ont eu besoin d’ocytocine pour intensifier le travail ;
quatre fois plus de femmes ont eu des bébés se présentant mal ;
deux fois plus de femmes ont eu recours aux forceps et ventouse ;
un quart d’entre elles (25%) a accouché sous césarienne (comparé aux 2% pour le groupe qui avait choisi un accouchement sans médication !).
Mais ce n’est pas tout. Le Dr Michel Odent - qui a dû s’exiler en Angleterre en raison de ses travaux trop dérangeants pour les pontes de l’establishment – a témoigné d’expériences effectuées sur des brebis et des truies que l’on a fait accoucher sous péridurale. Elles ne s’occupaient pas de leurs petits, et parfois même les tuaient. Bien sûr, cela ne veut pas dire que ceci soit valable pour la femme, mais quand même, il semble qu’il subsiste un reliquat de désordre hormonal émoussant quelque peu l’instinct maternel.

Quand aux nouveau-nés accouchés sous péridurale, l’on constate très souvent chez eux une grande agitation qui peut perdurer plusieurs semaines, comme si leur système nerveux avait été intoxiqué par la drogue au travers du placenta.

Les fabricants américains d’anesthésiques utilisés pour les péridurales se contentent de signaler que leur action à long terme sur le fœtus n’a pas été étudiée, pas plus que leur impact sur la vie ultérieure de l’enfant.

Pour ce qui est des effets immédiats, des études récentes ont montré de très nombreux effets négatifs sur les bébés dont les mères ont reçu des antalgiques : atteinte du système nerveux central, diminution des réactions sensori-motrices (qui peuvent affaiblir la création de liens avec l’enfant), perturbation de comportement alimentaire (la majorité des bébés souffrent de reflux gastrique), perturbation du réflexe de succion, abaissement du score aux tests de développement infantile, augmentation de l’irritabilité.

L'épisiotomie : systématique
Tout comme la rupture de la poche des eaux, l’épisiotomie fait partie du protocole. Or, contrairement à une idée reçue, l’épisiotomie ne diminue pas le risque de complications périnéales. Au contraire, elle le majore. Une étude parue dans The Lancet (décembre 1994) montre que l’épisiotomie est systématique, elle concerne 83% des accouchées et que l'on observe, post-partum, davantage de réparations chirurgicales, de douleurs périnéales et de complications de cicatrisation chez les adeptes de l'épisiotomie systématique que dans les établissements où cette pratique est réfléchie. Dans ces établissements, 30% seulement des parturientes la subissent.

Les injections d’ocytocine, pour accélérer la dilatation du col, ne laissent pas aux tissus le temps de s’imprégner d’hormones et de se détendre correctement. C’est cette médication de gens pressés qui implique systématiquement le recours à l’épisiotomie. Pour que la mère échappe à la déchirure périnéale et à l’épisiotomie, il faut qu’elle soit en position verticale (accroupie, à quatre pattes) pour travailler avec la pesanteur et non contre elle. De cette manière, la tête du bébé étire lentement le périnée, sans provoquer de déchirure.

L'expulsion : le réflexe contrarié
Lorsqu’une femme accouche dans une parfaite intimité, on assiste au moment des dernières contractions précédant l’arrivée du bébé, à un réflexe d’éjection du fœtus. Souvent, juste avant l’orage de la naissance, les femmes expriment une peur d’une façon plus ou moins directe (j’ai peur, je vais mourir ou qu’est-ce qui se passe ?).

Si, pendant cette brève phase de transition, il n’y a aucune interférence, si la femme peut exprimer sa peur librement, les fortes contractions d’éjection surgissent dans toute leur efficacité. C’est ce que Michel Odent appelle « la peur physiologique ». Lors de la dernière contraction, la future mère est souvent debout, penchée en avant, appuyée sur un meuble, suspendue à quelque chose ou a quatre pattes. Les déchirures sont très rares après un véritable réflexe d’éjection car les femmes trouvent des positions qui permettent une distension harmonieuse de la vulve.

La séparation de la mère
La préoccupation majeure, lors d’une naissance douce, doit être de ne pas perturber le couple mère-bébé et de ne pas avoir d’attitude agressive envers le nouveau-né.

Dans les hôpitaux, on est généralement pressé de couper le cordon, alors qu’on devrait attendre que le sang ne batte plus à l’intérieur pour le faire.
On aspire le bébé, même s’il crie énergiquement alors qu’il n’y a aucun inconvénient à le laisser crachoter des glaires pendant un jour ou deux.
On évalue le « score d’Apgar » : on lui met des gouttes dans les yeux, on le pèse, on recherche des malformations… et peut-être lui fait-on une discrète piquouse de je ne sais quel vaccin.
Puis on le sépare de sa mère pour qu’elle se repose.
Toutes ces pratiques réduisent, de façon subtile, le contact mère-bébé. Après une naissance naturelle, la mère est éveillée et consciente, dynamisée par l’accouchement et désireuse de passer du temps avec son bébé sur son ventre, pour le toucher, le regarder, le nourrir, tandis que le bébé a besoin de la présence réconfortante de sa mère et de sa chaleur, de son contact, de sa voix, de son odeur. L’exaltation qu’éprouvent beaucoup de femmes après leur accouchement les aide à dépasser leur épuisement.

Quand la sage-femme est remplacée par un obstétricien
L'obstétricien ne devrait intervenir qu’en cas de problème…
- Les pays qui ont les plus faibles taux de mortalité maternelle et périnatale sont ceux qui ont les taux les plus élevés d’accouchements suivis par des sages-femmes (Pays-Bas, pays scandinaves, Japon).
- Les pays qui ont les taux les plus élevés d’obstétriciens ont les taux les plus élevés de césariennes (États-Unis 25%).
- L’OMS conseille de faire appel à des sages-femmes pour le suivi de la grossesse, la naissance et les soins du nouveau-né. Les résultats sont alors meilleurs pour les mères et pour les bébés car les sages-femmes proposent une surveillance prénatale personnalisée. Elles respectent la naissance en tant que processus normal et encouragent à faire des choix éclairés. Elles offrent aux femmes désirant des accouchements normaux, naturels et doux, une surveillance compétente de la grossesse.

L'hôpital est-il l'endroit le plus sûr pour accoucher ?
- Une étude américaine portant sur 242 000 naissances à l’hôpital et 2 200 naissances à la maison montre un taux de mortalité infantile de 12 ‰ dans les hôpitaux, contre 4 ‰ dans les naissances à domicile planifiées (Centre américain de surveillance des maladies).
- Une autre étude menée par le Dr Lewis Mehl-Madrona prouve que les complications et les interventions sont beaucoup plus fréquentes à l’hôpital qu’à la maison.
- Parmi les mères accouchant à la maison, 5% seulement reçoivent une médication contre 75% parmi les mères hospitalisées.
- Il y a 3 fois plus de césariennes à l’hôpital que dans les naissances planifiées à domicile puis transférées à l’hôpital.
- Le taux de détresses fœtales, d’infections néonatales et de lésions dues à l’accouchement est plus élevé chez les bébés nés à l’hôpital.
- Le taux d’épisiotomies est 10 fois plus élevé chez les mères hospitalisées et elles souffrent 2 fois plus souvent de déchirures périnéales graves dues à l’utilisation des forceps et à la position lithotomique.
- L’OMS estime que les hôpitaux qui ont un taux de césariennes supérieur à 10% interviennent trop souvent dans le déroulement de l’accouchement.

Ces études, comme bien d’autres, soulignent qu’il faut réexaminer la croyance générale qui fait croire que l’hôpital est le lieu le plus sûr pour accoucher ! Et pendant ce temps, on fait la guerre aux sages femmes et à l’accouchement à domicile !

Michel Dogna



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MessageSujet: Re: Dossiers Alternative santé 2014   Sam 6 Juin 2015 - 0:37





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Bonjour,
Je serais tellement heureux si je pouvais vous proposer, pour tous les types de pathologies, des remèdes simples et peu onéreux, faciles à mettre en oeuvre, efficaces au bout de quelques minutes seulement. Mais ce n'est pas possible... et je vois bien que, malgré l'évidence, de nombreux lecteurs et lectrices sont déçus quand ils comprennent que les miracles sont rares, dans les médecines alternatives, comme ailleurs.

De nombreuses personnes, lorsqu'on les interroge, se disent pourtant prêtes à abandonner immédiatement les médicaments synthétiques si on leur propose une alternative naturelle crédible. Mais il faudrait s'interroger sur ce que signifie pour elles une "alternative crédible". Si cela signifie "fondée sur des preuves scientifiques", je préfère leur dire de laisser tomber (il faudrait, pour cela, que la science s'y intéresse vraiment). Si crédible signifie "validé par les autorités", je leur réponds "même pas en rêve".

Mais si crédible signifie simplement "efficace", alors nous pouvons discuter. Toutefois l'efficacité, dans notre domaine, ne tombe pas du ciel. Contrairement à la médecine officielle, les médecines alternatives s'accommodent mal des malades passifs, pressés ou négligents. Elles obligent ceux qui les choisissent à s'interroger sur leur propre mode de vie, leur alimentation, leur envie de guérir. Elles les amènent à prendre en considération le coût des traitements (souvent jugé trop élevé), mais aussi leur disponibilité (en phyto, il faut que la récolte soit bonne), leur galénique (liquide, gélules, granules...).

En fait les médecines alternatives ne s'adressent pas aux patients mais plutôt aux impatients (c'est d'ailleurs l'ancien titre d'Alternative Santé). S'y intéresser, ce n'est pas comme d'aller chez le médecin (où l'on attend, on discute un quart d'heure et on passe à la pharmacie avant de rentrer chez soi). Ici, il faut réfléchir, se documenter, comprendre la complexité du problème, la faire sienne. Cela n'empêche pas de consulter un professionnel, au contraire, mais plutôt pour apprendre que pour subir.

C'est ce que nous essayons de faire dans cette newsletter et dans notre magazine mensuel : vous proposer d'être les acteurs de votre santé. Nous ne prétendons pas faire de vous des professionnels, nous espérons seulement changer votre regard, vous convaincre qu'on peut faire autrement, vous persuader que la guérison dépend de vous. Certains vous diront que c'est de l'effet placebo puissance dix, de l'auto-persuasion. Qu'ils disent ce qu'ils veulent... seul importe le résultat.

Cette semaine, Michel Dogna vous donne toutes les clefs pour réaliser vous-mêmes votre homéopathie. Voilà un remède simple, pas cher, facile à mettre en oeuvre et relativement universel. Mais il faudra tout de même un peu de volonté pour l'obtenir et notamment pas mal d'huile de coude. Vous ne le ferez peut-être pas, mais en lisant cet article vous comprendrez ce qu'est la vraie homéopathie. Ah c'est sûr c'est plus propre et plus simple quand c'est des petites granules dans un tube bleu... mais ça marche moins bien.

Bonne lecture

PS : Le numéro 15 d'alternativesante.fr, a encore été mis à jour avec une interview de Sylvain Bodiot, phyto-aromathérapeuthe, qui donne ses recettes pour améliorer la circulation (en été c'est utile).

Alexandre Imbert



AU SOMMAIRE DE CETTE NEWSLETTER n°103 du 31 juillet 2014
FAITES VOTRE HOMÉOPATHIE VOUS-MÊME

Le mois d’août, le temps des vacances, c’est le moment de s’occuper de choses que l’on n’a pas le temps de faire habituellement. Vous pouvez devenir en partie autonome en fabriquant vous-même de la bonne homéopathie – je veux dire bien meilleure que celle de la pharmacie.

Si je me permets de faire cet article, c’est que j’ai fabriqué de l’homéopathie manuelle pendant près de 10 ans dans le cadre des élixirs de minéraux et, par ailleurs, des isothérapies surtout urinaires et placentaires.

Les critères de l'homéopathie authentique
Rappelons ici quelques principes de base de l’homéopathique authentique :
-Parmi les moyens de mémorisation et d’amplification d’un signal vibratoire, il y a le frottement moléculaire (secousses), la rotation (moulins à prière des Tibétains), la génération de Vortex (Schauberger), sans parler des transferts optiques et électromagnétiques modernes.

-L’eau est le support matériel idéal en outre utilisé par tous les règnes du vivant qui fabriquent journellement, au sein de leur organisme, de l’homéopathie Korsakov pour éliminer leurs poisons et toxines.

-La mémoire de l’eau est devenue un fait incontestable scientifiquement démontrée par les travaux de Benveniste et de Masaru Emoto, et brillamment confirmé par les récents travaux du Professeur Luc Montagnier.

-Le signal homéopathique est en fait un signal radio complexe qui comprend comme tous les signaux vibratoires une fréquence et une amplitude.

-La gamme de fréquences du signal homéopathique est définie par le nombre de dilutions, chaque nouvelle dilution faisant grimper la gamme fréquentielle d’un octave ou harmonique. Plus la dilution est élevée (donc la fréquence), plus le produit s’adresse à un corps subtil profond,

-L’amplitude du signal est proportionnelle à la surface d’émanation du produit. Ce signal homéopathique se comporte comme une odeur ou un parfum, plus on l’étale plus l’odeur est puissante. La surface des granules est minime par rapport à celle présentée par une cuillère dose de trituration ou 20 à 30 gouttes du produit liquide. Il est clair que la formule granules est donc la plus médiocre.

-Le signal homéopathique contrairement à la chimie allopathique est rayonnant. Il peut donc être absorbé par simple proximité de contact, par exemple, (un flacon pendu par une cordelette de soie au cou). Il existe des sites physiologiques d’absorption privilégiés : sous la langue, en gouttes, ou dans les narines et dans les conduits auditifs en pulvérisation.

-La formule aqueuse présente l’avantage de pouvoir être re-secouée à tout moment, ceci visant à augmenter le rayonnement du produit (ce qui se vérifie facilement à l’analyse Kirlian).

-La dilution 9K en manuel est suffisante pour couvrir pratiquement tous les cas de figure en atteignant toutes les couches de corps subtils.

-Une caractéristique intéressante du procédé Korsakov est que l’on garde la mémoire de toutes les dilutions précédentes puisque l’on ne change pas de flacon. Ce n’est pas le cas par le procédé Hahnemann. Donc la dilution 9K couvre tous les cas de figure sans risque de se tromper de dilution.
NOTA : Les dilutions Korsakov mécaniques couramment vendues sont très différentes dans leur principe d’élaboration par rapport à la méthode manuelle. Au 19ème siècle où vivait Korsakov, on ne disposait pas de l’électricité.
Les dilutions astronomiques de 5 000,10 000, 50 000 voire 100 000 K, demanderaient des années de travail pour réaliser cela à la main.

Par ailleurs, la très petite quantité de produit haute dilution récoltée après des jours ou des semaines de fonctionnement continu des machines automatiques, porte son prix à des valeurs inabordables dans sa forme liquide. L’imprégnation granulaire est donc un choix obligé si l’on veut rendre le prix de vente plus sympathique… à moins de reprendre le substrat final à la main dans un plus grand flacon, mais je ne suis pas dans le secret des grands labos…

La fabrication artisanale : voici toute la recette
Le choix de l’eau
Il est évident que l’eau osmosée qui est de l’eau déprogrammée et très pure est ce qu’il y a de mieux. Encore faut-il avoir un osmoseur.

L’eau distillée est ce qu’on utilise classiquement mais qui à l’échelle artisanale présente un coût prohibitif dans la mesure où la plus grosse partie va être jetée. Normalement cette eau s’achète en pharmacie.

Mais on peut aussi faire du travail correct avec une eau de source la moins minéralisée possible, type Mont Roucous.

Le choix et la préparation des flacons
Les bouteilles de 500 ml ou même 250 ml vendues en pharmacie sont parfaites.
S’ils ont déjà servi, il faut rendre ces flacons vibratoirement vierges. Les laver ne sert pas à grand-chose si ce n’est à réaliser une dilution supplémentaire. Pour effacer la vibration résiduelle, on peut :

Amener le flacon dans de l’eau à la température minimum de 70°,
Passer le flacon au four à micro-onde (j’espère que vous n’en avez pas),
Rincer le flacon avec un peu d’alcool à 90° pur (méthode rapide).

Les souches-mères
Les souches peuvent être de nature extrêmement diverses (minérales, végétales, chimiques, organiques animales ou humaines, ou encore industrielles toxiques). Il est nécessaire qu’elles soient conditionnées sous une forme liquide hydro-alcoolique.

Lorsqu’il s’agit de produits solides, il est donc utile de les faire tremper dans de l’eau pure (distillée ou osmosée), ou de l’alcool à 70° selon la nature du produit, même s’il ne présente pas de solubilité. Il y a alors enregistrement de l’information, c’est-à-dire la signature vibratoire de la souche. Le temps de trempage peut varier de quelques heures à 48 heures selon les cas. Vous obtenez là ce que l’on nomme la base ou solution mère. Nous voilà donc prêt pour entamer la procédure homéopathique Korsakov proprement dite.

Des auto-isothérapies à la carte
Notez que vous pourrez résoudre facilement des tas de pathologies difficiles résistant à la médication classique pour un prix dérisoire, en prélevant simplement des exsudats qui peuvent être : crachats pulmonaires, salive, morve, larmes, urine, pus, desquamations cutanées, sueur, ménorrhées, placenta de l’accouchement (voir ici l'article d'Alternative Santé sur le sujet)
http://www.alternativesante.fr/placenta/le-placenta-remede-de-maman-et-de-bebe
… mais pas de sang.

NOTA : Big pharma a très peur de cette méthode artisanale. C’est pour cela que peu avant la 2ème guerre mondiale, on a détruit toute la documentation et les annales cliniques concernant l’auto-isothérapie.

Quelques détails importants
Rappelons d’abord que pour faire de la véritable homéopathie, il faut 3 choses :
DILUTION – SECOUSSES – CONSCIENCE

Remarquez qu’une machine ne peut pas satisfaire à la troisième proposition. Ce volet n’est pas plus surprenant dans le cas de la fabrication des remèdes homéopathiques que dans le domaine de la cuisine, qui doit être faite, dit-on « avec amour ». D’ailleurs on trouve dans les écrits de Nostradamus : « Ne consommez point la nourriture d’un cuisinier en colère »

Dernier détail : où se mettre pour effectuer la procédure ? Mon expérience personnelle m’a montré que la meilleure qualité est obtenue et que les flux d’énergie sont mieux ressentis quand on se place dehors dans la nature, une pelouse pouvant suffire, et vous allez voir pourquoi ensuite.

Mode opératoire
Amenez le matériel nécessaire (flacons, eau pure) sur le lieu choisi.

1-Marquer au feutre sur votre bouteille, un trait au 1/3 environ de la hauteur.

2-Introduire une petite quantité de base juste suffisante pour mouiller tout l’intérieur du flacon. Secouez 4 ou 5 fois et jetez l’excédent sur le sol (dans l’herbe) sans égoutter.

3-Remplir jusqu’au trait 1/3 le flacon avec de l’eau pure. Notez « dilution 1 ». Bouchez et secouez alors une centaine de fois.
Les sensitifs peuvent sentir à un moment donné une énergie monter entre leurs mains. Les secousses doivent être verticales et sans violence, à un rythme juste que vous trouverez en le faisant varier plus vite, moins vite, jusqu’à ce que vous ressentiez un réel plaisir, dans votre corps : pensez pendant ce temps que vous effectuez un mariage entre les forces du ciel et de la terre dans votre flacon. Si vous n’arrivez pas à ressentir tout cela, tant pis, vous obtiendrez quand même de l’homéopathie mais elle sera « standard ».

4-Videz le flacon sur le sol et dites : « je te rends à la terre afin que tu renaisses plus grand » (formule alchimique) . C’est un principe d’affinage universel utilisé quotidiennement par la nature. Si vous jetez simplement l’eau sans rien dire ou penser, vous obtiendrez quand même de l’homéopathie, mais ... « standard »

5-Remplir à nouveau au trait votre flacon avec de l’eau pure. Notez dilution 2 et recommencez l’opération comme dans le paragraphe 3

6-Videz le flacon en procédant comme dans le paragraphe 4

7-Remplir au trait et notez dilution 3, continuez ainsi de suite jusqu’à dilution 8.
Attention : à la dilution 9 remplissez le flacon entre les 2/3 ou 3/4.
Secouez et ne jetez plus. Vous avez le produit définitif.

8-Fixez le produit homéopathique avec 10 % d’un alcool fin (ex : cognac) afin d’éviter l’invasion d’algues ou micro-organismes divers. Néanmoins, si le produit ne doit pas être gardé longtemps, il est possible de le laisser tel quel, en particulier pour des bébés ou des personnes allergiques à l’alcool.

9-Enfin, il est prudent et sage d’envelopper le flacon intégralement dans du papier aluminium de cuisine et avec du papier blanc par dessus pour le protéger de toutes les pollutions vibratoires ambiantes (télé, radio, antennes GSM, radars…..). On sera aussi attentif à ne pas stocker les flacons obtenus, à proximité de produits chimiques peu nobles (ménagers ou pharmaceutiques)

10-Voilà, vous savez tout, et vous n’avez plus besoin de personne pour réaliser de la bonne homéopathique courante, même en urgence.

Il est évident que l’obtention de certaines souches reste problématique et que ces souches coûteuses sont jalousement stockées par les laboratoires. Mais, il vous reste beaucoup de possibilités directes aussi simples qu’efficaces.

NOTA : si des personnes vous observent en train d’opérer dehors, n’ayez crainte elles croiront que vous êtes en train de laver des bouteilles !

À vous de jouer.

Michel Dogna



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MessageSujet: Re: Dossiers Alternative santé 2014   Sam 6 Juin 2015 - 21:42



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AU SOMMAIRE DE CETTE NEWSLETTER n° 104 du 7 aout 2014
Comment se protègent-ils du soleil ?‏



Bonjour,
Dans la maison où je réside pendant mes vacances, il y a un chat, une chatte plus exactement. Elle s'appelle Praline. On aurait pu s'attendre à ce qu'elle soit de couleur marron ou tigrée, non, elle est noire, toute noire avec de grands yeux verts. Elle disparaît la plupart du temps mais revient, à heures fixes, pour grinoter quelques croquettes et laper un peu d'eau.

"Mettez-lui une petite poignée le matin et une le soir" m'a dit la propriétaire des lieux en m'abandonnant sa maison, son chat et aussi ses plantes vertes. Le sac de 1,5 kg était là, près de la porte : une cure de 21 jours proposée par Purina. En 21 jours votre chat aura plus de vitalité, une digestion plus saine et un poil brillant est-il écrit sur le paquet. Dans les croquettes : du saumon et du blé (pour un tiers), de la protéine de volaille et de la graisse animale (pour un autre tiers) et des sous-produits végétaux (amidon, pulpe de betterave, maïs...). Et puis, bien entendu, une liste innombrable d'additifs que mes pauvres yeux ont du mal à déchiffrer. Faut-il le préciser ? Tout ceci est cuit et recuit, stérilisé, irradié, OGMisé...

La jolie Praline - avec ses beaux yeux verts et sa démarche nonchalente sur le gravier du perron - est donc nourrie à ça ! Même si cela ne dure que 21 jours, je trouve cela déprimant. Elle a pourtant l'air très contente. Un peu comme nous, lorsque nous nous régalons avec des produits industriels de piètre qualité.

Avec les croquettes, c'est plus pratique, on sait quelle dose Praline a mangé et on est sûr qu'elle ne boudera pas devant la nourriture. C'est sec, ça ne sent rien. C'est cher (5 euros le kilo) mais on imagine en plus que tout cela a été étudié scientifiquement pour apporter tous les nutriments nécessaires au bon développement de nos compagnons. N'est-ce pas ? Voyez comme on les aime chez Purina et chez la plupart de ses confrères, on leur a mis du saumon...

Et nous, les aimons-nous ? On dit que les animaux domestiques vivent de plus en plus longtemps, mais aussi, de plus en plus malades. Un peu comme nous, là encore. Ils souffrent, aussi de pathologies de plus en plus proches des nôtres : obésité et cholestérol, arthrite, gingivite, problèmes de peau, de digestion... Je ne suis pas étonné, puisque nous leur donnons à manger des croquettes qui contiennent tous les sous-produits de ce nous mangeons nous-mêmes. Je veux bien dire les sous-produits industriels et non pas les restes de nos propres repas qui seraient, à tout prendre, déjà bien meilleurs. Est-ce ainsi qu'on doit nourrir un être qu'on aime ?

Praline me regarde et s'en fout de tout cela. Elle croque ses petites boulettes et s'éloigne en roulant des fesses. Praline ne pense pas à ses problèmes de reins, de digestion, de vieillissement... Elle mange ce que je lui donne et me fait confiance. Si elle savait...

Difficile équation pour ceux qui sont soucieux de leur alimentation ou mieux, qui sont végétariens, de livrer leur animal familier au multinationales de l'agroalimentaire. Encore plus difficile pour ceux qui prennent soin de leur santé avec des produits naturels et qui font subir à leurs protégés des traitements vétérinaires directement issus de chez Big Pharma.

Praline fait la belle, s'étire au soleil et lisse sa fourrure à grands coups de langue. Pour la conserver aussi belle pendant longtemps je vous propose de retrouver désormais dans chaque numéro du magazine Alternative Santé numérique nos conseils pour nourrir et soigner vos animaux de compagnie naturellement.

Dans le numéro 15 de juillet/août nous avons ajouté cette semaine deux articles : l'un est écrit par Jacqueline Peker et dit comment soigner les blessures et contusions avec l'homéopathie, l'autre est la solution de Michel Dogna pour les végétariens qui ont des animaux et ne veulent pas leur donner de viande.

Mais avant ça lisez dans cette newsletter l'article de Caroline Morel, globe-trotteuse de première classe, sur les différentes protection naturelles employées par les populations soumises aux rayonnements solaires les plus ardents. C'est un peu tard me direz-vous. Sauf que cette année, sous nos latitudes, on n'en a pas beaucoup vu, du soleil. Alors des fois que...

Bonne lecture

Alexandre Imbert



CRÈMES SOLAIRES : PEUT-ON SE PROTÉGER AUTREMENT ?
J'ai beaucoup voyagé dans le monde ces quinze dernières années. J'ai fréquenté des pays brûlants et exotiques et j'ai toujours été frappée de constater que les "locaux" n'utilisaient pratiquement jamais les crèmes solaires pour se protéger du soleil. Une question de coût ? Sans doute, mais aussi une question de logique car dans tous ces pays, il existe des protections solaires naturelles tout aussi efficaces que les cocktails chimiques dont on nous dit, ici, qu'il s'agit du seul moyen efficace de lutter contre les "méfaits" du soleil, présenté désormais comme le premier responsable du cancer de la peau.

J’ai fait un test avec ma poubelle
En réfléchissant à ces histoires de crème et de soleil, je me suis décidée à faire une expérience. J’ai rempli deux poubelles de déchets dégradables. La première poubelle, je l’ai bien fermée hermétiquement et je l’ai mise au soleil. A côté, j’ai vidé la seconde poubelle, oui je sais c’est dégoûtant, et j’ai pris garde de protéger les déchets des animaux et autres gourmands qui vivent dans mon jardin. J’ai laissé tout cela exposé un mois au soleil. Au bout d’un mois, les déchets qui étaient étalés au soleil étaient tous secs et sans odeur, alors que lorsque j’ai ouvert l’autre poubelle, j’ai eu un haut le cœur.

Ce que je cherchais à prouver, c’est que lorsque nous nous enduisons de crème pour nous protéger du soleil nous nous enfermons le corps dans une sorte de sac, comme mon sac poubelle, et nous macérons pendant des heures avec le sentiment d'être parfaitement protégés sous une fine pellicule de plastique.

Se protéger naturellement, tous les peuples du monde le font
Dans mes nombreux voyages, j’ai rencontré maintes huiles et plantes dont les locaux s’enduisaient pour se protéger du soleil. Bien entendu, toutes ces protections solaires naturelles ne sont pas disponibles en Europe et certaines seraient difficiles à employer sans attirer l'attention car souvent, elle colorent la peau en blanc, en rouge ou en jaune. Mais il y en a quelques unes qui sont compatibles avec notre culture.

Les protections colorées, oserez-vous ?

Se protéger mais rester belle au Myanmar
La plus connue peut être d’entre toutes est le tanaka des Birmans. Si vous avez visité la Birmanie, ou le Myanmar, vous avez sûrement rencontré des femmes avec des motifs circulaires blanchâtres sur les pommettes et un grand trait sur le nez. Ce masque de beauté que l’on obtient à partir du bois de tanaka, un arbre qui pousse dans la région sèche de Shwe Bo au Myanmar, protège la peau des Birmans depuis plus de 2 000 ans. Le tanaka a d’abord une action rafraîchissante car il agit comme isolant thermique qui protège l’épiderme des rayons et brûlures du soleil. La pâte blanchâtre que l'on obtient en le râpant et en le ménageant à de l'eau empêche la déshydratation et le desséchement de la peau en bloquant la sudation. Astringent, antiseptique et déodorant, le tanaka rend aussi la peau plus douce. Cosmétique favori des Birmanes, il dégage de surcroît un subtil parfum dont raffolent les ruraux.

Les ocres des Himbas et des aborigènes
Au Nord-Ouest de la Namibie et au Sud Ouest de l’Angola, les Himbas vivent en campements dans la région de la rivière Kunene. Là-bas, ils utilisent une pâte faite d’ocre rouge, de graisse et d’herbe dont ils s’enduisent les cheveux et le corps. La peau des Himbas est très foncée et ne prend guère de coups de soleil. Néanmoins, on pense que cette pâte rouge sert à la fois de filtre solaire, de répulsif pour les insectes, de cosmétique pour la peau et les cheveux et d’ornement.

Les aborigènes d’Australie, utilisent eux aussi des pigments pour se protéger de la morsure du soleil. Ce sont plutôt les ocres jaunes et blancs qui sont utilisés dans cette partie du monde. Mixés avec de l’eau, du gras d’animal comme le goanna (qui est un lézard géant d’Australie) ou l’émeu, du charbon ou de la cendre, la pâte obtenue est appliquée au doigt sur le corps. Certains livres sur les traditions aborigènes nous rapportent que les bébés sont enduits de cette pâte pour ne pas attraper de coups de soleil.

Le Roucou des Tupis
Le roucou (Bixa orellana) est un arbuste (2 à 4 m de haut) que l'on rencontre dans les régions d'Amérique tropicale. Appelé également urucum, rocouyer ou arbre rouge à lèvre, il tire son nom de la langue des Tupis, un peuple de la côte brésilienne, qui le nomment urucu. Les feuilles sont pointues et dentelées et le fruit, de couleur rouge, ressemble à un fruit de la passion poilu et rempli de petites graines juteuses. Le roucou est récolté puis séché pour en extraire la cire qui entoure les graines, très riche en caroténoïdes. La cire du roucou est transformée en pâte après avoir été mélangée avec un gras animal ou végétal (comme l’huile de Carapa). Traditionnellement, les Indiens l'utilisent depuis des millénaires pour se teindre la peau afin de se protéger des rayons du soleil ainsi que des insectes. Se servant de l'héritage empirique des Indiens, on rencontre aujourd'hui le roucou dans des crèmes bronzantes au Brésil.

Le riz, secret de beauté des Geishas
La poudre de riz contient de l’acide para aminobenzoïque, de l’acide férulique et de l’allantoïne qui protègent la peau du soleil et fonctionnent comme un écran solaire. Pour les Geishas qui devaient impérativement avoir un visage blanc immaculé, la poudre de riz pouvait donc être utilisée comme cosmétique, couvrant parfaitement les taches et les imperfections du visage, mais aussi comme protection contre le soleil. La composition de la poudre de riz contribue à l’éclaircissement de la peau, offre une finition lisse à la peau sans l’empêcher de respirer, ni colmater les pores. Depuis le XVIème siècle les geishas japonaises utilisent la poudre de riz. Dans l’Indonésie ancienne, les travailleurs dans les champs fabriquaient une crème à base d’eau et de poudre de riz pour se protéger du soleil. On trouve aussi de la céramide dans la poudre de riz qui est une substance qui aide à la production de collagène. Ce composant essentiel de jeunesse protège et rééquilibre la nature de la peau.

Le Jagua d’Amazonie
Le jagua pousse dans la forêt amazonienne. C’est un fruit qui ressemble plus ou moins au kiwi par sa taille et son aspect. Il a un goût de coing ou de pomme séchée et il est souvent utilisé dans la nourriture sous forme de confiture et de desserts. Le jus de ce fruit est utilisé par les peuples de la région amazonienne comme répulsif contre les insectes et comme protection solaire. Un peu comme le hénné, le jus de jagua est peint en formes géométriques sur le corps et s’oxyde en séchant, révélant ainsi une protection orangée sur la peau. Le jagua est un fruit sacré des régions du Panama, du Brésil et de Colombie où on l’appelle aussi jenipapo ou huito.

Les protections naturelles plus discrètes

Le Karanja d’Extrême Orient
Originaire d’Asie, le karanja est un arbuste de la famille des légumineuses, d’environ un mètre de haut, qui pousse surtout en Inde, mais que l’on trouve aussi en Australie, en Floride, en Malaisie ou en Océanie. Cette plante résiste à tout et peut même pousser dans les milieux salins. Très proche de l’huile de neem, l’huile de karanja est utilisée depuis toujours par les Indiens dans la médecine ayurvédique. Ses propriétés hydratantes et antiseptiques aident à restructurer les couches superficielles de l’épiderme et le pongamia qui la compose, augmente la protection et élargit le spectre UV des produits cosmétiques. Mélangée à du citron vert, elle soulage les rhumatismes, elle soigne les problèmes dermatologiques comme l’acné, l’herpès et traite aussi les leucodermies (perte de la pigmentation de la peau).

L’huile Berbère, l'argan
Traditionnellement utilisée par les Berbères pour ses qualités cosmétiques, l’huile d’argan était aussi offerte aux invités avec le thé et une assiette de miel, en signe d’hospitalité. Les femmes berbères l’utilisaient pour assouplir, protéger et nourrir leur peau. Les stérols d’argan (spinasterol et schottenol) et les acides gras insaturés contenus dans l’huile d’argan améliorent la fonction barrière de la peau, stimulent la microcirculation et freinent le vieillissement cutané, protégeant ainsi la peau contre l’action des UV.

L'huile de coco sans autre ajout
Le cocotier qui brûle au soleil à longueur d’années, donne un fruit dont l’huile offre une véritable protection solaire avec un indice SPF de 8 qui bloque 20% des rayonnements UV. Dans l’huile de noix de coco, il y a une grande quantité d’acide laurique un constituant très important pour la santé de l’organisme. Dans la nature, seule le lait maternel humain contient autant d’acide laurique et les graisses présentes dans l’huile de noix de coco ont des qualités nutritives très proches de celles trouvées dans le lait de la mère. L’huile de noix de coco fait partie des huiles avec l’indice de protection UV le plus élevé. En cas de brûlure, elle peut atténuer la douleur, empêcher l’apparition de cloques et même, transformer un coup de soleil en bronzage.

Et chez nous ? L'huile d'olive
Cherchez autour de vous, un arbre qui vit du soleil et s’en gorge l’été. Oui, chez nous il y a aussi un arbre qui fournit une huile tout aussi protectrice que l’huile de coco. D’ailleurs, elle continue à être une base de nombreux soins pour la peau. L’huile d’olive, comme l’huile de coco possède aussi un indice de protection solaire élevé que de nombreuses femmes utilisent comme base pour fabriquer leur propre crème solaire. Comme l’odeur de l’huile d’olive est un peu forte, on peut y ajouter quelques gouttes d’Huiles Essentielles, dont certaines offrent également une bonne protection contre le soleil. Les huiles essentielles de menthe poivrée ou de tulsi offrent, elles aussi, une protection SPF de 7 et l’on peut aisément les ajouter à un peu d’huile d’olive pour se faire une protection solaire totalement naturelle.

Si ça se trouve, on peut se protéger sans crème
J’ai rencontré il y a 30 ans au Sénégal un commerçant du village de M’bour sur la côte Ouest du pays. Lorsque je lui ai demandé comment il faisait pour protéger sa peau du soleil, lui qui travaillait sur la plage toute la journée, il m’a répondu : « Tu sues, tu bronzes ! ». Il avait raison Pap Ndiaye. Les glandes eccrines qui nous permettent d’évacuer notre chaleur, peuvent produire jusqu’à 12 litres de sueur par jour. En Afrique, la peau noire et la transpiration eccrine sont donc respectivement la meilleure protection naturelle pour éviter l’agression du soleil et évacuer la chaleur corporelle. Ainsi donc notre organisme aurait la capacité de créer ses protections naturelles. Pensez au piment, largement consommé dans les pays chauds, qui permet au corps de transpirer et d’offrir un rafraîchissement naturel de l’organisme.

Une crème solaire interne ?
L’alimentation peut donc aussi apporter des éléments de protection à notre corps contre le soleil. En mangeant certains aliments, nous pouvons d’ores et déjà protéger notre peau des méfaits du soleil. Après tout, on dit bien que la carotte, et le béta carotène qu’elle contient, stimule la mélanine qui est un pigment responsable de la couleur de la peau. La tomate est rouge grâce à une molécule, le lycopène, qui est un antioxydant bien connu pour sa capacité à neutraliser les radicaux libres produits par une exposition aux rayons du soleil. La tomate et son extrait sont la base de maints produits pharmaceutiques qui visent à préparer notre peau aux méfaits du soleil. Certaines vitamines, comme la C et la E, aussi peuvent s’avérer protectrices contre l’action des radicaux libres, responsables du vieillissement de la peau. Certains minéraux, comme le sélénium, réparent les dommages du soleil et favorisent la régénération cellulaire.
Alors, avant de nous enduire de crèmes chimiques pour nous protéger sur la plage cet été, peut être devrions nous jeter un œil à ce que notre alimentation peut nous fournir comme écran naturel.

Une dernière chose pour vous faire réfléchir
Et comme j’ai décidé de vous faire la morale, sachez qu’on estime que plus de 10% des récifs coralliens dans le monde seraient menacés par les 4000 à 6000 tonnes de crème solaire laissées par les nageurs dans la mer chaque année. Les produits chimiques des crèmes solaires commerciales réveillent le virus des algues symbiotiques qui vivent dans les récifs coralliens et contribuent largement à la disparition de la flore et de la faune marine. Ça fait réfléchir non ?

Portez-vous mieux

Caroline Morel



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Dernière édition par MOA le Sam 6 Juin 2015 - 23:27, édité 9 fois
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MessageSujet: Re: Dossiers Alternative santé 2014   Sam 6 Juin 2015 - 21:43



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AU SOMMAIRE DE CETTE NEWSLETTER n° 105 du 14 aout 2014
Savez-vous au moins faire une tisane ?‏



Bonjour,
Voilà plusieurs mois que l’épidémie Ebola sévit en Afrique de l'Ouest et, à ses débuts, l’information n’était pas toujours facile d’accès à l’exception de certains médias alternatifs. Mais le décès du médecin chargé de diriger la lutte contre l'épidémie en Sierra Leone a lancé l'épidémie dans les médias. Et depuis que l'OMS a appelé, ces jours derniers, à une mobilisation mondiale, on en parle tous les jours à la télé.

On en parle, d'ailleurs, autant pour plaindre les Africains touchés que pour s'inquiéter de la venue en France du virus (le député Patrick Balkany a dit récemment en séance que ses amis médecins avaient déjà observé des cas en France). De temps en temps, on en profite pour faire un petit peu de pub à la recherche scientifique qui aurait trouvé un "sérum". Et cela fait un excellent feuilleton de fin d'été.

Je ne sais rien de l'origine de cette maladie. On parle des chauve-souris, mais certains laissent entendre qu'elle est sortie des éprouvettes des laboratoires spécialisés dans la guerre bactériologique. Ce n'est pas impossible, mais cela me semble être alors une arme bien peu efficace : 3 000 morts en 40 ans. Le gaz moutarde, c'était mieux.

Je sais en revanche qu'elle est, comme toutes les grandes épidémies, prise en otage par différents intérêts : la "mobilisation internationale" que l'OMS appelle de ses voeux signifie "aide financière".

C'est en milliards de dollars que ça se compte... quand la sauce prend et quand les opinions publiques s'inquiètent. C'est beaucoup plus lucratif que le Téléthon et il y a des retombées pour tout le monde : les Etats africains concernés et, souvent, leurs dirigeants eux-mêmes. Mais aussi, les laboratoires pharmaceutiques dont on va financer les recherches, les médias qui vont vendre de la copie et toute une série de "sous-traitants" de cette aide (transporteurs, fournisseurs de matériel médical, hôtels-restaurants...). Sans parler des fonctionnaires et consultants qui, dans des dizaines de pays, vont étudier la question.

Je sais une autre chose, mais elle est d'ordre général. Les virus ne s'attaquent pas à tout le monde et si c'était le cas, il y aurait beaucoup plus de morts en Afrique. Il ne tuent pas non plus tout le monde. Il y a donc des gens qui passent à travers... soit simplement parce qu'ils n'ont pas été mis en contact avec le virus, soit parce que le virus ne s'est pas intéressé à eux.

Guinée, Liberia, Sierra Leone, Nigéria... les pays où sévit le virus sont parmi les plus pauvres des États africains, la plupart des gens y sont mal nourris et souvent très affaiblis par différentes autres maladies ou par des conflits locaux. Ce n'est pas le cas chez nous (quoique...) donc, il n'y a rien à craindre.

Et puis il y a toujours les traitements anti-viraux. Je ne parle pas des médicaments mais des traitements naturels qui tiennent les virus éloignés. Des traitements tout-bêtes parfois issus du thym, du pin ou des baies de sureau noir... les remèdes de la phytothérapie abondent pour faire face aux virus. Ils sont, en outre, terriblement efficaces contre les zoonoses (comme Ebola), et cela semble logique. A condition de savoir bien les utiliser. Savez-vous ?

Si je vous demande : Savez-vous faire une tisane ? Vous allez me répondre : oui.
Eh bien moi je vous dis que non.

Lisez l'article de Jean-François Astier pour prendre votre première leçon de phytothérapie. Et si vous voulez en savoir beaucoup plus, intéressez-vous à notre magazine (papier) Plantes & Santé.

PS : Nous avons ajouté deux nouveux articles dans le N°15 d'Alternative Santé. Le premier sur les tendinites, si fréquentes quand on fait un peu trop d'exercice alors qu'on n'a pas l'habitude.
http://www.alternativesante.fr/muscles-et-tendons/de-quel-type-de-tendinite-souffrez-vous

L'autre sur la cellulite, si fréquente quand on ne fait pas assez d'exercice.
http://www.alternativesante.fr/problemes-de-peau/la-cellulite-a-l-epreuve-de-la-phytotherapie

Alexandre Imbert



VOTRE PREMIÈRE LEÇON DE PHYTOTHÉRAPIE POUR NE PAS MOURIR IDIOT(E)
Cet été lors de vos déambulations sur les marchés, vous avez sans doute croisé des producteurs de plantes médicinales, peut-être même leur avez vous acheté une plante ou une racine afin de soigner l'un de vos troubles de santé. Peut-être avez vous reconnu, lors de vos promenades, certaines plantes dont vous connaissiez les effets thérapeutiques. Mais, malgré votre bonne volonté, malgré les litres de tisane absorbés, vous n'avez constaté aucune action thérapeutique.

La phytothérapie serait-elle inefficace ? Certainement pas. Alors serait-ce vous qui ne savez pas l'utiliser ? Cet article est une première leçon de phytothérapie. Peut-être la plus essentielle, celle qui vous apprendra comment préparer les plantes pour qu'elles vous soignent vraiment.

La plante crue, comme les hommes de cro-magnon
La forme galénique la plus primitive employée par l’homme est la consommation d’une plante médicinale en tant qu’aliment ou sous la forme alimentaire. Cette forme est souvent négligée aujourd’hui alors que de nombreux fruits, des racines, des feuilles peuvent se consommer crus et apporter non seulement les lipides, protides et glucides alimentaires, mais aussi des oligo-éléments et des vitamines. Plus encore, ils apportent des fibres et parfois des molécules dont le rôle n’est plus alimentaire, mais revêt un caractère curatif. La plus connue des plantes médicinales que l’on peut consommer ainsi tout en profitant totalement de ses bienfaits thérapeutiques est le chou. La plante n’ayant subi aucun procédé d’extraction ou de préparation, on peut en consommer autant l’on souhaite sans jamais risquer quoi que ce soit.

Le jus ? Plus il est rare, moins il faut en boire
Tous les jus possèdent à un titre ou à un autre, des vertus thérapeutiques. Toutefois, ils présentent l’inconvénient de perdre leurs propriétés rapidement et nécessitent, lorsqu’il s’agit de plantes qui ne sont pas naturellement juteuses, un appareillage sophistiqué pour les extraire. C’est le cas en particulier pour les jus qui ont les plus importantes qualités thérapeutiques comme le jus d’herbe de blé, très à la mode actuellement pour ses vertus revitalisantes ou la carotte, riche en carotènes. Il faut seulement retenir que plus le jus de la plante est rare, plus il faut en limiter la consommation. Ainsi, boire un verre par jour de jus d’herbe de blé est largement suffisant..

Les jus peuvent aussi servir sous forme externe. L’exemple le plus populaire de jus de plantes médicinales est sans aucun doute le jus d’ail à appliquer sur une verrue plantaire. On protège avec une toile adhésive style sparadrap, la peau autour de la verrue et on applique sur la verrue l’ail écrasé dans un presse ail, gorgé de son jus, que l’on maintient en place par une seconde couche de sparadrap, plusieurs heures chaque jour. Ce procédé permet de traiter la verrue en profondeur en quelques jours ou en quelques semaines, selon l’ancienneté de la verrue.

La tisane, ça n'existe pas
La tisane est le mode d’emploi des plantes médicinales le plus traditionnel et le plus connu mais en réalité, la tisane n'existe pas. Ce sera soit une macération, soit une décoction, soit une infusion (voir ci-dessous). En revanche, quel que soit le procédé d'extraction utilisé, il faut retenir les règles suivantes :

En règle générale, les tisanes très chaudes activent la sécrétion de la sueur, d’autant plus si l’air ambiant est chaud ou chauffé. Les infusions modérément chaudes sont plutôt diurétiques, sauf effet contraire des principes de la plante médicinale préparée.
Les tisanes fébrifuges peuvent être administrées à la température de la pièce (sauf bien sûr s’il y fait froid).
Les tisanes qui activent la digestion se consomment bien chaudes après les repas.
Les infusions à base d’amers, stimulants de l’appétit et du foie, sont souvent préconisées à température de la pièce, en début de repas.
Les tisanes calmantes se prennent le soir, une heure à ½ heure avant le coucher.
Les dépuratives peuvent se prendre en journée ou aussi bien le soir mais pas en fin de soirée.
La macération, dans l'eau froide
La macération est une sorte de tisane qui consiste à faire tremper la plante dans de l’eau froide pendant plusieurs heures, en général 12 heures. On peut ensuite l’utiliser après filtration de la plante ou la faire chauffer avant filtrage. La macération est généralement recommandée pour les plantes ou parties de plante desséchées dures ou épaisses comme une racine, une écorce qui demandent un contact prolongé avec l'eau pour libérer leurs principes actifs. (par exemple la racine de valériane ou la racine d'harpagophytum). On peut après une macération préférer prendre cette boisson chaude, et donc rien n'empêche de faire chauffer une macération une fois prête. En général on prépare ainsi quelques litres de liquide que l’on boira toute la journée (sans dépasser toutefois un litre par jour).

L’infusion, de 0 à 90°
Le procédé démarre de la même façon que la macération, c’est à dire à l’eau froide. On chauffe ensuite jusqu’à une température de 90° environ, qui est la température de début d’ébulition de l’eau. Suit une période d’attente dite d’infusion. Très souvent, on plonge les plantes dans l’eau portée préalablement à ébulition, le temps d’infusion est donc réduit, mais ce procédé ne permet pas d’obtenir un résultat de qualité car il saisit la plante mise en infusion et bloque en partie la diffusion dans l’eau de ses principes actifs.

La plupart des plantes se préparent en infusion. Seule la reine des prés, fragile, ainsi que le cynorrhodon, riche en vitamine C, demandent à ne pas faire monter trop fort en température.

Pour les plantes aromatiques comme le thym ou la verveine, on utilisera un couvercle et on récupèrera avec soin les gouttelettes de condensation, car elle sont riches en principes aromatiques.

Un litre par jour de la même infusion doit être suffisant.

La décoction, laissez bouillir
La décoction convient aux plantes dont il est difficile d’extraire les principes actifs par la seule infusion. C’est le cas par exemple de la feuille de buis ou de l’aubier de tilleul. Mettre la plante (ou une partie de la plante) à l’eau froide, faire chauffer et laisser bouillir la solution. L’ébullition peut être maintenue quelques minutes ou durer jusqu’à réduction de moitié, voire de trois quarts du liquide.

Deux méthodes sont possibles, la première avec un temps de décoction court (on l’emploiera plutôt pour les plantes de type feuille) , la seconde avec un temps de décoction plus long (en particulier lorsque les plantes sont épaisses). La décoction est généralement plus concentrée que l’infusion ou la macération. Les quantités absorbées doivent être moindres (1/2 à 3/4 de litre par jour).

La poudre de plantes, celle des guérisseurs
C’est certainement une des formes les plus anciennes de galénique. C’est, en tout cas, celle qui sont employées le plus fréquemment par les guérisseurs et les sorciers dans les populations dites primitives . La poudre est obtenue au moyen d’un pilon et une fois la plante bien desséchée. La plante est généralement mise en poudre pour plusieurs raisons. Elle permet de conserver et de transporter plus facilement les plantes. Elle permet aussi de les intégrer dans d’autres préparations. Le degré de finesse de la poudre est important pour certaines plantes (poudre micronisée) Lorsque la poudre est prise par voie interne (en gélules par exemple), on recommande de ne pas dépasser certaines doses, car la concentration est plus importante. Attention, certaines plantes en poudre sont plus actives que lorsqu’elles sont fraîches…

Les cendres de plantes : de l'alchimie
L'usage de plantes en cendres est le plus souvent externe, utilisé dans des savons, des crèmes, des sels de plante, des lessives. Elles apportent un effet nettoyant pour enlever les chairs mortes. Usage aussi dans les dentifrices. La cendre de plante est un des éléments fondamentaux de la spagyrie (alchimie du végétal).

Les teintures pas seulement pour les homéopathes
Les teintures s’obtiennent par macération de plantes dans un mélange d’alcool et d’eau. Une teinture se fait toujours avec une seule plante et les compositions ne se font qu’après obtention de chaque teinture.
Il existe différentes formes de teintures utilisées en pharmacie et herboristerie :
- la teinture officinale : de moins en moins utilisée, préparée à partir de plante sèche, l’alcool utilisé étant souvent aux alentours de 45°.
- la teinture mère (abréviation : « TM » ) : à l’origine a été codifiée pour servir de base aux préparations homéopathiques (on parle parfois de teinture mère homéopathique, mère signifiant à la base des préparations qui sont par la suite dosées et dynamisées - donc des préparations filles). En règle générale une teinture mère est faite avec de l’alcool à 90° environ. La teinture mère est dite au 1/10è, rapport tout à fait théorique qui signifie que 10 grammes de teinture mère correspondent à un gramme de la plante sèche.
Pour faire une teinture d'arnica, si utile devant coups et contusions en massage avec une crème de massage, on utilisera des fleurs séchées à parties égales avec l'alcool. Si l'on a la possibilité de ramasser en été des fleurs fraîches, on parlera alors d'alcoolature.
En général, on prescrit 25 gouttes de TM par jour, pour un usage qui ne peut pas être au long cours mais plutôt ponctuel. Il est possible de réaliser des TM à partir de n’importe quelle plante.

Les alcoolatures, pour les pros
On obtient l’alcoolature par macération d’une plante fraîche dans l’alcool. Ici aussi on utilise un alcool très concentré en tenant compte qu’il sera moins concentré par la suite du fait de la libération de l’eau présente dans la plante fraîche. Le plus souvent les alcoolats sont obtenus par le mélange de plusieurs plantes fraîches dans l’alcool et distillation de ce mélange ensuite. Pour élaborer une alcoolature comportant un grand nombre de plantes, il est possible de remplacer les plantes introuvables par la plante sèche à raison de 3 g par plante.
En général, on laisse macérer les plantes dans l’alcool pendant 6 jours avant de distiller. Le remède qui en résulte est donc très puissant et son élaboration doit être réservée à ceux qui maîtrisent bien sa fabrication.

Les élixirs et liqueurs... à la vôtre
Une simple macération dans l’eau de vie ou du rhum, sans distillation, permet de réaliser des préparations qui s’approchent des alcoolats. Il s’agit alors plutôt d’élixirs que l’on définit par une macération de différentes plantes dans une solution alcoolique d’au moins 20°. Lorsqu'ils sont sucrées, on parlera plutôt de liqueur.

Pour environ 100 grammes de plantes , mélangez à deux litres d’alcool à 38-40° ou d’alcool de fruits. Laisser macérer durant quinze jours au soleil ou près d’une source de chaleur douce (20 ° environ). Agiter le flacon chaque jour. On peut commencer à utiliser la liqueur au bout d’une quinzaine de jours. L’alcool et les plantes peuvent rester ensemble indéfiniment. L’usage veut que plus vieille est la liqueur, meilleure elle est.
Les élixirs ou liqueurs doivent être employés avec modération pas plus d’un petit verre à liqueur par jour.

Les vinaigres, durs à avaler
Parce qu’il est à la fois alcoolisé et acidifié, le vinaigre permet d’extraire davantage de principes actifs que par la seule présence d’eau ou d’alcool. En revanche, son goût acide n’en fait pas un remède très agréable par voie interne. On utilise généralement les vinaigres thérapeutiques pour les problèmes cutanés ou capillaires.

Les sirops, avec sucre malheureusement
Un sirop nécessite au préalable la préparation d’une infusion ou d’une décoction. Le sucre ou mieux, le miel, est alors dissous à chaud ou à froid (un à deux kg de sucre selon la température pour un litre de solution).
Du fait de la présence de sucre, le sirop est souvent utilisé pour les enfants ou les personnes attentives au goût de la préparation.

Voilà la galénique des plantes telle que les anciens l'avaient élaborée. Qui s'en préoccupe encore, de nos jours. Aujourd’hui, les impératifs de la production industrielle de médicaments synthétiques, obligent à simplifier à l’extrême les différentes formes de préparations pharmaceutiques qui sont proposées aux patients. Quant au pharmacien, qui était autrefois capable de fabriquer lui-même de nombreux remèdes, il est aujourd’hui accaparé par d’autres fonctions. La science de la galénique, que nous n’avons fait qu’effleurer ici, s’attache à intégrer dans chaque remède le moment d'emploi ou de la sensibilité de la personne qui va l'utiliser. Elle est souvent pour beaucoup dans le mystère de la guérison.

Jean-François Astier
Phytothérapeute



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