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 DENTS, dévitalisation, parodontite, tartre, dentifrice...

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MessageSujet: Re: DENTS, dévitalisation, parodontite, tartre, dentifrice...   Ven 17 Mar 2017 - 21:12



source https://www.pure-sante.info/dents-grands-de-monde/
Les dents des grands de ce monde
Par Gabriel Combris/4 octobre 2016


L’histoire de nos dents regorge (si l’on peut dire) d’anecdotes aussi passionnantes qu’effrayantes, que le Dr Christine Lalanne a compilées dans un document à découvrir ici : http://www.homeoint.org/seror/odonto/lalanneart.htm.

Avant de vous parler des remèdes utiles pour une bonne santé bucco-dentaire, je voudrais quand même vous livrer quelques savoureux extraits de cette grande aventure du soin dentaire.

Âmes sensibles s’abstenir… :
Dans l’Égypte antique, les accidents de la dentition des enfants étaient traités par l’ingestion de souris écorchées et cuites. Des restes de souris ont été ainsi retrouvés dans des momies d’enfants. Ce remède sera, plus tard, adopté par les Grecs, les Romains, les Coptes et les Arabes.
En Chine, les obturations dentaires étaient pratiquées avec des excréments de chauve-souris.
Pour l’haleine, les Romains gardaient sous la langue une feuille de Myrrhe, se rinçaient la bouche avec du vin additionné de roses sèches, mâchaient de la verveine, de la jusquiame, du plantin.
On a retrouvé dans une tombe du IIIe siècle avant J.-C., un bridge de 3 dents mandibulaires reliées par un fil d’or et on a décrit, dans la bouche de certaines momies, des dents artificielles en bois de sycomore, maintenues par des crochets en or.
Et en France, avait-on la dent solide, la mâchoire fière ? Qu’en était-il de la dentisterie qu’on y pratiquait ?

Le roi Charles VII (1403/1461), par exemple, avait « de mauvaises dents et un cancer de la joue dû à l’extraction d’une dent cariée ». On pense que le délabrement de ses dents ne lui permettait pas de se nourrir et qu’il est mort d’inanition. Bonne ambiance…

Quant à Louis XIV (1638/1715), créateur de Versailles et de sa cour, homme de guerre, d’art et de plaisirs, voici ce qui se passait à l’intérieur de sa bouche :

« À 40 ans, il n’avait presque plus de dents à la mâchoire supérieure et celles du bas étaient toutes cariées. De plus, chaque fois qu’il buvait, l’eau allait de la bouche au nez d’où elle coulait comme une fontaine. Son dentiste fut chargé de cautériser. Le roi supporta 14 fois l’application de ce traitement.

On croyait la guérison assurée lorsque survint un accident fâcheux. Les mucosités s’écoulant du nez exhalaient une odeur forte et quasi cadavéreuse. Peu à peu cette infection se calma, mais une incommodité permanente va persister avec suppuration et odeur nauséabonde. Il s’agissait en fait d’une perforation du sinus dûe à des tentatives d’extractions dentaires.

Par la suite il eut encore une infection due à un chicot d’une dent inférieure. L’infection prit toute la mâchoire, la gorge, la nuque, le cou, l’articulation des épaules. Tout cela se résorba et l’on put enlever le chicot.

Preuve que lorsqu’on les observe de l’intérieur, les grands hommes ne sont pas forcément plus glorieux que les autres… (notez, de l’extérieur non plus !).

Avantage d’avoir beaucoup de dents
Le siècle du Roi-Soleil n’en est pas moins un temps glorieux pour le développement de l’art dentaire. Une pléiade de dentistes français s’illustre par des techniques brillantes : à la fin du XVIIIe siècle, l’hippopotame est l’animal dont les dents sont les plus employées pour les prothèses car elles sont les plus résistantes. Mais elles se déforment à cause de la dessiccation. La dent devient brunâtre et puante après 18 mois d’usage…

C’est aussi à cette époque que le premier dentier en céramique voit le jour, en 1788.

Maintenant si je vous raconte tout cela, ce n’est pas seulement pour parler des problèmes de dents des grands hommes du passé. Mais parce que, comme l’avait déjà compris Hippocrate, « ceux qui ont beaucoup de dents vivront beaucoup mieux ».

De nombreuses études montrent en effet aujourd’hui qu’une mauvaise santé bucco-dentaire peut avoir des conséquences graves bien plus larges pour la santé.

Elles vivent sur vos dents
Sur chacune de nos dents vivent 1000 à 100 000 bactéries – dans le cas où vous avez la bouche propre. Elles sont de milliers de catégories différentes, certaines étant bonnes pour la santé, d’autres non. Et comme toujours, le bon équilibre entre les deux détermine la bonne santé dentaire.

Les bactéries créent un « biofilm » sur les dents, une fine couche qui adhère à la surface. C’est ce qu’on appelle la « plaque dentaire ».

Il est normal d’avoir un peu de plaque, mais s’il y en a trop cela crée de multiples problèmes : mauvaise haleine, dents jaunes, inflammation de la gencive, caries.

Les personnes ayant beaucoup de mauvaises bactéries dans la bouche ont plus de risques d’artériosclérose, le durcissement des artères, en particulier dans le cou (artères carotides) [1]. Elles ont donc plus de risques cardiaques : la parodontite peut augmenter votre risque de crise cardiaque par dix [2]  [3] !, et un risque accru de cancers de la tête et du cou [4].

Beaucoup d’autres problèmes de santé sont associés à une bouche malsaine et envahie de bactéries : cela crée un environnement inflammatoire dans l’organisme qui peut même favoriser certains cancers : cancer du sang, cancer des reins et cancer du pancréas [5].

Une mauvaise santé bucco-dentaire est également associée à un risque accru de :
Diabète de type 2
Démence : le manque de brossage augmente le risque de démence de 65 %
Dysfonction érectile, qui est plus de deux fois plus fréquente chez les personnes souffrant de parodontite
Etc.
Plutôt sérieux, donc…

Alors, comment garantir la meilleure santé bucco-dentaire ?

Logiquement, l’alimentation est la première responsable et il faut éviter les aliments pro-inflammatoires :
Le sucre raffiné, le fructose transformé
Les aliments cuits à haute température
Les gras trans
Les oméga-6 contenus dans les huiles végétales transformées
Certains nutriments sont essentiels pour assurer une santé optimale des gencives. C’est le cas notamment de la vitamine C et de la coenzyme Q10, une molécule antioxydante qui joue un rôle clé dans la production d’énergie sur le plan cellulaire. Le saignement des gencives, par exemple, peut être un signe de carence en coenzyme Q10.

La façon dont vous lavez vos dents (et votre bouche) peut évidemment faire une grande différence.

Problème avec les bains de bouche chimiques
Contrairement à une croyance répandue, les agents antimicrobiens et bains de bouche d’alcool visant à «tuer les mauvaises bactéries » peuvent faire plus de mal que de bien.

La faute en incombe souvent à la chlorhexidine, un agent antimicrobien à usage médical contre les problèmes de gingivite (inflammation de la gencive).

Non seulement il risque de tacher les dents, mais plus grave, une étude récente a montré que des bains de bouche chimiques trop fréquents augmentent le risque de cancer de la bouche et de la gorge [6].

Certaines études semblent même indiquer que les bactéries utiles à la santé bucco-dentaire peuvent se transformer et devenir nocives si elles sont « dérangées », par des bains de bouche agressifs par exemple…

Mieux vaut donc privilégier d’autres techniques, moins invasives.

6 ans de vie en plus… avec du fil dentaire !
L’utilisation d’un fil dentaire par exemple, est largement sous pratiquée.

Cela permet pourtant d’éliminer les bactéries qui sont les précurseurs de la plaque dentaire et du tartre.

Maintenant on se concentre, car il s’agit d’une technique délicate.

Utilisez un morceau de fil d’une trentaine de centimètres de long, enveloppant chaque extrémité autour de votre index. Faites glisser le fil entre les dents et enroulez-le autour de la dent de façon à lui donner la forme d’un « C » (on vous épargne la cédille)

Frottez la surface en déplaçant le fil vers le haut et vers le bas, et en arrière. Assurez-vous de bien frotter les deux côtés des dents adjacentes avant de passer à la prochaine rangée.

L’intérêt ? Une étude de la Harvard Medical School a montré que les personnes qui utilisent du fil dentaire vivent en moyenne 6,4 ans de plus que les autres. Ce n’est pas seulement le fil qui explique ce résultat étonnant, mais le fait que cela témoigne aussi d’un mode de vie où l’on prend soin de soi, avec des comportements bénéfiques pour la santé [7].

Le bon brossage des dents
D’après les chercheurs [8], le temps de brossage idéal est de deux minutes, et la pression idéale sur la dent est de 150 grammes, ce qui représente environ le poids d’une orange.

Brosser plus, et plus fort, ne supprime pas de plaque supplémentaire.

Je vous ai déjà parlé dans une lettre précédente (vous pouvez la retrouver ici : http://www.pure-sante.info/dents-saines-sans-fluor/) des dangers des dentifrices au fluor et des alternatives à privilégier.

En effet, d’après l’Organisation mondiale de la santé, un apport trop élevé (supérieur de 0,05 mg/j) provoque la fluorose, avec les conséquences suivantes : taches sur les dents (fluorose dentaire), salivation inhabituelle, douleurs d’estomac ou altération du goût [9].

Pire, avec le temps, l’accumulation de fluor peut également entraîner des ostéoporoses, des lésions du système nerveux central, des troubles cardiaques et psychiques.

D’autres ingrédients toxiques à éviter sont le triclosan, le laurylsulfate de sodium (SLS), le propylène glycol et de diéthanolamine (DEA).

Si les rois de France avaient connu ça…
Une technique de soin de bouche intéressante est ce qu’on appelle le « tirage d’huile », qui nous vient de la médecine ayurvédique (indienne).

Cela consiste à prendre une cuillerée à soupe d’huile ou de graisse dans la bouche, et à la faire circuler entre vos dents pendant une quinzaine de minutes.

Avec votre langue, vous « poussez », puis vous « tirez » l’huile en avant et en arrière de vos dents, d’où le nom de tirage d’huile.

Lorsque vous passez de l’huile sur vos dents, les bactéries se font emporter et se « dissolvent » dedans. Vous enlevez donc de grandes quantités de bactéries.

Certains me feront remarquer que cela ressemble à la vidange du moteur d’une voiture. Tout à fait ! Lorsque vous vidangez l’huile, elle tire la saleté avec elle, laissant le moteur relativement propre.

Bien sûr, je précise qu’on n’utilise pas la même huile pour se « vidanger la bouche » …

L’huile de sésame est traditionnellement recommandée (c’est en tout cas celle qu’utilisent les indiens) mais elle a une concentration relativement élevée d’acides gras oméga-6 huiles et les grandes quantités de graisses insaturées la rendent particulièrement sensible à l’oxydation et au rancissement.

L’huile de noix de coco vierge est parfaite si l’on aime son goût. Mais l’huile d’olive et l’huile de tournesol peuvent aussi faire l’affaire.

L’huile de noix de coco étant solide à température ambiante (jusqu’à 23°C), elle met quelques secondes à se liquéfier complètement dans la bouche. Elle a l’avantage d’être très riche en acide laurique, un triglycéride à chaîne moyenne (TCM) capable de détruire les virus, bactéries et levures.

Du point de vue des bienfaits contre la mauvaise haleine, la plaque dentaire, les maladies des gencives, et les bactéries provoquant les caries, les bains de bouche d’huile sont presque aussi efficaces que la chlorhexidine, mais sans les effets secondaires [10].

Au bout de 10 jours seulement à vous « vidanger » ainsi la bouche :
Vous aurez une sensation de fraîcheur durable
Vos dents paraîtront (et seront) plus saines, plus blanches et plus brillantes
Vos irritations, saignements, inflammations des gencives auront diminué
Vous réduirez fortement le nombre de bactéries pathogènes dans votre bouche
Vous diminuerez votre risque de caries
Nos rois de France ignoraient cette pratique simple, agréable et efficace. Mais je prends le pari que si Louis XIV l’avait découverte, tous les courtisans auraient eu à leur tour leur « huile de tirage » bien en vue dans leur cabinet de toilette.

Les dents de Versailles seraient entrées dans l’Histoire…

Santé !

Gabriel Combris

sources :
[1] Heart Disease Health Center

[2] British Medical Journal May 28, 2010; 340:c2451

[3] University of Cincinnati April 2008

[4] Annals of Oncology May 27, 2016, DOI: 10.1093/annonc/mdw224

[5]Gum disease and other systemic diseases

[6] Oral Oncology March 28 2014 doi.org/10.1016/j.oraloncology.2014.03.00

[7] Michel Lejoyeux, Tout déprimé est un bien portant qui s’ignore, JC Lattès

[8] Minovi Dental September 3, 2013

[9] Source : Caritas Sénégal, Impact du fluor ingéré via les eaux de boisson sur la santé des populations de 5 Communautés Rurales des départements de Fatick, Mbour, Enquête épidémiologique, mai 2009.

[10] Effect of oil pulling on plaque induced gingivitis: a randomized, controlled, triple-blind study



Les informations de cette lettre d'information sont publiées à titre purement informatif et ne peuvent être considérées comme des conseils médicaux personnalisés. Aucun traitement ne devrait être entrepris en se basant uniquement sur le contenu de cette lettre, et il est fortement recommandé au lecteur de consulter des professionnels de santé dûment homologués auprès des autorités sanitaires pour toute question relative à leur santé et leur bien-être. L’éditeur n’est pas un fournisseur de soins médicaux homologués. L’éditeur de cette lettre d'information ne pratique à aucun titre la médecine lui-même, ni aucune autre profession thérapeutique, et s’interdit formellement d’entrer dans une relation de praticien de santé vis-à-vis de malades avec ses lecteurs. Aucune des informations ou de produits mentionnés sur ce site ne sont destinés à diagnostiquer, traiter, atténuer ou guérir une maladie.

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MessageSujet: Re: DENTS, dévitalisation, parodontite, tartre, dentifrice...   Mer 22 Mar 2017 - 17:10



source http://www.thierrysouccar.com/sante/info/dentifrice-maison-deux-recettes-3134
Voir sur le lien, la recette à l'argile

Une autre recette de pâte de dentifrice
Ingrédients : 50 g d’huile de coco vierge, 50 g de bicarbonate de soude, 2-3 gouttes d’huile essentielle (HE) de menthe poivrée
Préparation : dans un récipient stérilisé, bien mélanger l’huile de coco et le bicarbonate pour obtenir une pâte de la consistance désirée. Ajouter l’HE de menthe.

Faites bien attention à l'hygiène lorsque vous réalisez ce type de préparation : lavez-vous bien les mains, lavez les ustensiles et les plans de travail.



Retrouvez plus de recettes de cosmétiques et de produits d'hygiène (corps et maison) dans Famille (presque) Zéro Déchet - Ze Guide
http://www.thierrysouccar.com/livre/famille-presque-zero-dechet-ze-guide-3096

+ des recettes de cosmétiques et de plats dans le Guide de l'huile de coco
http://www.thierrysouccar.com/sante/livre/le-guide-de-lhuile-de-coco-2925





Dernière édition par Libellule le Dim 23 Avr 2017 - 22:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: DENTS, dévitalisation, parodontite, tartre, dentifrice...   Ven 24 Mar 2017 - 17:32



source https://www.lettre-beaute-au-naturel.com/trois-astuces-dents-saines-blanches/
Trois astuces pour des dents saines et blanches
Par Julien Kaibeck/29 août 2016


Vous êtes nombreux à m’écrire au sujet de la blancheur de vos dents. Je ne suis pas dentiste, mais je tiens tout de même à partager avec vous trois astuces simples et tout à fait saines pour avoir des dents blanches et un sourire éclatant [1]. Je les pratique moi-même depuis belle lurette, et je vous avoue que même si je bois beaucoup de thé et de café, on m’a plus d’une fois félicité pour mes dents blanches au naturel.

Optez vous aussi pour l’un des gestes suivants en fonction de vos possibilités. En revanche, ne les combinez pas dans la même semaine. Les effets n’en seraient pas plus rapides et vous risqueriez d’en faire trop.

Astuce 1 : ajoutez une goutte d’huile essentielle à votre dentifrice
Quatre fois par semaine (pas plus), on peut ajouter à sa dose de dentifrice une goutte d’huile essentielle de tea tree ou de citron bio. L’essence de citron bio est réputée assainissante pour la sphère buccale. Elle blanchit les dents en quelques semaines seulement. Cette simple goutte de zeste d’écorce de citron bio, mêlée à une dose de dentifrice, s’avère plus efficace qu’une autre astuce que vous connaissez peut-être et qui consiste à frotter sur les dents l’intérieur de la peau d’un citron. L’huile essentielle de tea tree quant à elle préserve efficacement la blancheur des dents ainsi que l’hygiène de la bouche. Elle assainit rapidement et durablement, mais je ne vous cache pas que son goût est moins agréable. Si vous optez pour cette solution, choisissez une huile essentielle pure et 100 % naturelle uniquement [2].

Astuce 2 : ajoutez une pincée de bicarbonate de soude
Une à deux fois par semaine, on peut ajouter une toute petite pincée de bicarbonate de soude alimentaire à sa dose de dentifrice. Certains dentifrices en contiennent d’ailleurs déjà dans leur formule. Cette poudre alimentaire légèrement abrasive révèle la blancheur des dents. Au contact de l’eau, de la salive et du dentifrice, le bicarbonate « polit » l’émail des dents sans l’abîmer. Contrairement à ce qui est dit parfois, il fond rapidement et ne peut donc pas endommager sérieusement les dents. Il convient cependant de pratiquer un brossage très doux et de ne pas utiliser le bicarbonate plus de deux fois par semaine. Petit bonus : le bicarbonate assainit la bouche et prévient la mauvaise haleine !

Astuce 3 : faites un bain de bouche à l’hydrolat
Votre dentiste vous a déjà certainement recommandé un bain de bouche régulier pour prévenir les caries et assainir au mieux les dents et la bouche. Il a bien raison ! Oui mais voilà, beaucoup de formules sur le marché sont alcoolisées ou truffées d’ingrédients synthétiques. Pour une version plus douce, plus naturelle, mais tout aussi efficace, saviez-vous qu’on peut utiliser un hydrolat de menthe poivrée bio ou de laurier noble bio ? L’hydrolat est l’eau, très faiblement chargée en molécules aromatiques, qui a servi à distiller une huile essentielle. Cette eau aromatique est fréquemment utilisée en cosmétique. Si on opte pour un bon hydrolat de menthe rafraîchissante ou de laurier assainissant [3], on a là un excellent bain de bouche à utiliser comme n’importe quel produit du rayon dentaire, mais en mieux. 😉

Julien Kaibeck

sources
[1] Ces astuces sont inspirées des conseils bien-être que je vous donne dans mon livre Bien-être au naturel paru chez Solar et disponible  ICI

[2] Certaines huiles essentielles sur le marché sont hélas « coupées ». Pour être sûr(e) de la qualité, préférez les huiles essentielles bio en direct du producteur, par exemple ICI

[3] On trouve de bons hydrolats bio en direct du producteur ici https://www.slow-cosmetique.com/aroma-sante/hydrolats.html

Les informations de cette lettre d'information sont publiées à titre purement informatif et ne peuvent être considérées comme des conseils médicaux personnalisés. Aucun traitement ne devrait être entrepris en se basant uniquement sur le contenu de cette lettre, et il est fortement recommandé au lecteur de consulter des professionnels de santé dûment homologués auprès des autorités sanitaires pour toute question relative à leur santé et leur bien-être. L’éditeur n’est pas un fournisseur de soins médicaux homologués. L’éditeur de cette lettre d'information ne pratique à aucun titre la médecine lui-même, ni aucune autre profession thérapeutique, et s’interdit formellement d’entrer dans une relation de praticien de santé vis-à-vis de malades avec ses lecteurs. Aucune des informations ou de produits mentionnés sur ce site ne sont destinés à diagnostiquer, traiter, atténuer ou guérir une maladie.



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MessageSujet: Re: DENTS, dévitalisation, parodontite, tartre, dentifrice...   Mar 29 Aoû 2017 - 14:14



source http://www.medisite.fr/a-la-une-parodontite-cette-maladie-qui-peut-toucher-votre-cerveau.3360472.2035.html
Parodontite : cette maladie qui peut toucher votre cerveau
Selon de nouvelles études, la parodontite pourrait atteindre le cerveau lorsqu'on est touché par la maladie depuis environ 10 ans.

La parodontite, cette pathologie inflammatoire qui touche notamment les gencives, est une inflammation fréquente causée par l'accumulation de plaque dentaire et le tartre. Pourtant, des scientifiques taïwanais ont découvert que la maladie pouvait altérer d'autres fonctions du corps, notamment le cerveau.

Des troubles neurodégénératifs
Publiée dans la revue Alzheimer’s Research & Therapy, l’étude montre que la parodontite est associée à une augmentation du risque de développer la maladie l’Alzheimer. En effet, selon les résultats, les patients atteints de parodontite depuis 10 ans avaient une prévalence plus élevée d’hyperlipidémie, de dépression de lésions cérébrales traumatiques, de risques d’AVC et de comorbidités (présence d’un ou de plusieurs troubles associés à un trouble ou une maladie primaire). En effet, la parodontite peut être une source importante d’inflammation périphérique. Il a tendance à infiltrer la circulation systémique avec des médiateurs inflammatoires, entraînant une maladie systémique. La prévalence de la maladie d'Alzheimer augmente avec l’âge, notent les scientifiques.

Chang-Kai Chen et ses collègues de l'Université médicale de Chung Shan (Taichung, Taïwan) ont déclaré, selon les propos rapportés par le Dailymail, que la parodontite augmente également les niveaux de cytokines pro-inflammatoires. "Cette découverte confirme le fait que les facteurs pro-inflammatoires dus à la parodontite peuvent induire lentement et progressivement des changements neurodégénératifs qui conduisent au développement de la maladie d'Alzheimer".

Les scientifiques ont identifié 9 291 patients nouvellement diagnostiqués avec une parodontite, entre 1997 et 2004. 18 672 patients non atteints ont également été sollicités en fonction de leur sexe, de leur âge et de la comorbidité. Après dix ans, 115 des participants atteints de parodontite ont développé la maladie d'Alzheimer. Ces résultats soulignent la nécessité de prévenir la progression de la maladie parodontale et de promouvoir le service de santé au niveau national.

Un moyen efficace de réduire le risque d’Alzheimer ?
Matthew Norton, de Alzheimer's Research UK, affirme selon les propos rapportés par le Dailymail : "Bien que cette étude soit intéressante, nous ne savons toujours pas si la parodontite peut causer le développement de la maladie d’Alzheimer. On ne peut pas non plus affirmer que le traitement de cette maladie peut être un moyen efficace de réduire le risque de développer la maladie d'Alzheimer". Il ajoute que les meilleurs moyens de protéger notre cerveau sont de "ne pas fumer, de manger une alimentation saine, de boire avec modération, de rester mentalement et physiquement actif et de maintenir sa pression artérielle et son cholestérol à un taux faible". Ainsi, de nouvelles recherches doivent être faites afin d’expliquer les relations complexes entre les différentes causes et les conséquences.

Parodontite : quels sont les traitements ?
Le traitement des parodontites est indispensable pour éviter de perdre ses dents. Il commence généralement par un détartrage des racines dentaires destiné à stopper la progression du tartre. Si cela est nécessaire, on comble chirurgicalement les zones dans lesquelles du tissu a été détruit. On peut procéder à des greffes de gencives, à la mise en place de corail au niveau des lésions osseuses, etc.


Pour corriger les parodontites juvéniles aiguës, on administre très souvent des antibiotiques. Pour ce qui est des parodontites chroniques, il faut mettre en place une hygiène dentaire irréprochable avec un brossage régulier, deux fois par jour (utiliser du fil dentaire est également recommandé). Il faut également faire procéder à un détartrage méticuleux tous les trois mois pour éviter les dépôts de tartre. Une telle hygiène permet d’éviter jusqu’à 90 % des parodontites.



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MessageSujet: Re: DENTS, dévitalisation, parodontite, tartre, dentifrice...   Jeu 26 Avr 2018 - 13:50



source https://www.sante-corps-esprit.com/amalgames-dentaires/#respond
Avez-vous une bombe à retardement dans votre bouche ?
19 octobre 2016


En 1993, au cours d’une banale consultation, le Dr Jean-Jacques Melet manque de tomber de sa chaise.

Une patiente lui raconte qu’un dentiste lui a retiré un amalgame dentaire (« plombage ») … et depuis, c’est comme si un voile s’était levé dans sa tête !

Elle avait dû mal à comprendre, à mémoriser, à trouver ses mots. Elle se sentait toujours nerveuse et fatiguée. Désormais, tout lui paraît plus simple. Et elle est absolument certaine que c’est directement lié au retrait de son amalgame.

Le Dr Melet aurait pu se contenter d’un sourire en coin… ou de l’envoyer voir un « psy ». Mais c’est un médecin curieux, courageux et d’une intelligence singulière.

Il sait que ces amalgames sont composés à 50 % de mercure… un des poisons les plus toxiques au monde. Mais comme tout le monde, à son époque, il n’imagine pas que ce mercure emprisonné dans la dent puisse provoquer le moindre problème de santé.

Pour en avoir le cœur net, il se précipite à la bibliothèque de médecine… et fait une découverte stupéfiante : les amalgames dentaires dégagent des vapeurs de mercure en permanence, 24h sur 24.

Et lors des repas, ou en cas de mastication d’un chewing-gum, la dose de ces vapeurs peut être multipliée par 10 ! [1]

Voilà une piste intéressante, se dit notre médecin.

Peut-être y a-t-il là un espoir pour toutes ces maladies que la médecine ne parvient pas à expliquer… et encore moins à guérir ? Comme le syndrome de fatigue chronique, la fibromyalgie, la sclérose en plaques, voire même Alzheimer ou Parkinson.

Et c’est ainsi que le Dr Melet met au point un protocole original pour tous ses patients qui souffrent de symptômes inexpliqués (fatigue, douleurs, vertiges, etc.).

Il les invite à faire retirer leurs amalgames et à se « détoxifier » des métaux lourds contenus dans leur organisme.

Ce protocole est sans danger lorsqu’il est encadré médicalement. Ses patients qui souffrent n’ont donc rien à perdre à l’essayer, sachant qu’aucun autre médecin n’avait pu les aider.

Cela paraît de bon sens… sauf pour les autorités, qui n’apprécient guère ce type d’initiative, hors des sentiers battus.

Le Dr Melet le sait, mais il s’en moque. Comme un autre médecin visionnaire de sa région montpelliéraine, le Dr Seignalet, il est plus attaché à la vérité et au bien-être de ses patients qu’à sa carrière ou à sa réputation.

Incroyables témoignages de guérison
C’est alors que l’extraordinaire se produit : de très nombreux patients voient leur état s’améliorer après avoir suivi son protocole.

Très vite, des malades viennent de toute la France pour bénéficier de son traitement.

Beaucoup lui voueront une reconnaissance éternelle, comme Marie-Thérèse :
« J’ai souffert durant presque vingt ans : fatigue chronique intense que rien ne justifiait, dépression, angoisses, malaise indéfinissable et continuel, très invalidant.

Tous les examens médicaux possibles et imaginables entrepris ne révélaient aucune anomalie. Les recherches effectuées personnellement, les essais de thérapie psychique ou les traitements de médecine parallèle ne m’apportaient aucune amélioration ! Un calvaire qui durera 17 ans …

Mais en 2003, par l’intermédiaire d’un journal de santé naturelle, j’ai réussi à entrer en contact avec le docteur Melet qui aussitôt m’a prise en charge. Il était temps ! J’ai effectué les tests nécessaires, lesquels ont effectivement révélé une intoxication importante au mercure due à la présence de 6 amalgames dentaires dans ma bouche. Le Dr Melet avait raison. J’ai donc entrepris le traitement sous son contrôle.

Mon taux de mercure diminue, mon état s’améliore progressivement, je fais alors assainir ma bouche en ôtant les plombages et retrouve une forme excellente. A bientôt 77 ans, je puis dire que je me sens rajeunie et ne me suis pas aussi bien portée depuis plusieurs décennies. » [2]

Si ce « prodige » vous laisse un peu sceptique, c’est tout à fait normal… mais vous devez savoir que ce type de témoignage est loin d’être isolé.

Lorsque le Sénat publie un grand rapport sur les métaux lourds en 2001, son auteur déclare : « il n’y a guère eu de semaines où je n’ai été alerté par des personnes décrivant les dommages causés par les amalgames et l’amélioration constatée après la dépose. » [3]

Un lanceur d’alerte harcelé, humilié, poussé au suicide
Mais ses bons résultats ne suffisent pas au Dr Melet. Il veut aussi agir pour que les nouvelles générations ne se fassent plus poser le moindre plombage dans la bouche.

Dès 1996, il prend publiquement position contre les amalgames dentaires dans Sciences et Avenir.  Puis il fonde l’association « Non au mercure dentaire » (NAMD) pour essayer de les faire interdire définitivement.

Évidemment, son action dérange… et la riposte ne tarde pas à se faire attendre.

En 1997, le Dr Melet est convoqué par l’Ordre des Médecins pour « charlatanisme, médecine foraine, ordonnances non conformes et méthodes dangereuses non éprouvées ».

Dans la foulée, le Conseil régional de l’Ordre des Médecins le condamne lourdement à un an de radiation.

Lors de son « procès » en appel, à Paris, le Dr Melet n’a aucun mal à démontrer l’absurdité des reproches qui lui sont faits… et obtient l’annulation de tous ces chefs d’accusations infamants.

Mais le harcèlement ne cesse pas.

En 2003, suite à l’étrange plainte d’un patient (qui exigeait d’être remboursé parce que son état ne s’est pas amélioré), il est brutalement placé en garde à vue. Les gendarmes lui font subir un interrogatoire serré, comme s’ils avaient affaire au pire des escrocs !

Calomnié, harcelé, vivant en permanence dans la crainte d’une interdiction d’exercer son métier, il tombe dans le désespoir.

En août 2005, il met fin à ses jours, dans un bois. Peu avant sa mort, il dira « L’ordre des médecins est une machine à broyer les hommes ».

Une hallucination collective ?
Le traitement qu’a subi ce bon médecin est indigne, inexcusable.

Mais la question médicale et scientifique demeure : le Dr Melet avait-il vu juste… ou s’est-il égaré sur une fausse piste ?

Les patients qu’il a « guéri » l’ont-ils vraiment été grâce à son protocole… ou bien simplement grâce à un puissant effet placebo ?

Et vous, mes fidèles lecteurs, devez-vous vous inquiétez d’une bombe à retardement dans votre bouche si, comme 95 % des Français, votre dentiste vous y a placé des amalgames au mercure ?

J’ai mené l’enquête sans le moindre a priori… et je suis allé de surprises en surprises.

Car si vous regardez bien, vous verrez que, malgré les discours officiels qui se veulent rassurants, beaucoup d’Etats ont veillé à limiter drastiquement l’utilisation des amalgames.

Dès la fin des années 1990, la Norvège et la Suède les ont progressivement retirés de la circulation, avant de les interdire définitivement il y a près de 10 ans.

En Allemagne et au Canada, les autorités recommandent aux dentistes d’éviter à tout prix d’en poser sur les enfants et les femmes enceintes. En Italie, on ne trouve presque plus de dentistes qui posent encore des amalgames.

La France isolée dans son maintien des amalgames
La France, elle, est à la traîne. Comme ailleurs, le nombre d’amalgames déposés diminue – d’après l’Agence nationale du médicament, 25 % des caries sont encore traitées par amalgame, contre 50 % en 2003.

Mais la France continue de détenir le record d’utilisation du mercure dentaire, avec environ 17 tonnes de mercure placées dans la bouche des Français chaque année, presque un tiers du volume total européen ! [4]

Peut-être que, comme pour le nuage de Tchernobyl, la France s’imagine-t-elle que les vapeurs du mercure ne parviennent pas jusqu’au cerveau des Français ?

C’est d’autant plus étonnant que les autorités françaises déconseillent désormais aux femmes enceintes de manger les poissons les plus contaminés par le mercure. Elles reconnaissent donc les effets désastreux que ce métal produit sur le développement du fœtus.

Ne serait-il pas logique de se préoccuper aussi du mercure dégagé par les amalgames ?

Car plus personne ne conteste aujourd’hui que les amalgames dégagent des vapeurs de mercure élémentaire… qui sont inhalées par les poumons, passent dans le sang et se déposent dans tous les organes, à commencer par le cerveau.

En outre, avec le temps, et sous l’effet de la salive et de la mastication, les amalgames finissent aussi par s’éroder… et libérer des ions mercuriques, qui peuvent traverser la paroi de l’intestin et s’accumuler dans des organes sensibles comme les reins.

Toute la question, bien sûr, est de savoir si ces doses sont suffisantes pour créer des problèmes de santé. A ce jour, aucun consensus scientifique ne se dégage sur cette question sensible.

Des positions officielles en nette évolution
Mais pour certains (dont je fais partie !), on en sait largement assez pour agir.

C’est ainsi qu’en 2011, l’Assemblée du Conseil de l’Europe a « instamment appelé les États membres » à :

« Interdire ou restreindre, lorsque cela est possible et approprié, l’utilisation des métaux lourds par l’industrie, l’agriculture et le secteur médical, et, en ce qui concerne ce dernier notamment, par la restriction, voire l’interdiction, des amalgames comme matériaux d’obturation dentaire. »

En 2014, un comité scientifique européen lié à la Commission européenne (le SCENIHR) a réalisé un rapport complet sur les amalgames dentaires. [5]

Soucieux de se montrer rassurants, les auteurs concluent que les amalgames ne posent pas de « dangerosité systémique ».

Mais ils reconnaissent toutefois plusieurs points cruciaux :
Que les amalgames dentaires sont bien la première source d’exposition au mercure des Européens, loin devant leur consommation de poissons ;
Que les femmes enceintes porteuses d’amalgames transmettent bien le mercure qu’ils contiennent à leur bébé à naître – plusieurs études prouvent que le taux de mercure dans le cordon ombilical est directement lié au nombre d’amalgames de la mère ; [6]
Que l’état de certains patients s’améliore nettement après le retrait de leurs amalgames – de nombreuses études en témoignent, dont une étude norvégienne contrôlée publiée en 2011, qui observe que l’amélioration se maintient 3 ans après la dépose, ce qui semble exclure l’effet placebo ; [7]
Que, si la science n’a pas encore tranché, la question reste posée de l’impact des amalgames sur l’autisme, Alzheimer, Parkinson ou la sclérose en plaques ;
Et que les amalgames devraient être contre-indiqués pour les enfants, les femmes enceintes, les patients allergiques au mercure ainsi que ceux souffrant d’une maladie rénale – l’impact délétère des amalgames sur les reins étant bien documenté scientifiquement. [8, 9, 10]
Voilà un progrès non négligeable sur le chemin de la vérité.

Mais pour ma part, je suis convaincu que les experts du SCENIHR auraient dû aller au bout du raisonnement et recommander l’interdiction pure et simple des amalgames.

Car voici ce que vous devez absolument savoir :

Une alternative saine et sans risque
D’abord, les amalgames ne sont pas la « seule solution » contre les caries.

Il existe depuis des décennies une alternative beaucoup plus sûre, et que tout le monde connaît, les « composites », réalisés à base de résine.

Et contrairement à ce qu’on a longtemps pensé, les amalgames au mercure ne sont pas plus efficaces ou durables que les composites. [11]

Alors pourquoi tant de résistances, notamment en France ?

Le rapport du Sénat de 2001 nous met sur la piste. Il révèle que l’encyclopédie médico-chirurgicale de l’époque présente les amalgames comme « mieux indiqués pour le praticien pressé » (sic), contrairement aux composites qui exigent un « travail exigeant » et sont donc plus adaptés au « praticien motivé ».

Et le rapport conclut :
« Il n’est pas exclu que l’habitude, la recherche de la facilité et de l’avantage financier immédiat aient conduit à la pose d’amalgames et écarté certains praticiens du désir de proposer au patient le meilleur choix thérapeutique. »

Que de dégâts causés par la « recherche de la facilité » ! Voici ce qu’expliquait à l’époque le Pr Collomb :
« Il ne faut pas nier que plusieurs praticiens anciens n’ont guère été formés à la pose des composites ou manquent de pratique. Un éventuel basculement imposerait des actions de formation ou de (re)formation de grande envergure. »

Ce brave professeur en concluait qu’il ne fallait donc surtout pas « embêter » nos pauvres dentistes avec des formations complémentaires… Alors que les dentistes norvégiens, suédois ou danois l’ont fait sans problème en quelques années !

Et pourtant, l’ironie tragique de cette histoire est que ce sont les dentistes eux-mêmes qui en auraient été les premiers bénéficiaires !

Car la pose (et la dépose) des amalgames libère dans leur cabinet des vapeurs de mercure particulièrement fortes – et potentiellement dangereuses !

C’est probablement la raison pour laquelle les professions dentaires sont davantage touchées par des problèmes de santé ! Plusieurs études ont en effet montré que :
Les dentistes ont plus de problèmes rénaux que des professionnels comparables ; [12]
Les assistants dentaires, qui manipulent le mercure, ont des taux plus élevés de symptômes neurologiques, de problèmes de mémoire, concentration, fatigue et troubles du sommeil que des professionnels comparables. [13, 14]
Il n’en reste pas moins que la dangerosité des amalgames n’est pas encore admise par 100 % des scientifiques… et il est important de comprendre pourquoi :

Une intoxication difficile à détecter et à objectiver
Le problème est qu’il est très difficile de mesurer scientifiquement l’intoxication au mercure.

Bien sûr, plus vous avez d’amalgame, plus on trouvera du mercure dans votre urine et votre sang. [15] De même, le taux de mercure dans votre sang et vos urines diminue de façon significative lorsque vous retirez vos amalgames. [16]

Cela confirme que les amalgames rejettent bien du mercure dans votre organisme… mais cela ne prouve pas que vous soyez intoxiqué, fort heureusement. Tant que vous parvenez à l’expulser de votre corps par les voies naturelles, vous ne risquez pas grand-chose !

Les analyses de sang et d’urine ont un intérêt limité car elles ne vous disent pas si vous accumulez du mercure dans vos organes, et en particulier dans votre cerveau.

Pour cela, il n’y a qu’un seul test fiable à 100 %, c’est l’autopsie, réalisée après la mort du patient… ce qui complique sérieusement la tâche des chercheurs.

Notez toutefois qu’en 2006, des scientifiques ont montré que les niveaux de mercure dans le cerveau de 18 cadavres étaient dix fois plus élevés chez les sujets ayant plus de 12 amalgames par rapport à ceux qui en avaient moins de 3. [17]

Pour les patients encore vivants, le seul moyen convenable de mesurer leur intoxication au mercure est de leur faire faire une analyse d’urine après la prise d’un médicament qui déloge le mercure de leurs organes (comme le DMPS ou le DMSA). [18]

C’est d’ailleurs ce que faisait le visionnaire Dr Melet, bien avant que ce type de protocoles ne soient repris aux quatre coins du monde par les médecins les plus en pointe[19].

Mais ce sont des tests beaucoup plus lourds à réaliser que de simples prises de sang ou analyses d’urine. Et c’est une raison pour laquelle il est si difficile d’apporter la preuve absolue d’un lien entre amalgames et maladies chroniques.

La seconde raison, encore plus importante, est que les amalgames ne deviennent franchement toxiques que dans des situations bien particulières.

Nous ne sommes pas tous égaux face au mercure
D’abord, les dégâts du mercure dépendent beaucoup des autres poisons que vous ingérez par ailleurs.

Il y a quelques années, des scientifiques ont mesuré précisément quelle dose de mercure était nécessaire pour tuer 1 % des rats. Ils ont aussi calculé la dose nécessaire de plomb pour parvenir au même résultat, la mort d’1 % des rats.

Eh bien savez-vous combien de rats sont morts lorsqu’on leur a donné en même temps ces doses de mercure et de plomb ?

2 % ?

Non, 100 %.  Tous les rats sont morts, simplement parce que le cumul de plusieurs poisons peut avoir des effets « synergiques » désastreux. [20]

Un patient très exposé au plomb a donc plus à risque d’une intoxication au mercure qu’un autre patient qui ne l’est pas. Et il est possible qu’il existe autour de nous d’autres substances toxiques qui décuplent les effets délétères du mercure, ce qui n’est pas rassurant !

Autre facteur problématique si vous avez des amalgames : le fait d’être hypersensible au mercure (allergie de type 4).

Des chercheurs ont étudié de nombreux patients allergiques au mercure (identifiés par le test MELISA) et ont observé que leur état s’améliorait nettement, après le retrait de leurs amalgames, dans des cas de syndrome de fatigue chronique [21], de fibromyalgie [22] et même de thyroïdite auto-immune. [23]

Enfin, la plus grande des inégalités face au mercure vient directement de nos gènes.

C’est une étude contrôlée en double aveugle qui a permis de l’observer : sur un groupe d’enfants exposés pendant 7 ans aux amalgames dentaires, seuls les garçons ayant de rares mutations génétiques ont subi des déficits neurologiques et comportementaux. [24]

Au total, le risque de voir sa santé sérieusement affectée par les amalgames est heureusement limité. C’est peut-être une chance sur 50, sur 500 ou sur 5 000, personne ne le sait.

Mais pourquoi jouerait-on à la loterie, quand il existe des alternatives saines et sans dangers ?

Et pour ceux qui souffrent, pourquoi n’essaieraient-ils pas d’essayer de retirer leurs amalgames, comme le recommandait le Dr Melet ?

Surtout, ne vous ruez pas chez votre dentiste !
De fait, si vous souffrez de fatigue chronique, de fibromyalgie ou de symptômes inexpliqués, la question du retrait des amalgames se pose légitimement.

Je souffre moi-même de ce type de symptômes depuis des années. Et mon enquête m’a convaincu de passer à l’acte et de retirer dès que possible les amalgames qui sont dans ma bouche.

En revanche, si vous êtes en pleine santé, je vous conseille vraiment de ne pas vous tracasser pour vos amalgames. Le jeu n’en vaut pas la chandelle, car il y a de très fortes probabilités qu’ils soient parfaitement inoffensifs pour vous, et que votre organisme les supporte bien.

En plus, vous devez savoir que la dépose des amalgames n’est pas sans risque. Au contraire : c’est au moment où l’on vous retire les amalgames de la bouche que la libération de mercure est la plus forte.

Il faut donc impérativement passer par des dentistes ayant la formation et l’équipement nécessaires pour vous protéger (et se protéger eux-mêmes) des vapeurs qui seront dégagées.

Or ces dentistes sont hélas rares et difficiles à trouver (n’hésitez pas à les signaler en commentaire si vous en connaissez) … d’autant qu’ils sont généralement mal vus des autorités.

Je vous invite donc à réfléchir à deux fois avant de vous lancer dans ce genre d’aventure médicale.

En revanche, un point ne fait aucun doute : pour l’avenir, évitez à tout prix de vous faire poser le moindre amalgame. Il n’y a vraiment aucune raison de prendre le moindre risque !

Faites bien circuler cette information à vos enfants et petits-enfants : cela ne leur coûtera pas un centime de plus de se faire poser un composite plutôt qu’un amalgame… et cela pourrait changer leur vie !

Bonne santé,

Xavier Bazin

Sources
[1] Rapport sur les effets des métaux lourds sur l’environnement et la santé. Gérard Miquel. 2001. p 33.

[2] Témoignage publié sur le site de Françoise Cambayrac, elle-même patiente reconnaissante du Dr Melet.

[3] Rapport sur les effets des métaux lourds sur l’environnement et la santé. Gérard Miquel. 2001.

[4] Study on the potential for reducing mercury pollution from dental amalgam and batteries. Final Report. European Commission. 2012

[5] Final Opinion on The safety of dental amalgam and alternative dental restoration materials for patients and users. Health and Food Safety. Scientific committees. 2014

[6] Maternal amalgam dental fillings as the source of mercury exposure in developing fetus and newborn. Palkovicova L, Ursinyova M, Masanova V, Yu Z, Hertz-Picciotto I. J Expo Sci Environ Epidemiol. 2008

[7] Sjursen TT, Lygre GB, Dalen K, et al. Changes in health complaints after removal of amalgam fillings. Journal of Oral Rehabilitation. 2011;38(11):835–848

[8] Renal effects of dental amalgam in children: the New England children’s amalgam trial. Barregard L, Trachtenberg F, McKinlay S. Environ Health Perspect. 2008

[9] Effect of mercury (Hg) dental amalgam fillings on renal and oxidative stress biomarkers in children. Al-Saleh I, Al-Sedairi Aa, Elkhatib R. Sci Total Environ. 2012

[10] A significant dose-dependent relationship between mercury exposure from dental amalgams and kidney integrity biomarkers: a further assessment of the Casa Pia children’s dental amalgam trial. Geier DA, Carmody T, Kern JK, King PG, Geier MR. Hum Exp Toxicol. 2013

[11] Clinical effectiveness of direct class II restorations – a meta-analysis. Heintze SD, Rousson V. J Adhes Dent. 2012

[12] Mercury vapour levels in dental practices and body mercury levels of dentists and controls. Ritchie KA, Burke FJ, Gilmour WH, Macdonald EB, Dale IM, Hamilton RM, McGowan DA, Binnie V, Collington D, Hammersley R. Br Dent J. 2004

[13] Neurological symptoms among dental assistants: a cross-sectional study. Moen B, Hollund B, Riise T. J Occup Med Toxicol. 2008

[14] Occurrence of cognitive symptoms in dental assistants with previous occupational exposure to metallic mercury. Hilt B, Svendsen K, Syversen T, Aas O, Qvenild T, Sletvold H, Melø I. Neurotoxicology. 2009

[15] Scalp Hair and Urine Mercury Content of Children in the Northeast United States: The New England Children’s Amalgam Trial. Julie E. Dunn. Environ Res. 2008

[16] Mercury in biological fluids after amalgam removal. Sandborgh-Englund G, Elinder CG, Langworth S, Schütz A, Ekstrand J. J Dent Res. 1998

[17] Evidence supporting a link between dental amalgams and chronic illness, fatigue, depression, anxiety, and suicide. Kern JK, Geier DA, Bjørklund G, King PG, Homme KG, Haley BE, Sykes LK, Geier MR. Neuro Endocrinol Lett. 2014

[18] Diagnostic value of a chelating agent in patients with symptoms allegedly caused by amalgam fillings. Vamnes JS, Eide R, Isrenn R, Höl PJ, Gjerdet NR. J Dent Res. 2000

[19] Soigner Lyme & les maladies chroniques inexpliquées – Richard Horowitz – Thierry Souccar Editions, 2014.

[20] Combined effects in toxicology–a rapid systematic testing procedure: cadmium, mercury, and lead. Schubert J, Riley EJ, Tyler SA. J Toxicol Environ Health. 197

[21] Metal-specific lymphocytes: biomarkers of sensitivity in man. Stejskal VD, Danersund A, Lindvall A, Hudecek R, Nordman V, Yaqob A, Mayer W, Bieger W, Lindh U. Neuro Endocrinol Lett. 1999

[22] Metal-induced inflammation triggers fibromyalgia in metal-allergic patients. Stejskal V, Ockert K, Bjørklund G. Neuro Endocrinol Lett. 2013

[23] Removal of dental amalgam decreases anti-TPO and anti-Tg autoantibodies in patients with autoimmune thyroiditis. Sterzl I, Prochazkova J, Hrda P, Matucha P, Bartova J, Stejskal V. Neuro Endocrinol Lett. 2006

[24] L’étude du JAMA est l’une des études les plus rigoureuses jamais réalisées sur les amalgames dentaires.  Les chercheurs ont sélectionné 507 enfants portugais en bonne santé, âgés de 8 à 10 ans.

Ils les ont séparés en deux groupes : les enfants du premier groupe ont vu leurs caries dentaires exclusivement soignées par des amalgames, tandis que ceux du second groupe ont reçu uniquement des composites.   Après 7 ans, les chercheurs ont fait passer à ces enfants une batterie de tests de mémoire, de concentration ou de fonctions motrices. Et fort heureusement, ils n’ont pas constaté de différence statistiquement significative entre les enfants portant des amalgames et ceux portant des composites.

C’est la preuve que, pour la grande majorité des gens, les amalgames ne causent pas de danger particulier, en tout cas pas à court terme. Ce serait rassurant… si l’histoire s’arrêtait là.

Plusieurs chercheurs ayant participé à l’étude ont décidé de faire des analyses complémentaires, pour obtenir des résultats plus précis. Ils ont alors découvert un résultat étonnant. Si les amalgames n’ont pas d’impact sur la moyenne des enfants, leur effet néfaste est en revanche avéré sur une petite catégorie d’entre eux : les garçons (mais pas les filles) ayant des mutations peu courantes de certains de leurs gènes.

Ainsi, les garçons portugais portant le gène CPOX4 ont subi des déficits neurologiques et comportementaux proportionnels au niveau de mercure auquel ils avaient été exposés.

De même, les garçons ayant une mutation de certains gènes impliqué dans la gestion des métaux toxiques ont également vu leurs fonctions neuro-comportementales diminuées à cause de leurs amalgames.

Mêmes résultats, enfin, pour les porteurs d’une troisième variante génétique (http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24593143)



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