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 Prendre soin de soi et de sa santé

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MessageSujet: Re: Prendre soin de soi et de sa santé   Mar 2 Mai 2017 - 14:41



source https://www.santenatureinnovation.com/muguet-arreter-delire/#comment
Muguet : arrêter le délire
01/05/2017


« Le muguet, un porte-bonheur très toxique » (France-Info)1
« Attention pour votre 1er mai, le muguet peut être dangereux pour les enfants » (Le Monde – Huffington Post)2
« Le muguet, joli, mais toxique ! » (Le Parisien)3
« Sous ses airs gais et printaniers, le discret brin de muguet du 1er mai cache un redoutable meurtrier.» (France 5)4
« Charles IX a causé la mort de nombre de ses sujets en leur offrant du muguet ? Affamés après la sanglante Saint-Barthélemy, ils avaient cru bon de s’en servir pour épaissir leur maigre soupe… » (Le Parisien)5
Les médias étaient déchaînés ce matin de 1er mai.


Haro sur le muguet ! Vous pensiez que cette fleur à la blancheur virginale, symbole de pureté et d’innocence, au parfum délicat, était un cadeau de la Nature pour célébrer le retour du printemps et des journées ensoleillées ?

« Naïfs ! Malheureux ! Imbéciles ! », crient radios et journaux… « Vous risquez d’intoxiquer vos enfants !6 Les personnes âgées !7 Vos animaux domestiques !8 »

C’est fini. La magie est brisée…

Pourrai-je un jour regarder à nouveau ce frêle brin du muguet, trempant dans un pot de yaourt « La Laitière » rempli d’eau par un de mes enfants attentionné, sans que ne clignote dans mon esprit un voyant rouge : « Attention, danger !! » ?

Oui, bien sûr.

Car l’essentiel des propos sur le muguet racontés dans ces médias relève des « fake news » pures et simples.

Les « fake news » sont ces fausses informations dont l’unique but est de vous faire peur pour vous faire cliquer sur leur article, et ainsi « générer du trafic » créant du revenu publicitaire supplémentaire pour les sites d’informations.


Le muguet est innocent
Contrairement à ce qui est raconté un peu partout, vous ne risquez rien à acheter du muguet.

Strictement parlant, le muguet est une plante qui peut être qualifiée de toxique.

Mais vous risquez beaucoup plus à priver votre foyer de cette exquise tradition qui apporte un baume floral et printanier bienvenu dans nos intérieurs trop souvent pollués par les détergents, les vernis, peintures et autres perturbateurs endocriniens.

Vos enfants risquent beaucoup plus pour leur santé si vous les privez d’aller jouer dans le jardin, les parcs et les forêts où pousse le muguet.

On vous raconte que votre enfant risque l’intoxication s’il boit l’eau du pot où aura trempé le muguet, ou s’il mange des clochettes. C’est faux.

Il faudrait qu’il mange le brin entier, avec les feuilles, pour avoir mal à l’estomac, vomir, et peut-être avoir le cœur qui se mettrait à battre un peu la chamade. Et le problème passerait de toutes façons spontanément.

Pour en mourir, il faudrait que vos enfants se mettent à brouter du muguet, ce qui est extrêmement improbable vue la texture filandreuse bien pire que celle des haricots verts et du céleri.

90 % des « intoxications au muguet n’entraînent aucun symptôme
Le Parisien annonce avec des trémolos que :
« En ce 1er mai, les centres antipoison s’attendent d’ailleurs à être un brin dépassés par les appels liés au muguet. »
Et il est vrai que, statistiquement, on sait que 200 à 300 appels sont faits aux centres antipoisons chaque année en lien avec le muguet.

Mais ce que le journaliste oublie soigneusement de préciser, c’est que 95 % de ces appels déboucheront sur des conseils apaisants du type :

« Mais non Madame, ne vous inquiétez pas… Votre enfant (ou votre belle-mère) a avalé une clochette blanche mais il ne va rien lui arriver… Ne croyez pas ce qui est raconté dans les journaux… »
Parmi les cas d’intoxication réelle, très minoritaires (environ 8 cas chaque mois de mai), 90 % sont des cas d’intoxication… asymptomatique, ce qui signifie sans signe extérieur observable ni ressenti par le patient !!!

C’est ce qui ressort de la dernière étude sérieuse réalisée sur ce sujet, publiée en avril 1999 par le CHU de Lille9.

Pourquoi les journalistes omettent-ils ce point essentiel ?
Parce que cela risquerait de rassurer les lecteurs au sujet des dangers du muguet, et des plantes en général. Ils éteindraient leur radio et, plutôt que d’écouter les publicités, partiraient dans la nature cueillir du muguet.

Le problème des fake news sur Internet
De plus en plus de sites d’informations exploitent une image de sérieux héritée du 20e siècle, à l’époque où il s’agissait de journaux, imprimés uniquement sur papier, et réalisés par des journalistes de l’ancienne école. Vous ne pouviez entrer dans la profession de journaliste sans connaître votre sujet et être capable de vérifier vos sources et croiser les informations.

Tout n’était pas parfait, bien sûr, et on relevait déjà à l’époque de nombreux biais dans les informations.

Néanmoins, aujourd’hui, Internet a transformé cela en une foire d’empoigne.

Ne vous laissez pas faire. Fuyez les articles sensationnalistes, conspirationnistes, les titres racoleurs de plus en plus nombreux.

Ils vous présentent de prétendus terribles dangers imminents. Ils dénoncent des fraudes immenses. Mais c’est la version moderne, pour adultes, du « grand méchant loup » toujours prêt à ressurgir pour dévorer les petits enfants.

Ces informations alarmistes désignent, plus souvent qu’à leur tour, les remèdes naturels, les médecines alternatives, des naturopathes. Ce sont des proies faciles car rien n’est plus simple que de raconter que telle plante ou produit naturel est un tueur caché, et que le patient se serait « tellement mieux porté » s’il avait sagement avalé des pilules chimiques.

C’est ce que n’hésite pas à faire le site « Allo Docteur » qui est dans la désinformation, la « fake news » caractérisée quand il affirme que le muguet est un « redoutable meurtrier »10, à ne « jamais laisser à portée des enfants ».

On est dans le délire.

Mais soyez sûr que, chez les Dupuis aujourd’hui, chacun des enfants ira cueillir lui-même, sans gants en caoutchouc ni masque à gaz, un brin de muguet dans le jardin.

Nous ne leur ferons aucune mise en garde lorsqu’ils humeront le parfum capiteux des clochettes blanches.

Nous ne les alerterons pas lorsqu’ils l’emballeront dans une feuille de papier coloriée à leur façon, pour l’offrir à leur Maman.

Je vous tiendrai au courant des suites… D’ici là, les journalistes peuvent retenir leur souffle !

A votre santé !

JM Dupuis

Sources :
[1] https://www.franceinter.fr/societe/le-muguet-un-porte-bonheur-tres-toxique
[2] http://www.huffingtonpost.fr/2017/04/30/fete-du-travail-2017-attention-pour-votre-1er-mai-le-muguet-pe_a_22058409/
[3] http://www.leparisien.fr/societe/le-muguet-joli-mais-toxique-30-04-2017-6902736.php
[4] http://www.allodocteurs.fr/actualite-sante-le-muguet-attention-plante-toxique-_13297.html
[5] Idem.
[6] Voir http://www.huffingtonpost.fr/2017/04/30/fete-du-travail-2017-attention-pour-votre-1er-mai-le-muguet-pe_a_22058409/
[7] Ibid.
[8] Ibid.
[9] http://archive.wikiwix.com/cache/?url=http%3A%2F%2Fwww.chru-lille.fr%2Fcap%2Fca5-99avril1.htm
[10] http://www.allodocteurs.fr/actualite-sante-le-muguet-attention-plante-toxique-_13297.html



Les informations de cette lettre d'information sont publiées à titre purement informatif et ne peuvent être considérées comme des conseils médicaux personnalisés. Aucun traitement ne devrait être entrepris en se basant uniquement sur le contenu de cette lettre, et il est fortement recommandé au lecteur de consulter des professionnels de santé dûment homologués auprès des autorités sanitaires pour toute question relative à leur santé et leur bien-être. L’éditeur n’est pas un fournisseur de soins médicaux homologués. L’éditeur de cette lettre d'information ne pratique à aucun titre la médecine lui-même, ni aucune autre profession thérapeutique, et s’interdit formellement d’entrer dans une relation de praticien de santé vis-à-vis de malades avec ses lecteurs. Aucune des informations ou de produits mentionnés sur ce site ne sont destinés à diagnostiquer, traiter, atténuer ou guérir une maladie.

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MessageSujet: Re: Prendre soin de soi et de sa santé   Mar 2 Mai 2017 - 15:46



source https://www.sante-corps-esprit.com/
Écoutez les murmures de votre corps (avant qu’ils ne deviennent des cris)
9 novembre 2016


« Arrête un peu de t’écouter ».
Vous avez peut-être déjà entendu ce « conseil », teinté de reproche. Peut-être même vous l’êtes-vous donné à vous-même, craignant d’être trop préoccupé par votre propre personne.

Mais c’est un mauvais réflexe. En réalité, être à l’écoute de son corps et de ses besoins est une excellente chose. Cela pourrait même vous sauver la vie.

Dans son magnifique livre sur l’accompagnement du cancer [1], le Dr Éric Ménat fait cette révélation :
« J’ai constaté que la très grande majorité des patients que j’ai pris en charge pour un cancer sont des personnes qui ne s’occupent pas d’elles, qui ne prennent pas de temps pour s’écouter ou écouter leur corps. Ce sont souvent des personnes portées vers les autres, mais qui ne s’intéressent pas à elles-mêmes, voire qui ne s’aiment pas. Prendre du temps pour soi est considéré par elles comme de l’égoïsme ou de la vanité »
Souvent, ce sont les femmes qui font preuve de cet altruisme excessif… oubliant qu’il est bien difficile d’être présent pour les autres quand on perd sa propre santé.

Quand les hommes refusent de « s’écouter », c’est plus souvent une forme de fierté mal placée.

« Je ne suis pas une chochotte, je peux parfaitement tenir avec cette petite douleur chronique au dos, à la tête ou à l’estomac », se disent-ils… oubliant que ces douleurs peuvent dégénérer et devenir invalidantes.

Et puis il y a l’esprit de notre époque. La course à la carrière, la course à l’argent, la course au « corps parfait », tout ceci conduit à refuser d’accorder la moindre attention aux soupirs de notre corps.

Tout est bon pour « réussir », y compris user notre organisme jusqu’à la corde, comme si c’était un simple « ustensile » qui peut être facilement réparé... ou même changé, si besoin.

La médecine moderne ne fait d’ailleurs rien pour vous en détromper : « vous pouvez tomber malade, nous vous soignerons », murmure-t-elle. Alors qu’elle fait chaque jour preuve de son impuissance dramatique contre les burnouts, les douleurs chroniques et les maladies de civilisation.

L’inconscience de ce qu’est une bonne santé peut aller loin. Je ne compte plus le nombre de trentenaires de mon entourage qui trouvent parfaitement « normal » d’être constamment fatigués ou victimes de sérieuses variations d’humeur.

Il ne leur viendrait pas à l’idée d’en parler avec leur médecin… ou simplement d’examiner ce qui, dans leur alimentation ou leurs habitudes de vie, fait qu’ils sont en moins bonne forme que leurs propres parents !

Quel que soit votre âge, votre corps vous parle, en permanence. Apprenez à l’écouter avec attention et sincérité, et vous pourriez en sortir transformé.

Si vous ne me croyez pas, regardez plutôt cette fascinante expérience rapportée par le Dr le Bihan.

Visualisez votre propre cerveau… et votre douleur disparaît !
Denis le Bihan est un génie des temps modernes. Médecin, physicien, membre de l’Académie des Sciences, il a reçu un nombre invraisemblable de prix internationaux.

Depuis une dizaine d’années, il dirige Neurospin, une institution de recherche de pointe, dédiée à l’étude du cerveau… et équipée de technologies futuristes qui permettent de faire des expérimentations renversantes. [2]

Dans l’une d’entre elles, des patients atteints de douleurs chroniques ont été installés dans un appareil d’IRM fonctionnel, une machine qui permet de visualiser l’activité du cerveau en temps réel.

Les neuroscientifiques savent parfaitement quelles zones du cerveau sont responsables de la « douleur ». Plus vous avez mal, plus les zones concernées de votre cerveau sont actives.

Guidés par une intuition géniale, les chercheurs ont décidé d’illustrer l’activité de ces zones « de la douleur » par l’image d’une bougie. Lorsque la douleur s’accroit, la flamme de la bougie grandit. Et lorsque les signaux de la douleur s’apaisent, la flamme rétrécit.

Et cette image, ils ont décidé de la projeter aux patients allongés dans leur machine IRM, en direct. Puis, sans leur donner la moindre explication du pourquoi ni du comment, ils leur ont demandé d’essayer de « faire baisser la hauteur de la flamme », par la seule force de leur esprit.

L’inimaginable s’est alors produit : il a suffi que ces patients se concentrent sur la flamme pour réussir à la faire baisser… et avec elle leurs douleurs chroniques !

Mieux : même une fois sortis de l’IRM, ces patients ont continué d’être capables de contrôler leur niveau de douleur. Selon Denis le Bihan, « leur douleur a baissé d’intensité sans qu’ils aient besoin d’y faire expressément attention » !

Dépression, Parkinson… des premiers résultats époustouflants
Les résultats ont été encore plus spectaculaires avec des patients victimes de dépression chronique.

Cette fois, les chercheurs ont lié la flamme de la bougie à la région du cerveau qui s’active en cas de plaisir. Et ils ont simplement demandé aux patients d’augmenter la hauteur de la flamme – et donc de stimuler l’activité du centre du plaisir.

« Là encore, le résultat fut remarquable, certains patients sortant complètement de leur dépression après l’examen IRM, et ne prenant plus aucune médication », explique Denis le Bihan.

Et comme si cela ne suffisait pas, des résultats très encourageants ont aussi été obtenus contre la maladie de Parkinson. De la même manière, les patients ont appris à contrôler leur cerveau et à améliorer leurs performances motrices.

Bien sûr, il faudra attendre des années avant que cette méthode de pointe ne soit définitivement validée scientifiquement… et accessible au plus grand nombre.

Mais elle révèle de façon spectaculaire à quel point il est précieux d’être informé, « connecté » à l’activité de son propre corps.

Tout se passe comme si ces patients atteints de douleurs ou de dépression étaient victimes d’une déconnexion, d’une coupure d’information avec leur mal être corporel. Mais dès que la flamme de la bougie leur a redonné cette information, sous une forme claire, le cerveau a immédiatement retrouvé sa capacité à s’auto-guérir.

N’oubliez jamais que le cerveau est la plus grande pharmacie naturelle de votre corps. Il cherche en permanence à vous soigner.

Mais il peut être dépassé… notamment lorsqu’il est victime de « bug » ou de court-circuit qui l’empêche d’avoir un retour d’information (feedback, en anglais) adéquat.

Le biofeedback : une béquille pour vous reconnecter à votre corps
L’expérience spectaculaire du Dr le Bihan est la dernière application d’une thérapie connue de longue date, le « biofeedback ».

Cette thérapie est très simple. Elle consiste à vous équiper d’appareils qui captent des informations sur vous-même (la température de votre corps, le rythme de votre cœur, l’activité de vos muscles… ou celle de votre cerveau) et à vous les restituer sous une forme pédagogique.

Voici un exemple très parlant de séance de biofeedback :
« Une personne hypertendue et nerveuse est assise devant un écran d’ordinateur. Quelques capteurs placés sur ses doigts et sa tête la relient à la machine. À mesure qu’elle se détend, elle voit et entend que son rythme cardiaque diminue, que sa pression baisse et que ses ondes cérébrales s’apaisent. Elle découvre progressivement quel type de respiration, quelles pensées, quelles postures et quelles attitudes lui procurent les meilleurs résultats. Et à l’inverse, elle prend conscience de ce qui fait augmenter sa tension et sa nervosité.De retour chez elle, elle pourra utiliser ces nouvelles compétences pour avoir une meilleure maîtrise d’elle-même et éventuellement réduire son hypertension. » [3]
Ainsi, il suffit de vous redonner conscience de certains signaux de votre corps pour vous permettre de regagner la santé. « Prendre conscience, c’est prendre contrôle », disent les professionnels du biofeedback.

Et si vous vous plongez dans la masse d’études scientifiques réalisées sur cette thérapie, vous verrez qu’elle produit d’excellents résultats sur un nombre très varié de problèmes de santé, comme :
L’incontinence urinaire chez la femme : le biofeedback permet de mieux prendre conscience de la contraction des muscles du plancher pelvien, et donc de mieux maîtriser les fuites [4] ;

Le troubles du déficit de l’attention avec hyperactivité, avec des effets supérieurs au médicament « ritaline ». [5]

La constipation chronique chez l’enfant comme chez l’adulte, avec une efficacité nettement supérieure à la prise de laxatifs : ici, c’est une meilleure perception de la coordination entre l’intestin et le sphincter qui permet ces bons résultats [6] ;

Il existe encore beaucoup d’autres domaines où le biofeedback obtient d’excellents résultats : pour l’amélioration de l’équilibre [7], contre le mal de dos [8], l’anxiété et le stress post-traumatique [9], la fatigue et les troubles cognitifs [10] ou encore les maladies cardiaques. [11]

La bonne nouvelle, c’est que vous n’avez pas forcément besoin d’un thérapeute et d’un équipement high-tech pour profiter de ses bienfaits.

Car il existe une technique ancestrale, accessible à tous, qui vous apprend naturellement à mieux vous connecter aux signaux de notre corps.

Entrez en pleine conscience de vous-même, sans appareil
Cette technique, vous l’avez peut-être deviné, c’est la méditation en pleine conscience (mindfulness).

Elle consiste à se concentrer sur le temps présent, et à ouvrir votre conscience à toutes les sensations de votre corps : votre respiration, vos tensions internes, les signaux de chacun de vos membres, muscles ou nerfs.

En faisant cela, vous faites taire brusquement le brouhaha qui vous accompagne en permanence : pas seulement le bruit extérieur, mais le parasitage de votre propre cerveau, inondé d’informations.

Et lorsque vous prenez la peine d’écouter votre corps, vous vous apercevez qu’un véritable orchestre est en train de s’y jouer…

Malheureusement, nous restons souvent sourd à cette musique, qui est pourtant le guide le plus précieux de notre santé.

Nous ne faisons pas suffisamment attention aux fausses notes… jusqu’à ce que nous ne puissions plus ignorer le tintamarre assourdissant de la douleur ou de la maladie.

Le coupable numéro 1 de cette déconnexion est bien connu : c’est le stress.

Si vous vous retrouvez face à une bête féroce, vous êtes programmé pour que votre attention soit focalisée sur un seul et unique objectif – vous sortir de cette situation de crise. Vos émotions, douleurs, humeurs, tout cela passe au second plan.

C’est le stress aigu, brutal. Mais avec le stress chronique, c’est la même chose… sauf que vous êtes alors en permanence dans une « situation d’urgence ».

Pour en sortir, la méditation est l’outil idéal, car elle vous force à quitter cet état de « conscience rétrécie » et à vous reconnectez aux signaux de votre corps.

Voilà pourquoi on assiste depuis quelques années à une pluie d’études scientifiques [12] qui montrent les effets étonnants de la méditation sur quantités de problèmes de santé : le stress, l’anxiété, les problèmes cardiaques, les maux de tête, les troubles du sommeil, les douleurs chroniques, la fatigue, les troubles respiratoires, etc.

Reprogrammez votre cerveau
Car la méditation n’est pas une simple méthode de « relaxation ». De façon plus profonde, elle reprogramme votre cerveau.

C’est ce qu’a démontré de façon éclatante une étude récente, dans laquelle des chercheurs ont recruté 35 personnes au chômage et soumis à un énorme stress. [13]

La moitié a expérimenté des séances de méditation en pleine conscience : les participants devaient ainsi faire attention à toutes les sensations de leur corps, y compris celles qui sont désagréables.

L’autre moitié a suivi des séances de relaxation (étirements, etc.), dans une ambiance qui n’encourageait pas à faire attention à son corps : bavardages, humour, etc.

Après seulement trois jours, les participants des deux groupes déclaraient se sentir mieux préparés à affronter le stress du chômage. Mais un scan de leur cerveau a révélé des différences étonnantes.

Ceux qui avaient bénéficié de la pleine conscience avaient certaines régions cérébrales plus actives : celles qui contrôlent les réactions liées au stress et celles qui gèrent le calme et la concentration !

Plus impressionnant encore : 4 mois plus tard, une simple prise de sang a révélé qu’ils avaient moins d’inflammation que l’autre groupe, alors que la plupart d’entre eux n’avaient pas continué à méditer !

Voilà une raison supplémentaire, si vous hésitiez encore, à vous mettre à cette incroyable pratique, 10 minutes par jour.

Mais pour ceux qui n’y sont pas prêts, j’aimerais vous donner trois conseils simples mais fondamentaux pour mieux vous connecter à vous-même.

Conseil numéro 1 : faites attention à votre souffle
Ce n’est pas un hasard si la plupart des méthodes de relaxation se focalisent sur le souffle : votre respiration est une fenêtre ouverte sur l’état de votre cœur et votre niveau de stress.

Pensez à ce qui se produit lorsque vous avez une peur soudaine. Instinctivement, vous prenez une grande inspiration… et vous la bloquez. Votre système nerveux de défense est mis en branle : l’adrénaline est libérée, votre cœur s’accélère, vous êtes prêt à fuir ou à combattre.

Quand le danger est passé, vous expirez profondément : c’est le « soupir de soulagement ». Cette fois, vous stimulez l’autre versant de votre système nerveux, celui de la relaxation, du repos et de la reconstitution de l’énergie. Vous vous calmez et réparez votre corps… jusqu’à la prochaine alerte.

En cas de stress chronique, comme on l’a vu, vous êtes dans un état d’alerte permanent : comme l’effort n’est jamais suivi du réconfort, votre corps est incapable de se réparer.

Heureusement, le simple fait d’en être conscient (feedback) aide à vous en libérer. Posez-vous la question, régulièrement dans la journée : êtes-vous en train de bloquer votre inspiration ? Ou d’avoir une respiration saccadée, rapide, plutôt qu’une respiration calme et lente ?

Instinctivement, vous adapterez votre respiration… et le simple fait de respirer sereinement calmera votre système nerveux ! Car vous enverrez alors à votre corps le message que vous êtes en sécurité, ce qui l’aide à ralentir votre cœur et à réduire les hormones du stress.

Conseil numéro 2 : refusez la douleur, mais accueillez son message
Paradoxalement, il peut être vital d’être conscient de vos douleurs, aussi légères soient-elles. Ce n’est pas toujours évident : il faut parfois réaliser un petit examen interne pour réaliser que vous avez une tension à la nuque.

Soyez attentif à ces petits signaux d’inconfort, et rectifiez ce qui ne va pas (votre posture, votre position quand vous dormez, etc.) avant qu’il ne soit trop tard.

Essayez de penser à faire des « scans corporels » rapides. Dès le réveil, demandez-vous si vous êtes reposé, et essayez de ressentir toutes les composantes de votre corps. Dans la journée, faites plusieurs pauses de quelques secondes pour une rapide vérification : avez-vous des tensions, des douleurs ?

Parfois, la douleur est tout sauf inconsciente. Votre problème est au contraire qu’elle est là, vive, insupportable.

Mais dans ce cas, n’essayez surtout pas de la supprimer sans chercher à comprendre ce qui se passe.

Par exemple, on se contente trop souvent de prendre un cachet contre le mal de tête. Mais c’est un tort : votre corps est en train de vous dire qu’il y a un problème, écoutez-le !

Peut-être êtes-vous simplement déshydraté, ou peut-être n’avez-vous pas assez dormi. Parfois, la cause est moins évidente (des intolérances alimentaires peuvent causer des maux de tête !). Mais dans tous les cas, il faut essayer d’identifier ce qui « cloche », et non se contenter de masquer le symptôme !

Même chose pour les brûlures d’estomac ou les douleurs articulaires. Je ne cesse de vous l’écrire dans mes lettres, mais votre corps cherche à communiquer avec vous. Si vous vous contentez d’avaler le médicament anti-acide ou anti-inflammatoire, non seulement vous en subirez les effets secondaires (graves), mais vous ne réglerez jamais la cause de votre problème !

Conseil numéro 3 : n’oubliez pas vos rythmes et besoins primaires
Mon dernier conseil rejoint l’un des plus anciens préceptes de la Grèce antique : connais-toi toi-même. Car cette sagesse doit s’appliquer à nos besoins fondamentaux : dormir, boire et manger… car nous sommes tous différents !

Sur le sommeil d’abord : pour être en forme, nous n’avons pas tous besoin du même nombre d’heures de sommeil. Sans doute vous connaissez-vous suffisamment pour savoir la dose qui vous convient le mieux, à vous… mais respectez-vous ce besoin fondamental ?

Plus important encore, respectez-vous votre rythme naturel ? Êtes-vous plutôt du matin ou de soir ? Pour le Dr Lemoine, selon votre profil, de simples « décalages » peuvent avoir des conséquences dramatiques sur l’humeur et la santé.

L’une des raisons du pic de suicide à la retraite, par exemple, est que ceux qui s’octroient un « repos bien mérité » avec des grasses matinées… se décalent par rapport à leur rythme naturel et plongent dans la déprime ! [14]  

Respecter ses besoins de faim et de soif paraît plus simple… et pourtant, notre société d’abondance fait tout pour nous en déconnecter. On boit sans soif, souvent des boissons sucrées. On mange par « habitude », plutôt que d’écouter son corps (certains se forcent même à prendre un petit-déjeuner alors qu’ils n’ont pas faim en se levant !). Et on ne fait pas assez attention aux signaux de satiété que notre corps nous envoie, ceux qui nous encouragent à nous arrêter.

Pour vous reconnecter à vos vrais besoins, essayez de prendre tous vos repas en pleine conscience. Ne lisez pas, ne regardez pas la télévision, même si vous êtes seul. Vos cinq sens doivent être en éveil : regardez votre assiette et humez son délicieux fumet pour saliver (cela facilite la digestion), puis mâchez longuement pour apprécier le goût et la texture des aliments, voire leur bruit agréable en cas d’aliment « croquant ».

Commencez par prendre toutes ces petites habitudes de « conscience de soi », et peut-être, progressivement, finirez-vous par vous mettre à la méditation !

Il n’y a pas de mal à s’écouter
Au total, j’espère vraiment vous avoir convaincu qu’il n’y a rien de mal à « s’écouter » : ce n’est pas la marque des faibles ou des égoïstes, c’est au contraire la pratique du sage !

Reste qu’il n’est pas toujours facile de décrypter les messages que nous envoient notre corps. Certains besoins doivent être analysés plutôt qu’assouvis.

Si vous avez de furieuses envies de sucré, par exemple, cela doit vous conduire à vous interroger : votre flore intestinale serait-elle déséquilibrée ? Une trop forte hausse de vos hormones du stress (cortisol) conduit-elle votre corps à réclamer une « récompense » ?

Parfois, les messages de notre corps sont complexes. Et c’est pourquoi il ne suffit pas seulement de « s’écouter », mais il faut aussi acquérir les clés pour mieux comprendre ce que vous entendez…

Pour cela, il n’y a pas trente-six solutions. Il faut lire, s’informer. C’est la vocation de cette lettre, et bien sûr de la revue Santé Corps Esprit : vous aider à prendre en main votre propre santé, en étant à l’écoute de votre corps, en apprenant à comprendre ses murmures… et en agissant avant qu’ils ne deviennent des cris !

Bonne santé,

Xavier Bazin

sources
[1] Éric Ménat et Alain Dumas, Cancer, un accompagnement qui change tout, 2015.

[2] Denis Le Bihan, Le cerveau de cristal, Odile Jacob, 2012.

[3] Biofeedback
http://www.passeportsante.net/fr/Therapies/Guide/Fiche.aspx?doc=biofeedback_th#

[4] Palsson OS, Heymen S, Whitehead WE. Biofeedback treatment for functional anorectal disorders: a comprehensive efficacy review. Appl Psychophysiol Biofeedback. 2004;29(3):153-74.

[5] Friel PN. EEG biofeedback in the treatment of attention deficit hyperactivity disorder.Altern Med Rev. 2007;12(2):146-51

[6] Rao SS. Biofeedback therapy for constipation in adults. Best Pract Res Clin Gastroenterol. 2011;25(1):159-66.

[7] Balance Improvement Effects of Biofeedback Systems with State-of-the-Art Wearable Sensors: A Systematic Review. Ma CZ, Wong DW, Lam WK, Wan AH, Lee WC. Sensors (Basel). 2016 Mar
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27023558

[8] Surface Electromyographic (SEMG) Biofeedback for Chronic Low Back Pain. Neblett R. Healthcare (Basel). 2016 May
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27417615

[9] Neurofeedback Treatment and Posttraumatic Stress Disorder: Effectiveness of Neurofeedback on Posttraumatic Stress Disorder and the Optimal Choice of Protocol. Reiter K, Andersen SB, Carlsson J. J Nerv Ment Dis. 2016 Feb
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26825263

[10] A Systematic Review of the Safety and Effect of Neurofeedback on Fatigue and Cognition. Luctkar-Flude M, Groll D. Integr Cancer Ther. 2015 Jul
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25716351

[11] The application of cycling and cycling combined with feedback in the rehabilitation of stroke patients: a review. Barbosa D, Santos CP, Martins M. J Stroke Cerebrovasc Dis. 2015 Feb
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25444025

[12] Voir par exemple : Meditation Interventions for Chronic Disease Populations: A Systematic Review. Chan RR, Larson JL.
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25731777

[13] Alterations in Resting-State Functional Connectivity Link Mindfulness Meditation With Reduced Interleukin-6: A Randomized Controlled Trial. Creqwell JD. Et all. Biol Psychiatry. 2016 Jul
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27021514

[14] Revue Santé Corps Esprit, numéro 2, août 2016.

Les informations de cette lettre d'information sont publiées à titre purement informatif et ne peuvent être considérées comme des conseils médicaux personnalisés. Aucun traitement ne devrait être entrepris en se basant uniquement sur le contenu de cette lettre, et il est fortement recommandé au lecteur de consulter des professionnels de santé dûment homologués auprès des autorités sanitaires pour toute question relative à leur santé et leur bien-être. L’éditeur n’est pas un fournisseur de soins médicaux homologués. L’éditeur de cette lettre d'information ne pratique à aucun titre la médecine lui-même, ni aucune autre profession thérapeutique, et s’interdit formellement d’entrer dans une relation de praticien de santé vis-à-vis de malades avec ses lecteurs. Aucune des informations ou de produits mentionnés sur ce site ne sont destinés à diagnostiquer,
, atténuer ou guérir une maladie.

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source https://www.sante-corps-esprit.com/
Cancer : mettez-vous vite au yoga !
22 septembre 2016


« Xavier, que ferais-tu si on t’annonçait que tu avais un cancer ? »
A cette question, je répondrais sans hésiter :
« Je me mettrais immédiatement au yoga. »

La raison est simple : je ne connais aucune activité qui fasse autant de bien pour la santé du corps ET de l’esprit.

Le yoga vous permet de traverser l’épreuve de la maladie avec d’autant plus de force qu’il :
– Redonne de l’énergie à votre organisme – au moment où les traitements médicaux anti-cancer le malmènent ;
– Calme vos peurs, votre colère, ou vos ruminations – des émotions fréquentes après l’annonce du diagnostic ;
– Réduit les douleurs articulaires et musculaires – souvent aggravées par les traitements ;
– Regonfle votre moral et chasse la déprime ou dépression – qui accompagnent souvent la maladie ;
– Améliore la qualité de votre sommeil – ce qui renforce votre système immunitaire, au moment où vous en avez le plus besoin ;
– Et vous aide à lâcher prise, à vous reconnecter à votre corps, à vos besoins, et à votre esprit – une démarche essentielle pour guérir.

Cela vous paraît peut-être trop beau pour être vrai ?

Et pourtant… Les effets du yoga sont tellement enthousiasmants qu’il est en train d’entrer dans les hôpitaux français… pourtant peu réputés pour leur ouverture à ce genre de méthodes !

Des séances de yoga à deux pas des blocs opératoires
A l’hôpital Saint-Louis, à Paris, cela fait déjà 5 ans que les femmes atteintes d’un cancer du sein bénéficient automatiquement de séances de yoga gratuites… qui ont lieu dans les locaux même de l’hôpital, pas très loin des salles d’opération !

Ce petit miracle doit tout à une femme en avance sur son temps, le Dr Caroline Cuvier, cancérologue. Elle explique :
« L’activité physique diminue le taux de récidive des patientes atteintes d’un cancer du sein. Elle permet aussi d’améliorer la qualité de vie pendant le traitement et de diminuer la fatigue. Le yoga, plus spécifiquement, a le mérite de s’adapter à la personne malade, de travailler sur la concentration pour mieux sentir son corps, et même le reconquérir. » [1]

Mélina, l’une de ses patientes, a témoigné des bienfaits que lui a apporté le yoga, elle qui a subi six mois de chimiothérapie et une intervention chirurgicale :
« Les nausées, la fatigue et l’anxiété m’empêchaient de respirer, j’avais un nœud à l’estomac en permanence. Les grandes respirations me libèrent, ça me donne de la force et de la confiance en moi. » [2]

Le yoga a également fait une entrée remarquée à la Pitié Salpêtrière, autre grand hôpital parisien. Ici, l’objectif est de soulager les douleurs chroniques, notamment celles de l’arthrose et de la lombalgie (mal de dos).

Cet effet « anti-douleur » (précieux en cas de traitement anti-cancéreux) est confirmé par le Dr Jocelyne Borel-Kuhner, qui a ouvert une consultation de yogathérapie dans un autre hôpital, celui d’Eaubonne dans le Val-d’Oise :
« Le yoga a des effets mécaniques – les étirements assouplissent les muscles –, mais aussi des effets sur le système nerveux. Une pratique régulière favorise la sécrétion d’endorphines qui calment la souffrance et diminue la production des substances inflammatoires. Elle agit à la fois sur la transmission et la perception de la douleur. » [3]

Tout cela, le Dr Borel Kunher l’a découvert grâce à un médecin visionnaire, pionnier de la yogathérapie depuis plusieurs décennies, le Dr Lionel Coudron.

Longtemps, ce précurseur a prêché dans le désert. Les mentalités un peu fermées du monde médical n’étaient pas prêtes à accueillir cette tradition indienne millénaire.

Mais depuis quelques années, une floraison de publications médicales est venue lui donner raison, et prouver scientifiquement les incroyables effets du yoga sur la santé du corps et de l’esprit.

Une avalanche d’études scientifiques pour cette activité ancestrale
Rien que pour les patientes atteintes de cancer du sein, une douzaine d’études sont parues ces deux dernières années… avec des résultats enthousiasmants !

Toutes ont montré une diminution significative de la fatigue physique et mentale de ces patientes… après seulement quelques semaines à pratiquer le yoga. [4] [5] [6] [7]

A chaque fois, leur état a été comparé de façon très rigoureuse à un groupe similaire qui n’avait pas fait de yoga. Et à chaque fois, les patientes qui ont bénéficié du yoga ont vu leur qualité de vie s’améliorer de façon très nette.

Le yoga a aussi un effet moins visible mais très précieux : il réduit l’inflammation chez les patientes atteintes de cancer du sein , ce qui est d’autant plus intéressant que l’inflammation chronique est connue pour susciter et nourrir le cancer. [8] [9]

La qualité du sommeil est un autre problème courant en cas de cancer : après les traitements médicaux, 30 à 90 % des patients se retrouvent avec de sérieux troubles du sommeil. De quoi vous gâcher la vie… et accélérer votre risque de mort prématurée.

Mais une étude réalisée auprès de malades du cancer a montré qu’il suffisait de faire 2h30 de yoga chaque semaine pendant un mois pour voir la qualité de son sommeil nettement améliorée ! [10]

Et ne croyez pas que l’effet du yoga se limite aux patientes atteintes de cancer du sein. Une autre étude récente montre les mêmes effets positifs sur la qualité de vie des hommes victimes de cancer de la prostate. [11]

Voilà pourquoi l’une des chercheuses les plus en pointe sur le sujet, le Dr Anita Peoples n’hésite pas à déclarer publiquement :
« A ce jour, on n’a rien trouvé d’aussi efficace que le yoga pour améliorer la qualité de vie des malades du cancer. » [12]

Même l’activité physique « classique » ne produit pas d’effets aussi puissants. [13] Le yoga est un véritable prodige thérapeutique !

Pour en percer le secret, je me suis plongé dans le précieux livre du Dr Coudron, Le yoga, bien vivre ses émotions.

Voici ce que vous devez absolument savoir sur cette pratique ancestrale :

Comment le yoga soigne votre corps et votre esprit
Le yoga le plus pratiqué, le hatha yoga, combine à la fois des exercices de respiration, des enchaînements de postures de yoga et de la méditation.

Comprenez-bien que ces exercices n’ont pas été choisis « par hasard ». Ils ont au contraire été testés, améliorés et affinés pendant des siècles, avec rigueur et minutie.

Pour optimiser leur méthode, les pionniers du yoga ont effectué des milliers d’observation, sur des milliers de pratiquants… Et c’est ce qui en fait aujourd’hui une pratique incomparable, qui agit sur tous les points clés de notre santé.

D’abord, le yoga renforce les muscles, assouplit le corps et améliore l’endurance. Ce sont les trois ingrédients d’une activité physique complète, qui produit en elle-même d’excellents effets thérapeutiques.

Mais le yoga n’est pas seulement une « gymnastique ». Elle permet aux muscles de fonctionner en harmonie, elle améliore la posture et redonne au corps son unité et sa cohérence…. soit les mêmes effets que la kinésithérapie !

« Comme le ferait un fer à repasser sur un linge froissé, toutes les crispations de la journée sont éliminées une à une avec le yoga », explique le Dr Lionel Coudron… Exactement les mêmes effets qu’un massage professionnel !

Plus profondément, le yoga est aussi une forme de psychothérapie douce : grâce à ses effets « relaxant », il améliore l’estime que vous avez de vous-même et vous aide à ne plus vous laisser emporter.

Les exercices de respiration ont un rôle fondamental dans la gestion de vos émotions. Avez-vous remarqué que votre respiration s’accélère naturellement lorsque vous avez peur, que vous vous mettez en colère ou que vous êtes agité ?

Eh bien lorsque vous vous efforcez au contraire de ralentir votre respiration consciemment, vous obtenez le résultat inverse, un état général de paix mentale.

Ajoutez à cela la méditation et la visualisation du hatha yoga, et vous réussissez en plus à chasser vos pensées négatives et à adopter une attitude plus sereine par rapport aux événements, même les plus douloureux.

Réussir enfin à lâcher prise !
Toutes ces propriétés du yoga en font votre meilleur allié pour réduire le stress chronique, ce « mal du siècle » qui ronge en silence votre corps et votre esprit.

En cas de cancer, le yoga vous aide à lâcher prise, au moment où vous en avez le plus besoin… et au moment où c’est le plus difficile à faire !

Le premier réflexe contre cette maladie est de vouloir lui faire la guerre, de mobiliser toute son énergie pour détruire cet ennemi maléfique.

C’est une bonne chose au départ. Mais si votre organisme est en état de stimulation permanente, acharné à vouloir « battre » le cancer, avec l’angoisse permanente de ne pas y parvenir, il peut finir par s’épuiser.

Or c’est le repos, et non le combat, qui fait le plus de bien à vos cellules !

Le yoga permet à votre corps de récupérer en profondeur, et vous aide à trouver cet état de calme, de recul et d’espoir indispensable au bien-vivre… et à la guérison.

N’attendez pas de tomber malade !
Vous me direz, pourquoi attendre de tomber malade pour se mettre au yoga ?
Et… vous avez bien raison !

A titre personnel, je compte m’y mettre dès que possible. J’ai vraiment hâte d’ajouter cette merveilleuse activité à mon programme physique de la semaine (déjà composé de séances de musculation et d’efforts intenses « fractionnés »).

D’autant que je vous ai surtout parlé des effets du yoga contre le cancer, et pas de ses myriades d’autres bienfaits thérapeutiques prouvés scientifiquement.

J’y reviendrai, mais sachez que c’est une des meilleures activités qui existe :

– Pour votre cœur : il régule votre tension artérielle et améliore la santé des patients victimes de maladies cardiaques graves ; [14] [15] [16]
– Pour les problèmes respiratoires : le yoga réduit vos symptômes et améliore votre qualité de vie si vous êtes asthmatique ; [17]
– Contre l’arthrose et l’ostéoporose : le yoga fluidifie vos articulations , élimine la douleur et fortifie vos os ; [18] [19] [20]
– En cas de douleur chronique au dos (lombalgie) ou à la nuque ; [21] [22]
– Pour réduire votre stress , booster votre humeur et améliorer votre sommeil – des effets qui ne sont bien sûr pas réservés aux patients atteints de cancer ! [23] [24] [25]

Je pourrai aussi parler des effets thérapeutiques moins connus du yoga contre l’incontinence urinaire, les pulsions alimentaires ou la sclérose en plaque. [27] [28] [29]

Mais vous avez compris l’idée : en un mot, le yoga est bon pour (presque) tout !

Le plus difficile, en fait, c’est… de s’y mettre !

Et c’est pour cela que j’ai besoin de vous.

A vos témoignages ! qu’est-ce que le yoga a changé pour vous ?
Aidez-moi à transmettre au plus grand nombre l’envie, la motivation de se lancer… et de persévérer.

Si vous avez fait du yoga, dites à notre belle communauté, ce que le yoga a changé pour vous, en commentaire, au bas de cet article.

On trouve d’innombrables témoignages sur Internet de personnes qui disent « le yoga a changé ma vie ! ». Est-ce que vous avez vécu cela, vous aussi ?

Et si vous êtes thérapeute ou professeur de yoga, avez-vous constaté chez vos patients ou vos élèves des cas d’amélioration particulièrement frappants ?

Ensemble, nous créerons une immense chaîne d’espoir et de motivation pour aider le plus grand nombre de personnes à franchir le pas… et à profiter enfin de tous les bienfaits du yoga.

Je compte vraiment sur vous !

Au nom de notre communauté de lecteurs, de personnes qui souffrent et de simples passionnés de santé, je vous en remercie d’avance.

Bonne santé !

Xavier Bazin

sources
[1] Le yoga entre à l’hôpital, article paru dans Le Parisien Magazine

[2] Le yoga entre à l’hôpital, article paru dans Le Parisien Magazine

[3] Le yoga entre à l’hôpital, article paru dans Le Parisien Magazine

[4] The effects of yoga on the quality of life and depression in elderly breast cancer patients, Yagli NV and Ulger O, Complement Ther Clin Pract. 2015 Feb

[5] Effect of Yoga on cancer related fatigue in breast cancer patients with chemotherapy, Wang G et al, Zhong Nan Da Xue Xue Bao Yi Xue Ban. 2014 Oct

[6] The effect of yoga exercise on improving depression, anxiety, and fatigue in women with breast cancer: a randomized controlled trial, Taso CJ et al, J Nurs Res. 2014 Sep

[7] Restorative yoga for women with breast cancer: findings from a randomized pilot study, Danhauer SC et al, Psychooncology. 2009 Apr

[8] Yoga reduces inflammatory signaling in fatigued breast cancer survivors: a randomized controlled trial, Bower JE et al, Psychoneuroendocrinology. 2014 May

[9] Yoga’s impact on inflammation, mood, and fatigue in breast cancer survivors: a randomized controlled trial, Kiecolt-Glaser JK et al, J Clin Oncol. 2014 Apr

[10] Multicenter, randomized controlled trial of yoga for sleep quality among cancer survivors, Mustian KM et al, J Clin Oncol. 2013 Sep

[11] Yoga may lessen side effects in men undergoing prostate cancer treatment. More men willing to participate in yoga therapy than expected, ScienceDaily, nov 2015

[12] Regular yoga can help cancer survivors, The Telegraph News

[13] Certes, toute forme d’activité physique a en elle-même d’innombrables vertus pour la santé et devrait toujours être prescrite comme principal adjuvant anti-cancer. Mais le yoga est beaucoup plus qu’une simple « activité physique ». C’est ce qu’a montré de façon spectaculaire une étude de très haute qualité méthodologique, publiée en 2014 dans le Journal of Clinical Oncology (http://jco.ascopubs.org/content/early/2014/03/03/JCO.2012.48.2752.abstract). Les chercheurs ont sélectionné trois groupes de patientes sous radiothérapie pour cancer du sein : un groupe en liste d’attente, un groupe qui a bénéficié de séances d’étirement, et un groupe qui a suivi des cours de yoga – trois fois par semaine, pendant 1 mois et demi. Comme prévu, les séances de yoga comme les séances d’étirement ont nettement réduit la fatigue de ces patientes et amélioré leur qualité de vie globale. C’est l’effet « activité physique ». Mais sur tous les critères testés (fatigue, sommeil, qualité de vie) le yoga a obtenu de meilleurs résultats que les simples « étirements ».  Le yoga s’est avéré particulièrement efficace à réduire le stress de ces patientes, dont le niveau était mesuré par des tests salivaires de cortisol (l’hormone du stress).  Et ce n’est pas une étude isolée : elle a été confirmée par deux autres recherches publiées en 2015. En seulement 8 séances, le yoga fait mieux que les activités physiques classiques sur le niveau de dépression, de fatigue, de douleur et de qualité de sommeil de patientes atteintes de cancer du sein (http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25697379 / http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25567329)

[14] Yoga for hypertension: a systematic review of randomized clinical trials, Posadzki P, Dare reviews, 2014

[15] Effects of Yoga in Patients with Chronic Heart Failure: A Meta-Analysis, Gomes-Neto M et al, Arq Bras Cardiol. 2014 Nov http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25317861

[16] Effect of yoga on arrhythmia burden, anxiety, depression, and quality of life in paroxysmal atrial fibrillation: the YOGA My Heart Study, Lakkireddy D et al, J Am Coll Cardiol. 2013 Mar

[17] Yoga for asthma, Yang ZY et al, Cochrane Database Syst Rev. 2016 Apr

[18] Yoga for rheumatic diseases: a systematic review, Cramer H et al, Rheumatology (Oxford). 2013 Nov

[19] Yoga in Sedentary Adults with Arthritis: Effects of a Randomized Controlled Pragmatic Trial, Moonaz SH et al, J Rheumatol. 2015 Jul

[20] Twelve-Minute Daily Yoga Regimen Reverses Osteoporotic Bone Loss, Lu, Yi-Hsueh PhD et al, Topics in Geriatric Rehabilitation, june 2016

[21] A systematic review and meta-analysis of yoga for low back pain, Cramer H et al, Clin J Pain. 2013 May

[22] Yoga for chronic neck pain: a pilot randomized controlled clinical trial, Michalsen A et al, J Pain. 2012 Nov

[23] Yoga as an alternative and complementary approach for stress management: a systematic review, Sharma M, J Evid Based Complementary Altern Med. 2014 Jan

[24] Effects of yoga versus walking on mood, anxiety, and brain GABA levels: a randomized controlled MRS study, Streeter CC et al, J Altern Complement Med. 2010 Nov

[25] Efficacy of yoga for vasomotor symptoms: a randomized controlled trial, Newton KM et al, Menopause. 2014 Apr

[27] Specialized Yoga Program Could Help Women with Urinary Incontinence, Elizabeth Fernandez, UCSF 2014

[28] Yoga Takes A Bite Out Of Eating Disorders, Science Daily, 2005

[29] Yoga and Aquatic Exercise Can Help Combat MS symptoms, University of Basel, 2016

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Dernière édition par Libellule le Dim 11 Juin 2017 - 22:59, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Prendre soin de soi et de sa santé   Mer 3 Mai 2017 - 14:47



source http://www.reponsesbio.com/2017/05/03/la-resilience-et-la-positivite/
La résilience et la positivité
3 mai 2017


Certaines personnes semblent avoir la capacité de surmonter les situations les plus catastrophiques, alors que d’autres sont anéanties par la moindre contrariété.

Pour différencier ces deux types de réactions, des psys ont inventé le terme de « résilience », et nous apprennent comment la cultiver.


La résilience est une notion connue en physique depuis longtemps.

Elle correspond à « la caractéristique mécanique qui définit la résistance aux chocs des matériaux ».

En psy par contre, son usage est né il y a seulement une trentaine d’années aux Etats-Unis où l’on conservait, à travers ce terme, l’idée de la résistance aux chocs… mais psychologiques.

Aujourd’hui la résilience est un terme conventionnellement employé dans les sciences sociales signifiant globalement « la capacité à réussir, à vivre, à se développer positivement, de manière socialement acceptable, en dépit d’un stress ou d’une adversité qui comportent normalement le risque grave d’une issue négative ».

Mais, d’une manière plus officieuse et pour beaucoup de psys français, la résilience est devenue un concept beaucoup plus riche encore, jouant sur deux plans :
→ la capacité de résister à la destruction,

 → et la capacité de se construire, de créer une vie digne d’être vécue en dépit des circonstances adverses.

Trois cas typiques
D’après Friedrich Lösel, la résilience peut se manifester dans trois cas particuliers :

1/ Dans des situations où existe un risque important dû à une accumulation de stress et de tensions.
On cite à ce sujet le cas d’un garçonnet abandonné par sa mère, battu par son père, abandonné à l’Assistance publique et finissant en maison de correction… mais qui, résilient, réussit à s’en sortir et devint apiculteur, marié, père de famille et éducateur de personnes en difficulté.

2/ Lorsque la personne est capable de conserver des aptitudes dans le danger et de poursuivre une croissance harmonieuse.
L’exemple le plus typique est évidemment celui d’Anne Frank.

3/ Lorsqu’il y a guérison d’un ou de plusieurs traumatismes, et réussite par la suite.
Les cas de ce type, avec des enfances difficiles dans des contextes familiaux que l’on peut qualifier de véritables bouillons de culture névrotiques, sont nombreux.

Les uns traînent leurs névroses toute leur vie comme un boulet.

Les autres, résilients, parviennent à guérir.

Comment être résilient ?
Selon Boris Cyrulnik, la résilience se crée en fonction du tempérament du sujet, de la signification culturelle de sa blessure et du type de soutien social dont il dispose.

Pour Stefan Vanistendael, les facteurs de résilience reposent à la fois sur des réseaux d’aide sociale – comme la famille ou les amis – avec une acceptation inconditionnelle de la personne, sur la capacité spirituelle à trouver un sens à la vie, sur le sentiment de maîtriser son existence, sur l’amour propre et enfin sur un certain sens de l’humour.

Mais, selon cet auteur, la résilience n’est ni absolue ni stable.

Il faut donc la cultiver.
Pour aider les enseignants, psychologues, assistants sociaux et autres professionnels de la santé, à stimuler la résilience des enfants et des personnes qui leur sont confiés, Steven et Sybil Wolin, des spécialistes américains de la résilience, ont imaginé une sorte de Mandala des sept grandes résiliences, avec le « soi » au centre et comprenant à la périphérie :
 → la prise de conscience, c’est à dire la capacité à identifier les problèmes et leurs sources, et à chercher des solutions en harmonie avec les autres.

 → l’indépendance, basée sur la capacité d’établir des limites entre soi et les autres, de telle sorte que l’on puisse rompre les mauvaises relations et se distancer des manipulateurs.

 → les relations elles-mêmes, qui reposent sur la capacité de se choisir des partenaires en bonne santé mentale.

 → l’initiative, qui permet de se maîtriser et de maîtriser son environnement en prenant plaisir à des activités constructrices.

 → la créativité, dont l’objet consistera, en l’occurrence, autant à trouver refuge dans l’imaginaire qu’à exprimer ses émotions de manière positive.

 → l’humour, pour diminuer la tension intérieure et voir l’aspect comique de toute tragédie.

 → l’éthique, qui permet de guider l’action et de développer l’entraide et la compassion.

La connaissance de ces sept aspects fondamentaux de la résilience est à même d’apporter à chaque personne vivant ses drames et ses blessures de manière individuelle, une réponse adaptée à son cas, c’est à dire en fonction de son patrimoine génétique, des circonstances de sa petite enfance, des messages qu’elle a reçus, des attachements qu’elle a créés, de sa manière d’entrer en contact avec les autres, de sa santé, de son intelligence, de sa culture, de sa spiritualité, etc.

Mais si l’adulte peut tirer profit de ces enseignements, c’est naturellement surtout à l’enfant, encore à construire, qu’ils s’adressent.

Favoriser la résilience chez l’enfant
C’est évidemment dans l’enfance, voire dans la petite enfance, que se forme l’essentiel des ressources qui permettront, plus tard, la résilience.

Il va sans dire qu’un enfant né avec une bonne hérédité dans une famille en bonne santé aura plus de chances, au départ, qu’un enfant issu d’une famille de drogués violents.

Mais, au-delà de ces considérations touchant à la santé physique, il ne faut pas oublier que l’enfant baigne dans un environnement de messages qui vont, à eux seuls, déterminer un véritable scénario de vie, bien souvent passablement négatif, dont il aura, par la suite, beaucoup de mal à se défaire.

Toutes sortes d’injonctions, comme « ne m’ennuie pas » ou « laisse ta sœur tranquille », des attributions comme « tu es nul » ou « tu es maladroit », ou encore des bribes de conversations du type « il nous donne bien du souci », constamment répétées tout au long de la si longue enfance, construisent un scénario de vie négatif dont l’individu ne pourra plus s’échapper, même en face d’un événement particulièrement traumatisant comme la séparation de ses parents, une agression sexuelle ou des drames de guerre…

Fort heureusement, si l’on peut fabriquer des scénarios négatifs, il est également possible de favoriser la résilience de l’enfant par des contre-scénarios beaucoup plus positifs, comme « sois parfait », « sois fort », « fais des efforts », « fais plaisir » ou « dépêche-toi ».

Ces cinq messages types, induisant des comportements basés sur la recherche de perfection, le désir de se débrouiller seul, ou sur celui de faire plaisir à l’entourage, se retrouvent en effet souvent mis en œuvre par les enfants résilients.

Bien sûr, l’enfant est également très influencé par la culture dans laquelle il est élevé, par la religion, la présence ou l’absence d’adultes compétents et le niveau économique de la famille.

Mais dans le domaine de ce qui peut lui être appris, indépendamment des conditions sur lesquelles cette famille n’a pas de prise, il demeure évident que certains comportements positifs peuvent être privilégiés.

L’attitude des adultes
Favoriser la résilience chez l’enfant, c’est lui permettre de développer des capacités :
→ de communication,

 → d’humour,

 → d’autonomie,

 → de résolution des problèmes,

 → de prise de conscience des réalités,

 → de développement spirituel,

 → et de croyance en un futur positif.

Pour cela, les spécialistes s’accordent à dire que trois groupes de facteurs protecteurs sont indispensables :
1/ Tout d’abord, il est évidemment nécessaire qu’il y ait au moins une personne, dans la famille ou, à défaut, à l’école, qui soit concernée par le bien-être de l’enfant.

2/ Il est d’autre part impératif que cette ou ces personnes aient des attentes importantes et positives vis à vis de l’enfant.

Chez un enfant qui croit qu’on le prend pour un idiot, la résilience chute gravement.
Il faut, au contraire, lui faire comprendre qu’on attend beaucoup de lui car il a beaucoup de capacités.

3/ Enfin, il est également important de donner à l’enfant un maximum d’occasions de participation.
S’il reste simple consommateur des aides qu’on lui dispense, nul doute qu’il aura bien du mal à devenir résilient.

Par contre, en lui enseignant comment devenir acteur de sa propre vie, il pourra non seulement s’aider lui-même en cas de besoin, mais aussi aider les autres.

Et cela, c’est le sommet de la résilience !

Jean-Baptiste Loin



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MessageSujet: Re: Prendre soin de soi et de sa santé   Mer 3 Mai 2017 - 15:16



source https://www.pure-sante.info/largent-sale-de-vos-arteres/#comment
L’argent sale de vos artères
Par Gabriel Combris/3 mai 2017


En cas d’infarctus du myocarde, l’angioplastie est une procédure qui peut sauver des vies [1].

C’est notamment le cas lorsque l’opération est réalisée dans les 12 heures qui suivent un infarctus. Un infarctus est un accident au cours duquel une artère se bouche et bloque l’arrivée du sang dans le myocarde (muscle du cœur).

L’angioplastie, réalisée en urgence, permet alors de rétablir la circulation sanguine et de sauver la vie du patient.

Sans cela, le myocarde est irrémédiablement détruit et le patient décède, ou garde de graves séquelles liées à une insuffisance cardiaque. Partiellement détruit, le muscle du cœur n’est plus assez puissant pour faire son travail.

MAIS…
Les études récentes, et notamment une étude de 2011 de l’Ecole de Médecine de Harvard (difficile de faire plus prestigieux) a montré que réaliser une angioplastie un jour après un infarctus, ou plus tard, ne « vaut plus la peine » [2].

Et ce n’est pas parce que les chirurgiens ont l’habitude de pratiquer très souvent l’angioplastie (110 000 interventions en France) que cela en réduit les désagréments pour le patient.

Comme le résume avec des mots choisis la Fédération Française de cardiologie : « La décision de pratiquer un tel examen nécessite une juste mesure des bénéfices attendus et des risques encourus pour le patient.” [3]

Autrement dit : « débrouillez-vous, c’est votre problème » !…Car voyons de quoi on parle exactement.

Un gros bâton dans la gueule d’un crocodile
Dans le cas d’une angioplastie avec pose d’un stent [4], le cardiologue insère dans un vaisseau sanguin du bras ou de la jambe un cathéter jusqu’aux artères, aux endroits où elles se rétrécissent, juste au-dessus du coeur.

Puis il gonfle un ballonnet de manière à élargir l’artère obstruée et écraser les plaques dites « athéromateuses » – qui gênent le passage du sang.

Enfin, il place un petit ressort métallique pour maintenir l’artère à ce nouveau diamètre. Un peu comme un gros bâton qui tiendrait la gueule d’un crocodile bien ouverte.

Abonné…au bloc opératoire !
L’angioplastie repose sur un principe simple : plus le tuyau est large, plus le flux qui passe au travers est conséquent, et la pression basse. Seulement cela ne traite pas la cause de la sténose (rétrécissement du vaisseau). L’angioplastie ne garantit donc aucune amélioration durable – et vous allez voir que c’est encore pire :
Lorsque le ballonnet se gonfle dans une artère, la circulation est coupée et le patient risque à tout instant un arrêt cardiaque ou un AVC. Sur le passage du cathéter dans le cœur, des plaques d’athérome peuvent soudainement se détacher, obstruer l’artère et provoquer un AVC. Le risque d’AVC est aussi accru après l’opération.
L’artère peut être déchirée ou malencontreusement disséquée pendant l’intervention. Il faudra la réparer avec un pontage à cœur ouvert en urgence.
La réaction d’inflammation du vaisseau sanguin suite au passage du cathéter ou à cause du stent métallique peut former une nouvelle sténose en amont ou en aval. Les cellules prolifèrent, envahissent le stent et un nouveau caillot rétrécit le diamètre de l’artère. Cette complication survient trois à quatre fois sur dix. 40 % des angioplasties pratiquées sont ainsi totalement inutiles puisque l’artère se rebouche après l’opération – on appelle ça la resténose.
Après une première opération, cela revient à prendre un abonnement à la table de cardiologie et aux risques qui vont avec ; en France, la moitié des interventions pratiquées le sont ainsi pour la seconde ou la troisième fois.

Zéro intérêt pour le patient
Des nouvelles analyses de l’ensemble des données scientifiques publiées à ce jour confirment que la pose d’un stent n’apporte aucun bénéfice lorsque l’état cardiaque est stable.

Des chercheurs de l’Université de New York [5] ont combiné les résultats de 8 essais prospectifs, totalisant 7229 patients, et comparant angioplastie et traitement médical (3 617 patients) contre traitement médical seul (3 612 patients) pendant plus de 4 ans :

«Le résultat important de cette étude est que l’implantation de stents dans les artères coronaires en plus du traitement médical au cours d’une maladie coronaire stable n’apporte aucune réduction de la mortalité, des infarctus, des revascularisations non planifiées ou de l’angor après un suivi de 4,3 années»
En un mot, l’implantation d’un stent dans les artères ne sert à rien. [6]

Pire, le taux d’infarctus mortel est plus haut parmi les patients ayant subi une angioplastie.

Opération de confort
Un certain nombre de cardiologues honnêtes posent des stents en étant persuadés d’augmenter la survie de leur patient. Mais hors de la salle d’opération, plus de 60% admettent que l’angioplastie est une opération de confort.

De confort ?
Une opération de confort, cela veut dire que l’intervention vise à soulager les symptômes de la maladie : essoufflement, étourdissements, palpitations pendant l’effort.

Autrement dit, ces chirurgiens savent parfaitement qu’une angioplastie préventive ne réduit pas le risque d’arrêt cardiaque ou de décès. Mais les patients à qui on annonce que l’angioplastie est une opération « banale », eux, sont-ils au courant ?

Votre avis n’intéresse personne
Dans un article du New York Times, le Dr Brown déclarait qu’aujourd’hui, plus de la moitié des patients coronariens se sont fait poser des stents avant même de prendre des mesures de réduction des risques cardiovasculaires : changements alimentaires, arrêt du tabac, reprise de l’exercice physique etc. [7]

Pour quelle raison ? Toujours la même : l’argent…
«Dans de nombreux hôpitaux, le service de cardiologie génère 40% des revenus de l’hôpital, il y a donc une pression incroyable pour faire toujours plus d’angioplasties. »

«Quand vous mettez un stent, tout le monde est content, l’hôpital fait plus d’argent, le médecin fait plus d’argent, tout le monde est heureux sauf le système de santé dans son ensemble qui paye plus pour aucun résultat».
Et le patient ? Vous aurez remarqué que son avis à lui n’intéresse personne.

Alors le jour où on va vous parler de vous poser un stent, prenez votre temps avant de dire « oui ». C’est l’occasion de faire un vrai travail d’introspection sur vous-même ; en commençant peut-être déjà par vous demander si vos « habitudes de vie » ne méritent pas quelques ajustements.

Un régime de type méditerranéen (poissons, fruits et légumes, huile d’olive vierge, un peu de céréales complètes et peu de laitages) permet de réduire de 30% le risque de survenue d’infarctus [8] [9].

Commencez petit, pas la peine de tout changer du jour au lendemain : assaisonnez vos salades, vos poissons et vos légumes par un filet d’huile d’olive, de préférence extra vierge, plus riche en polyphénols protecteurs.

Pareil pour le sport.

Une équipe de cardiologues allemands a montré que l’exercice physique est plus efficace que l’angioplastie pour réduire le risque cardio-vasculaire [10]. Dix mille pas par jour à un rythme soutenu permettent de minimiser efficacement le risque d’accident.

Cela correspond par exemple à une promenade d’une heure en forêt, dans la campagne ou sur un des « parcours » santé qui fleurissent dans les parcs des villes.

Marchez seul, à plusieurs, vite ou lentement, faites comme vous voulez. L’important n’est pas d’appliquer les recettes intégralement mais de progresser, à mesure de vos forces, dans la bonne direction.

Santé !

Gabriel Combris

sources
[1] https://www.fedecardio.org/Les-maladies-cardio-vasculaires/Les-examens-specifiques/langioplastie

[2] http://www.health.harvard.edu/heart-health/angioplasty-a-day-after-a-heart-attack-not-worth-it

[3] http://www.fedecardio.org/je-suis-cardiaque/examens/langioplastie

[4]http://www.medtronic.fr/votre-sante/maladie-arteres-coronaires/fonctionnement/angioplastie-stent/preparation-deroulement/

[5] Stergiopoulos, K., & Brown, D. L. (2012). Initial coronary stent implantation with medical therapy vs medical therapy alone for stable coronary artery disease: meta-analysis of randomized controlled trials. Archives of internal medicine, 172(4), 312-319.

[6] http://www.docbuzz.fr/2012/02/29/123-maladie-coronaire-stable-les-couteuses-poses-de-stent-napportent-aucun-benefice-aux-patients-en-comparaison-a-un-traitement-medical/

[7] http://www.nytimes.com/2012/02/28/health/stents-show-no-extra-benefits-for-coronary-artery-disease.html?_r=0

[8] http://www.i-dietetique.com/lu-pour-vous/l-etude-predimed-confirme-les-effets-du-regime-mediterraneen-sur-la-sante-cardiovasculaire/4655.html

[9] pour en savoir plus sur le régime méditerranéen : https://www.santenatureinnovation.com/le-regime-qui-rajeunit-les-arteres/

[10] http://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Nouvelles/Fiche.aspx?doc=2004101400



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MessageSujet: Re: Prendre soin de soi et de sa santé   Jeu 11 Mai 2017 - 22:23



source http://www.sante-corps-esprit.com/merveilleux-remedes-de-sorcieres/#respond
Les merveilleux remèdes de sorcières
10 août 2016


La « médecine » du Moyen-Age a tendance à nous faire rigoler – ou à nous dégoûter –, avec ses remèdes bizarres, à base d’yeux d’écrevisses ou de dent de sanglier. [1]

Pourtant, c’était aussi une époque où l’on savait parfaitement employer certaines plantes médicinales : la guimauve contre les piqûres d’abeille, l’achillée millefeuille et le cumin contre les brûlures, l’aigremoine contre les blessures, le plantain contre les affections des yeux, etc.

Mais ce que vous devez savoir, c’est que même les « remèdes de sorcière » les plus étranges pouvaient avoir de réelles vertus.

La bave d’escargot… ça marche
L’exemple le plus connu est la bave d’escargot. Vantée depuis Hippocrate pour sa capacité à guérir les hernies, elle a été étudiée avec le plus grand sérieux par les pharmaciens et scientifiques dès le XIXème siècle.

Et figurez-vous qu’ils ont découvert qu’elle possédait d’authentiques vertus fluidifiantes pour les voies respiratoires… si bien qu’un antitussif à base de bave d’escargot, l’Hélicidine, a été mis sur le marché en 1957, et peut être encore acheté pharmacie aujourd’hui !

Mais cela reste anecdotique à côté du fabuleux pouvoir d’une potion du Xème siècle.

La bile de vache plus efficace que les antibiotiques !
C’est une découverte qui a fait la Une des médias en 2015 : une chercheuse de l’Université de Nottingham a découvert dans un grimoire vieux de mille ans une recette plus puissante que les antibiotiques pour détruire le terrible staphylocoque doré (MRSA) !

C’est un progrès d’autant plus spectaculaire que le MRSA est le cauchemar des chirurgiens : en cas d’opération, cette bactérie peut être mortelle.

Mais d’après les recherches en laboratoire effectuées par le Dr Freya Harrison, 99,9 % de ces bactéries sont détruites par cette potion moyenâgeuse !

Et le plus étonnant, c’est que personne ne sait pourquoi ni comment cela fonctionne ! Voyez plutôt la recette : il suffit de mélanger de l’ail, du poireau, du vin et de la bile de vache, puis laisser reposer la mixture pendant 9 jours.

Croyez-le ou non, si vous ne suivez pas scrupuleusement ces indications, il ne se passe rien ! S’il manque un ingrédient, ou si vous n’attendez pas suffisamment avant de les appliquer, la potion n’a aucune efficacité.

Un mystère qui fait penser à celui du curare, ce poison utilisé par les chasseurs amazoniens pour paralyser leur proie… et utilisé depuis 50 ans par la médecine occidentale pour réaliser des anesthésies.

Pour obtenir du curare, il faut faire cuire plusieurs plantes ensemble pendant un nombre de jour très précis. Et selon l’anthropologue Jérémy Narby, « il y avait une chance sur 6,4 milliards que l’on trouve cette recette par hasard ou par tâtonnement, sachant qu’il existe plus de 80 000 espèces de plantes dans la forêt ». [2]

Voyez à quel point nous avons encore des choses à apprendre des médecines traditionnelles !

Mais la supériorité de certains remèdes médiévaux est liée à d’autres raisons, beaucoup plus troublantes pour la médecine occidentale.

Non, il ne faut pas casser la fièvre !
Prenez cette « prescription » étonnante en cas de fièvre, tout droit venue du Moyen-Age :
« Porter en amulette un os de mort ;
Enfermer dans un sachet une grenouille verte et l’attacher au cou du malade ;
S’entortiller le bras ou le cou avec les ourlets d’un linceul ;
Boire trois fois de l’eau puisée à trois puits différents et mêlée dans un pot neuf ;
Passer entre la croix et la bannière de la paroisse pendant une procession. »

Croyez-le ou non, c’était un « remède » plutôt efficace pour guérir.
D’abord parce qu’il a l’immense mérite de ne pas « casser » la fièvre, comme le font les médicaments d’aujourd’hui.

C’est une grave erreur de notre temps que de chercher à tout prix à faire baisser la fièvre, alors que c’est un processus naturel visant à nous faire guérir ! Notre corps augmente sa température pour mieux tuer les virus, ceux-ci ne résistant pas à une chaleur trop élevée.

Jusqu’à 39,5, il est donc totalement contre-productif de prendre de l’aspirine ou du paracétamol pour faire baisser la fièvre… cela ne fait que retarder la « mort » du virus et prolonger la maladie !

Or la fièvre n’est malheureusement pas le seul cas où la médecine conventionnelle fait « pire que le mal lui-même » en interférant avec la marche naturelle de notre corps.

Les antitussifs sont un autre bon exemple. Si notre corps nous fait tousser, ce n’est pas pour nous « embêter », mais pour rejeter à l’extérieur les germes qui sont en train de nous attaquer. Si vous interférez avec la toux naturelle, vous risquez donc de vous retrouver avec une maladie pulmonaire, beaucoup plus grave que votre simple « toux » du départ !

Voilà pourquoi, contre la toux, il est préférable de « cracher dans la gueule d’une grenouille vivante » (remède authentique du Moyen-Age ) plutôt que de prendre un médicament inutile et dangereux. [3]

Mais il y a encore plus fort : la force des remèdes de sorcières est qu’ils déclenchent un effet placebo massif, avec des effets thérapeutiques considérables à la clé.

Révélation : l’ingrédient le plus efficace de vos médicaments
Depuis quelques années, « l’effet placebo » suscite la passion des scientifiques.

Vous connaissez le principe du placebo : lorsqu’on donne à quelqu’une gélule présentée comme un remède, son état va généralement connaître une amélioration, même s’il n’y a que de l’eau dans la gélule.

Longtemps, cet « effet placebo » a été perçu comme une forme d’imposture, un effet psychologique anti-scientifique qu’il faudrait ignorer.

Mais on est en train de réaliser que l’effet placebo n’est pas que dans la tête : il a aussi des effets physiologiques.

Par exemple, un placebo contre la douleur déclenche naturellement des hormones endorphines, qui ont le même impact physiologique que la morphine… sans les effets secondaires.

Cet effet peut être si puissant que des chercheurs ont montré que pour certains médicaments, l’essentiel de l’effet qu’ils produisent est purement « placebo ».

C’est particulièrement le cas des anti-dépresseurs et des anti-douleurs. Pour les anti-dépresseurs, plusieurs études scientifiques récentes publiés dans le JAMA et le Lancet ont montré qu’ils n’avaient généralement pas plus d’effet qu’un placebo. [4]

Quant aux médicaments anti-douleurs, ceux récemment testés dans des essais cliniques américains ont seulement 9 % d’efficacité de plus que les placebos . Cela veut dire que vous obtenez environ 90 % de votre soulagement par l’effet placebo, et 10 % par la pilule chimique ! [5]

Et le lien avec les remèdes du Moyen-Age, c’est que l’effet placebo est d’autant plus puissant que le faux remède frappe votre imagination.

Plus le traitement est « spectaculaire », plus il est efficace !
On aurait pu s’en douter, mais les chercheurs l’ont prouvé à travers toute une série d’études stupéfiantes. [6]

Figurez-vous que les grosses pilules placebo marchent mieux que des petites. Les pilules placebo colorées ont davantage d’effet thérapeutique que les pilules blanches.

Plus on donne au patient l’impression qu’on est en train de lui donner un puissant remède, plus l’effet est important. Une opération chirurgicale placebo a de meilleurs résultats qu’une injection placebo, qui elle-même a un impact supérieur à la simple ingestion de pilules.

Vous voyez où je veux en venir…

A ce jeu-là, les remèdes médiévaux sont imbattables !

Non seulement ils comportaient souvent des listes interminables d’ingrédients (impressionnants en soi !)… mais ces « ingrédients » frappaient d’autant plus les esprits qu’ils incluaient… de la « fiente de lézard », des « couillons de jeunes coq » ou de la « cervelle de passereaux ». [7]

Toutes les mixtures de l’époque n’étaient probablement pas inoffensives, reconnaissons-le. Mais il est certain que celles qui étaient sans danger contribuaient à la guérison… ou au minimum au soulagement du malade, grâce au fameux effet placebo.

Et quand il s’agissait de « pratiques », on pouvait être sûr qu’elles ne pouvaient pas faire de mal.

Religion, mort, sexe et excréments, les tabous suprêmes (et efficaces)
Contre le mal de dent, par exemple, il était recommandé de les toucher avec « une dent de mort ». Ce n’est pas un hasard : la mort fait partie de ces concepts qui frappent le plus l’imagination de l’être humain.

Parmi les autres « déclencheurs » universels d’émotions primitives, on trouve :
– La religion, pour les croyants (souvenez-vous du remède contre la fièvre : « passer entre la croix et la bannière de la paroisse »)
– Les excréments et fluides corporels, qui suscitent des réactions naturelles de dégoût – le pompon étant ceux d’animaux eux-mêmes inquiétants (« fiente de lézard ») ;
– Le sexe – d’où la force psychologique d’un remède comme le « sperme de grenouille desséché » (si si, cela existait bien).

Si vous êtes sceptique, pensez aux « jurons » de tous les jours. Croyez-vous que c’est un hasard s’ils sont tous directement liés à la religion, aux fluides corporels et au sexe ?

Absolument pas, car les jurons ont pour fonction de déclencher une décharge émotionnelle puissante… et il n’y a pas plus fort que le blasphème (Nom de Di.. !), le dégoût lié aux fluides corporels (fait chi…) et le tabou de la sexualité (pu..ain).

Evidemment, ce qui frappe l’imagination évolue aussi au fil du temps. Aujourd’hui, en Occident, la blouse blanche du médecin a vraisemblablement un effet placebo plus puissant que le balai d’une sorcière ou la danse du chaman.

Une étude récente a montré que la simple présence du médecin, assistant aux côtés de son patient à l’injection d’un anti-douleur placebo, augmentait son efficacité de 50 % ! Pas sûr que l’effet aurait été le même avec la présence d’un druide celte (quoique…). [8]

Mais il est clair que, pour l’époque, les remèdes étaient remarquablement choisis pour produire un maximum d’effet psychologique.

Ne méprisons pas les remèdes traditionnels
Bon, évidemment, la grosse différence avec l’époque médiévale et la nôtre est que, si vous avez une rage de dent, votre dentiste vous la soignera en profondeur, en réglant définitivement le problème.

Mais mettez-vous à la place d’un malade au Moyen-Age. Faute de dentiste moderne, il était déjà heureux de pouvoir soulager ses souffrances avec de puissants anti-douleurs « placebo », sans effet secondaire !

Voilà une raison supplémentaire de ne pas mépriser a priori les remèdes traditionnels, aussi étranges soient-ils.

Bonne santé,

Xavier Bazin

sources
[1]  La pharmacie à travers les siècles – Antiquité, Moyen Age, Temps modernes, Emile Gilbert, 1886

[2] Alessandra Moro Buronzo, La conscience de la nature, Editions La Martinière

[3] Curiosités De L’Histoire Des Remèdes, Comprenant Des Recettes Employées Au Moyen Âge Dans Le Cambrésis Par Le Dr H. Coulon, édition de 1882.

[4] Antidepressant Drug Effects and Depression Severity, Jay C. Fournier et al., JAMA, January 2010,

   Comparative efficacy and tolerability of antidepressants for major depressive disorder in children and adolescents: a network meta-analysis, Dr Andrea Cipriani, PhD et al., The Lancet, June 2016

[5]  Increasing placebo responses over time in U.S. clinical trials of neuropathic pain, Tuttle AH et al., Pain. 2015 Dec

[6] Voir la revue de littérature dans The Cure : A Journey into the Science of Mind Over Body, de Jo Marchant.

[7] La pharmacie à travers les siècles – Antiquité, Moyen Age, Temps modernes, Emile Gilbert, 1886

[8] Response expectancies in placebo analgesia and their clinical relevance, Pollo A et al, Pain 2001

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