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 Prendre soin de soi et de sa santé

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MessageSujet: Re: Prendre soin de soi et de sa santé   Jeu 26 Avr 2018 - 14:19



source https://www.sante-corps-esprit.com/crise-cardiaque/
Comment éviter d’être terrassé par une crise cardiaque ?
3 novembre 2016


Cela peut paraître étonnant, mais si vous voulez prendre soin de votre cœur, vous avez intérêt à consulter un nutritionniste plutôt qu’un cardiologue.

La cardiologie moderne fait des miracles pour déboucher vos artères en situation d’urgence : grâce aux progrès médicaux, si vous faites une crise cardiaque (infarctus), vous avez toutes les chances de vous en sortir si les secours arrivent à temps.

Si vous ajoutez à cela les avancées technologiques (défibrillateurs, pacemakers), vous comprenez pourquoi les les maladies cardiovasculaires font de moins en moins de morts.

Mais il y a un problème : c’est que le nombre de malades, lui, ne cesse d’augmenter !

Car lorsqu’il s’agit de protéger votre cœur dans la durée, vous ne pouvez pas vraiment compter sur la médecine conventionnelle.

Une obsession mal placée pour les chiffres et les médicaments
Sous la pression de l’industrie pharmaceutique, la cardiologie est devenue une machine à distribuer des médicaments.

Dès qu’un chiffre paraît trop élevé – votre taux de cholestérol, votre tension artérielle ou votre taux de sucre dans le sang – on vous donne des pilules pour le faire baisser.

Mais cela vous aide-t-il vraiment à protéger votre cœur ? Pas nécessairement, hélas.

Prenez l’excès de sucre dans le sang qui signale un diabète ou pré-diabète. On sait que les diabétiques ont statistiquement plus de risques de faire un infarctus que les autres.

Mais cela permet-il d’en conclure que c’est l’excès de sucre dans le sang qui cause les crises cardiaques ? Et qu’il suffirait donc de diminuer le taux de glycémie par un médicament pour empêcher les diabétiques d’avoir un infarctus ?

Absolument pas !

Si les diabétiques doivent s’inquiéter de la santé de leur cœur, c’est d’abord parce que le mode de vie qui les a conduits au diabète risque également de nuire à leur cœur.

Autrement dit, ce sont les mêmes causes (mauvaise alimentation, absence d’activité physique) qui provoquent le diabète ET les problèmes cardiaques.

Il est donc dangereux de se contenter de prendre le médicament : non seulement il ne réglera pas le problème de fond (votre mode de vie), mais il risque même de vous décourager de changer vos mauvaises habitudes, en vous faisant croire que vous êtes « protégé ».

Pour le cholestérol, la situation est encore plus absurde.

Car un taux de cholestérol élevé (entre 2 et 3 g) ne signifie même pas que votre risque cardiaque soit augmenté ! [1]  Il suffit de regarder les Japonais : ils ont beau avoir un taux de cholestérol élevé, ils ont 3 à 4 fois moins de maladies du cœur qu’en Occident !

Puisqu’un taux de cholestérol élevé n’est pas un signe fiable que votre cœur est en danger, pourquoi faudrait-il chercher à le faire baisser ?
Voilà pourquoi les chercheurs indépendants de l’industrie pharmaceutique disent qu’il est inutile de prendre des médicaments anti-cholestérol (pire : c’est assez dangereux au vu de leurs graves effets secondaires). [2]

Le traitement qui vous préserve de l’AVC, de l’infarctus…et des effets secondaires des médicaments…
L’hypertension artérielle, elle, est un facteur de risque beaucoup plus sérieux.

Il est clair qu’une tension trop élevée (supérieure à 16) augmente le risque d’accident vasculaire cérébral (AVC). Il faut donc prendre des mesures pour la faire baisser.

Mais il est clair également que l’hypertension est causée dans 95 % des cas par des habitudes de vie (alimentation, sport, stress) qui provoquent… des infarctus !

Si vous vous contentez de faire baisser votre tension par un médicament, vous réduirez votre risque d’AVC mais vous ne vous protégerez pas vraiment d’un infarctus.

Alors que si vous faites baisser votre tension naturellement en modifiant votre mode de vie, vous faites d’une pierre trois coups :

vous pourrez, en accord avec votre médecin, diminuer puis supprimer les médicaments antihypertenseurs, et ne plus subir leurs effets indésirables ;
vous serez protégé de l’AVC grâce à une tension redevenue normale ;
et votre cœur sera mieux protégé de l’infarctus grâce aux nouvelles habitudes de vie que vous aurez adoptées.
Voilà pourquoi il vaut toujours mieux chercher à soigner la personne dans son ensemble, et non pas se contenter de traiter des chiffres.

C’est d’autant plus important que, lorsque vous vous contentez d’un traitement chimique, vous avez toutes les chances de créer des problèmes ailleurs dans l’organisme.

En cherchant à empêcher artificiellement un infarctus, on prend un sacré risque !
Les médicaments « anti-caillots » en sont un terrible exemple.

Dans les semaines qui suivent un infarctus, on vous donne à juste titre des médicaments qui empêchent le sang de se coaguler trop facilement.

L’objectif est simple : ce qui provoque les infarctus, ce sont des caillots de sang coagulés qui bouchent vos artères…on réduit donc le risque d’une nouvelle attaque cardiaque en empêchant votre sang de coaguler.

C’est très bien au départ, mais problématique à long terme. Car la tendance de notre sang à se coaguler n’est pas là pour nous embêter : elle nous évite de nous vider de notre sang !

On le voit lorsque l’on s’entaille la main ou la jambe : une « croûte » finit par se créer, qui aide à cicatriser le tissu endommagé.

Eh bien le même phénomène se produit dans les artères : lorsque la paroi d’une artère est endommagée, un caillot se forme pour la réparer avant qu’elle ne se rompe.

Si vous empêchez ce phénomène de coagulation par des médicaments « anti-caillots », vous augmentez le risque qu’une de vos artères se brise. Et lorsque cette rupture se produit dans le cerveau, on appelle cela un AVC hémorragique, et c’est souvent mortel !

Vous voyez le problème des médicaments anti-caillots : ils réduisent votre risque d’infarctus, mais ils augmentent du même coup votre risque d’AVC hémorragique !

Et pour couronner le tout, ils ont de sérieux effets indésirables : les médicaments comme l’aspirine fluidifient le sang mais font des trous dans l’estomac.

Tout cela, alors qu’il est possible d’obtenir naturellement des effets similaires à ceux de l’aspirine sans effets secondaire et sans risque accru d’AVC, notamment en veillant à une alimentation équilibrée en oméga-3 et oméga-6.
Voilà encore une bonne raison de faire attention à l’équilibre global de son organisme, et de ne pas tout miser sur des pilules qui vont agir sur un seul paramètre.

Et c’est encore plus vrai quand on se préoccupe de la santé de la paroi artérielle :

La vraie raison de la détérioration de vos artères
Vous n’avez pas à avoir peur des caillots sanguins lorsque vos artères sont en excellent état. Ce n’est que lorsque vos artères sont endommagées et rétrécies que les caillots peuvent venir les boucher et provoquer l’infarctus.

C’est donc ce phénomène de « rétrécissement » (sténose) des artères qu’il faut éviter en priorité.

Mais si l’on vous propose un médicament pour cela, méfiez-vous !

D’abord parce que personne ne sait comment ce médicament pourrait agir. Aussi étonnant que cela puisse paraître, il n’existe à ce jour aucun consensus médical sur la cause biologique de la dégradation des artères.

Il existe bien sûr plusieurs théories. Certaines sont en chute libre, comme celle du « cholestérol qui bouche les artères », totalement abandonnée par les chercheurs indépendants de l’industrie pharmaceutique.

Quant aux théories les plus sérieuses [3], elles ont un point commun : elles montrent que la formation de plaques sur les artères est un processus hypercomplexe et multifactoriel.

Inutile, donc, de rêver à la découverte d’un médicament qui permettrait de l’éviter en inhibant l’enzyme X ou en bloquant le récepteur Y. Même un remède naturel ne pourra jamais protéger vos artères à lui seul.

Il n’y a pas de raccourci : c’est l’équilibre et l’harmonie générale de notre organisme qui protège le mieux la paroi de nos artères.

Préparez-vous un « pontage naturel » en bougeant
Adopter un mode de vie sain et protecteur est donc le meilleur des remèdes, y compris si vos artères sont déjà en mauvais état.

Car la nature a un système extrêmement sophistiqué pour vous sauver la vie lorsque vos artères sont quasiment bouchées.

Quand on lui laisse un peu de temps, votre organisme est capable de faire tout seul une sorte de « pontage naturel », similaire à celui des médecins.
Quand un chirurgien réalise un pontage, il crée un petit « pont » autour d’une artère obstruée. C’est une une sorte de dérivation pour que le sang puisse circuler sans encombre, en contournant le passage difficile. Un peu comme lorsque l’on crée une déviation sur une route pour éviter un passage en travaux.

Les pontages chirurgicaux sauvent des vies dans les situations d’urgence. Mais si l’on dispose d’un peu de temps, mieux vaut compter sur le processus de pontage « naturel », appelé « réseau collatéral ».

Notre organisme est en effet capable de créer lui-même un petit réseau artériel qui contourne l’obstacle.

Mais attention, ce phénomène naturel n’est possible qu’à une condition : que vous ayez une activité physique régulière ! Si vous ne bougez pas, cela ne peut pas marcher !

Le sport peut vraiment vous sauver la vie… y compris si vous êtes victime d’un infarctus :
Imaginez qu’un caillot bloque l’artère qui irrigue votre cœur. Les cellules de votre cœur sont brutalement privées d’oxygène et commencent donc à mourir progressivement (c’est l’infarctus). Plus les minutes passent, moins vos chances de survie sont bonnes.

Mais selon votre niveau de forme physique, votre cœur peut « tenir bon » nettement plus longtemps – ce qui vous laisse plus chances d’être sauvé par le SAMU !

Pourquoi ? Tout simplement parce que des muscles bien entraînés vous demandent moins d’oxygène. Vous le savez bien : lorsque vous n’êtes pas habitué à monter 5 étages à pied, vous arrivez en haut tout essoufflé. Mais une fois que vos muscles sont habitués à cet effort, vous pouvez l’accomplir en consommant nettement moins d’oxygène.

Et en cas d’infarctus, cela peut tout simplement vous sauver la vie, en permettant à votre cœur de survivre plus longtemps !

Et cela, vos analyses sanguines ne le mesurent pas.

Mesurez vous-même votre risque cardiaque !
Voilà pourquoi le niveau de votre activité physique et la qualité de votre alimentation sont de bien meilleurs indicateurs de la santé de votre cœur que la plupart des analyses médicales.

Bien sûr, il y a des chiffres qu’il n’est pas inutile de surveiller car ils sont statistiquement corrélés avec un risque cardiaque plus élevé : tension artérielle et taux de sucre sanguin, mais aussi le taux de triglycérides[4] voire, en cas d’analyses plus poussées, score calcique[5] (niveau de dépôt du calcium dans vos artères) ou nombre de protéines contenues dans les lipoprotéines (LDL-p / ApoB). [6]

Mais au risque de me répéter, dans 95 % des cas, ces indicateurs ne sont que des reflets de votre mode de vie.

Par exemple, les triglycérides mesurent votre stockage des graisses. Mais dans quels cas votre organisme stocke les graisses ? Réponse : en cas d’activité physique insuffisante et d’alimentation délétère, contenant trop de sucres et féculents (pain, pâtes, biscuit, sodas, riz) !

Pour mesurer votre risque cardiaque, examinez donc en priorité le contenu de votre assiette et la durée de votre activité physique hebdomadaire !

Non seulement vous aurez une bonne idée de l’état de vos artères et de votre cœur, mais aussi de sa capacité de résistance et d’auto-guérison en cas de coup dur.

En plus du sport et de l’alimentation, ne négligez pas ces deux autres facteurs qui en disent long sur la santé de votre cœur :
Votre niveau d’exposition aux poisons modernes : le tabac, l’alcool sans modération et les polluants de notre environnement ;
Et votre niveau de stress chronique (dont fait partie la qualité de votre sommeil).
Prenez soin de tous ces éléments de votre mode de vie, et vous n’aurez plus d’inquiétude à vous faire sur la résistance de votre cœur !

Deux preuves scientifiques pour finir
Pour enfoncer le clou, voici deux preuves de la supériorité absolue du mode de vie sur les médicaments.

D’abord, il faut savoir que les maladies cardiaques n’existent pas chez les peuples qui se nourrissent correctement, qui font une activité physique régulière, qui ne souffrent pas de stress chronique et qui ne connaissent ni tabac, ni alcool, ni pollution.

Ces peuples, ce sont les « chasseurs-cueilleurs », qui vivent comme au temps du paléolithique. Ceux qui les ont étudiés ont montré qu’ils ne souffrent quasiment jamais d’obésité, de diabète, d’hypertension ou de maladies coronariennes.

Par exemple, le médecin suédois Staffan Lindeberg n’a observé aucun signe de maladie cardio-vasculaire chez les habitants de l’île de Kitava, en Papouasie Nouvelle Guinée, y compris chez ceux qui étaient âgés de 60 à 95 ans ! [7]

Les problèmes cardio-vasculaires n’ont donc rien d’une fatalité. Ils ne sont pas « simplement » dûs au vieillissement.

Ceux qui suivent dès le plus jeune âge un mode de vie protecteur ont un risque cardiaque quasi nul, y compris s’ils vivent très âgés.

Et même lorsqu’on est touché par un problème cardiaque, le mode de vie reste de très loin le meilleur médicament.

C’est la démonstration magistrale réalisée par l’étude de Lyon, publiée dans les plus pretigieux journaux médicaux, notamment The Lancet, et Circulation, le journal officiel de l’American Heart Association, et conduite par Michel de Lorgeril. [8]

Dans cette étude, les chercheurs avaient sélectionné plus de 600 patients ayant déjà eu un infarctus.

Ils les ont séparés en deux groupes :
le premier a reçu les conseils alimentaires « anticholestérol » que donnent généralement les cardiologues : manger aussi peu gras que possible (en évitant notamment les poissons gras, noix et avocats), préférer l’huile de tournesol, éviter les œufs, etc.
l’autre groupe s’est vu conseiller le régime « méditerranéen » : riche en bonnes graisses (poissons gras, huile d’olive et colza, noix, etc.), riche en fruits et légumes, en céréales complètes et légumineuses et limité en produits animaux.
Les résultats ont été extraordinaires : en jouant sur ce seul paramètre de l’alimentation, les patients du groupe « méditerranéen » ont vu leur risque de complications cardiovasculaires sévères diminué de 70% par rapport à ceux du groupe « anticholestérol » !

Cette étude pionnière a été confirmée par beaucoup d’autres recherches[9] depuis sa publication en 1994, puis en 1999.

Feriez-vous confiance à votre médecin s’il ne donnait pas de médicaments ?
Et pourtant, le régime alimentaire et le mode de vie en général sont encore trop souvent négligés par les cardiologues.

Pourquoi ? C’est difficile à dire…

Une hypothèse est qu’ils se sentent dévalorisés par ces mesures basiques et peu coûteuses.

Quand on a fait des années d’études pour maîtriser les mécanismes ultra-complexes des médicaments chimiques les plus en pointe, il peut être difficile de reconnaître la supériorité de « simples » mesures de bon sens et de mode de vie.

« C’est à se demander si un médecin ne s’estime pas vraiment médecin que lorsqu’il prescrit des mesures toxiques et chères », va même jusqu’à dire mon ami le Dr Jean-Paul Curtay.

Et voilà pourquoi, pour protéger votre cœur dans la durée, je vous conseille de suivre les conseils d’un nutritionniste compétent avant d’avoir recours au cardiologue.

Sans oublier, si besoin, des actions spécifiques en matière de sport, de stress ou d’arrêt du tabac. J’y reviendrai plus en détail dans de prochaines lettres !

Bonne santé !

Xavier Bazin

PS : cette lettre doit énormément aux travaux du Dr Michel de Lorgeril, dont je vous conseille tout particulièrement l’excellent livre Prévenir l’infarctus et l’accident vasculaire cérébral paru chez Thierry Souccard Éditions

Sources
[1] Voir ma lettre sur le cholestérol

[2] Voir sur ce point les livres du Dr Michel de Lorgeril et ceux du Pr Philippe Even.

[3] Voir les deux théories exposées dans le livre de Michel de Lorgeril, Prévenir l’infarctus et l’accident vasculaire cérébral, Thierry Souccar Editions, 2012.

[4] Morrison JA1, Glueck CJ, Horn PS, Yeramaneni S, Wang P. Pediatric triglycerides predict cardiovascular disease events in the fourth to ffth decade of life. Metabolism. 2009 Sep;58(9):1277-84

[5] Long-Term Prognosis After Coronary Artery Calcification Testing in Asymptomatic Patients: A Cohort Study. Shaw L.J et all. Ann Intern Med 2015 Jul

[6] Low-Density Lipoprotein Subclass Patterns and Risk of Myocardial Infarction. Melissa A. Austin, PhD; Jan L. Breslow, MD; Charles H. Hennekens, MD; et al. 1988 Oct

[7] Lindeberg S. Paleolithic diets as a model for prevention and treatment of Western disease. Am J Hum Biol. 2012 Mar-Apr;24(2):110-5

[8] Mediterranean diet, traditional risk factors, and the rate of cardiovascular complications after myocardial infarction: final report of the Lyon Diet Heart Study. De Lorgeril; et all. Circulation 1999.

[9] Gardener H1, Wright CB2, Cabral D2, Scarmeas N3, Gu Y4, Cheung K5, Elkind MS6, Sacco RL2, Rundek T2. Mediterranean diet and carotid atherosclerosis in the Northern Manhattan Study. Atherosclerosis. 2014 Jun;234(2):303-10. doi: 10.1016/j.atherosclerosis.2014.03.011. Epub 2014 Mar 22



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MessageSujet: Re: Prendre soin de soi et de sa santé   Ven 11 Mai 2018 - 14:43



source https://www.sante-corps-esprit.com/90-medicaments/#respond
La liste des 90 médicaments à bannir (+ les 2 gros « oublis » )
6 mai 2018


La Revue Prescrire vient de publier une liste des 90 médicaments « plus dangereux qu’utiles ».C’est une manière polie de dire que ce sont des poisons inefficaces.

Et en effet, quasiment tous les médicaments cités dans cette « liste noire » sont inutiles et dangereux.

J’en ai extrait pour vous les plus répandus – c’est bon à savoir, au cas où vous ou l’un de vos proches prendrait ces médicaments !

Alors voyons ensemble ces médicaments qu’il faut éviter à tout prix.

Une évidence : les médicaments chimiques contre Alzheimer

Sans surprise, la revue Prescrire met dans sa liste tous les médicaments existants contre Alzheimer.

Tout le monde est d’accord pour dire qu’ils sont néfastes.

Même la Haute Autorité de Santé a rendu récemment un rapport concluant qu’ils sont inutiles et dangereux[1].

Il s’agit du donépézil (Aricept), de la galantamine (Reminyl), la rivastigmine (Exelon) et de la mémantine (Ebixa)

Comme le résume la revue Prescrire :
« Aucun de ces médicaments n’a d’efficacité démontrée pour ralentir l’évolution vers la dépendance et ils exposent à des effets indésirables graves, parfois mortels. »

Et pourtant, ils continuent d’être prescrits massivement par les médecins… et remboursés par la Sécurité Sociale !

Beaucoup d’anti-dépresseurs dans la liste
La Revue Prescrire rappelle qu’aucun anti-dépresseur n’est « miraculeux »… mais estime que certains sont plus dangereux que d’autres :
« Plusieurs médicaments autorisés dans la dépression exposent plus que d’autres antidépresseurs à des risques graves, sans avoir une meilleure efficacité que les autres, qui ont en général une efficacité modeste, souvent d’apparition lente »

Parmi les molécules déconseillées par la Revue : l’agomélatine (Valdoxan), la duloxétine (Cymbalta), le citalopram (Seropram) et l’escitalopram (Seroplex), la venlafaxine (Effexor) et la tinaptine (Stablon).

Notez que le Seroplex est l’un des antidépresseurs les plus vendus en France…

De mon côté, vous savez que je préconise d’éviter autant que possible les anti-dépresseurs, quels qu’ils soient !

Il est à mon avis impératif d’essayer d’abord toute la palette des remèdes naturels validés scientifiquement (activité physique, luminothérapie, psychothérapie, phyto-aromathérapie) avant de prendre le risque de modifier la chimie de votre cerveau avec ces médicaments.

La folie des anti-inflammatoires pris tous les jours
Les médecins de la Revue Prescrire sont aussi très sévères contre la plupart des médicaments anti-inflammatoires.

Voici ceux qu’ils déconseillent le plus :
« Le célécoxib (Celebrex° ou autre), l’étoricoxib (Arcoxia° ou autre) et le parécoxib (Dynastat°) exposent à un surcroît d’accidents cardiovasculaires (dont thromboses et infarctus du myocarde) et d’effets indésirables cutanés par rapport à d’autres AINS aussi efficaces »
« L’acéclofénac (Cartrex° ou autre) et le diclofénac (Voltarène° ou autre) par voie orale exposent à un surcroît d’effets indésirables cardiovasculaires (dont infarctus du myocarde, insuffisances cardiaques) et de morts d’origine cardiovasculaire par rapport à d’autres AINS aussi efficaces. »
Cela dit, Prescrire n’est pas tout à fait à jour.

Car ils estiment que l’Ibuprophène est moins risqué que les autres, même s’ils recommandent d’en prendre « à la plus petite dose efficace et pour une durée aussi courte que possible ».

En réalité, TOUS les anti-inflammatoires ont, grosso modo, le même degré de risque, y compris l’Ibuprofène, le numéro 1 des ventes !

Prenez les résultats de cette grande étude scientifique, publiée en mai 2017 dans le prestigieux British Medical Journal [2].

Dès la première semaine, votre risque d’infarctus :
Augmente de 48 % avec l’Ibuprofène ;

Augmente de 50 % avec le Diclofénac ;

Augmente de 53 % avec le Naproxène ;

Et de 58 % avec le Nofecoxib !

Comme vous le voyez, il n’y en a « pas un pour racheter l’autre » !

Anti-nausées, anti-diarrhées, anti-rhumes…
Prescrire s’attaque à raison à de grands « best-sellers » vendus par les pharmacies…

…à commencer par les anti-vomitifs et anti-nauséeux qui se vendent très bien :
« La dompéridone (Motilium° ou autre), le dropéridol (Droleptan° ou autre) et la métopimazine (Vogalène°, Vogalib°), des neuroleptiques, exposent à des troubles du rythme cardiaque et des morts subites, effets indésirables disproportionnés par rapport aux symptômes traités et à leur faible efficacité sur les nausées et vomissements, et sur les reflux gastro-oesophagiens pour la dompéridone »

Ils clouent aussi au pilori un « anti-infectieux » intestinal bien connu, l’Ercéfuryl, qui est pourtant encore massivement prescrit, notamment en cas de voyage dans des pays exotiques.

Problème : ce médicament n’a « aucune efficacité clinique démontrée dans les diarrhées » et il « expose à des effets immunologiques graves » !

Vous voyez le nombre de médicaments inutile et dangereux qu’on nous fait avaler ??

Et ce n’est pas fini, car Prescrire rappelle aussi les dégâts de la plupart des « décongestionnants » contre le rhume – comme Humex, Actifed, Fervex etc :
« Les décongestionnants par voies orale et nasale (l’éphédrine, la naphazoline, l’oxymétazoline, la phényléphrine, la pseudoéphédrine et le tuaminoheptane) exposent à des troubles cardiovasculaires graves voire mortels (poussées hypertensives, accidents vasculaires cérébraux, troubles du rythme cardiaque dont fibrillations auriculaires) et à des colites ischémiques, effets indésirables disproportionnés pour des médicaments destinés à soulager des troubles bénins et d’évolution rapidement favorable tels que ceux du rhume ».

Et ceci n’est qu’un petit échantillon de tous les médicaments cités !

Si vous prenez des médicaments, je vous invite à lire en détail la liste de la Revue Prescrire (ici), vous y trouverez aussi des anti-cancéreux, des médicaments pour le cœur, contre le diabète ou pour le poumon.

Cette liste est fiable, à deux problèmes près.

D’abord, il y a un « médicament » qui n’a RIEN A Y FAIRE.

Que diable allait faire la glucosamine dans cette galère ?
Figurez-vous que, au beau milieu de toutes ces molécules chimiques dangereuses, la revue Prescrire a ajouté de façon incompréhensible…

… une molécule 100 % naturelle, fabriquée par le corps humain…

… et qui s’appelle la glucosamine !

« La glucosamine (Voltaflex° ou autre) expose à des réactions allergiques (angioedèmes, néphropathies interstitielles aiguës) et à des hépatites », dit la Revue Prescrire.

Là, je le dis tout net, Prescrire se moque du monde.

Sur le risque allergique d’abord : il est vrai que la glucosamine est extraite de crustacées, et que les personnes qui y sont allergiques doivent être vigilantes.

Mais il suffit de le savoir… et en plus, une étude clinique récente a montré que les personnes allergiques aux crevettes pouvaient prendre de la glucosamine sans problème[3] !

Sur les « hépatites », c’est assez sidérant.

Il n’a jamais été prouvé que la glucosamine puisse faire du mal au foie.

Par contre, savez-vous quel médicament est la cause numéro 1 des insuffisances hépatiques aigües dans les pays occidentaux ?

Le paracétamol (Doliprane, Efferalgan) !

Ce n’est pas moi qui le dit, mais un rapport officiel du Ministère de la Santé au Canada[4].

Et pourtant, la Revue Prescrire n’a pas jugé bon d’inscrire le paracétamol sur sa liste…

…alors qu’elle y a placé la glucosamine, un produit sûr et efficace contre l’arthrose[5] !

En fait, malgré son « indépendance » vis à vis des laboratoires pharmaceutiques, la Revue Prescrire a deux grands défauts :
Elle est animée par des médecins « classiques » très méfiants vis à vis de la médecine naturelle, à laquelle ils ne connaissent rien ;
Et ces médecins sont encore trop gentils à l’égard de beaucoup de médicaments.
La preuve ? Ils ont « oublié » de mettre sur leur liste les statines et les IPP !

Ils « innocentent » les anti-cholestérol et les anti-acides !
Pour moi, le « crime » le plus grave de la revue Prescrire, c’est de faire totalement l’impasse sur la dangerosité de deux grandes classes de médicaments : les anti-cholestérols et les anti-acides.

Si vous êtes un fidèle lecteur de ma lettre, vous savez que le cholestérol est innocent dans les maladies cardiaques et que le faire baisser artificiellement est très dangereux (voir ma lettre sur ce sujet).

Vous savez aussi que je considère les médicaments anti-acides IPP contre les douleurs d’estomac comme le prochain scandale sanitaire – et il sera énorme (lettre à lire ici).
https://www.sante-corps-esprit.com/bon-mauvais-cholesterol/

Eh bien aucun de ces médicaments ne figure dans la liste de la revue Prescrire !

Pourquoi ? C’est un peu long à expliquer, mais ceux qui sont intéressés par la question trouveront une explication très convaincante sur le blog du Dr Michel de Lorgeril (ici).

Quoi qu’il en soit, il faut tout de même féliciter Prescrire sur un point.

Si on arrêtait de prescrire et consommer les 90 médicaments de leur liste (sauf la glucosamine !), les patients se porteraient déjà beaucoup, beaucoup mieux !

Alors moi, j’essaie de voir le verre à moitié plein…

…et je félicite la revue Prescrire pour cette liste qui fera plus de bien que de mal !

Bonne santé,

Xavier Bazin

Sources
[1] https://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_1108356/fr/medicaments-de-la-maladie-d-alzheimer-la-has-revele-les-resultats-de-sa-reevaluation

[2] Risk of acute myocardial infarction with NSAIDs in real world use: bayesian meta-analysis of individual patient data, M. Bally et all, The British Medical Journal, mai 2017

[3] https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/17083356

[4] http://canadiensensante.gc.ca/recall-alert-rappel-avis/hc-sc/2015/54178a-fra.php

[5] http://ard.bmj.com/content/early/2015/01/14/annrheumdis-2014-206792

[6] http://michel.delorgeril.info/prevention-des-maladies-cardiovasculaires/cholesterol-statines-et-lineluctable-decheance-de-la-revue-medicale-prescrire



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MessageSujet: Re: Prendre soin de soi et de sa santé   Ven 11 Mai 2018 - 14:57



source https://www.sante-corps-esprit.com/tension-elevee/#respond
Tension élevée ? Arrêtez le sucre, pas le sel
18 janvier 2017


Quel gâchis invraisemblable !

Demandez à des passants dans la rue ce qu’ils doivent faire en priorité contre l’hypertension. Vous pouvez être sûr qu’ils vous répondront tous, en chœur, qu’il faut « manger moins salé ».

Voilà le résultat de la « communication officielle » de nos autorités depuis des décennies.

Pour quel résultat ?

Une croissance vertigineuse du nombre de malades hypertendus – et pour cause, manger « moins salé » ne suffit presque jamais à régler le problème ;
Et même la mort prématurée de certains patients qui ont totalement arrêté le sel et se sont retrouvés… en carence de sodium.
Tout cela, alors qu’il existe des moyens naturels extrêmement efficaces pour lutter contre l’hypertension !

Je vous en donne la liste à la fin de cette lettre.

Mais il faut d’abord bien comprendre pourquoi supprimer le sel est généralement inutile… et parfois dangereux !

Le sel : ami ou ennemi ?
Attention, je ne suis pas en train de dire que le sel n’a « rien à se reprocher ».

Comme toute chose dans la nature, il est mauvais d’en avaler en excès.

C’est particulièrement vrai si vos reins ne fonctionnent pas bien, car ce sont eux qui ont la lourde charge de réguler la quantité de sel circulant dans votre organisme.

Si vos reins ne sont pas à 100 % et qu’ils croulent sous un excès de sel, il leur est bien sûr plus difficile de l’éliminer naturellement.

C’est ainsi que certaines personnes sont « hypersensibles » au sel : dès qu’ils en abusent, leur tension augmente. [1] Ce n’est pas la majorité, loin de là, mais ces patients-là voient réellement leur tension s’améliorer lorsqu’ils limitent leur consommation de sel.

L’autre situation où le sel peut vous faire du mal, c’est lorsque vous souffrez d’une maladie auto-immune.

En cas de sclérose en plaque, par exemple, avaler plus de 5 grammes de sel par jour peut multiplier par 4 le nombre de poussées ! [2]

Mais en dehors de ces cas spécifiques, limiter le sel ne doit pas être une obsession.

Le bon sens conseille de s’en tenir à une consommation modérée – soit 5 à 6 grammes par jour, comme le recommande l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé).

Ce qu’il faut à tout prix s’enlever de la tête, c’est qu’il faudrait manger « le moins salé possible »… Car si vous suivez ce conseil… vous pouvez en mourir !

Les régimes pauvres en sel peuvent tuer
Deux études parues dans des revues médicales de référence en 2016 ont provoqué un coup de tonnerre dans le monde médical.

La plus frappante, publiée dans le prestigieux Lancet, a suivi 130 000 personnes issues de près de 50 pays différents. [3]

Les chercheurs ont d’abord confirmé ce qu’on savait déjà : si vous êtes hypertendu ET que vous consommez trop de sel (plus de 10 grammes par jour), vous avez tout intérêt à manger moins salé.

Mais de façon stupéfiante, ils ont découvert qu’il était très dangereux pour le cœur de suivre un régime pauvre en sel.

Les chiffres sont sans appel : un régime trop strict en sel augmente le risque de crise cardiaque de 26 % chez ceux qui ont une tension normale… et de 34 % chez ceux qui sont hypertendus !!

Et ce n’est pas une étude isolée : une autre étude récente menée auprès de patients souffrant d’une maladie cardiaque a confirmé ce risque : un régime pauvre en sel n’est pas loin de doubler le risque d’hospitalisation et de décès ! [4]

Cela n’a rien d’étonnant quand on sait à quel point le sel (sodium) est un minéral fondamental pour le bon fonctionnement de votre cœur, tout comme le magnésium, le calcium et le potassium. [5]

Ce que votre corps réclame, c’est l’ÉQUILIBRE.

Et le déséquilibre de l’alimentation moderne vient moins d’un excès de sel (sodium) que d’un manque dramatique de végétaux (potassium).

La vraie question : mangez-vous assez de potassium ?
C’est prouvé scientifiquement : ce qui compte le plus pour réguler votre tension, c’est un ratio équilibré entre sodium et potassium. [6], [7], [8]

Et rassurez-vous : pour atteindre cet équilibre, il n’y a pas besoin de prendre sa calculette. Il suffit de manger… sainement !

Côté potassium, vous en obtiendrez suffisamment dans votre alimentation si vous faites la part belle aux fruits et légumes.

Les légumes les plus riches en potassium sont les épinards, laitue, salade romaine, chou, chou frisé, tomates, concombres, courgettes, aubergines, citrouilles, carottes, etc. Pour les fruits, ce sont plutôt les oranges, les pommes, les abricots, les fraises et les raisins.

Côté sel, il suffit… d’éviter la malbouffe !

Car l’essentiel du sel que nous avalons vient des plats préparés et des aliments industriels « transformés », qu’il faut de toute façon éviter.

Quant au pain, au fromage et à la charcuterie, bourrés de sel, ce sont aussi des aliments peu recommandables pour la santé, qu’il faut donc déguster seulement comme des « extras ».

En un mot : ne vous préoccupez pas de votre salière, faites plutôt attention à ce que vous mettez dans votre assiette !

Si votre alimentation est saine, riche en légumes et en produits frais, vous pourrez sans aucun problème ajouter du bon sel à vos repas « faits maison ».

Veillez simplement à éviter le sel « industriel » et privilégier le sel naturel, non raffiné, comme le sel de mer ou, mieux encore, le sel rose de l’Himalaya.

Inutile, donc, de faire la guerre du sel. Ce dont vous devez vous méfier comme la peste, c’est plutôt… le sucre !

Moins de sucre : la meilleure protection contre une tension élevée
On ne le dit pas assez, mais réduire votre consommation de sucre et de féculents (glucides) est l’une des meilleures protections contre l’hypertension.

D’abord parce que c’est le meilleur moyen de maigrir – et chaque kilo en moins fait naturellement baisser votre tension. [9]

C’est aussi une façon efficace de vous protéger du diabète… et donc des accidents cardiaques qui vous menacent quand vous avez de l’hypertension.

Car l’alliance de l’hypertension, du diabète et du surpoids est vraiment le « trio fatal » pour votre coeur…

…et limiter les sucres rapides permet de vous protéger de ces trois problèmes en même temps !

Et ce n’est pas tout. Arrêter le sucre a aussi des effets immédiats.

Des études ont montré qu’une réduction de la consommation de boissons sucrées permettait de réduire nettement la tension artérielle. [10]

De même, on sait désormais que le fructose ajouté dans les aliments industriels augmente votre tension artérielle (entre autres dégâts pour votre santé). [11]

Quant aux féculents à indice glycémique élevé, comme le pain et les pommes de terre, il est également urgent de les réduire drastiquement.

Une étude récente de l’Université de Harvard a montré qu’il suffisait de manger plusieurs portions de pommes de terre par semaine pour voir sa tension artérielle augmenter en flèche. [12]

Ceci, alors même que la pomme de terre est par ailleurs riche en potassium… C’est dire à quel point les « mauvais » féculents (pain, pâtes, patates etc.) sont problématiques pour votre tension !

Au contraire, la même étude a montré qu’il suffisait, pour faire baisser la tension, de remplacer une portion de pomme de terre par une portion de légumes.

En voilà une façon simple de réguler sa tension naturellement, sans médicament !

Et ce n’est pas la seule, loin de là !

Activité physique et gestion du stress : les deux autres clés anti-hypertension
Moins de sucre, plus de légumes… si vous ajoutez à cela un peu d’activité physique et une bonne gestion de votre stress, vous êtes quasiment sûr d’éviter à tout jamais les médicaments anti-hypertension !

Et Dieu sait qu’il est préférable d’éviter d’être obligé de prendre ces pilules, comme je vous l’ai expliqué dans une autre lettre.

L’activité physique à elle seule baisse autant la tension qu’un médicament, sans les effets indésirables. [13] Veillez donc à faire vos 10 000 pas par jour et 20 à 30 minutes plus soutenues (vélo, natation, course, etc.) au moins trois fois par semaine.

Votre tension artérielle est également liée au stress et au manque de sommeil. Des exercices simples comme la méditation ou la cohérence cardiaque font des merveilles pour vous apaiser.

Et si vous voulez un « trois en un », je vous conseille de vous mettre au yoga : cette activité ancestrale extraordinaire cumule exercice physique, méditation et exercices respiratoires… et ses effets directs sur le stress, le sommeil et la tension ont été amplement démontrés.

Normalement, avec tout cela, votre tension devrait revenir rapidement à la normale.

Mais si votre tension reste élevée malgré tout, certains compléments alimentaires peuvent vous donner le coup de pouce décisif dont vous avez besoin.

Attention : avant que je ne vous en donne la liste, n’oubliez jamais que l’alimentation et l’activité physique doivent être votre priorité numéro 1 ! Vous ne pourrez jamais « compenser » de mauvaises habitudes de vie par des pilules, même naturelles !

Des merveilles de la nature pour faire baisser la pression
Voici donc les principaux remèdes naturels contre la tension, tous validés scientifiquement :
La vitamine C [14]: au minimum 500 milligrammes par jour, si possible dans l’alimentation ;
La vitamine D [15]: 4 000 UI par jour, sans oublier bien sûr l’exposition au soleil, d’autant plus nécessaire que le soleil abaisse votre tension par d’autres moyens que la vitamine D ;
Le magnésium [16]: à privilégier dans l’alimentation également (faites des jus de légumes !) ;
Les omégas-3, que vous trouvez dans les œufs de poules nourries aux graines de lins, dans les anchois, les harengs et les sardines… et dans des compléments alimentaires, si vous craignez la pollution des poissons [17] ;
L’ail, un super-nutriment dont on redécouvre chaque jour les propriétés thérapeutiques extraordinaires (cru, cuit, en poudre purifié ou en complément alimentaire) [18] ;
Le Coenzyme Q10 [19], antioxydant naturel puissant, reconnu depuis des décennies pour ses vertus pour le cœur ;
La quercétine [20], un micro-nutriment que l’on trouve notamment dans les pelures d’oignons ;
L’extrait de feuilles d’olivier [21], 500 à 1000 mg par jour en gélules ou, en infusion, 20 grammes de feuilles d’olivier pour 500 ml d’eau en deux prises dans la journée.

Vous rendez-vous compte de tous ces trésors qui existent dans la nature pour réguler votre tension ?

Et encore, je ne vous ai pas tout dit. Par exemple, manger des myrtilles tous les jours a aussi un effet positif démontré sur votre tension [22].

Tout récemment, des chercheurs ont montré que le jus de cerise permettait de réduire la tension de 7 % ! [23] Même chose pour le jus de betterave. [24]

Au total, quand on voit le nombre de vitamines, minéraux et compléments alimentaires dont il a été prouvé par A + B qu’ils faisaient baisser la tension sans effets secondaires, on voit l’absurdité de notre système qui pousse des millions de gens à privilégier les médicaments.

Mais que voulez-vous, les produits naturels ont le malheur de rapporter beaucoup moins, mais vraiment beaucoup moins d’argent que les médicaments chimiques !

Bonne santé (naturelle),

Xavier Bazin



Sources
[1] Mechanisms of Salt-Sensitive Hypertension, Luzardo L, Noboa O and Boggia J (2015). Current Hypertension Reviews.

[2] Sodium intake is associated with increased disease activity in multiple sclerosis, Mauricio F Farez and al. (2014). Journal of Neurology, Neurosurgery & Psychiatry.

[3] Associations of urinary sodium excretion with cardiovascular events in individuals with and without hypertension: a pooled analysis of data from four studies, Prof Andrew Mente and al. (2016). The Lancet.

[4] Impact of Dietary Sodium Restriction on Heart Failure Outcomes, Doukky R and al. (2016). JACC: Heart Failure Journal.

[5] Potassium, Magnesium, and Calcium: Their Role in Both the Cause and Treatment of Hypertension, Mark C. Houston and al. (2008). The Journal of Clinical Hypertension.

[6] Normotensive salt sensitivity: effects of race and dietary potassium, Morris RC Jr and al. (1999). Hypertension.

[7] Sodium and potassium intake and mortality among US adults: prospective data from the Third National Health and Nutrition Examination Survey, Yang Q and al. (2011). JAMA internal medicine.

[8] Relationship and interaction between sodium and potassium, Morris RC Jr and al. (2006). The Journal of the American College of Nutrition.

[9] Sel, potassium et contrôle de la pression artérielle, décembre 2006. European Food Information Council.

[10] Reducing consumption of sugar-sweetened beverages is associated with reduced blood pressure: a prospective study among United States adults, Chen L and al. (2010). Circulation.

[11] Increased fructose associates with elevated blood pressure, Jalal DI and al. (2010). Journal of the American Society of Nephrology.

[12] Potato intake and incidence of hypertension: results from three prospective US cohort studies, Eric B Rimm and al. (2016). The BMJ.

[13] Sel, potassium et contrôle de la pression artérielle, décembre 2006. European Food Information Council.

[14] Effects of vitamin C supplementation on blood pressure: a meta-analysis of randomized controlled trials, Juraschek SP and al. (2012). The American Journal of Clinical Nutrition.

[15] Association of vitamin D status with arterial blood pressure and hypertension risk: a mendelian randomisation study, Vimaleswaran KS, Cavadino A and al. (2014). The Lancet Diabetes & Endocrinology.

[16] Effect of magnesium supplementation on blood pressure: a meta-analysis, Kass L, Weekes J and Carpenter L (2012). European Journal of Clinical Nutrition.

[17] Docosahexaenoic acid but not eicosapentaenoic acid lowers ambulatory blood pressure and heart rate in humans, Mori TA and al. (1999). Hypertension.

[18] Effects of garlic on blood pressure in patients with and without systolic hypertension: a meta-analysis, Reinhart KM and al. (2008). Annals of Pharmacotherapy.

[19] Coenzyme Q10 in the treatment of hypertension: a meta-analysis of the clinical trials, Rosenfeldt FL and al. (2007). Journal of Human Hypertension.

[20] Effects of Quercetin on Blood Pressure: A Systematic Review and Meta-Analysis of Randomized Controlled Trials, Serban MC and al. (2016). Journal of the American Heart Association.

[21] Food supplementation with an olive (Olea europaea L.) leaf extract reduces blood pressure in borderline hypertensive monozygotic twins, Tania Perrinjaquet-Moccetti and al. (2008). Clinical and Translational Science.

[22] Daily Blueberry Consumption Improves Blood Pressure and Arterial Stiffness in Postmenopausal Women with Pre- and Stage 1-Hypertension: A Randomized, Double-Blind, Placebo-Controlled Clinical Trial, Sarah A. Johnson and al. (2015). Journal of the Academy of Nutrition and Dietetics.

[23] Effects of Montmorency tart cherry (Prunus Cerasus L.) consumption on vascular function in men with early hypertension, Karen M Keane and al. (2016). The American Journal of Clinical Nutrition.

[24] Inorganic Nitrate and Beetroot Juice Supplementation Reduces Blood Pressure in Adults: A Systematic Review and Meta-Analysis, Mario Siervo and al. (2013). The Journal of Nutrition.





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MessageSujet: Re: Prendre soin de soi et de sa santé   Mar 5 Juin 2018 - 22:12

source http://www.reponsesbio.com/2018/05/13/indications-de-phytotherapie-ayurvedique/
Les indications de la phytothérapie Ayurvédique
13 mai 2018

Bien que la plupart des Occidentaux ne connaissent l’Ayurvéda qu’à travers quelques médicaments typiques, cette médecine dispose d’une pharmacopée aussi riche et sophistiquée que la médecine chinoise.

L’Ayurvéda, contrairement à la médecine conventionnelle occidentale mais en parfaite harmonie avec la pensée naturopathique, vise avant tout à drainer l’organisme, sachant pertinemment que les toxiques et toxines accumulés constituent une des causes principales des problèmes de santé.

L’Ayurvéda, sauf exceptions, ne traite pratiquement jamais le symptôme à proprement parler, mais préfère rechercher la cause et soigner l’ensemble de la maladie.

Par voie de conséquence directe, les indications de chacune des plantes de sa pharmacopée, même si elles se trouvent classées en autant de catégories tout à fait conventionnelles, telles que « expectorantes », « diurétiques », « carminatives », etc., doivent être comprises dans le sens très particulier de la tradition ayurvédique pour devenir pleinement efficaces.

➢ Les plantes antiparasitaires
Ces plantes servent à expulser les vers et autres parasites, y compris les champignons et levures dont le Candida albicans.

Par extension, bien sûr, elles servent aussi à traiter les problèmes d’allergies alimentaires qui en découlent.

La phytothérapie antiparasitaire ayurvédique est essentiellement détoxifiante.

A ce titre, elle entraîne souvent un amaigrissement et quelquefois même une relative dévitalisation.

Il convient donc de n’employer ces plantes que lorsqu’il y a lieu, et sans excès.

Plus précisément, les malades de type Pitta n’abuseront pas d’antiparasitaires chauds et piquants, et les types Vata de plantes froides et amères.

Les plantes antiparasitaires sont :
→ la férule persique,
→ l’ajwan,
→ le piment de Cayenne,
→ les clous de girofle,
→ l’ail,
→ l’hydrastis,
→ la menthe pouliot,
→ le grenadier,
→ le bois piquant,
→ la graine de courge,
→ la rue,
→ la tanaisie,
→ le thym,
→ l’ansérine,
→ l’absinthe.

➢ Les plantes antispasmodiques
Les plantes antispasmodiques de l’Ayurvéda, dites « nervines », tonifient globalement le système nerveux, bien qu’elles puissent être stimulantes ou sédatives.

Au-delà même des nerfs, elles ont une action sur le mental et le psychisme.

Mais bien sûr, au plan physiologique, les antispasmodiques, comme leur nom l’indique :
→ soulagent les spasmes musculaires,
→ apaisent les crampes,
→ arrêtent les tremblements et les convulsions,
→ diminuent les spasmes des bronches en cas d’affections respiratoires,
→ diminuent les crampes menstruelles,
→ adoucissent les maux de tête.

En Ayurvéda, la nervosité est Vata, le dosha des personnes impulsives ou hypersensibles.

Ainsi, la plupart des douleurs nerveuses, lumbagos, sciatiques ou même paralysies sont Vata.

Cela dit, d’autres troubles émotionnels ou nerveux sont provoqués par Pitta, comme la colère et la haine, ou par Kapha, comme l’indolence et la léthargie.

Aussi, on choisira les plantes nervines parmi les rafraîchissantes pour Pitta, et parmi les chauffantes pour Vata et Kapha.

Les antispasmodiques chauffants sont :
→ férule persique,
→ basilic,
→ arbre à suif,
→ acore vrai,
→ camphrier,
→ eucalyptus,
→ ail,
→ guggul,
→ sabot de vénus,
→ armoise,
→ myrrhe,
→ noix de muscade,
→ menthe pouliot,
→ graine de pavot,
→ sauge,
→ valériane.

Les antispasmodiques rafraîchissants sont :
→ bétoine,
→ bhringaraj,
→ cataire,
→ camomille,
→ centella,
→ houblon,
→ jasmin,
→ jatamamsi,
→ agripaume,
→ bouillon blanc,
→ paille d’avoine,
→ fleur de la passion,
→ menthe poivrée,
→ bois de santal,
→ scutellaire,
→ menthe verte,
→ millepertuis,
→ verveine,
→ igname sauvage.

➢ Les plantes carminatives
Permettant d’évacuer les gaz intestinaux, ces plantes aident également à dissiper l’eau et le mucus stagnant dans les intestins, bref toutes les substances physiologiques que l’on appelle génériquement « Ama ».

Ces phytothérapiques contribuent donc à rétablir un péristaltisme normal.

De plus, traitant le système digestif, ils agissent évidemment sur le système neurovégétatif, sur les nerfs et sur le psychisme, soulageant les spasmes et les douleurs, stimulant la circulation, améliorant le moral et tonifiant le prana, l’énergie.

Toutefois, attention, employés trop longuement, ils peuvent aggraver Vata, surtout lorsqu’il s’agit de carminatifs rafraîchissants.

Les carminatifs chauffants, quant à eux, peuvent aggraver Pitta et augmenter l’acidité.

On préférera, dans ce dernier cas, les carminatifs rafraîchissants.

A noter que, selon l’Ayurvéda, la plupart des épices sont des plantes carminatives.

En cas de problèmes digestifs et notamment de fermentations intestinales, surtout pour les sujets Vata, cette médecine conseille donc de prendre de un à cinq grammes d’épices diverses chaque jour, avec des aliments toniques.

Les carminatifs chauffants sont :
→ ajwan,
→ férule persique,
→ basilic,
→ laurier,
→ acore vrai,
→ cardamome,
→ cannelle,
→ clous de girofle,
→ ail,
→ gingembre,
→ baies de genévrier,
→ noix de muscade,
→ écorce d’orange,
→ origan,
→ thym,
→ curcuma,
→ valériane.

Les carminatifs rafraîchissants sont :
→ camomille,
→ cataire,
→ chrysanthème,
→ coriandre,
→ cumin,
→ aneth,
→ fenouil,
→ lime,
→ souchet rond,
→ menthe poivrée,
→ menthe verte,
→ gaulthérie.

➢ Les plantes diaphorétiques
Elles stimulent la transpiration et la circulation, combattent la fièvre et les frissons, éliminent les toxines cutanées et restaurent les défenses.

On les emploiera notamment en cas de rhume ou de grippe, d’asthme ou d’arthrite.

Ces plantes sont divisées en deux groupes par l’Ayurvéda, bien que la plupart d’entre elles soient chauffantes, diminuant Kapha et Vata et augmentant Pitta.

En effet, la plupart des rhumes sont Kapha, le froid et l’humidité, et c’est Vata, le vent, qui les transporte dans l’organisme.

Les diaphorétique rafraîchissants, eux, diminuent Pitta et Kapha et augmentent Vata.

Ils seront plutôt conseillés dans le traitement des fièvres élevées, des maux de gorge et des inflammations causées par un taux élevé de toxines dans le sang.

Les diaphorétiques chauffants sont :
→ angélique,
→ basilic,
→ arbre à suif,
→ camphrier,
→ cardamome,
→ cannelle,
→ clous de girofle,
→ éphédra chinois,
→ eucalyptus,
→ gingembre,
→ baies de genévrier,
→ sauge,
→ thym,
→ asaret.

Les diaphorétiques rafraîchissants sont :
→ eupatorium,
→ bardane,
→ cataire,
→ camomille,
→ chrysanthème,
→ coriandre,
→ sureau noir,
→ marrube blanc,
→ prêle,
→ menthe poivrée,
→ menthe verte,
→ achillée millefeuille.

➢ Les plantes digestives
Egalement stimulantes d’une manière générale, les plantes digestives ont essentiellement une énergie chaude et une saveur piquante.

Elles comptent donc, pour beaucoup d’entre elles, parmi les épices, les poivres, les piments et les gingembres.

En fait, elles augmentent Agni, le feu digestif, et détruisent par conséquent les accumulations toxiques, ou Ama.

Ces stimulants réchauffent l’estomac, accroissent l’appétit et stimulent les sens.

Ils augmentent Pitta et diminuent Kapha.

On les indique en cas :
→ d’atonie digestive,
→ d’intoxication,
→ de langue chargée,
→ de métabolisme et de circulation paresseux.

Ils sont toutefois contre-indiqués en cas :
→ d’hypertension,
→ d’insomnie,
→ de déshydratation,
→ d’inflammation.

Les plantes digestives sont :
→ ajwan,
→ férule persique,
→ poivre noir,
→ piment de Cayenne,
→ cannelle,
→ clou de girofle,
→ ail,
→ gingembre sec,
→ raifort,
→ moutarde,
→ oignon,
→ pippali,
→ frêne.

➢ Les plantes diurétiques
En plus d’augmenter la miction, les plantes diurétiques stimulent les reins, éliminent les toxines et réduisent Kapha, l’eau.

Mais les diurétiques réduisent aussi Pitta et accroissent la sécheresse de Vata.

La plupart des diurétiques sont rafraîchissants et, naturellement, asséchants.

Pour cette raison, ils :
→ dissipent la chaleur humide,
→ rafraîchissent les reins, la vessie, le foie et la vésicule biliaire,
→ favorisent l’élimination des calculs,
→ résorbent les œdèmes,
→ drainent l’accumulation d’eau dans les tissus du bas du corps,
→ ont un très net effet amincissant.

On les contre-indiquera cependant en cas de :
→ convalescence,
→ faiblesse,
→ déshydratation,
→ constipation,
→ sécheresse de la peau,
→ chez tous ceux et celles qui n’accumulent pas beaucoup d’eau et ont des urines peu abondantes.

Les diurétiques rafraîchissants sont :
→ asperge,
→ orge,
→ buchu,
→ bardane,
→ gratteron,
→ coriandre,
→ barbe de maïs,
→ pissenlit,
→ fenouil,
→ gokshura,
→ prêle,
→ verveine des Indes,
→ guimauve,
→ plantain,
→ punarnava,
→ menthe verte,
→ busserole.

Les diurétiques chauffants sont :
→ ajwan,
→ cannelle,
→ cubèbe,
→ ail,
→ baies de genévrier,
→ éphédra,
→ moutarde,
→ persil,
→ carotte sauvage.

➢ Les plantes emménagogues
Au-delà de la régulation des menstruations, les plantes emménagogues de l’Ayurvéda traitent également de nombreux troubles féminins, syndrome prémenstruel, tumeurs ou infections utérines, etc.

Ces stimulants circulatoires sont essentiellement de saveur piquante ou amère et chauffent donc le sang tout en améliorant sa qualité et en stimulant le cœur.

Beaucoup sont rafraîchissants, et ce sont d’ailleurs ceux-là que l’on choisira de préférence en cas de troubles menstruels de type Pitta élevé, autrement dit en cas :
→ d’irrégularités causées par des infections ou des saignements,
→ de colère ou d’irritabilité.

En revanche, on préférera les chauffants en cas de Pitta faible, c’est à dire en cas d’irrégularités dues :
→ au froid,
→ au surmenage,
→ à l’anxiété.

Mais attention : la plupart de ces plantes sont contre-indiquées en cas de grossesse.

Les emménagogues rafraîchissants sont :
→ chardon béni,
→ camomille,
→ chrysanthème,
→ hibiscus,
→ manjishta,
→ agripaume,
→ cyprès rond,
→ primevère,
→ framboisier,
→ pétale de rose,
→ achillée millefeuille.

Les emménagogues chauffants sont :
→ angélique,
→ férule persique,
→ cannelle,
→ cotonnier,
→ gingembre,
→ armoise,
→ myrrhe,
→ persil,
→ menthe pouliot,
→ carthame,
→ angélique chinoise,
→ curcuma,
→ valériane.

Enfin, il existe un troisième groupe, les toniques, qui sont régénérants et aphrodisiaques et traitent les faiblesses d’organes dues à des maladies, à une malnutrition ou au vieillissement.

Les emménagogues toniques sont :
→ aloès,
→ angélique,
→ cotonnier,
→ hélonias,
→ réglisse,
→ graine de lotus,
→ myrrhe,
→ pivoine,
→ rehmannia,
→ shatavari,
→ sceau de Salomon,
→ igname sauvage,
→ hibiscus,
→ jasmin,
→ rose,
→ safran.

➢ Les plantes expectorantes
Elles favorisent l’expulsion du mucus, dégagent les poumons, les fosses nasales mais aussi l’estomac, et sont donc indiquées en cas :
→ d’affections respiratoires,
→ de rhumes,
→ de grippes,
→ d’asthme,
→ de bronchite,
→ de pneumonie,
→ d’indigestion,
→ de mauvaise assimilation.

Ces plantes expectorantes agissent soit en éliminant le mucus par assèchement, soit par humidification.

Dans le premier cas, elles sont de saveur piquante et d’énergie chaude ; dans le second, ce sont des plantes douces et rafraîchissantes.

Les premières diminuent Kapha et augmentent Pitta, et sont conseillées en cas de refroidissements Kapha ou Kapha/Vata, ou d’affections respiratoires.

Quant aux secondes, elles liquéfient Kapha, et agissent sur les refroidissements Pitta ou Pitta/Vata, ainsi que sur les affections respiratoires, les maux de gorge ou la toux sèche et spasmodique.

Les expectorants asséchants sont :
→ acore vrai,
→ cardamome,
→ cannelle,
→ clous de girofle,
→ cubèbe,
→ aunée,
→ gingembre sec,
→ marrube blanc,
→ hysope,
→ graine de moutarde,
→ peau d’orange,
→ pippali,
→ sauge,
→ asaret,
→ herbe sainte.

Les expectorants humidifiants sont :
→ bambou épineux,
→ mouron blanc,
→ graine de lin,
→ carragheen,
→ réglisse,
→ capillaire de Montpellier,
→ guimauve,
→ orme,
→ sceau de Salomon.

Enfin, il existe des antitussifs comme :
→ noyau d’abricot,
→ arbre à suif,
→ tussilage,
→ éphédra chinois,
→ eucalyptus,
→ grindelia,
→ marrube blanc,
→ bouillon blanc,
→ osha,
→ thym,
→ cerisier sauvage.

➢ Les plantes laxatives

Plus ou moins puissantes, les plantes laxatives expulsent de l’intestin non seulement les aliments mais également les toxines.

Les laxatifs doux sont humidifiants et agissent par lubrification des intestins ; plus puissants, ils sont amères et froids, et stimulent le péristaltisme.

On les indique généralement en cas de constipation ou d’intoxination colonique (que l’on peut diagnostiquer lorsqu’il y a un dépôt important sur le fond de la langue).

Les laxatifs doux et humidifiants, ou les fibres, sont indiqués en cas de constipation chronique ou de constipation des personnes âgées, c’est-à-dire en cas de constipation Vata avec sécheresse du côlon.

Les purgatifs de nature froide et amère sont, quant à eux, conseillés en cas de constipation Pitta, lorsque la chaleur est élevée, ou encore en cas de diarrhée.

Les laxatifs humidifiants ou les fibres sont :
→ le son,
→ les graines de lin,
→ la réglisse,
→ les pruneaux,
→ les graines de psyllium,
→ le raisin,
→ le shatavari.

Les purgatifs plus puissants sont :
→ l’aloès en poudre,
→ l’huile de ricin,
→ le croton,
→ le podophylle,
→ la rhubarbe,
→ le séné.

Les laxatifs rafraîchissants sont :
→ l’aloès,
→ le glaïeul bleu,
→ l’échinacée,
→ la rhubarbe,
→ le séné,
→ la patience crépue.

➢ Les plantes reconstituantes
Elles purifient le sang, éliminent les toxines et secondairement les bactéries et autres parasites.

Les rafraîchissantes, généralement conseillées pour Pitta et Kapha, sont :
→ aloès,
→ glaïeul bleu,
→ bardane,
→ chaparral,
→ pissenlit,
→ échinacée,
→ indigo,
→ manjishta,
→ margousier,
→ plantain,
→ phytolaque,
→ trèfle rouge,
→ bois de santal,
→ patience.

Elles ont un effet antibiotique puissant et, pour cette raison, ne doivent pas être employées sur de trop longues périodes, surtout en cas de Vata élevé.

Les chauffantes, généralement conseillées pour Vata et Kapha sont :
→ arbre à suif,
→ poivre noir,
→ piment de Cayenne,
→ cannelle,
→ ail,
→ myrrhe,
→ bois piquant,
→ carthame,
→ sassafras.

Jean-Baptiste Loin

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MessageSujet: Re: Prendre soin de soi et de sa santé   Mar 5 Juin 2018 - 22:29

source http://www.reponsesbio.com/2018/05/16/la-dietetique-ayurvedique/
La diététique Ayurvédique
16 mai 2018

Pour finir dignement ce dossier sur l’Ayurveda, abordons aujourd’hui les principes fondamentaux de la diététique ayurvédique.
Une approche particulière où chaque tempérament, humeur, saison et affection, est l’occasion d’une organisation particulière des plats et saveurs.
Bien que l’Ayurveda regroupe huit types de médecines, à savoir :
→ Kayachikitsa : la médecine générale
→ Shalya : la chirurgie
→ Shalkya : le traitement des maladies ORL
→ Damstra Chikitsa : la toxicologie
→ Bala Roga Chikitsa : le rajeunissement
→ Vrishya Chikitsa : la médecine aphrodisiaque

La tradition ayurvédique tient l’hygiène alimentaire pour primordiale.

Mais les règles de la diététique ayurvédique diffèrent sur bien des points de celles de la diététique occidentale moderne.

Alors que notre médecine officielle a déjà du mal à admettre des notions comme la supériorité de la prévention sur la thérapie ou celle de l’unicité psychosomatique, l’Ayurveda, à l’instar de toutes les médecines traditionnelles, connaît et se fonde sur ces notions depuis des millénaires.

Etymologiquement, Ayurveda ne désigne d’ailleurs pas la médecine, puisque le terme « Véda » signifie savoir, et « Ayûs » la vie, la longévité.

La médecine et la chirurgie ne constituent donc qu’un des aspects secondaires de cet Ayurveda science de la vie, le plus important restant la méditation et, tout de suite après, la diététique, discipline essentielle dans le cadre de toute prévention… comme de tout traitement sérieux.

Notons, au passage, que le fameux « what you eat, you are » des Beatles a été emprunté au « dis-moi ce que tu manges, je te dirai qui tu es », formule favorite des vaidya, ces praticiens de l’Ayurveda qu’il ne faudrait surtout pas confondre avec de simples médecins tant leurs moyens d’intervention dépassent la seule prescription de médicaments.

Mais, si riche que soit leur arsenal thérapeutique, ils ne s’en font pas moins un devoir et un point d’honneur de revenir sempiternellement aux principes sacrés de leur diététique, pour soigner leurs patients.

« Si le patient a un régime déséquilibré », affirment-ils non sans humour, « les médicaments sont inutiles ; et si le patient a un régime approprié, les médicaments sont inutiles ».

C’est tout dire !

Les principes fondamentaux
Que les principes diététiques de l’Ayurveda soient sacrés n’est pas un vain mot car, pour un Hindou, manger c’est célébrer l’unité, ou tout au moins l’interdépendance existant entre l’homme et l’univers.

De cette notion traditionnelle d’interdépendance naît obligatoirement un respect global à l’endroit de la création, qui s’exercera donc aussi bien sur l’environnement que sur l’organisme et le psychisme de l’individu.

Etre adepte de l’Ayurveda implique par conséquent de veiller à ne nuire ni à l’univers ni à soi-même, et pour ce faire de rechercher l’harmonie entre les deux à l’aide de modes alimentaires s’inspirant directement des lois de cet univers.

C’est pourquoi les huit principes de base qui doivent être pris en compte en matière de diététique ayurvédique ne diffèrent en rien des principes en vigueur dans la philosophie du Yoga, lui aussi considéré comme nourriture, mais spirituelle celle-ci.

Ce sont les suivants :
→ Prakriti : la nature des aliments
→ Kârana : la préparation des repas
→ Samyoga : les combinaisons alimentaires
→ Râsi : la quantité
→ Desha : le lieu
→ Kâla : le temps
→ Upayogasamsthâ : les conseils d’alimentation saine
→ Upayogtan : l’effet de la nourriture sur la personne.

Prakriti, la nature des aliments
On a vu que c’est de Purusha, la manifestation spirituelle primordiale, que naît l’univers objectif, Prakriti.

On a vu également que le fonctionnement de Prakriti repose sur trois qualités, les Gunas :
→ tamas, l’obscurité, l’inertie ;
→ rajas, l’activité, la passion ;
→ et sattva, la pureté.

Lorsque l’énergie se manifeste dans la forme, une de ces trois Gunas prévaut toujours sur les deux autres, de telle sorte qu’il devient possible d’attribuer une qualité à chaque chose et à chaque être, y compris aux différents moments de leur évolution dans le temps.

Les aliments n’échappent évidemment pas à cette première classification :

➢ Les aliments sattviques
Ce sont les plus purs, les plus hypotoxiques.

Ils maintiennent donc l’individu dans la plus grande sérénité possible et dans la clarté mentale.

Ce sont :
→ les céréales,
→ les fruits et légumes frais,
→ les jus de fruits naturels,
→ le lait du jour,
→ le beurre clarifié,
→ les fromages,
→ les légumineuses,
→ les noix,
→ les graines germées,
→ le miel,
→ les tisanes.

➢ Les aliments rajasiques
Ils stimulent le corps et agitent le mental.

Ce sont :
→ les épices,
→ le sel,
→ les herbes fortes,
→ les sauces,
→ les excitants (thé, café, chocolat…),
→ le poisson,
→ les œufs,
→ tout ce qui est amer, acide, sec ou salé.

➢ Les aliments tamasiques
Ils alourdissent, et même quelquefois affaiblissent, le corps et le mental, et installent un état d’inertie favorable à la fatigue, aux maladies et aux émotions négatives.

Ce sont :
→ la viande,
→ l’alcool,
→ le tabac,
→ les oignons,
→ l’ail,
→ les aliments fermentés,
→ les fritures,
→ les fruits trop mûrs,
→ les aliments rassis,
→ les conserves,
→ les sucreries…

Les saveurs
A ces Gunas universelles, ici adaptées à l’alimentation, répondent des équivalents corporels, autrement dit les Doshas vata, pitta et kapha.

Sur la base de cette deuxième tripartition, et à condition bien sûr de savoir reconnaître sa propre tendance doshique, il devient possible de personnaliser intelligemment son hygiène alimentaire.

➢ Vata
Rappelons que Vata est le mouvement, le rythme métabolique.

Il gouverne les mouvements du corps, la respiration, l’élimination, le mouvement des muscles et des tissus, le rythme du coeur, les échanges intracellulaires, le système sympathique, la parole, et la pensée.

Lié aux éléments air et espace, il a son centre au niveau des intestins.

Parmi les aliments qui augmentent le vata :
→ les boissons et les mets froids,
→ tout ce qui est sec et léger,
→ les goûts amer, piquant et astringent,
→ le maïs,
→ le millet,
→ le seigle,
→ les pommes,
→ les poires,
→ les fruits secs,
→ les pommes de terre,
→ les choux,
→ les légumes verts,
→ les crudités,
→ les pois et haricots secs,
→ la viande de bœuf.

Et parmi les aliments qui pacifient le vata :
→ les boissons et les mets chauds,
→ tout ce qui est onctueux, doux, acide et salé,
→ les produits laitiers,
→ le miel,
→ les huiles,
→ le riz et le blé,
→ le raisin,
→ les pêches,
→ les melons,
→ les avocats,
→ les noix de coco,
→ les carottes,
→ les asperges,
→ les concombres,
→ le poivre noir,
→ le cumin,
→ le gingembre,
→ les noix,
→ les noisettes,
→ les amandes,
→ le poulet,
→ les poissons,
→ les fruits de mer.

➢ Pitta
Pitta est la chaleur.

Il règle la température du corps, la digestion, l’assimilation, l’homéostasie, la pigmentation de la peau, l’éclat du regard, et l’intelligence.

Lié aux éléments feu et eau, il a son siège dans l’estomac, le foie et l’intestin grêle.

Les aliments qui augmentent le pitta sont :
→ la nourriture et les boissons chaudes,
→ les aliments de goût piquant, acide et salé,
→ le yogourt,
→ le fromage,
→ le miel,
→ les amandes,
→ le sésame,
→ le maïs,
→ le millet,
→ le seigle,
→ le riz complet,
→ les pamplemousses,
→ les papayes,
→ les mangues,
→ les olives,
→ les bananes,
→ les tomates,
→ les carottes,
→ le sel,
→ le poivre,
→ le piment de Cayenne,
→ les clous de girofle,
→ les poissons,
→ les fruits de mer,
→ les œufs.

Les aliments qui pacifient le pitta :
→ la nourriture et les boissons froides,
→ le doux, l’amer et l’astringent,
→ le lait,
→ le beurre clarifié,
→ le sucre,
→ l’huile de tournesol,
→ le blé,
→ le riz blanc,
→ l’avoine,
→ le raisin,
→ les cerises,
→ les noix de coco,
→ les oranges,
→ les asperges,
→ les concombres,
→ les patates douces,
→ les légumes verts,
→ le soya,
→ la cannelle,
→ la cardamome,
→ la viande de volaille.

➢ Kâpha
Kâpha est la masse.

Il constitue la matière du corps, assure la résistance de l’organisme et la fonction immunitaire.

Lié aux éléments eau et terre, il a son siège dans le coeur et les poumons.

Les aliments qui augmentent le kâpha :
→ une nourriture abondante, onctueuse et riche,
→ le doux, l’acide et le salé,
→ la crème,
→ le beurre,
→ le lait complet en grande quantité,
→ le sucre,
→ la mélasse,
→ les huiles,
→ le riz,
→ le blé,
→ l’avoine,
→ les avocats,
→ les dattes,
→ les bananes,
→ les melons,
→ les figues,
→ les noix de coco,
→ les tomates,
→ les patates douces,
→ les concombres,
→ les courgettes,
→ le soya,
→ le sel,
→ les noix, noisettes et amandes,
→ la viande de porc et de bœuf,
→ les poissons,
→ les fruits de mer.

Les aliments qui pacifient le kâpha :
→ une nourriture légère, sèche, chaude,
→ le piquant, l’amer et l’astringent,
→ le lait écrémé,
→ le miel,
→ le maïs,
→ le millet,
→ le seigle,
→ les pommes,
→ les poires,
→ les grenades,
→ les asperges,
→ les aubergines,
→ les brocolis,
→ les carottes,
→ les choux-fleurs,
→ le céleri,
→ les pois et haricots,
→ la viande de poulet et de dinde.

Les goûts
Après cela, la troisième classification de la diététique ayurvédique touche aux goûts, qui jouent aussi un rôle primordial au plan énergétique.

Il existe six goûts, ou rasa :
→ Le doux, ou madhura, représenté par exemple par le sucre, le lait, le beurre, le riz ou le pain de blé.

Le doux est apaisant et préside à la croissance et au développement des tissus.
→ L’acide, ou amla, avec le yogourt, le citron, le fromage, stimule les sécrétions salivaires et les sucs digestifs, réchauffe l’organisme et exerce une action bienfaisante sur le cœur.
→ Le salé, ou lavana, avec le sel, en donnant du goût aux aliments, facilite la digestion, mais ne doit jamais être pris en excès.
→ Le piquant, ou katu, avec le poivre noir, le piment de Cayenne, le gingembre, stimule les sucs digestifs, mais ne doit jamais être pris en excès sous peine d’irritation.
→ L’amer, ou tikta, avec les épinards et les légumes verts, améliore la digestion.
→ L’astringent, ou kashâya, avec les féculents et les légumineuses, exerce son action sur le tube digestif et sur la peau.

Les qualités
Enfin, la quatrième et dernière classification distingue entre six qualités :
→ le lourd, avec le fromage, le yogourt ou le pain ;
→ le léger, avec le maïs, les pommes, les épinards ;
→ l’onctueux, avec les huiles, les graisses et les produits laitiers ;
→ le sec, avec l’orge, le maïs, les pommes de terre, les féculents ;
→ le chaud, avec les aliments et les boissons chaudes ;
→ le froid, avec les aliments et les boissons froides.

Les principaux aliments
Grâce à ces classifications chaque aliment va pouvoir être qualifié d’une manière précise et choisi en fonction de la réponse qu’il apporte aux différents aléas physiologiques.

Ainsi, n’importe quelle céréale, n’importe quel fruit ou légume devient un médicament.

Un terrain acide a-t-il besoin d’être stimulé, on lui conseillera le soja.

Une tendance hépatique a-t-elle besoin de se reminéraliser, c’est la carotte qui lui conviendra…

Voici, à titre d’exemple, les principaux aliments utilisés dans la diététique ayurvédique, accompagnés de leurs qualités respectives :

➢ Céréales
→ Le riz est considéré comme doux, rafraîchissant et légèrement stimulant.

→ Le blé est doux, frais, tonique, nutritif et de digestion facile.

→ L’orge est doux, astringent et favorise l’élimination.

→ Le millet est chaud, sec, tonique, fortifiant, et augmente pitta.

➢ Légumes
→ La pomme de terre, à condition d’être cuite avec la peau, est douce, reminéralisante, apaisante, antiacide.

→ Le radis est piquant, reminéralisant, stimulant circulatoire, apéritif.

→ La carotte est douce, reminéralisante, diurétique, hépatique.

→ La tomate purifie le sang et prévient les problèmes d’estomac.

→ L’aubergine, grillée ou au four, est piquante, nutritive, tonique et laxative.

→ La laitue est douce, stimulante de la circulation, bonne pour les muqueuses… et conseillée en usage quotidien.

➢ Légumineuses
→ Les lentilles sont douces, astringentes, rafraîchissantes et favorisent le sommeil.

→ Les pois secs, frits à l’huile de sésame et épicés, sont toniques.

→ Le soja réduit l’acidité et stimule.

➢ Fruits
→ La pomme est douce, tonique, et réduit l’acidité. Comme la laitue, elle est conseillée quotidiennement pour ses vertus calmantes.

→ Le citron, à consommer immédiatement après l’avoir coupé, est piquant, antiseptique, purificateur sanguin, hépatique, digestif, diurétique, antiacide.

→ Le raisin est doux ou acide, astringent, reminéralisant, calmant quand il est sucré, laxatif, purificateur sanguin, antifatigue.

→ La mangue, consommée bien mûre avec un peu de beurre clarifié ou de lait du jour, est douce, reminéralisante, calmante, régénérante, laxative et hépatique. Recommandée presque quotidiennement.

➢ Produits laitiers
→ Le lait cru et frais du jour est régénérant, nourrissant, tonique, détoxiquant, et régularise les trois doshas. Egalement recommandé quotidiennement, en boisson ou avec n’importe quel aliment.

→ Le Yaourt est aigre-acide, apéritif, détoxiquant.. et recommandé à tous les repas, soit en boisson sous forme de lassi, en mélange avec de l’eau en quantités égales, soit en raïtas (crudités au yaourt et condiments), pour rafraîchir tout au long du repas.

→ Le beurre clarifié, ou Ghee, préparé à partir du lait de bufflonne et de yaourt, est doux, tonique, stimulant et antiseptique. Il équilibre les trois doshas, et se consomme à tout repas à raison d’une demie cuillère à café.

➢ Condiments
→ L’huile de sésame est douce, digeste, stimulante et réchauffante. Régularisant vata et kapha, on peut l’utiliser aussi bien crue que pour la friture.

→ La cannelle est digestive, fortifiante, et stimule la circulation.

→ Le gingembre est piquant, antiacide, active la transpiration et l’appétit, calme l’estomac et fortifie les nerfs. Action sur kapha.

→ La cardamome est piquante et amère, expectorante, diurétique, tonique, et considérée comme le meilleur tonique de la digestion.

→ Le clou de girofle active le poumon et l’estomac, et chasse le froid.

→ Le poivre noir est piquant, réchauffe et purifie le sang, et contribue à une meilleure digestion.

→ Le miel est doux, reminéralisant, apéritif, laxatif, stimulant, calmant. On le recommande quotidiennement à raison d’une demie cuillère à café.

Les principes secondaires
Nous l’avons vu, au-delà de la nature des aliments d’autres principes sacrés président à la diététique des Indiens.

➢ Kârana
En tout premier lieu, la préparation des repas, ou kârana, qui propose des préceptes qui ne diffèrent pas grandement de ceux des autres systèmes diététiques.

Il faut notamment que la nourriture :

→ soit la plus fraîche possible, provenant de son propre jardin ou au moins de la région ;

→ soit cuisinée dans des récipients en acier inoxydable, en verre, en bois ou en terre cuite ;

→ comprenne les six goûts ;

→ soit épicée selon la saison et les besoins de chacun ;

→ soit appétissante et délicieuse.

D’autre part, il faut savoir qu’en Inde la cuisine est la pièce centrale de la maison.

C’est la plus importante… et la plus propre.

Là, la personne chargée de la préparation des plats peut-être entourée de musique ou de récitations védiques, et doit impérativement être calme, heureuse et en bonne santé.

➢ Samyoga
Les combinaisons alimentaires, ou samyoga, rappellent en partie notre propre système diététique.

Par exemple, on ne mélangera pas le lait et les fruits acides.

Seule la banane et la mangue peuvent être mariées avec du lait.

Le lait, lui-même, n’est pas une boisson mais un aliment ; on ne le boira donc pas durant les repas.

On le fera bouillir un quart d’heure et on le boira chaud, à jeun, le matin ou en fin d’après-midi.

Il est, de plus, déconseillé de manger en même temps ou d’alterner des aliments chauds et froids.

Ainsi les boissons glacées sont-elles fortement déconseillées pendant les repas.

➢ Râsi
La quantité, ou râsi, compte également parmi les grands principes de l’Ayurveda.

On dit qu’il faut un tiers de nourriture, un tiers d’eau et un tiers d’espace.

Les saveurs, notamment, doivent être dosées à raison de :

→ 90% d’aliments doux,

→ 4% d’aliments astringents,

→ 3% d’aliments aigres,

→ 3% d’aliments amers, salés ou piquants.

Et bien sûr, trop manger est considéré comme extrêmement nocif.

➢ Desha et kâla
Le lieu (desha) et le temps (kâla), autrement dit la salle à manger et l’heure des repas, ne sont pas non plus sans importance.

La pièce où l’on mange doit toujours être aérée et tranquille.

Quant aux moments propices, ils se situent :

→ entre sept et huit heures pour le petit déjeuner,

→ entre onze et treize heure pour le déjeuner,

→ avant la tombée de la nuit pour le dîner.

➢ Conseils de préparation aux repas
Enfin, les conseils pour bien manger sont nombreux.

Il faut notamment :

→ se laver les mains et le visage avant de passer à table,

→ se détendre,

→ bien s’asseoir,

→ manger en silence,

→ bien mâcher,

→ être attentif aux repas,

→ choisir les aliments en fonction de ses goûts et de ses désirs du moment,

→ prendre une pincée de gingembre frais râpé avec un peu de sel quelques minutes avant les repas pour stimuler la digestion,

→ accompagner les repas de thé de gingembre, préparé avec du gingembre frais écrasé, de la cannelle, des clous de girofle et de la cardamome,

→ sucer quelques graines de cardamome après le repas,

→ boire au moins huit grands verres d’eau par jour entre les repas.

Enfin, il existe aussi toutes sortes d’erreur à éviter, comme de manger du yaourt ou du fromage le soir ou de cuire les aliments avec du miel…

Jean-Baptiste Loin

Pour en savoir plus sur les principes ayurvédiques, je vous invite à lire cet ouvrage faisant partie des rares traduits en français
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