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 Broussonetia papyrifera :: Mûrier d'Espagne ou Mûrier à papier

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MessageSujet: Broussonetia papyrifera :: Mûrier d'Espagne ou Mûrier à papier   Ven 4 Juil 2014 - 22:20





En avril 2012, j'ai découvert cet arbre dans un jardin public de Nice, ce sont les fleurs femelles roses qui ont attiré mon regard, mais les fleurs mâles sont très jolies aussi.


source http://www.lesarbres.fr/murier.html
Mûrier : Morus
arbre de la famille des Moracées
(Arbre à pain, Figuier, Jacquier, Mûrier, Oranger des Osages, Pippal)

La famille des Moracées comprend près de 70 genres et un millier d'espèces : il s'agit d'arbres ou d'arbustes le plus souvent tropicaux, produisant du latex, à feuilles alternes, simples, entières ou plus ou moins lobées.
Étymologie : Moracée et Mûrier viennent du nom latin "morus".
Espèces :
Mûrier noir, Morus nigra, originaire de Perse, ainsi nommé en raison de son fruit rouge foncé ;
Mûrier blanc ou "mûrier du ver à soie", Morus alba (introduit de Chine en France, dans la Drôme, par le sieur d'Allan, en 1494). Olivier de Serres relance la sériculture en Provence en 1599, en préconisant la culture du mûrier à soie.
Mûrier kagaya ou Mûrier à feuilles de Platane, Morus platanifolia ;
Mûrier à papier, Broussonetia papyrifera, fréquent en Provence.
Les différences sont indiquées dans le tableau ci-dessous.
Habitat : les Mûriers supportent le calcaire et affectionnent la lumière (espèces héliophiles) et la chaleur (thermophiles).
Durée de vie : de l'ordre de 100-150 ans.
Taille maximale : 10-15 m.
Port : houppier large sauf le Mûrier noir qui a un port étalé.
Écorce fissurée, noire, avec, chez le mûrier noir, des bosses.
Feuillage caduc. Feuilles en mai avec les fleurs. Les mûriers ont des feuilles de formes très variées, généralement ovales, à base cordée, et extrémité effilée, et bordure légèrement denté. Elles sont parfois profondément lobées, éventuellement asymétriques par rapport à la nervure centrale. Les rameaux contiennent une sève blanche riche en latex. Le Mûrier à papier est une espèce dioïque : les fleurs mâles sont des chatons, les fleurs femelles sont des boules de 1 cm de diamètre (glomérules), hérissées de poils violets papilleux qui sont des stigmates (comme chez l'Oranger des Osages). Les fruits des Mûriers ressemblent aux mûres de la ronce, mais en diffèrent : la mûre de mûrier est un amas de petits fruits charnus, tandis que la mûre de la ronce résulte d'une seule fleur dont on retrouve le calice à la base. Chaque carpelle donne un élément charnu contenant une graine.
Utilisations :
Mûrier blanc : les feuilles du mûrier blanc servent à l'alimentation du ver à soie (chenilles de bombyx).
Mûrier noir : l'écorce contient des substances ténifuges (qui tuent les ténias). Son bois est recherché en ébénisterie et utilisé en papeterie. Le fruit est comestible, non pas tel quel, mais en sirop utilisé comme émollient ainsi qu'en confiture ou en gelée (comme la mûre).
Mûrier à papier : son écorce, fine, servait à faire un papier de luxe en Asie.



source http://www.lafeuillecharbinoise.com/?p=8330 (voir les photos sur le lien)
Le mûrier à papier, un arbre voyageur, utile mais facétieux

Posté par Paul dans la catégorie : voyages sur la terre des arbres .
Une chronique dans laquelle on fait connaissance avec un botaniste méconnu et où l’on parle (entre autres) de vers à soie, de Girondins et de chèvre angora…

Quatre feuilles de même taille, de même couleur mais découpées différemment… sur le même arbre. Un nom latin aux consonances étranges : broussonetia.
Un arbre qui donne naissance, chaque année, à des dizaines de rejets qui se dressent vers le ciel tout le long de ses racines traçantes ; bref un arbre qui devient forêt pendant que vous avez le dos tourné. Ajoutez à cela une écorce avec laquelle on fabriquait du papier autrefois en Asie, et des baies orangées consommables (à condition qu’il y ait un papa mûrier dans le secteur – l’arbre isolé est stérile).
C’est ce cocktail de particularités qui me donne envie de qualifier cet arbre de « facétieux ». Bien qu’originaire d’Asie du Sud-Est, il n’a pas les yeux bridés, et il ne vous fait pas de grimaces particulières lorsque vous tournez le dos. Il ne parle pas non plus. Il ne faut pas trop lui en demander, ce n’est quand même pas un Ent… Mais observez bien la photo : elle n’est pas touchante la feuille de droite ? Moi elle me fait irrésistiblement penser au petit fantôme de Ghostbusters…

Trêve de plaisanterie : on n’est pas là pour parler fantômes ou cinéma mais pour améliorer notre connaissance du monde des arbres. De la botanique, ou plutôt de l’ethnobotanique si l’on peut dire, la relation entre l’homme et les plantes m’intéressant toujours beaucoup plus que les classifications subtiles des flores et des herbiers.
L’apparition du mûrier à papier, également nommé Broussonetia papyrifera, en France remonte à la seconde moitié du XVIIIème siècle. Les premiers arbres ont été découverts en Chine en 1751 ; les premiers exemplaires importés en France s’acclimatent assez mal et sont surtout stériles. Ils dépérissent pratiquement tous sans que l’on puisse récolter de graines pour renouveler les semis. En fait, il s’agit d’une plante dioïque, mais les botanistes ne s’en aperçoivent pas immédiatement. Ce terme savant signifie qu’il est nécessaire qu’existent, dans un voisinage proche, un arbre mâle et un arbre femelle pour que les fleurs soient fécondes et que l’on puisse récolter des graines. C’est seulement en 1786 qu’un naturaliste français, Pierre Marie Auguste Broussonet (on notera sur la photo qu’il n’a pas du tout une tête de chasseur de fantômes !) se procure un mûrier à papier porteur de fleurs femelles. Détail amusant, le savant ne découvre pas ses spécimens en Chine (il n’y est jamais allé), mais en Ecosse, dans un jardin ; ils ont sans doute été plantés là par quelque explorateur des pays lointains, mais ils n’ont pas été véritablement identifiés. La trouvaille de Broussonet permet de faire un pas en avant dans la connaissance de cette plante.
L’arbre est alors dénommé  « broussonetia » en hommage au savant. Peut-être n’avez vous jamais entendu parler de ce naturaliste. Il faut dire qu’il est relativement peu connu (sauf dans sa ville natale de Montpellier qui a baptisé une rue en son honneur), malgré l’intérêt indéniable de ses travaux.
Soucieux (comme toujours) d’améliorer votre culture générale, je trouverais injuste de ne pas vous donner quelques informations supplémentaires à son sujet.

Broussonet est né en 1761. Il est admis très jeune à l’académie des sciences suite à la publication de divers mémoires que ses confrères estiment brillants. Son premier titre de gloire est d’avoir transposé à la zoologie la méthode descriptive et la nomenclature préconisées par Linnée pour les plantes. Dès le début de sa carrière, il témoigne d’un grand intérêt pour la vie dans les campagnes et les perfectionnements de l’agriculture. A de multiples reprises il va chercher des applications pratiques aux nouvelles idées auxquelles ses confrères et lui-même sont confrontés.  Il préconise, sans grand résultat, la culture du murier à papier, non pour nourrir les vers à soie qui ne s’y intéressent pas, mais pour fournir un complément de fourrage pour le bétail. Il introduit en France l’élevage de la chèvre angora et du mouton mérinos. Il démontre l’intérêt de fabriquer de la toile en se servant de la fibre du genêt d’Espagne qui pousse à profusion sur certains biotopes… Les événements politiques vont se charger de donner une nouvelle orientation à sa vie. Lorsque éclate la Révolution, en juillet 1789, il fait partie du corps électoral parisien et siège à différents postes de responsabilité. Il commet simplement l’erreur, lorsque l’évolution des événements s’accélère, de se situer dans le « mauvais camp » celui des Girondins. Pour échapper à la répression conduite par Robespierre et ses amis il prend la fuite et rejoint l’Espagne. Ce statut d’émigré lui vaut la confiscation de tous ses biens par l’administration. A Madrid il doit s’enfuir à nouveau car il est persécuté non plus par les Républicains cette fois mais par les Royalistes qui ne veulent pas de lui. Il embarque dans un bateau anglais faisant route pour les Indes mais se retrouve débarqué à Lisbonne, suite à une tempête. Le périple continue et notre fugitif s’arrête temporairement au Maroc. Employé comme médecin du représentant américain, il attend que les événements se calment en métropole pour rentrer et retrouver une chaire à la faculté de médecine à Montpellier où il termine son existence. Au cours des dernières années de sa vie, il réalise une étude importante sur la fièvre jaune et ses conséquences. Bref, sans être un personnage de premier plan, sans avoir l’envergure des rédacteurs de l’Encyclopédie, il fait partie de ces personnalités qui ont contribué largement à l’évolution de la société française au XVIIIème siècle, en s’intéressant à divers aspects de la vie quotidienne de ses concitoyens.

Voici réglée la question de la désignation « broussonetia ». Il me reste à vous expliquer le qualificatif « papyrifera ».
Le motif du choix des botanistes est simple : l’écorce de l’arbre peut être utilisée pour fabriquer des feuilles de papier, avec une technique relativement simple. Cette particularité n’a pas été utilisée en Europe, à ma connaissance, mais elle était largement employée, depuis des temps très anciens, dans les pays d’Asie dont il est originaire. Un exemple… En Indonésie, le papier tiré du Mûrier s’appelait « dluwang ». Sa fabrication nécessitait une procédure relativement complexe. On coupait les troncs en rondins lorsque l’arbre atteignait une vingtaine de centimètres de circonférence, puis on « pelait » l’écorce jusqu’au niveau de l’aubier. On faisait ensuite tremper cette enveloppe de l’arbre dans de l’eau, puis l’on séparait l’écorce superficielle du « liber » (sous-écorce). C’est cette dernière partie qui était utilisée pour fabriquer le papier. Il fallait ensuite la marteler avec un outil particulier, un marteau en cuivre comportant de fines lamelles, afin de l’amincir, puis d’obtenir de fines bandelettes que l’on agrégeait ensuite les unes aux autres, toujours par martelage. En Indonésie, cette technique était très ancienne. Il est difficile d’en dater l’origine mais le plus ancien manuscrit que l’on connaisse écrit en langue malaise, daterait du XIVème siècle et il est rédigé sur du dluwang cf photo). Il s’agit d’un recueil de lois d’une trentaine de pages, provenant de la cour royale du Dharmasraya (Sumatra occidental)… J’espère que vous avez noté au passage que le mot latin « liber » utilisé pour qualifier la « deuxième peau » d’un arbre, est aussi le mot qui désigne un livre. Même phénomène en grec puisque « biblos » désigne à la fois livre et écorce… Rares sont les pays où l’on n’a pas utilisé de fines pellicules de bois ou d’autres végétaux (papyrus) comme support pour l’écriture.

Intéressons-nous maintenant à l’arbre lui-même… Il y a donc des mûriers à papier mâles et des mûriers à papier femelles. Ce sont les fleurs qui permettent de les distinguer aisément. Elles apparaissent au printemps (mars ou avril selon le climat). Les fleurs mâles sont des chatons cylindriques. Elles n’ont point de corolle. Les fleurs femelles ont la forme de petits globes et ressemblent à celle du platane. La culture du murier à papier est facile. On peut le laisser pousser sous forme de buisson, appelée aussi multicaule (tiges multiples) ou au contraire le tailler de façon à lui faire prendre une forme arborée. Dans ce dernier cas il peut atteindre, assez rapidement, une hauteur d’une dizaine de mètres, voire même quinze si les conditions sont favorables. On ne connait pas de spécimen véritablement « remarquable » car ce mûrier a une durée de vie relativement courte.  Dans son ouvrage « arbres d’Europe occidentale », Jacques Brosse signale quand même un bel exemplaire visible à Paris dans le square Paul Painlevé, face à l’entrée de la Sorbonne.

Le broussonetia est peu exigeant au niveau des sols ; il est plutôt spartiate et semble se contenter d’une terre pauvre et d’une relative sècheresse estivale. La couleur vert olive de ses feuilles ainsi que la variété de leur forme lui donnent une certaine originalité. Le défaut principal du mûrier c’est sa tendance à se disséminer un peu trop rapidement dans le voisinage. Si vous n’y prenez pas garde, un buisson discret planté dans un coin de votre jardin deviendra rapidement un fourré dense. La tondeuse à gazon suffit largement pour remédier à ce problème. Pour ceux qui voudraient un motif autre que décoratif pour orner leur environnement de quelques plants de broussonetia, sachez que les fruits sont comestibles, comme ceux du mûrier blanc, même s’ils n’ont pas une saveur exceptionnelle et sont assez difficiles à récolter. Ils sont d’une belle couleur rouge-orangé et s’ils ne soulèvent pas votre enthousiasme, sachez que les oiseaux sont beaucoup moins chichiteux que votre palais ! Les porcs aussi en font leur régal. Vous pouvez toujours les utiliser pour faire de la confiture, seuls ou bien en mélange ou vous contenter de profiter du spectacle qu’ils offrent … L’un de mes maîtres à penser (en botanique !) Pierre Lieutaghi, les décrit ainsi : “des fruits de pur corail enchâssés sur des boules de velours »…

Il est un dernier caractère facétieux du mûrier à papier que les personnes concernées apprécieront peut-être beaucoup moins… son pollen, au printemps, peut provoquer de fortes allergies… Le problème n’atteint cependant pas l’ampleur connue avec d’autres végétaux… Il suffit peut-être de l’admirer de trop près lorsqu’il est en pleine floraison. Contentez-vous, si vous craignez les pollens, de collectionner ses plus jolies feuilles ou d’admirer les nuances subtiles de son écorce pendant l’hiver. Inutile de l’abattre sauvagement : à part le papier, et dans certains pays le textile, son bois n’a pas de qualités particulières. Il faut dire que l’on ne trouve jamais de grumes d’une taille suffisante pour justifier le sciage. Quant aux tourneurs : à ma connaissance ils ignorent l’existence de cet arbre.

Illustrations de l’article : la photo numéro 4 montre le manuscrit en langue malaise rédigé sur du papier de mûrier.
Origine du cliché : site internet du professeur  Ulrich Kozok.



source http://fr.wikipedia.org/wiki/Broussonetia_papyrifera
Le Mûrier d'Espagne ou Mûrier à papier (Broussonetia papyrifera (L.) L'Hér. ex Vent., 1799) est une espèce d'arbres à feuillage caduc dioïque de la famille des Moraceae. Il est originaire du sud-est asiatique.

Dénomination
Broussonetia papyrifera (L.) L'Hér. ex Vent. (synonyme : Morus papyrifera L.) Aussi appelé : Mûrier de Chine, Tapacloth, Halibun, Kalivon, en chinois : chinois simplifié : 构树 ; chinois traditionnel : 構樹 ; pinyin : gòu shù

Description
Le mûrier à papier peut mesurer jusqu'à 15 m de haut.

Son écorce gris beige est légèrement striée. Ses rameaux sont pubescents et laissent s'écouler une sève blanche (latex) si on les taille (ce qu'il supporte assez mal).

Ses feuilles alternes de 7 à 20 cm sont de formes variables (même sur la même branche), cordiformes ou profondément lobées, avec des feuilles lobées plus abondantes sur les jeunes plants; rêches en surface et duveteuses sur la face inférieure et à marge finement dentée.

La fleur mâle (étamine) est un chaton oblong, et la fleur femelle (le pistil) une inflorescence globulaire (glomérule) verte d'environ 1 cm de diamètre.

À la fin de l'été, le glomérule laisse éclore de petits tubes orangés de 1 cm de long à l'extrémité desquels on trouve une petite graine rouge d'un à deux mm de diamètre. On a alors un fruit sphérique syncarpe de 3 à 4 cm de diamètre, rouge-orangé, sucré et juteux mais très fragile. Il peut être une source importante d'alimentation pour les animaux.

Le fruit est comestible et assez bon mais trop fragile pour être commercialisé.

Distribution
Espèce originaire d'Asie tempérée et tropicale :

   Chine (Fujian, Gansu, Guangdong, Guangxi, Guizhou, Hainan, Shandong, Sichuan, Tibet, Yunnan, Zhejiang), Japon (îles Ryūkyū), Corée, Taïwan ;
   Cambodge, Laos, Birmanie, Thaïlande, Viêt Nam, Malaisie

Les jeunes feuilles et les rameaux peuvent nourrir les cerfs, et on surnomme parfois cet arbre, l'« Arbre aux cerfs ».

Le Mûrier à papier et l'Homme
Culture
Pour le cultiver, il est conseillé de le semer au printemps, et sous verre dans les latitudes européennes. Une fois assez enraciné il peut résister jusqu'à -12°C voire moins.

De croissance assez rapide, il apprécie les environnements secs (fréquent en Provence) et pauvres. Se propage assez facilement et peut devenir invasif.

L'espèce étant dioïque, on doit impérativement planter un mâle et une femelle pour obtenir des fruits.
Papier

L'écorce est composée de fibres très résistantes et permet de faire du papier de haute qualité. Il est utilisé dès le IIIe siècle avant notre ère en Chine pour fabriquer du papier (chinois simplifié : 纸 ; chinois traditionnel : 紙 ; pinyin : zhǐ). Sa fabrication y est codifiée, avec celle du papier de chanvre et du papier de lin par Cai Lun en 105.

Ces techniques sont exportés avec le bouddhisme, l'écriture et la majorité de la culture chinoise vers la Corée et le Japon au VIe siècle. Au même moment, la technique est également exportée en Inde. Le papier coréen (hanji en coréen) et japonais (紙 (kami, papier?)), appelé localement washi (和紙 (washi ou wagami, « papier japonais »?)) y sont fabriqués artisanalement depuis le VIIe siècle.

Les Arabes acquirent cette technique au VIIe siècle également après avoir fait prisonnier des Chinois, lors de la bataille de Talas. Il faut attendre le XIIIe siècle pour que les Arabes amènent les techniques chinoises du papier en Europe.

Autrefois en Indonésie, le papier tiré de l'écorce, appelé daluang ou dluwang, servait de support à l'écriture. À Java, son usage remonterait au IXe siècle1. Le plus ancien manuscrit en langue malaise existant dans le monde, le manuscrit de Tanjung Tanah, qui daterait du XIVe siècle après J.-C., est écrit sur du daluang2.

Textile
Le tapa est un textile à base de mûrier à papier pour le textile blanc et arbre à pain (uru en tahitien) ou ficus prolixa pour la couleur rouge-brun.

« Masi » est le nom donné au mûrier à papier dans les îles Fidji, où il a été importé par les explorateurs. Son écorce y est utilisée pour faire des vêtements, eux aussi appelés « masi », qu'on décore avec des motifs traditionnels. Ces vêtements sont portés lors des cérémonies importantes (naissances, mariages, enterrements).

Allergie
Au printemps, la proximité de cet arbre peut provoquer des allergies au pollen.



source http://www.les-vegetaliseurs.com/article-19514-lemurierapapier-broussonetiapapyrifera.html
Le mûrier à papier (Broussonetia papyrifera Syn. Morus papyrifera, Papyrius papyriferus), connu également sous les noms de mûrier d'Espagne, papyrier ou mûrier de Chine est un arbre angiosperme dicotylédone appartenant à la sous classe des hamamélidés (Hamamelidae), à l'ordre des Urticales, à la famille des moracées (Moraceae) et au genre Broussonetia. Dans la classification phylogénétique le mûrier à papier dépend de l'ordre des rosales.

Le mûrier à papier est un arbre dioïque (les fleurs mâles et femelles sont portées par des sujets différents) à feuilles caduques et port étalé, originaire des régions tempérées et tropicales du sud est asiatique (Birmanie, Cambodge, Corée, Laos, Malaisie, Taiwan, Thaïlande, Viêt Nam), qui peut atteindre 15 à 20 mètres de hauteur dans son milieu naturel.

Le mûrier à papier a été introduit en Europe vers 1750. Cette première introduction ne portait que sur des sujets mâles, les sujets femelles ont été introduits plus tardivement.

L'écorce, gris-foncé et légèrement striée, présente des gerçures, notamment sur les sujets âgés. Les jeunes tiges sont pubescentes et laissent écouler une sève blanche (latex) si on les blesse.

Les feuilles du mûrier à papier, stipulées, pétiolées, dentées, rugueuses, généralement alternes, sont de forme et de taille (de 8 à 20 centimètre) très variable (polymorphe). Elles peuvent être lobées (de 3 à 5 lobes), plus ou moins profondément, ou cordiformes. Le dessous des feuilles, vert grisâtre est pubescent. L'apex est acuminé. Broussonetia papyrifera "laciniata" possède des feuilles finement découpées tandis que Broussonetia papyrifera "macrophylla" présente généralement de grandes feuilles. Le feuillage jaunit à l'automne.

Les fleurs du mûrier à papier sont portées par des tiges feuillues. La fleur mâle du mûrier à papier est un chaton vert clair de 3 à 8 centimètres tandis que la fleur femelle est un glomérule d'1 centimètre de diamètre environ. Lors de la floraison, au printemps, certaines personnes peuvent présenter des allergies au pollen.

La fructification est une infrutescence globuleuse (amas composé de plusieurs fruits) de 2 à 4 centimètres de diamètre environ, de couleur rouge/orangé, comestible.

Le bois du mûrier à papier est recherché pour le tournage ou pour fabriquer des meubles et son écorce s'emploie pour la fabrication de papier (on l'aurait deviné). Son écorce produit par foulage une fibre avec laquelle des tissus fins (Tapa) sont tissés. Des cordages sont également réalisés à partir de ces fibres.

Sous nos latitudes la plantation du mûrier à papier peut s'effectuer au printemps comme à l'automne. C'est un arbre qui possède une croissance assez rapide, mais ne dépassera pas 10 à 12 mètres. Si vous souhaitez avoir des fruits, il vous faudra acheter un pied mâle et un pied femelle, à moins que votre voisin n'en possède déjà.

Le mûrier à papier s'adapte très bien à la sécheresse et s'accommode de terrains sableux ou rocailleux, même pauvres, mais bien drainés, avec une exposition ensoleillée ou à mi ombre. Moyennement rustique, il résiste mal à des températures inférieures à -5°C. Par contre, le mûrier à papier se montre parfois très drageonnant au point d'en devenir invasif. Dans les endroits où il se plait vraiment, il devient vite un problème, privant notamment d'eau les espèces indigènes.

La multiplication peut s'effectuer par semis, à l'automne, dans une serre chaude à environ 15/18°C. La germination a lieu habituellement au bout de 1 à 3 mois. Attendre que les jeunes plants soient assez grands pour les manipuler et repiquer dans des pots individuels et mettre à l'extérieur. La première année laisser hiverner au chaud, puis au printemps, lorsque les gelées ne sont plus à craindre, mettre en place à l'emplacement définitif.

Il est possible également de reproduire le mûrier à papier par bouture à talon de bois aoûté, ou à partir de racines. Les possibilités ne manquent pas.

Le mûrier à papier ne requiert que peu d'entretien si ce n'est la suppression du bois mort ou parfois une branche trop basse par exemple. Le bois étant très cassant et l'écorce se détachant en grandes lanières (n'oubliez pas qu'elle est très fibreuse), il conviendra de s'armer des bons outils pour effectuer cette taille. D'une manière générale, évitez de tailler, surtout les branches charpentières.

Les anciens utilisaient toutes les parties de l'arbre dans leur pharmacopée. L'écorce et le latex sont astringents, la décoction de feuille est laxative. Le fruit possède des propriétés diurétiques, ophtalmiques, stimulantes et toniques.

(Remarque : cet article est extrait de mon site http://krissnature.net/ afin d'en faire profiter les végétaliseurs)



Liens divers
http://www.quelleestcetteplante.fr/especes.php?genre=Broussonetia&variete=papyrifera

http://nature.jardin.free.fr/arbre/mc_morus_papyrifera.htm

http://www.jardindupicvert.com/4daction/w_partner/murier_papier_broussonetia_papyrifera.4478

http://www.merveilleusechiang-mai.com/murier-a-papier-le

http://www.aujardin.org/murier-chine-cote-une-maison-eviter-t58172.html

http://www.vegetation-en-ville.org/PDF/Broussonetia.pdf

http://inpn.mnhn.fr/espece/cd_nom/86817

http://fr.hortipedia.com/wiki/Broussonetia_papyrifera

http://www.monumentaltrees.com/fr/photos-broussonetiapapyrifera/

http://www.parlonsbonsai.com/forums/index.php/topic/43960-broussonetia-papyrifera/

Variétés
source http://www.les-botaniques-du-val-douve.com/4319-15-val-douve-c-broussonetia-kazinoki-vegetaux-exterieur.html#.U3kjZShAf_I
Broussonetia papyrifera
Plante à feuillage décoratif.
Grand arbuste compact à l'écorce claire.
Ses feuilles polymorphes et duveteuses en font une plante originale.
En juin des chatons décoratifs apparaissent chez le mâle et à l'automne des fruits oranges chez la femelle.
Origine : Chine
Résistance : - 20 °c
Dimensions : 6 x 6 m



Broussonetia papyrifera 'Billardii'
Cultivar plus vigoureux et plus grand que 'laciniata'.
Feuilles gris-vert très finement découpées.
Résistance : - 15 °c
Dimensions : 8 x 7 m



Broussonetia papyrifera 'Laciniata'
Grand arbuste caduc, à port arondi, drageonnant.
Feuilles gris-vert très finement découpées.
En mai-juin des chatons décoratifs apparaissent chez le mâle et à l'automne de superbes fruits oranges chez la femelle.
Résistance : - 15 °c
Dimensions : 6 x 6 m



Broussonetia kazinoki
Petit arbre au port souple et retombant et aux rameaux pourprés recouvert d'un léger duvet.
Feuilles caduques polymaorphes.
Utilisé couramment au Japon pour la fabrication de papiers traditionnels.
Origine : Chine, Corée
Résistance : - 20 °c
Dimensions : 5 x 4 m



Dernière édition par Libellule le Mar 9 Jan 2018 - 19:42, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Broussonetia papyrifera :: Mûrier d'Espagne ou Mûrier à papier   Mar 9 Jan 2018 - 13:50

Voila mes autres photos

L'arbre femelle en 2014
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L'arbre mâle
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J'espère que ma modeste contribution vous en apprendra plus sur ce joli petit arbre.



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