Libellule

Libellule: Libre service de liens sur tous les sujets
 
AccueilAccueil  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Homéopathie- Médecines naturelles- Médecines du futur

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3  Suivant
AuteurMessage
Libellule
Admin
avatar

Messages : 2854
Date d'inscription : 27/01/2008

MessageSujet: Re: Homéopathie- Médecines naturelles- Médecines du futur   Ven 10 Mar 2017 - 23:23



source http://www.herboristeriebardou.com.fr/TM251fr
Fraxinus excelsior
Nom latin : fraxinus excelsior
Autre appellation :
Famille : oléacées
Partie utilisée : feuille, écorce
Habitats et cultures : très commun en Europe, le frêne pousse dans les plaines et les landes. On récolte l'écorce au printemps etles feuilles en été. Arbre à feuille caduques, à feuille vert clair ( de 7 à 13 folioles), à écorce gris clair et à bourgeons coniques (40 m de haut).

Principaux constituants :
Les feuilles contiennent des flavonoïdes, des tanins catéchiques et galliques 10%, du mucilage, des triterpènes pentacycliques et des iridoïdes, vitamine C, acide malique, acide ursolique, cuivre, fer.
  L'écorce renferme de la fraxine et de la fraxidine, du mannitol (1 à 3%), coumarines, acide malique, cuivre, fer.

Propriétés : astringente, anti-inflammatoire, laxatif, diurétique, sudorifique, antigouteux, antalgique.



sourcehttp://www.biolineaires.com/articles/nutrition/191-la-gemmotherapie-:-science-des-bourgeons.html#.WJCb9NfhCpp
La gemmothérapie : science des bourgeons
Sept-Oct 2008
Communément appelée « Science des bourgeons », la gemmothérapie est l’une des branches de la phytothérapie. Elle fait une entrée tout à fait remarquable dans les magasins spécialisés.

Définition
La gemmothérapie utilise exclusivement les tissus embryonnaires frais des plantes : bourgeons, radicelles, jeunes pousses. Selon ses découvreurs, le bourgeon porte en lui toute la puissance de la future plante comme s’il était à la fois racines, tiges, fleurs, feuilles et fruits.

Il contient vitamines, oligo-éléments, phythormones de croissance et de la sève.

En outre, le bourgeon offre une teneur non seulement supérieure en principes actifs mais aussi un champ d’action plus large puisque le « totum » de la plante est supérieure à la somme des principes actifs pris isolément.

Préparation des produits
On trouve soit des préparations appelées « macérats glycérinés » à utiliser directement, soit des macérats dilués selon la méthode homéopatique. Ces deux modes de préparations correspondent à 2 écoles de pensée.

Dans les années 60, un médecin belge, le docteur Pol Henry met à macérer des bourgeons frais dans un mélange eau, alcool, glycérine pendant 3 semaines à
température ambiante puis filtre le tout. Il obtient le macérat-mère qui peut se comparer à une teinture mère mais moins concentré que la teinture (proportions de 1/20 plutôt que 1/10 du poids sec végétal mis en oeuvre). Il parle alors de « phytoembryothérapie. On le consomme dilué dans un peu d’eau à raison de 5 à 15 gouttes par jour.

Dans les années 70, le docteur Max Tétau, médecin homéopathe, reprend ses travaux et crée le terme de « gemmothérapie ». Il prépare les macérats dans un
mélange alcool et glycérine sans eau. Le macérat-mère est dilué au 1/10ème , 1ère décimale Hahnemanienne (1DH), selon le principe homéopathique de la dilution. Moins pratique, puisqu’il faut en prendre plus d’une centaine de gouttes par jour, disent les uns, mais présentant moins de danger disent les autres.

Champ d’action
On observe qu’ils ont tous une action d’élimination qui agit sur des organes bien spécifiques. Ils favorisent ainsi le bon fonctionnent de l’organisme. Mais chacun possède, en outre, une action ciblée.

Indications de quelques bourgeons
AUBEPINE
Crataegus oxyacantha Grand remède du cœur et de la circulation, du rythme cardiaque,
tonus du muscle cardiaque
BOULEAU
Betula pubescens Stimulant des défenses immunitaires
CASSIS
Ribes nigrum Puissant anti-inflammatoire articulaire, goutte, anti-allergique, draineur universel
FRENE
Fraxinus excelsior Diurétique et dépuratif des reins, calculs rénaux et biliaires, goutte
OLIVIER
Olea europa Hypotenseur, circulation et vieillissement cérébral, perturbations du bilan
lipidique (diabète gras)
ORME
Ulmus campestris Draineur de la peau (acné, eczéma, herpès)
PIN
Pinus montana Grand remède du système ostéo-articulaire, reminéralisant, régénère os et cartilages
ROMARIN
Rosmarinus officinalis Régénération du foie, dépuratif sanguin, action sur la prostate
EGLANTIER
Rosa canina Grand stimulant du système immunitaire, anti-inflammatoire de la zone ORL
SEQUOIA
Sequoia gigantea Bourgeon anti-âge chez l’homme : tonique sexuel et intellectuel
TILLEUL
Tilia tomentosa Sédatif nerveux, insomnie, angoisses, dépuratif et diurétique
VIGNE
Vitis vinifera Anti-arthrosique, ostéoporose, rhumatismes, anti-inflammatoire

Ces macérats sont donnés à titre d’exemple. Il en existe bien d’autres tels l’airelle, l’aulne, le sapin, le marronnier d’Inde, le châtaignier, le figuier, le hêtre, le noyer… Pour renforcer les effets, il est recommandé de les associer. C’est la raison pour laquelle les laboratoires proposent des complexes de macérats glycérinés, souvent d’origine biologique. Ces complexes ciblent alors un système (circulatoire, pulmonaire, ostéo-articulaire…).



Revenir en haut Aller en bas
http://libellule.superforum.fr
Libellule
Admin
avatar

Messages : 2854
Date d'inscription : 27/01/2008

MessageSujet: Re: Homéopathie- Médecines naturelles- Médecines du futur   Sam 18 Mar 2017 - 19:48



source https://www.santenatureinnovation.com/sauve-par-larnica/#comment
Sauvé par l’arnica !
16/03/2017


Magnifique week-end de ski-alpinisme dans les aiguilles de Chamonix (voir ci-dessous, votre serviteur à l’assaut de l’aiguille du Tour).

L’expédition s’est toutefois mal terminée pour moi, puisque je me suis vrillé le genou en coinçant mon ski dans une racine avant de rejoindre le village de Trient, après plus de 2 000 mètres de descente en neige profonde !

Bref, je suis immobilisé, la saison de ski est finie pour moi. Mais cela m’a donné l’occasion de mettre à nouveau à l’épreuve les vertus de l’arnica.

Et une fois de plus, je ne peux que m’exclamer : « Whaouh ! »

L’arnica est, selon le Dr Jean-François Ferrieu, homéopathe, la plante qu’il faut :

« systématiquement utiliser après un traumatisme, qu’il soit physique (chute, coup, opération, accouchement, etc.) ou psychique (coup dur dans la vie, etc.). Il traite toutes les douleurs musculaires dès qu’il y a la sensation caractéristique de contusion, de courbature ou de meurtrissure généralisée [1]. ».

Voilà pour l’usage de l’arnica en homéopathie, c’est-à-dire en dose infinitésimale.

Mais l’arnica s’emploie aussi bien en phytothérapie classique, médecine par les plantes – et c’est l’option que j’ai choisie.

La plante qu’on est sûr d’utiliser
Parmi tous les tubes, comprimés et sirops qui prennent la poussière dans les armoires à pharmacie familiales, l’arnica a cette intéressante particularité que vous êtes sûr de vous en servir régulièrement.

Les jeunes en ont besoin quand ils reçoivent des mauvais coups en sport ou autre part ; les personnes âgées pour leurs rhumatismes et pour accélérer la convalescence en cas de chute, fracture, ecchymoses.

Ces effets sont reconnus par la Commission E allemande (la commission créée en 1978 par le gouvernement allemand pour évaluer l’efficacité des remèdes traditionnels) et par l’ESCOP (organisme visant à harmoniser le statut réglementaire des médicaments à base de plantes au niveau européen).

Efficace contre toutes les douleurs, dont l’arthrite et l’arthrose
Toutes les douleurs – contusions, entorses, dislocations –, musculaires ou articulaires, sont soulagées par l’arnica.

Appliquer un gel à l’arnica deux fois par jour pendant trois semaines permet de diminuer significativement la douleur des articulations et la rigidité musculaire en cas d’arthrite des mains et des genoux. C’est aussi efficace que l’ibuprofène, mais sans les effets indésirables [2].

Le gel d’arnica s’est également révélé efficace pour soulager les douleurs et améliorer la mobilité des genoux [3] et des mains [4] en cas d’arthrose, là encore autant que l’ibuprofène.

L’arnica soigne aussi les douleurs musculaires, les ecchymoses (bleus) et l’insuffisance veineuse. Ces effets bénéfiques sur la circulation expliquent certainement pourquoi elle accélère les guérisons.

Globalement, toutes les douleurs et problèmes impliquant les articulations, les muscles, les veines bénéficieront de l’arnica. C’est le cas du syndrome du canal carpien, ces engourdissements dans les doigts et le poignet, qui touchent les personnes qui font des mouvements répétés du poignet pendant des périodes prolongées, les rétinopathies diabétiques, ces problèmes de vision liés à une mauvaise circulation sanguine dans la rétine chez les diabétiques, et toutes les douleurs qui suivent une opération chirurgicale, quand les tissus ont été traumatisés.

Ma teinture d’arnica
J’ai dans mon armoire à pharmacie une bouteille de 100 ml de teinture à l’arnica de la marque Weleda (médecine anthroposophique). Je ne la fabrique pas moi-même, car l’arnica est si puissante qu’elle a été victime de cueillettes excessives.

Elle est désormais couverte par la convention de Washington sur la protection des espèces (1981), et sa cueillette est interdite dans les Alpes. La matière première provient désormais de cueillettes sauvages effectuées en ex-Yougoslavie, Espagne et Italie.

On s’en sert de la façon suivante : diluer une cuillère à soupe de teinture d’arnica à 30 % dans 250 mL d’eau. On applique ensuite ce liquide trois à quatre fois par jour sur la zone douloureuse avec une compresse.

Dans le commerce, vous trouverez des pommades et des gels à l’arnica : cela paraît plus efficace, surtout pour les enfants. Mais cela coûte beaucoup plus cher par rapport à la quantité de produit actif.

C’est pourquoi je préfère pour ma part utiliser la teinture.

Fabrication de la teinture d’arnica
Une « teinture », dans le langage de la phytothérapie, s’obtient en faisant macérer une plante dans de l’alcool pur. Le liquide se charge ainsi des principes actifs de la plante. On filtre ensuite, pour ne garder que le liquide.

Généralement, les teintures se font à l’abri de la lumière, et le temps de macération est de trois semaines. Mais dans le cas de l’arnica, on met au contraire le mélange en plein soleil, et on filtre après 24 heures seulement.

L’arnica entretient, en effet, des affinités spéciales et un peu mystérieuses avec le soleil, que je vais tenter d’expliquer.

Les liens mystérieux de l’arnica avec la force du soleil
L’arnica fait partie de la grande famille des plantes « astéracées ». Aster signifie « étoile » en latin et, comme chacun sait, notre principale étoile, celle qui est la plus importante pour la vie sur Terre, c’est le Soleil.

Mais alors que les plantes astéracées peuvent avoir toutes les couleurs (la laitue et le topinambour sont des astéracées !), l’arnica a, en plus, la particularité d’être d’une chaude couleur jaune orangée très proche de celle du soleil.

La plante porte en français son nom latin, et, bien que l’étymologie n’en soit pas certaine, celui-ci se rattache probablement au mot « harnais », qui évoque l’idée de protection.

Cependant, en Allemagne, pays de prédilection de l’arnica, qui aime les sols marécageux et pauvres de l’ancienne Germanie, « arnica » se dit Wolfstöterin, soit « tueuse de loup ».

On ne voit pas le rapport avec le soleil, bien sûr, jusqu’à ce qu’on se souvienne du vieux mythe germanique du loup Hati, qui poursuit inlassablement le Soleil sur son char et finira par le dévorer, ainsi que la Lune, à la fin des temps [5]. Le loup tente d’assombrir tout ce que le soleil représente en nous. Et c’est là que l’arnica, « tueuse de loup », intervient pour nous protéger et laisser briller le soleil.

Se servir de l’arnica, ce n’est donc pas seulement utiliser une plante dont les études cliniques ont montré qu’elle était aussi efficace que des médicaments de synthèse… C’est aussi laisser la porte ouverte à la possibilité d’une action plus mystérieuse et profonde sur les douleurs et sur notre vie.

Les suites de mon accident
L’arnica s’applique immédiatement après l’accident ou l’apparition des douleurs, à condition qu’il n’y ait pas de plaie ouverte.

C’est ce que j’ai fait. Bien entendu, à ce moment-là, il m’était impossible de savoir ce que j’avais exactement. Mon genou s’était vrillé, j’avais très mal, je croyais avoir entendu le claquement caractéristique d’un ligament qui se déchire.

Pourtant, je parvenais à me tenir debout sans que mon genou cède. D’autre part, mon genou n’avait pas gonflé, ce qui ne plaidait pas en faveur d’une rupture des ligaments.

Et en effet, après quelques jours de repos et d’arnica, la douleur a diminué, j’ai pu me remettre debout. Je me suis rendu compte, cependant, que je ne parvenais pas à étendre complètement ma jambe. Ce type de blocage est caractéristique d’un ménisque abîmé.

Le ménisque est une sorte de fer à cheval de cartilage dans lequel l’os du fémur vient se loger. Cet os ayant deux têtes, il y a deux ménisques : un interne et un externe.

Un ménisque abîmé fait mal, et l’articulation du genou glisse moins bien. On conseille aujourd’hui de faire une « arthroscopie », une petite opération chirurgicale qui consiste à raboter le bout de ménisque qui gêne le mouvement et cause la douleur.

Mais je vais tenter d’y aller par des moyens naturels. Je combats l’inflammation, la douleur, et alimente mon cartilage avec la formule Articulations de Cell’Innov et Artilège d’Ollisciences. J’apporte donc beaucoup de soufre à mon ménisque, en espérant qu’il se remettra ainsi.

De jour en jour, la mobilité s’améliore, les douleurs diminuent, mais je suis encore très loin de remonter sur une paire de skis. Et, quand je disais que la saison était terminée pour moi, je crains que ma saison d’alpinisme cet été le soit aussi.

Si c’est le cas au mois de juin, si ça ne va toujours pas mieux, j’irai peut-être discuter avec un chirurgien… Mais en attendant, mon arnica, mes compléments et de bons massages tous les soirs !

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis

Sources :
[1] Arnica Montana
lire ICI

[2] Knuesel O., Weber M. & Suter A. « Arnica montana gel in osteoarthritis of the knee : an open, multicenter clinical trial ». Adv.Ther., 2002 ; 19 : 209-218.
Widrig R., Suter A., Saller R. et al. « Choosing between NSAID and arnica for topical treatment of hand osteoarthritis in a randomised, double-blind study ». J. Rheumatol. Int., 2007 ; 27 : 585-591.

[3] Knuesel O., Weber M. et al. « Arnica montana gel in osteoarthritis of the knee : an open, multicenter clinical trial ». Adv. Ther., 2002 Sept.-Oct. ; 19 (5) : 209-218.

[4] Widrig R., Suter A. et al. « Choosing between NSAID and arnica for topical treatment of hand osteoarthritis in a randomised, double-blind study ». J. Rheumatol. Int., 2007 Apr. ; 27 (6) : 585-591. Étude mentionnée dans : European Scientific Cooperative on Phytotherapy (Ed.). Arnicae flos, ESCOP Monographs on the Medicinal Uses of Plants Drugs. Centre for Complementary Health Studies, Université d’Exeter, Grande-Bretagne, 1997.

[5] Hati
https://fr.wikipedia.org/wiki/Hati



Les informations de cette lettre d'information sont publiées à titre purement informatif et ne peuvent être considérées comme des conseils médicaux personnalisés. Aucun traitement ne devrait être entrepris en se basant uniquement sur le contenu de cette lettre, et il est fortement recommandé au lecteur de consulter des professionnels de santé dûment homologués auprès des autorités sanitaires pour toute question relative à leur santé et leur bien-être. L’éditeur n’est pas un fournisseur de soins médicaux homologués. L’éditeur de cette lettre d'information ne pratique à aucun titre la médecine lui-même, ni aucune autre profession thérapeutique, et s’interdit formellement d’entrer dans une relation de praticien de santé vis-à-vis de malades avec ses lecteurs. Aucune des informations ou de produits mentionnés sur ce site ne sont destinés à diagnostiquer, traiter, atténuer ou guérir une maladie.

La Lettre Santé Nature Innovation est un service d'information gratuit de Santé Nature Innovation (SNI Editions).
Service courrier : Sercogest, 44 avenue de la Marne, 59290 Wasquehal - France



Revenir en haut Aller en bas
http://libellule.superforum.fr
Libellule
Admin
avatar

Messages : 2854
Date d'inscription : 27/01/2008

MessageSujet: Re: Homéopathie- Médecines naturelles- Médecines du futur   Mar 21 Mar 2017 - 15:35



source https://www.lettre-docteur-rueff.fr/plantes-font-bien-1/
Ces plantes que j’aime et qui font tant de bien (1re partie)
Par Dr. Dominique Rueff/6 octobre 2016


En plus de quarante années de pratique médicale, j’ai eu le temps de mesurer leurs effets et de les apprécier : je parle des « teintures mères » de plantes que je préconisais en complément d’autres traitements nutritionnels ou homéopathiques.

La « teinture mère » (TM) est une forme particulière de phytothérapie qui a ses avantages et ses inconvénients mais qui ne représente pas toute la phytothérapie.

D’ailleurs je ne me prétends pas « phytothérapeute ». La phytothérapie est un monde en soi, et d’autres le connaissent bien mieux que moi. Cette discipline, outre les « teintures mères », utilise bien d’autres formes : infusions, décoctions, hydrolats, gélules de plantes sèches ou d’extraits standardisés…

Ma seule ambition est de vous transmettre mon expérience à propos de quelques plantes qui ont rendu à mes patients de grands services et que je connais bien.

Pourquoi les « teintures mères » ?
Parce qu’il y a encore peu, les teintures mères (TM) étaient facilement accessibles en pharmacie car fabriquées et distribuées par les grands laboratoires homéopathiques.

De législations en législations, beaucoup ont disparu et ne sont plus délivrées qu’en dilution homéopathique par ces laboratoires. On les trouve cependant sur certains sites Internet ou sous forme de gélules en compléments alimentaires mais les prix ont souvent augmenté.

Pour chaque plante dont je vous parlerai, je vous indiquerai le moyen le plus simple de vous la procurer. Sur les « teintures mères » distribuées en pharmacie, le degré en alcool est de 55% et la quantité d’alcool dépendra donc du volume de la prise. Vingt à trente gouttes de TM correspondent environ à un volume de 1 millilitre, que je n’aime d’ailleurs pas dépasser en administration quotidienne.

Ce qu’il y a dans ces flacons
C’est une macération hydro-alcoolique : la plante doit macérer pendant trois semaines dans de l’alcool de grain pur entre 60° et 95°. Ce mélange est régulièrement remué à l’abri de la lumière afin que le liquide se charge des principes actifs de la plante utilisée. Il est ensuite filtré, pour ne garder que la solution liquide. Il y a également « des teintures mères » à base de plantes sèches, mais dans ce cas les principes actifs seront moins concentrés.

Cette forme d’extraction, parfaitement codifiée, contient une très faible dose résiduelle d’alcool : 0,1 gramme d’éthanol pour 10 gouttes de TM qui est cependant suffisante pour la contre-indiquer pendant la grossesse, l’allaitement, chez les jeunes enfants, chez les personnes sensibles ou désintoxiquées à l’alcool.

Volontairement et pour ne pas alourdir ce texte je ne citerai que les indications et contre-indications que j’ai rencontrées en vous précisant, pour chaque plante, le moyen de vous la procurer facilement et les posologies. Je conseille souvent de les diluer dans un litre d’eau (ou plus en cas de forte chaleur) à boire dans la journée ; on peut bien entendu les mélanger.

Je précise que la plupart des formes dites « bourgeons », diluées en macérâts glycérinés, sont distribuées en pharmacie en dilution dite « 1DH » mais que l’on trouve sous forme plus concentrée dans des laboratoires accessibles par le net ou par courrier comme par exemple « La Royale » [1]. La plupart des bourgeons ou leurs mélanges exigent des posologies de 60 à 150 gouttes par jour diluées dans un litre à l’exception de certains comme le cassis (Ribes Nigrum) qui pourra être conseillé à des doses de plus du double.

Certaines TM sont disponibles en pharmacie d’autres, plus difficiles à trouver, sur certains sites Internet que je préciserai.

Le marronnier d’Inde (Aesculus Hippocastanamum) : pour la circulation veineuse
Le marronnier d’Inde est bien connu pour ses indications de tonique veineux, lourdeur des jambes, tendance aux varices et varicosités, aux ulcères… et de calmant hémorroïdal. En phytothérapie, il est plutôt utilisé sous la forme de bourgeons en 1 DH. On le trouve également dans de nombreuses crèmes et pommades anti-hémorroïdaires et des formules dites « composées » (en pharmacie) associé à d’autres souches comme « hamamélis », « Hydrastis », « Viburnum Prunifolium ». En bourgeons, la posologie est d’une centaine de gouttes par jour.

La bardane (Arctium Lappa) : pour la peau
La bardane commune, pourtant très répandue dans nos campagnes, est de plus en plus difficile à trouver sous forme de teinture. Le site « Ma boutique au naturel » [2] propose un extrait fluide du laboratoire Ponroy facile à utiliser.

La bardane est pourtant un bon remède (parfois complémentaire) des affections et infections cutanées quand elles sont purulentes : dermatoses suintantes, acnés, furoncles.

Elle peut être utilisée localement et on conseille dix à vingt gouttes par jour.

L’arnica (Arnica Montana) : pour les chocs physiques et psychiques
L’arnica est un remède universellement connu qui, appliqué très vite après un choc ou une contusion, accélère la guérison de l’hématome. On le trouve partout, en pharmacie, en teintures, en crèmes, en huiles et même en dilutions homéopathiques. C’est un remède « du choc » et certains prétendent qu’en très haute dilution homéopathique il deviendrait un remède traitant les conséquences de chocs très anciens ou de chocs psychiques.

L’avoine (Avena Sativa) : contre la fatigue et les insomnies
La teinture d’Avena Sativa (avoine) peut améliorer l’endormissement de ceux qui souffrent d’agitations de membres inférieurs.

On se la procure facilement sur un site que j’utilise beaucoup, qui propose des TM « bio » en flacons de 60 ml. Il livre en général en 48 heures ouvrées www.pierredastier.com, mais on peut aussi passer commande par téléphone (04 71 59 73 07). Les produits sont libres d’accès. J’indiquerai désormais cette source par le sigle : (Pda).

On trouve également de l’avoine dans un complément alimentaire que je conseille souvent chez les personnes fatiguées avec un complexe contenant, entre autres, de la tyrosine.

En journée, la teinture d’avoine est un tonique qui aide à lutter contre la fatigue. La légende rapporte que les palefreniers de Louis XIV en ajoutaient dans la ration des chevaux avant la course. On dit également qu’elle agit comme un antidote chez les consommateurs de drogues dures et chez ceux qui souffrent d’alcoolisme.

Pour le sommeil, je conseille une quarantaine de gouttes, avec d’autres dont je reparlerai comme la valériane, le houblon, ou l’eschscholtzia dans une infusion de mélisse ou fleur d’oranger, ou 60 à 80 gouttes de mélange. Pour « la forme », prenez avant chaque repas une vingtaine de gouttes de teinture.

La berbérine (Berberis Vulgaris) : en complément de vos traitements antidiabétiques ?
La racine de berbérine, ou épine vinette, est un grand classique du drainage chez les rhumatisants ainsi que pour contribuer à soigner les lithiases urinaires et soulager les douleurs mais, dans ce cas, il est plutôt employé en basses dilutions homéopathiques (3DH).

La médecine ayurvédique l’a popularisée pour son activité de stimulation de la sécrétion d’insuline et donc son activité antidiabétique. La berbérine est distribuée avec cette indication sur Internet et c’est ainsi que je la préconise aujourd’hui pour remplacer ou compléter certains antidiabétiques qui ne sont pas toujours facilement supportés Je conseille 1 000 milligrammes d’extrait matin et soir, mais attention, l’action ne se fait sentir qu’après une prise régulière de quelques mois associée à une prise d’au moins 500 milligrammes matin et soir d’extrait standardisé de cannelle, sans oublier le chrome et le zinc.

La boldo (Boldo) : pour mieux digérer
La boldo, qui est devenue célèbre à cause de la tisane Boldoflorine, est un stimulant général de la digestion gastrique et hépatique. En basse dilution (3DH) beaucoup d’homéopathes l’associent, dans cette indication, à Taraxacum (le pissenlit), Chelidonium (la chelidoine), Cynara (l’artichaut). On la trouve chez « Pda » et dans un complexe draineur digestif et « détox », associée au pissenlit, l’artichaut, la bardane (drainage de la peau, voir ci-dessus), le brocoli, le chardon-marie, le radis noir et le Desmodium, en extrait standardisé dosé à 70 milligrammes par gélules : le VITAL DETOX que j’utilise après des traitements lourds comme les chimiothérapies ou pour accompagner un jeûne.

Le souci des jardins (Calendula) : pour désinfecter
La teinture-mère de calendula ou souci des jardins est un désinfectant universel que l’on trouve tant en pharmacie que sur le site « Pda ». Contrairement à l’arnica dont il partage les propriétés, on peut l’appliquer sur une plaie ou dans la bouche. Il accélère la cicatrisation, diminue les suites de contusion, l’inflammation, les douleurs, les suppurations, les ulcérations. Je le conseille en cas de plaie buccale ou à la suite de piqûres d’insectes. On le trouve dans de multiples pommades, crèmes ou huiles pour la peau. Pour les inflammations digestives, on dilue une cuillère à café de TM avec 3 cuillères à café d’eau. En usage externe on peut l’appliquer pure avec une trentaine de gouttes d’argent colloïdal dans toutes les infections et suppurations.

Le chardon-marie (Carduus Marianus) : pour détoxiquer votre foi
Le chardon-marie reste l’un des plus grands détoxiquants hépatiques avec le Desmodium. On le trouve en pharmacie, chez « Pda » et en extrait standardisé (silymarine) en complément alimentaire comme le célèbre « silyvital ». Quelle que soit l’origine du problème hépatique, qu’il s’agisse d’une infection virale, d’une intoxication médicamenteuse ou alimentaire, il redonne de l’énergie, diminue les céphalées frontales ou au-dessus des yeux, aide à retrouver une langue propre et à perdre la sensation d’amertume dans la bouche. Il contribue (avec les traitements spécifiques) à diminuer l’ictère cutané, à clarifier les urines, à diminuer les douleurs hépatiques et vésiculaires et l’acidité digestive. Je conseille une quinzaine de gouttes dans un peu d’eau tiède avant les repas ou un comprimé de « silyvital » deux à trois fois par jour en accompagnement des traitements à forte toxicité hépatique. Associé au curcuma [3], seul [4] ou combiné à des traitements spécifiques, voire de la radiothérapie, il permettrait de ralentir la croissance de certains cancers et d’améliorer l’effet des traitements tout en contribuant à protéger l’organisme.

La chélidoine (Chelidonium Majus) : pour la digestion et contre les verrues
La grande chélidoine ou « herbe à verrue » contient trois alcaloïdes, tous efficaces dans le cas d’inflammation hépatique. On a de plus en plus de mal à la trouver tant sur Internet qu’en pharmacie où elle n’est disponible qu’à partir de la 4CH.

On l’utilise en usage externe pour éliminer les verrues : quelques gouttes du suc contenu dans la tige fraîche et déposées localement permettent de venir à bout de ces infections cutanées. À défaut de plante fraîche dans votre jardin, la teinture-mère donne les mêmes résultats.

Je ne la trouve que sur Internet, sous forme bio et en flacons de 50 ml, chez l’herboristerie de Louis qui propose de l’associer pour le traitement des verrues à l’huile essentielle de tea tree et de sarriette des montagnes.

L’aubépine (Crataegus Oxyacantha) : contre les palpitations
L’aubépine est un grand stabilisateur du rythme cardiaque et calme bon nombre de palpitations sans gravité (à faire vérifier par un électrocardiogramme). On la trouve en gélules de plante fraîche et associée au magnésium ou à des plantes sédatives comme la mélisse ou l’eschscholtzia (voir plus loin) dans de nombreuses spécialités pharmaceutiques. Elle est en elle-même un calmant léger du système sympathique, légèrement anxiolytique et ne provoque pas d’accoutumance. Elle peut contribuer à la résolution des douleurs d’origine cardiaque, renforcer la contraction du cœur, rehausser une tension artérielle trop basse et diminuer les symptômes d’insuffisance cardiaque (œdèmes). Personnellement je préfère la conseiller en gemmothérapie (bourgeons) à la dilution de 1 DH. Une centaine de gouttes par jour en trois prises ou diluées dans un litre d’eau a une action réellement régulatrice et apaisante sur la symptomatologie cardiaque.

La damiana (Turnera Aphrodisiaca) : pour la libido et contre le stress
La damiana ou Turnera Aphrodisiaca est un tonique sexuel chez l’homme comme chez la femme, où elle aide à retrouver un multi-équilibre hormonal. On peut l’associer dans cette indication à la maca ou au Tribulus Terrestris que l’on trouve dans de nombreux compléments alimentaires. Elle est adaptogène [5] et augmente notre résistance au stress, comme la Rhodiola ou l’Ashwagandha. On la trouve sur le site « Pda » et je conseille une quinzaine de gouttes matin et soir car elle ne perturbe pas le sommeil et n’a pas de contre-indications.

L’échinacée (Echinacea Angustifolia) : contre les infections
L’échinacée est considérée comme l’un des anti-infectieux majeurs de la pharmacopée, capable de faire baisser la fièvre. Son action n’est ni directe ni immédiate contre les bactéries. Elle s’opère grâce à une stimulation des cellules immunitaires spécialisées comme les leucocytes. Elle contribuerait, selon « Passeport Santé » à prévenir le rhume et les infections respiratoires qui peuvent lui succéder. On la trouve en TM en pharmacie, sur le site « Pda » et dans de nombreux compléments alimentaires comme dans le Propoplant où elle est associée aux huiles essentielles d’eucalyptus, de thym, de thuya ainsi qu’à l’ispaghul et à la propolis, très utile contre les infections respiratoires hautes. Dans le Sinuvital elle est associée au thym et à nombre d’autres plantes qui permettent, en quelques jours, de réduire les symptômes et surtout les douleurs et œdèmes de la sinusite. En TM je conseille régulièrement toutes les 3 heures une dizaine de gouttes dans de l’eau avec magnésium, zinc et vitamine C en poudre et je demande de l’appliquer localement, diluée, sur le front : une cuillère à soupe pour un bol d’eau chaude avec quelques huiles essentielles de thym et d’eucalyptus.

La prêle des champs (Equisetum Arvense) : pour retrouver votre énergie
La prêle des champs ou « silice végétale » est probablement la forme de silice la mieux assimilable, donc fortement reminéralisante. Je la conseille dans les états de fatigue, après une maladie infectieuse et dans tous les états de déminéralisation, en traitement d’appoint (avec la vitamine D et la vitamine K2) dans l’ostéoporose et la recalcification des fractures. Rudolf Steiner [6] disait que la silice reconnecte l’humain avec la lumière et l’énergie. Il en faisait un élément essentiel, non seulement pour la santé humaine mais pour l’agriculture biodynamique [7] : on comprend alors son action défatigante et stimulante du système immunitaire. On trouve la teinture mère en pharmacie et chez « Pda ».

Je conseille souvent 20 à 30 gouttes, trois fois par jour de teinture mère mais ces doses peuvent être augmentées en cas de grande fatigue ou de déminéralisations à la suite d’hémorragies ou de maladies infectieuses.

Le pavot de Californie (Eschscholtzia Californica) : pour mieux dormir
Le pavot de Californie est un grand classique dans le traitement des troubles du sommeil. Pendant longtemps, on le trouvait facilement en teinture mère et il n’était pas rare de l’associer à la valériane, la passiflore, la mélisse ou le houblon. Je conseillais alors deux prises de ce mélange de TM, l’une à prendre après le dîner l’autre au coucher avec un comprimé de bisglycinate de magnésium et pour certains de la mélatonine, soit sous forme immédiate (1 milligramme) lorsque l’on a affaire à des troubles de l’endormissement, soit sous forme retard (3 milligrammes) lorsque le sommeil est de mauvaise qualité. Lorsqu’un léger trouble dépressif est sous-jacent il est bien d’associer une ou deux ampoules (d’1 milligramme) de granions de lithium.

Cette plante sédative et anxiolytique qui peut aider à se sevrer des somnifères (benzodiazépines) n’est malheureusement plus disponible qu’en compléments alimentaires, soit sous forme de gélules, soit sous forme de comprimés.

Chère amie, cher ami, je compléterai cette liste dans une prochaine lettre. Surveillez donc bien votre boîte et n’hésitez pas à avoir recours à ces teintures mères qui peuvent vous aider dans de nombreuses situations.

Dr. Dominique Rueff

sources
[1] La royale
http://www.la-royale.com/

[2] Ma boutique naturelle
https://www.onatera.com/

[3] Cancer
http://www.cancer.be/complementsalimentaires/curcuma

[4] Curcuma
http://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Nouvelles/Fiche.aspx?doc=cancer-colon-curcumine-silymarine-curcuma-cellules-cancereuses

[5] Plantes adaptogenes
https://www.floramedicina.com/plantes-medicinales-adaptogenes

[6] Soin de la terre
http://www.soin-de-la-terre.org/

[7] Biodynamie ICI



Toutes nos informations sont, par nature, génériques ; ils ne tiennent pas compte de votre situation personnelle et ne constituent en aucune façon des recommandations personnalisées.





Dernière édition par Libellule le Mar 21 Mar 2017 - 15:54, édité 6 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://libellule.superforum.fr
Libellule
Admin
avatar

Messages : 2854
Date d'inscription : 27/01/2008

MessageSujet: Re: Homéopathie- Médecines naturelles- Médecines du futur   Mar 21 Mar 2017 - 15:36



source https://www.lettre-docteur-rueff.fr/plantes-font-bien-2/
Ces plantes que j’aime et qui font tant de bien (2e partie)
Par Dr. Dominique Rueff/14 octobre 2016


Dans une précédente lettre je vous ai confié l’intérêt et les raisons que j’avais pour conseiller, en complément de nombreux traitements, certaines plantes sous forme de « teinture mère » (TM) ou de bourgeons en macérâts glycérinés (1DH). Je continue ici leur description et leur énumération en vous indiquant les moyens de vous les procurer facilement, leurs principales indications et associations.

FICUS CARICA : un anxiolytique naturel
Le figuier commun que l’on trouve sur tout le pourtour méditerranéen est un anxiolytique naturel qui peut vous aider à vous sevrer de médicaments aux multiples effets secondaires et contre-indications et à calmer les obsessions. La TM est disponible sur le site www.pierredastier.com ou « Pda » (j’ai l’habitude de m’approvisionner ici, mais il existe plein d’autres bonnes adresses sur le web). Dans ce cas précis, c’est la forme « bourgeons » que je préfère, disponible également chez « Pda » et en pharmacie. Une centaine de gouttes par jour diluées dans un litre d’eau, associée éventuellement au TILIA TOMENTOSA, également sous forme gemmothérapique (bourgeons 1DH) et à une forme soluble de magnésium (en général un glycérophosphate de magnésium) agit sur l’anxiété et diminue les mauvaises réactions au stress.

FUCUS VESICULOSUS : pour les déficits en iode
Le varech vésiculeux est un bon complément de traitement du goitre par carence en iode car il en contient 0,03 %. En plus de son action sur la thyroïde il agit également comme coupe-faim et laxatif. C’est d’autant plus intéressant que la déficience en iode perturbe la synthèse des hormones thyroïdiennes, T3 et T4, induit une hypothyroïdie dont les premiers symptômes seront une prise de poids ou une difficulté à maigrir, même avec un régime, une frilosité, une apathie et une constipation. Cette carence frappe plus volontiers les habitants des pays montagneux (le fameux « crétin des Alpes ») mais elle est, heureusement, en récession grâce à l’introduction du sel iodé. Il faut noter que certains régimes trop stricts, ainsi que le tabagisme, peuvent l’aggraver. Il faut la rechercher chez toute personne anormalement fatiguée et frileuse et ce n’est pas très difficile : il suffit de mesurer la quantité d’iode éliminée dans les urines de 24 heures (iodurie). Une vingtaine de gouttes de TM de Fucus, par jour, permettra de régler le problème, mais le médecin devra surveiller la iodurie pour que son patient ne devienne pas hyperthyroïdien. Vous trouverez cette TM sur le site « Pierre d’Astier » (Pda) et dans de nombreux compléments alimentaires comme le « Kelp Varech ».

GENTIANA LUTEA : pour les troubles de l’appétit
La gentiane jaune ou grande gentiane est bien connue en apéritif et préconisée en cas de perte d’appétit, ballonnements, douleurs gastriques et anorexie. On la trouve chez « Pda » et il m’arrive, dans les troubles de l’appétit, d’en conseiller une quinzaine de gouttes dans un peu d’eau tiède avant les repas.

PANAX GINSENG : le booster naturel
Cette racine chinoise est bien connue pour son action défatigante. On la trouve dans de nombreuses préparations, mais attention, elle est souvent falsifiée et le fait de la consommer en TM que l’on trouve en pharmacie est une garantie. Elle est stimulante et tonicardiaque. Elle est de plus antalgique, améliore la tonicité musculaire, augmente les capacités de concentration, diminue certaines douleurs articulaires et améliore la circulation lymphatique. De par sa teneur en œstrogènes elle est aphrodisiaque chez les hommes chez qui on pourra l’associer au DAMIANA, à la MACA, l’ASHWAGANDHA et l’AVENA SATIVA. Certains la recommandent en cas de douleurs lombaires, de goutte et même de…hoquet. Dans ce dernier cas il suffit d’en prendre 1 ou 2 gouttes mais dans les autres cas une soixantaine de gouttes par jour pendant quelques semaines est recommandée. On l’associait souvent à l’eleuthérocoque, ginseng de Sibérie ou encore ginseng du pauvre que l’on ne trouve plus qu’en complément alimentaire. Ne les oubliez pas en cas de convalescence, en associant un complexe multivitaminique-multiminéraux, et des doses plus importantes de vitamine C et D.

HAMAMELIS VIRGINIANA : contre les inflammations veineuses
Ce « noisetier de la sorcière » qui vient traditionnellement de Virginie est bien connu pour son tropisme veineux : varices, hémorroïdes, œdèmes, sensations de jambes lourdes. C’est un hémostatique puissant qui peut réguler des règles trop abondantes ou calmer des irritations cutanées. On le trouve sur en TM sur le site « Pda ». On peut l’associer à l’AESCULUS mais également, en gemmothérapie, pour la circulation plutôt à ses bourgeons ainsi qu’à ceux du sorbier (Sorbus Domestica bourgeons 1DH) ou du châtaignier (Castanea Vesca, bourgeons 1DH). Elle est souvent mélangée à ces mêmes souches dans de nombreuses préparations à usage local, notamment dans le cas d’hémorroïdes. L’eau d’hamamélis est un distillat de feuilles, d’écorce et de rameaux qui est réservée uniquement aux usages externes.

HUMULUS LUPULUS : pour vous apaiser
Le houblon grimpant est un grand régulateur des troubles de l’anxiété, de la nervosité, des tremblements mais aussi de la digestion. Quand on trouvait toutes les TM en pharmacie, il n’était pas rare de préconiser un mélange, par exemple, de valériane, de passiflore, de mélilot et d’eschscholtzia en deux prises, une soixantaine de gouttes après les repas et une autre soixantaine avant le coucher. Aujourd’hui on trouve le houblon en TM chez « Pda », comme d’ailleurs la valériane, la passiflore et le mélilot et on peut donc pratiquer les mélanges soi-même. On le trouve également en flacons de 50 ml de teinture mère bio chez « Louis l’herboriste ». La présence de dérivés voisins d’œstrogènes peut induire une obésité féminisante chez les grands buveurs de bière mais peut également être préconisée pour son pouvoir galactogène.

HYPERICUM PERFOLIATUM : la plante qui redonne bonne humeur
Le millepertuis ou « herbe de Saint-Jean » est bien connu aujourd’hui du fait de son usage comme antidépressif léger particulièrement en extraits standardisés. Cette plante est utilisée dans de nombreux pays pour combattre l’anxiété et la dépression, améliorer l’humeur et la qualité du sommeil. Prise le soir, elle augmente la sécrétion de mélatonine. Une méta-analyse publiée en 1996 dans le célèbre « British Medical Journal » résume 23 études randomisées (en double aveugle) incluant 1 757 patients. Elle démontre une efficacité au moins égale à celle d’antidépresseurs classiques dans le cadre de dépressions légères et moyennes et cette efficacité ne génère aucun effet secondaire aux doses journalières étudiées qui se situent entre 300 et 1 000 mg d’extrait. La teinture mère se trouve chez « Pda » et il n’est pas rare que j’en conseille une dizaine de gouttes trois fois par jour en commençant à deux ou trois gouttes et en prévenant des risques possibles de photosensibilisation qui doivent faire arrêter les prises. On doit absolument alerter les patients de ce risque et prévenez votre médecin si vous en prenez de vous-mêmes. Les médecins homéopathes conseillent le millepertuis en basses ou moyennes dilutions contre les douleurs, les plaies des nerfs par écrasement (névrites) et après traumatisme des conductions nerveuses pour accélérer la guérison, les fourmillements des extrémités provenant d’une mauvaise circulation périphérique. Attention : le millepertuis peut diminuer l’action des « antivitamine K » ces traitements qui sont souvent prescrits pour fluidifier le sang en cas de risque cardio-cérébral. Raison de plus pour avertir votre médecin si vous en prenez.

JUGLANS REGIA : pour les affections cutanées
Le noyer est surtout utilisé contre les affections cutanées : suppurations, orgelets, comédons, croûtes de lait, acnés rosacées, eczéma. On le trouve en teinture mère chez « Pda » mais personnellement je préfère l’utiliser en dilution gemmothérapique (1DH) disponible en pharmacie et souvent associé au cèdre du Liban (Cedrus Libani, jeunes pousses 1DH) lorsque l’eczéma est sec et prurigineux ou à l’orme (Ulmus Campestris, jeune pousses 1DH) en cas d’eczéma suintant. Je propose alors d’associer les 3 souches dans un litre d’eau à boire dans la journée à raison d’une centaine de gouttes de chaque.

LEDUM PALUSTRE : pour les ecchymoses
La fève des marais est très connue des médecins homéopathes qui la prescrivent en basses et moyennes dilutions en cas d’ecchymoses, particulièrement oculaires que l’on nomme « œil au beurre noir ». Elle accélère la cicatrisation et complète l’action de l’arnica. Elle est également proposée en dilutions après blessures par instrument tranchant et piqûres d’abeilles.

On trouve la teinture mère en pharmacie et chez « Pda » que l’on conseille en cas de douleurs rhumatismales. Ce sont des douleurs qui évoluent en général de bas en haut. Elles se fixent souvent sur les articulations (genoux) qui sont gonflées et pâles. Les douleurs sont aggravées la nuit, la chaleur du lit et les couvertures et améliorées par le froid. On trouve souvent la personne les pieds trempés dans une bassine d’eau froide. Bien entendu c’est le rhumatisme goutteux qui est en première ligne, avec des remèdes complémentaires comme « Sulfur » ou « Colchicum ». Il faut alors envisager un traitement spécifique de la maladie.

Je conseille de boire, dans la journée, une trentaine de gouttes de la TM, associée à de la silice, de la sève de bouleau en 1DH, des traitements homéopathiques spécifiques, un régime antiurique (plutôt végétarien et sans abats) et des compresses froides.

On peut utiliser le remède localement en mettant, avec l’eau froide ou la glace, de la teinture mère diluée à 10 %.

LEONURUS CARDIACA : renforce la contraction de votre cœur
Je considère l’agripaume cardiaque comme un « tonicardiaque » complémentaire de l’aubépine. Comme elle, il a une action calmante et anxiolytique, renforce la contraction du cœur et tend à calmer les tachycardies. On trouve la TM en pharmacie et chez « Pda ». J’associe souvent soixante gouttes de cette TM à une centaine de gouttes de Crataegus jeune pousses 1 DH, en complément des traitements spécifiques dans le cadre des insuffisances cardiaques.

MARRUBIUM VULGARE : contre la toux
Le marrube blanc ou marrube vulgaire est bien connu (depuis l’Égypte ancienne) comme expectorant et, de fait, on le trouvait dans la composition de nombreux sirops naturels contre la toux avant que ceux-ci ne disparaissent du marché. Il fluidifie les excrétions bronchiques et aide à les expulser sans assécher les muqueuses. Il fut utilisé au début du siècle dernier comme antithermique. Son action décongestionnante n’est pas limitée aux bronches mais concerne également l’appareil digestif. Il peut donc être associé à d’autres plantes plus connues dans cette indication comme la chelidoine, le chardon-marie ou le Desmodium. On trouve la TM en pharmacie et chez « Pda ». En cas d’infection bronchique et de toux gênante je vous conseille d’en prendre une soixantaine de gouttes par jour, dans un litre d’eau à boire dans la journée en ajoutant 600 à 1 000 milligrammes de N-Acetyl-Cystéine que l’on trouve dans toutes les pharmacies et en complément alimentaire. N’oubliez pas les huiles essentielles de qualité « bio », mais contenant du « 1,8 cinéole » qui sont nombreuses à pouvoir vous aider en cas d’infection pulmonaire, en gouttes à boire (diluées dans un peu d’huile d’olive), en fumigations ou en applications locales sur la poitrine et le dos comme l’eucalyptus, le ravintsara, le tea tree, le romarin ou la lavande vraie.

MATRICARIA CHAMOMILLA : calme les douleurs des poussées dentaires
La matricaire ou petite camomille est bien connue des homéopathes et des jeunes parents pour calmer (en basses et moyennes dilutions homéopathiques) les douleurs dentaires, en particulier des jeunes enfants, surtout lorsqu’ils sont agités, hypersensibles, crient très fort mais sont calmés par le mouvement comme celui d’une voiture. La teinture mère de camomille que l’on trouve encore chez « Pda » est tout aussi efficace et a l’avantage de pouvoir être utilisée localement avec, de plus, une action anti-inflammatoire, bactéricide et cicatrisante. Dans ce cas et localement 2 à 3 gouttes, plusieurs fois par jour suffisent à apaiser la douleur. Par voie générale, pour soulager des crampes, des douleurs digestives ou pendant les règles, je conseille d’en prendre une trentaine de gouttes diluées dans un litre d’eau à boire tout au long de la journée sans oublier au moins trois fois par jour un comprimé de bisglycinate de magnésium qui renforce l’action de la camomille.

MELILOTUS OFFICINALIS : pour vous aider à retrouver le sommeil et la sérénité !
Le mélilot officinal, avec la passiflore, la valériane, la mélisse et bien entendu l’Eschscholtzia Californica fait partie de ces plantes qui peuvent vous aider à retrouver le sommeil et, si besoin, de vous sevrer de médicaments qui, tous, sont déconseillés à long terme ayant des effets négatifs, non seulement sur la mémoire, mais également sur le devenir du cerveau. On le trouve chez « Pda » et je conseille, si vous voulez améliorer votre sommeil, d’associer les quatre TM et de prendre une dizaine de gouttes de chaque après le repas du soir et au moment du coucher, sans dépasser ces doses. La TM de mélilot a une action analgésique et sédative qui permet de diminuer l’intensité de certains maux de tête. Ne dépassez pas les doses conseillées car à trop forte dose il peut avoir une action de type stupéfiant. Avec l’ail, le curcuma, le ginkgo biloba, la canneberge et le marron d’Inde il a des effets antiagrégants et anticoagulants qui peuvent s’ajouter aux médicaments que vous êtes susceptible de prendre en cas de risque cardiovasculaire et favoriser la survenue de complications hémorragiques. Il est donc indispensable de prévenir votre médecin. Si vous ne prenez que la TM, ne dépassez pas la dose de 15 à 20 gouttes par jour.

MELISSA OFFICINALIS : cette plante qui tonifie et apaise
Comme le mélilot mais d’une façon plus douce et moins drastique, la teinture mère de mélisse que vous trouverez sur le site « Pda » a une action sédative, analgésique et calmante y compris sur le rythme cardiaque. Dans ce dernier cas il est conseillé de l’associer à la TM d’aubépine (Crataegus) ou au bourgeon dilué en 1DH de cette même plante.

La TM de mélisse facilite également la digestion : n’hésitez pas à l’associer à la gentiane et à prendre une trentaine de gouttes du mélange avant les repas.

Rappelez-vous que c’est également une ou deux gouttes d’HE de mélisse (et de menthe poivrée : voir ci-dessous) que l’on vous propose sur la langue (ou sur un sucre) en cas de menace d’évanouissement.

Pour améliorer la qualité de votre sommeil vous pouvez en prendre, sans danger, une trentaine de gouttes en deux prises après le repas dans une infusion de fleur d’oranger.

MENTHA PIPERATA : pour une meilleure digestion
La teinture mère de menthe poivrée facilement disponible en pharmacie et chez « Pda » est un stimulant bien connu de la digestion. Ce qui l’est moins c’est son action anti-infectieuse et anti-inflammatoire ainsi que tonicardiaque qui sera renforcée par une association avec l’aubépine. On en fait tomber une ou deux gouttes sur la langue (éventuellement avec de la mélisse) en cas de menace d’évanouissement.

On en conseille, en général, une trentaine de gouttes après le repas, si celui-ci est trop abondant et gras.

OLEA EUROPEA : pour vous aider à normaliser votre tension
Nous terminerons cette lettre avec l’olivier (écorce et feuilles) cette plante sacrée de la Méditerranée que l’on trouve en teinture mère chez « Pda » mais que je conseille plutôt en forme gemmothérapique (1DH) sur ce même site et en pharmacie. On trouve également de l’extrait standardisé d’olivier dans de nombreux compléments alimentaires où il est surtout présenté comme diurétique et antihypertenseur. Il peut donc compléter l’action de certains médicaments et permettre de réduire les doses si l’on cherche à régulariser votre tension artérielle afin de diminuer un risque cardiovasculaire. La dose quotidienne peut aller jusqu’à soixante gouttes par jour de teinture mère ou une centaine de gouttes de bourgeons, à bien répartir tout au long de la journée en plusieurs prises et à associer avec un glycérophosphate de magnésium et d’autres plantes cardiorégulatrice comme le Crataegus ou le Leonurus Cardiaca.

Je vous propose de continuer cette revue des principales teintures mères qui peuvent vite être des remèdes indispensables ou des compléments très efficaces d’autres traitements dans une troisième lettre…

Surveillez donc bien votre boîte mail et prenez soin de votre santé !

Dr Dominique Rueff



Toutes nos informations sont, par nature, génériques ; ils ne tiennent pas compte de votre situation personnelle et ne constituent en aucune façon des recommandations personnalisées.





Dernière édition par Libellule le Mar 21 Mar 2017 - 15:52, édité 6 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://libellule.superforum.fr
Libellule
Admin
avatar

Messages : 2854
Date d'inscription : 27/01/2008

MessageSujet: Re: Homéopathie- Médecines naturelles- Médecines du futur   Mar 21 Mar 2017 - 15:37



source https://www.lettre-docteur-rueff.fr/ces-plantes-que-jaime-et-qui-font-tant-de-bien-3e-partie/
Ces plantes que j’aime et qui font tant de bien (3e partie)
Par Dr. Dominique Rueff/13 janvier 2016


Voici la troisième et dernière lettre sur les teintures mères (TM) que j’utilise depuis une quarantaine d’année en accompagnement d’autres conseils plus spécifiques

Pour chacune d’entre elles, je vous indique comment vous les procurer facilement en pharmacie ou sur le web, et je vous précise les indications et contre-indications.

La passiflore (PASSIFLORA INCARNATA) pour aider à l’endormissement
La passiflore est bien connue des médecins homéopathes. On la retrouve en basse dilution (3DH) dans le fameux complexe « Passiflora Composé » (en pharmacie) où elle est associée à d’autres souches homéopathiques, dont on conseille de prendre une trentaine de gouttes pour améliorer l’endormissement.

Vous trouverez la TM de passiflore sur le site www.pierredastier.com (que j’indiquerai par la suite par la mention « Pda ») : elle est calmante (non stupéfiante) antispasmodique, analgésique et tout à fait sans danger. Vous la trouverez également sur le site du laboratoire Giphar. On peut aussi en conseiller une soixantaine de gouttes réparties dans la journée en cas d’angoisse ou de dépression, associées au glycérophosphate de magnésium et si besoin avec une ou deux ampoules de lithium Granion matin et soir.

Le romarin (ROSMARINUS OFFICINALIS) pour un début de journée tonique
De ce romarin à l’odeur puissante qui décore nos garrigues méditerranéennes Hippocrate disait déjà qu’il contribuait à « drainer la bile », stimulait l’organisme et l’élimination urinaire. Il est facile (comme le thym ou la sauge) de le cueillir soi-même encore faut-il être certain qu’il ne pousse pas trop près des voies routières et donc pollué.

Si on a un romarin de bonne qualité, son infusion est une bonne façon de commencer la journée, stimuler son métabolisme hépatique et même ses fonctions cognitives. J’ai connu certaines personnes dont les migraines chroniques ont été améliorées par la consommation régulière d’une tasse d’infusion de romarin le matin et le midi. Il n’est pas conseillé d’en prendre le soir car son effet stimulant peut ralentir l’endormissement. La TM est donc une façon sûre d’accéder aux propriétés de la plante fraîche. On la trouve facilement en pharmacie, chez « Pda », mais c’est la forme bourgeons en 1 DH que je préfère : elle donne « un coup de fouet » comparable à celui du café. En TM je conseille une vingtaine de gouttes matin et midi dans un peu d’eau tiède et en 1DH (bourgeons) une cinquantaine de gouttes aux mêmes horaires.

Le palmier nain (SABAL SERRULATA) si vous souffrez d’hypertrophie de la prostate
Le fruit du Palmier Nain d’Amérique du nord (ou Serenoa Repens) est ce composant principal d’un célèbre médicament proposé contre l’hypertrophie de la prostate validé par de grandes études scientifiques et très répandu. Le vieillissement hypertrophique de la prostate concerne environ un homme sur trois, après la cinquantaine et se manifeste par des envies fréquentes d’uriner ainsi que des douleurs et des difficultés à la miction. Contrairement à d’autres le SABAL SERRULATA n’a pas d’action sur la sécrétion de testostérone donc sur la libido. Il fait également partie, en basse dilution (3CH) avec d’autres plantes d’un non moins célèbre remède homéopathique : le SABAL SERRULATA Composé. La TM est assez difficile à trouver. Le site naturalforme propose à la fois une TM bio (de marque Biover) et un extrait de plante fraîche (Ladrôme). La dose conseillée est en général de 5 à 15 gouttes trois à quatre fois par jour. Rien ne vous empêche, pour une meilleure efficacité, d’associer dans un peu d’eau avec une dizaine de gouttes de SABAL SERRULATA composé.

Le sureau (SAMBUCUS NIGRA) pour transpirer pendant la fièvre
L’infusion de Sureau favorise la transpiration pendant un épisode fébrile et donc sa résolution. Elle est aussi légèrement sédative et analgésique.

La TM se trouve sur le site « Pda» et il est aisé d’en prendre une dizaine de gouttes dans un peu d’eau tiède avec un jus de citron bio, un peu de miel et de vitamine C naturelle en poudre en cas d’infection. On peut l’associer à la TM d’ECHINACEA pour lutter contre l’infection et à celle de CRATAEGUS ou de LEONURUS CARDIACA pour soutenir le cœur. Il est important de boire les plus importantes quantités de liquide que vous pouvez supporter.

SOLANUM TUBEROSUM, la pomme de terre, contre les acidités digestives
Le jus de pomme de terre est proposé pour aider à lutter contre les acidités de l’estomac et en complément du traitement des ulcères gastriques. La TM se trouve chez « Pda » et 20 gouttes trois fois par jour dans un peu d’eau avant un repas avec une petite cuillère de bicarbonate de soude favorise votre digestion, diminue les douleurs même en cas de cicatrisation d’ulcère. Les doses peuvent, si besoin, être doublées car, même en cas de traitements prolongés on n’observe pas d’effets secondaires ni de problèmes de tolérance mis à part, dans certains cas quelques problèmes de déglutitions qui peuvent conduire à réduire les doses. La classique intoxication à la « solanine » que tout le monde connaît provient de la prise de pommes de terre verdies, en particulier de leurs germes et tubercules après exposition prolongée à la lumière. C’est pour cette raison qu’il ne faut pas donner de pommes de terre à votre animal de compagnie.

La verge d’or (SOLIDAGO VIRGA AUREA) un grand draineur digestif et rénal
La Solidage Verge d’Or est reconnue comme un grand draineur rénal et un solvant de l’acide urique. En basses dilutions (3DH) elle était proposée avec d’autres plantes comme la Chélidoine, l’Artichaut ou le Pissenlit à prendre avant les repas pour faciliter la digestion., mais on a de plus en plus de mal à les trouver sous cette forme et à faire réaliser ce mélange en pharmacie. Elle peut être proposée en complément pour soulager certaines inflammations rénales ou prostatiques, avec excès d’acide urique ou d’urée. Dans ce dernier cas, je propose de l’associer avec du LESPEDEZA CAPITATA que l’on trouve sous forme bio sur le site www.abcdelanature.com (prendre 3 à 6 gélules par jour) et du Silicium Organique que l’on trouve facilement en pharmacies, parapharmacies et magasins spécialisés. Vous trouverez la Solidage en dilution 4DH dans toutes les pharmacies et en 1DH sur le site www.unooc.fr.

Le pissenlit (TARAXACUM DENS LEONIS) pour les insuffisances hépatiques et la constipation
Tout le monde connaît le « Pissenlit Dent de lion » et sa fleur dont la courte saison ne nous permet malheureusement pas de faire longtemps de délicieuses salades. Il est particulièrement apprécié en cas d’insuffisance hépatique et biliaire et même de lithiases biliaires où il peut être associé à l’Aubier de Tilleul en décoction dont j’ai longuement parlé dans une autre lettre.

Avec le CHARDON MARIE et la CHELIDOINE, il aide à détoxiquer le parenchyme hépatique après un traitement lourd. Comme le SOLIDAGE et le LESPEDEZA CAPITATA (voir ci-dessus) il favorise l’élimination de l’urée. On le trouvait dans de nombreuses formules de drainages en basses dilutions, lorsqu’il était encore facilement disponible en pharmacie. Il s’oppose à la constipation, aide à calmer certaines douleurs abdominales ainsi que les flatulences qui sont liées et serait un complément utile dans le cadre de l’évolution des diabètes de type II ou en cas de prise de médicaments antidiabétiques. Je vous conseille la prise de 20 gouttes de TM trois fois par jour (vous la trouverez chez « Pda ») ou 60 gouttes dans un litre d’eau à boire dans la journée que vous pouvez associer avec les autres draineurs dans les plus basses dilutions possibles.

Le tilleul (TILLIA TOMENTOSA) cet arbre qui nous endort
Vous êtes-vous déjà arrêté sous un tilleur en fleur ? L’odeur et l’endormissement sont garantis.

Ne confondons pas l’usage de l’Aubier de Tilleul en décoction comme drainage des lithiases rénales et vésiculaire et l’utilisation des bourgeons de tilleul. C’est essentiellement cette forme gemmothérapique 1DH que je conseille, souvent associée aux bourgeons de FICUS CARICA en 1DH (précédemment traités) : elle peut agir à la fois comme anxiolytiques naturels, antispasmodiques, déstressant et décontracturant.

Je vous conseille de 60 à 100 gouttes de chaque dans un litre d’eau tout au long de la journée ou plutôt le soir en cas de troubles du sommeil. Je vous propose d’associer dans la bouteille quelques ampoules de glycérophosphate de magnésium, et, si besoin un complexe homéopathique contenant de l’IGNATIA ou quelques autres TM comme celle de MELILOT, MELISSE ou VALERIANE et si vous avez encore quelques angoisses ou difficultés d’endormissement et de vous masser le plexus solaire avec quelques gouttes d’huile essentielle de LAVANDE VRAIE.

Le thym (THYMUS VULGARIS) l’anti-infectieux végétal
Comme le romarin, dont nous avons parlé et la sauge dont nous reparlerons, les buissons de Thym vulgaire parsèment la Provence. N’hésitez pas à en cueillir quelques branches pour vous préparer d’excellentes tisanes toniques et désinfectantes en début de journée (mais attention, à cause de la pollution, à l’endroit où vous le cueillez).

L’infusion de thym, comme la prise d’une quinzaine de gouttes de TM que vous trouverez facilement chez «Pda », est un désinfectant général et plus particulièrement bronchique et pulmonaire.

Le thym est également un antiviral (herpès, zona, varicelle, mononucléose, rhume rhinite…) et je vous recommande, en cas de grippe d’alterner des infusions de thé vert et de thym (avec bien entendu, de larges doses de vitamine C et des oligo-éléments de cuivre).

Avec l’Echinacea, la propolis, l’Ispaghul et les huiles essentielles de thuya et d’eucalyptus, il fait partie de ce complément que je recommande souvent en cas d’infections ORL ou pulmonaire : le Propoplant qu’il ne faut pas hésiter à prendre en larges doses, deux à quatre fois par jour. L’HE de thym à thymol est un formidable antiseptique mais très irritant en contact direct : elle ne doit jamais être mise sur la peau ni ingérée pure et elle est formellement contre-indiquée chez les femmes enceinte, allaitante ou les enfants de moins de trois ans. Le plus simple est de l’inhaler (avec de l’HE d’Eucalyptus, de Pin, de Lavande, de Menthe Poivrée…). La vieille méthode de la serviette au-dessus du bol fumant fonctionne très bien. En cas d’otite, vous pouvez en mettre une ou deux gouttes diluées dans un peu d’huile d’amande douce derrière les oreilles, mais jamais dans le conduit auditif.

L’ortie (URTICA URENS) une bonne soupe pour la santé
On la trouve absolument partout : dans nos campagnes bien sûr, et en TM en pharmacie et chez « Pda ». Cette Ortie Urticante a des vertus toniques, dépuratives, reminéralisantes (comme la prêle) antianémique et décongestionnante pour la prostate. Vous pouvez en prendre une dizaine de gouttes trois fois par jour et surtout, en fin d’été vous préparer une cure de soupe d’orties. Les différentes recettes ne manquent pas, mais il est inutile de rajouter systématiquement de la crème ou de la pomme de terre pour faire une bonne soupe. Par contre mettez un peu d’ail, d’oignons (si vous les digérez) du persil, du poivre et du curcuma. C’est excellent et constitue un bon drainage avant votre cure de raisin de septembre.

La Busserole (UVA URSI) pour des urines limpides
La Busserole est un antiseptique urinaire mal connu, beaucoup moins que la Canneberge (Cranberry) avec qui elle peut très bien être associée pour contribuer au traitement des infections rénales, vésicales et de tout l’appareil urinaire. En cas de cystites chroniques, n’hésitez pas à mettre une cinquantaine de gouttes de la TM, que vous trouverez chez «Pda », dans un bon litre et demi d’eau que je vous conseille d’associer avec six à huit ampoules de SERUM ANTICOLLI 8DH (en pharmacie) et aussi une soixantaine de gouttes d’un complexe homéopathique de chez Lehning, le L8. Après ou en complément d’une cure antibiotique, si nécessaire, c’est un bon moyen d’éviter la récidive des cystites en gênant l’adhésion des germes à la paroi vésicale.

Le Myrtillier (VACCINIUM MYRTILLUS) la désinfection de l’intestin et la santé des artères
La TM de myrtilles qui rassemble les feuilles, la racine et les baies est disponible en pharmacie et chez « Pda » (30 gouttes par jour diluées dans un litre). Le jus de pure myrtille au petit déjeuner, après ou en alternance avec votre citron tièdes est, comme les autres fruits rouges, un véritable protecteur cardiovasculaire doublé d’un pouvoir antiseptique pour l’ensemble de l’appareil digestif particulièrement intéressant en cas de diarrhées chroniques. On attribue à la matière colorante violette (que je vous déconseille de renverser sur votre linge) une propriété de protection au niveau de la paroi intestinale, ce qui pourrait être particulièrement intéressant en cas d’intolérances intestinales multiples et de maladies auto-immunes. Ce jus rafraîchissant et tonique est une grande source de vitamine C, de vitamine A, de potassium et de phosphore. Reportez-vous à ma lettre sur les propriétés des fruits rouges: ils sont tous des protecteurs vasculaires et il est classique de dire que la prise régulière de myrtille favorise la vision nocturne. C’est en tous cas ce que pensaient les pilotes de la Royal Air Force, l’armée de l’air britannique, pendant la dernière guerre, bien qu’aucune étude scientifique ne l’ait définitivement prouvée.

La Valériane (valeriana officinalis) qui calme le système nerveux central et périphérique
La Valériane exerce une action sédative et dépressive sur le système nerveux. Elle ralentit également le rythme cardiaque. Vous pouvez la mélanger à d’autres plantes que vous trouverez également en TM chez « Pda » comme le MELILOT, la MELISSE, la PASSIFLORE ou le HOUBLON. Elle est conseillée en cas d’insomnie à la suite d’épuisement nerveux et dans ce cas je vous conseille d’associer la TM d’AVOINE. Mais attention, même à la dose recommandée d’une trentaine de gouttes, en deux prises, l’une à la fin du dîner et l’autre avant le sommeil, certaines personnes dont je fais partie ne la supportent pas : elle induit un réveil un peu « cotonneux » avec possibilité de vertiges voir de migraines. On la trouve dans de nombreux compléments alimentaires et cet effet secondaire gagne donc à être connu.

La Pensée Sauvage (VIOLA TROCOLOR) un antalgique méconnu, et un anti eczémateux
La richesse en acide salicylique de cette Pensée Sauvage en fait un antalgique articulaire sous-utilisé qui peut venir compléter les effets de certains médicaments ou d’antiinflammatoires comme le Ribes Nigrum en 1DH. Dépurative, diurétique et stimulante du métabolisme et des éliminations, elle est préconisée pour favoriser l’évolution des eczémas secs et suintants, des acnés et des croûtes de lait. Elle est très utilisée en basse dilution homéopathique pour traiter les eczémas suintants du visage. Elle permet aussi de favoriser les éliminations bronchiques et expectoration : dans ce cas, je vous conseille d’associer dans un litre une trentaine de gouttes de TM que vous trouverez chez Biosimples avec une trentaine de gouttes de MARRUBIUM VULGARE que j’ai déjà traité, et 600 milligrammes de N-Acétylcystéine que l’on trouve dans toutes les pharmacies et en compléments alimentaires.

Le Gui (VISCUM ALBUM et VISCUM CRATAEGI) pour diminuer l’hypertension et ses risques.
La TM de gui a été préconisée dès le XIXème siècle pour le contrôle de l’hypertension artérielle et de ses risques d’accident vasculaire. Elle est en effet légèrement diurétique. Pour ma part, j’ai souvent proposé la TM de Gui d’Aubépine (VISCUM CRATAEGI TM) dans cette indication, car j’ai constaté que « l’alliance » des propriétés cardio-régulatrices de l’aubépine et anti hypertensives du gui, était appréciée chez des patients souffrant de céphalées congestives souvent concomitantes de troubles tensionnels et d’oppressions avec palpitations. Cette TM que l’on trouve aujourd’hui sur le site « biosimples » est conseillée à la dose de 10 gouttes trois fois par jour ou de 30 gouttes dans un litre d’eau à consommer dans la journée en associant une trentaine de gouttes de Myrtille (MYRTILLUS TM) une soixantaine de gouttes de bourgeons d’aubépine (CRATAEGUS jeunes pousses 1DH), de Tilleul (TILLIA TOMENTOSA jeunes pousses 1DH) ou de Ficus (FICUS CARICA jeunes pousses, 1 DH), si vous êtes angoissé(e) et un glycérophosphate de magnésium. En prévention générale vasculaire n’oubliez pas votre jus de fruits rouges bio le matin.

La « recette pour mieux dormir » et/ou essayer de se sevrer de médicaments :
Dans un peu d’eau ou d’infusion de fleur d’oranger, une heure après le repas at au coucher mettre :
20 gouttes de TM d’avoine AVENA SATIVA TM
20 gouttes de TM de Houblon HUMULUL LUPULUS TM
10 gouttes de TM de Melilot MELILOTUS OFFICINALIS TM
30 gouttes de TM de Melisse MELISSA OFFICINALIS TM
30 gouttes de TM de Passiflore PASSIFLORA INCARNATA TM
20 gouttes de TM de Valériane (si bien supportée au réveil) VALERIANA OFF TM
Et si besoin, vous pouvez avaler avec la préparation un à deux comprimé d’Escholtzia Californica bio dosée à 400 milligrammes.

En cas d’angoisse, vous pouvez rajouter une soixantaine de gouttes de bourgeons de figuier (FICUS CARICA jeunes pousses 1DH) en pharmacie et de nervosité de bourgeons de tilleul (TILLIA TOMENTOSA jeunes pousses, en pharmacie), une ou deux ampoules de « glycérophosphate de magnésium », une ou deux ampoules sur la langue, en cas de syndrome dépressif léger de GRANION DE LITHIUM (en pharmacie) et faire un massage du plexus solaire avec quatre gouttes d’HE naturelle de Lavande Vraie.

Si vous aviez l’habitude de vous endormir avec un médicament, baissez très progressivement les doses (quarts par quarts) par paliers de dix jours.

Tous les ingrédients ne sont pas obligatoires : dosez en fonction de vos besoins personnels et, si besoin, vous pouvez, en cas de réveil, reprendre une fois le protocole en cours de nuit. D’une façon générale, évitez chez la femme enceinte ou allaitante et l’enfant de moins de trois ans.

J’espère donc que cette courte description de teintures mères que j’utilise et dont, malheureusement, les sources et formes disponibles se sont considérablement modifiées année après année, vous sera d’une grande utilité personnelle. Respectez bien les doses conseillées et les quelques limitations de traitement. Vous améliorerez votre confort de vie au quotidien en limitant l’usage et les doses de médicaments plus spécifiques.

Surveillez bien votre boîte aux lettres

Dr Dominique Rueff



Toutes nos informations sont, par nature, génériques ; ils ne tiennent pas compte de votre situation personnelle et ne constituent en aucune façon des recommandations personnalisées.



Revenir en haut Aller en bas
http://libellule.superforum.fr
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Homéopathie- Médecines naturelles- Médecines du futur   

Revenir en haut Aller en bas
 
Homéopathie- Médecines naturelles- Médecines du futur
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 3Aller à la page : Précédent  1, 2, 3  Suivant
 Sujets similaires
-
» Ravel - Mélodies pour voix d'homme (Histoires naturelles...)
» Harmoniques naturelles
» La trompette baroque aujourd'hui
» B - La gamme mineure naturelle
» Federico Mompou (1893-1987)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Libellule :: SANTE- DIETETIQUE- HYGIENE- BEAUTE- :: Dossiers pour réfléchir à notre manière de vivre et se nourrir-
Sauter vers: